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ISBN : 2749920736
Éditeur : Michel Lafon (15/05/2014)

Note moyenne : 3.24/5 (sur 96 notes)
Résumé :
Durant les trois premiers mois, le corps et l'esprit se nettoient. Passé ce cap, le corps ne fait plus mal, l'esprit est libéré . La marche : une pratique ancestrale reconnue chez les moines comme une forme de méditation que Sarah Marquis a fait sienne. Dans ce témoignage extraordinaire, elle nous raconte son voyage à pied de 2010 à 2013 (mai), avec pour seul bagage un sac à dos de 30 kilos. Des paysages somptueux du lac Baïkal à la jungle luxuriante du Laos ; une f... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
11 mars 2017
Après « Déserts d'altitude », livre que j'ai chroniqué récemment, j'ai trouvé un autre ouvrage de Sarah Marquis, susceptible de m'intéresser, car aventure : « Sauvage par nature ». Quand je dis « susceptible », il ne pouvait pas en être autrement car c'est un genre et une écrivaine que j'affectionne particulièrement.
Notre « femme qui marche », cette fois, part de la Mongolie pour se rendre en Australie, en passant par le désert du Gobi, la Chine, la Sibérie, le Laos, la Thaïlande… Et cela va représenter trois ans de marche extrême en solitaire, soit 1 000 jours et 1 000 nuits.
Dans l'introduction, Sarah écrit : « L'histoire qui suit est mon histoire. Je la dédie à toutes les femmes de par le monde qui luttent encore pour leur liberté et pour celles qui l'ont obtenue mais qui ne l'utilisent pas.
Mettez vos chaussures. On part marcher » (page 13).
Alors, on la suit (si on veut bien participer à cette expédition), en toute confiance car cette jeune femme, qui n'a peur de rien ni de personne, va se trouver confrontée à toutes sortes d'événements, tels que : des attaques de cavaliers mongols, des rencontres avec quelques trafiquants de drogue au Laos….. Elle n'est jamais à court d'idées pour échapper au danger.
Dans cette aventure que certains ont qualifiée de folle, Sarah affronte le froid, la faim, la solitude (elle l'a bien voulu mais parfois elle craque et se parle à elle-même, ce qui la rassure). Elle ne manque pas non plus d'humour, comme à son habitude et sait se moquer d'elle-même.
Mais elle nous livre aussi de nombreuses réflexions philosophiques ainsi que des descriptions des majestueux paysages traversés, de la faune et de la flore. On rencontre des loups, des léopards, des serpents…. Elle décrit les climats rigoureux auxquels elle est soumise, passant de la trop grande chaleur pour se retrouver dans la neige, sans parler des éléments déchaînés tels que des tempêtes.
On voit bien qu'elle a une relation particulière avec la nature et, par contre, pas avec les êtres humains dont elle cherche à s'éloigner le plus possible, d'où son appellation de Sauvage par nature, car désir de liberté.
Ce livre est un extraordinaire témoignage sur ce périple qui l'emmènera dans des terres inconnues pour le commun des mortels.
C'est également un dépaysement complet pour le lecteur qui reste en admiration devant la force de caractère de Sarah et qui l'aide à surmonter les obstacles rencontrés ainsi que les conditions de vie les plus extrêmes.
De plus, elle nous fait mieux comprendre ce qui nous relie à la Terre, source de vie mais qui n'est pas inépuisable.
Encore un livre de Sarah Marquis dont je vais, à nouveau, chercher d'autres récits, car je suis devenue addict !
A signaler qu'elle a reçu le Prix européen de l'Aventurier de l'année 2013.
A noter aussi qu'au milieu du livre, se trouve un petit cahier de photos bien agréables à regarder.
Quelques critiques relevées (entre autres), plus élogieuses les unes que les autres :
« Une soif incontrôlable de liberté et de découverte. Une agréable bouffée d'air frais. le bonheur selon Sarah Marquis. »Le Parisien Magazine
« Un témoignage extraordinaire. »Midi Libre
« Dans cette folle aventure humaine, l'auteur a connu ce qu'elle a cherché de plein gré : le froid, la faim, la douleur, la solitude extrême. Au-delà, c'est le cheminement intérieur qui lui a permis de développer sa philosophie du mouvement, qu'elle nous invite à découvrir à sa suite". Jour de France.
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ATOS
07 juillet 2015
La marche a un rapport étroit avec l'écriture. Une lettre / un pas / une phrase / une route, une carte / un livre. Une recherche en tout cas. Jamais de fin toujours le point d'un nouveau départ.
Mais lorsque j'ai commencé ce livre je n'avais pas opéré ce rapprochement. J'étais étonnée de lire qu'on pouvait faire des milliers de kilomètres tout autour de la terre tout en craignant du genre humain. Parfois par peur, toujours justifiée d'ailleurs, mais également par besoin. Besoin naturel de solitude. C'est peut-être ça l'état sauvage. Des rencontres mais sans compromis, une destination sans obligations. Une marche non pas vers les autres humains, en tout cas pas forcément, mais en soi, atteindre son espace de liberté.
Savoir ce qui conviendra, redouter, fuir ce qui ne convient pas. Ne pas se cacher, mais plutôt se soustraire. Se rendre libre par ses choix. J'ai d'abord cru par erreur, à une fuite. On navigue sur les flots, on marche sur la terre. On fait les deux parfois. C'est une course en solitaire, au tour de la terre. Et peu importe l'écorce, on y embarque sa chair, on prend le cap, et on retrouve son esprit.
Répondre à son instinct, sauvage par nature. Par une voix naturelle, revenir et adresser aux autres ce qui vous est venu. Ce qu'on a pu percevoir, recevoir, échanger, retrouver de cette nature.
L'humain envahit peu à peu la Terre. La force artificiellement. Mais l'humain n'est qu'un élément de la Terre, et si parfois il est, pour elle, une malédiction, il ne sera jamais pour elle une condition.
Et lorsqu'on fait corps avec elle, on peut comme Sarah Marquis, le comprendre, et suivre son chemin.
Je ne concevais peut-être pas un océan si grand. C'est une question de vision. Voir extrêmement bien l'espace qui naturellement nous convient.
Il y a ceux qui partent, et ceux qui voyagent. Une destination répond avant tout à une démarche. Sa valeur ? Aucune, ça n'a pas de prix. Son but ? Aucun, ça n'a pas de fin. Son sens ? Pour le savoir, chacun devra suivre son instinct. Un esprit libre est toujours sauvage par nature, non ? À y marcher d'un peu plus près on y pensera peut-être un peu plus loin.
Astrid Shriqui Garain
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DocteurVeggie
04 février 2017
Voici un ouvrage autobiographique que j'ai vraiment beaucoup apprécié de lire. Tout d'abord parce que l'auteure-aventurière nous embarque avec elle dans ces paysages sauvages qu'elle nous décrit en plus de part ses mots, part différentes photographies effectuées le long de son périple. Que cela le Laos, la Russie, la Chine, le Cambodge, la Mongolie, l'Australie, chaque culture y est décrite. J'ai d'ailleurs pas mal appris sur la mentalité des Mongoles à travers son bouquin et le désert de Gobi est vraiment magnifique. le titre du livre Sauvage par nature n'est pas anodin. Il faut autant référence à Sarah, qu'aux populations rencontrées et à a la nature elle-même.
En dehors du fait que son périple a été quelque chose de fabuleux, mais également de fastidieux et de dangereux. Une femme blanche faisant une randonnée seule en plein milieu de nul part. Vous imaginez la tête des autochtones ? Wahou ! C'est juste beau. Sarah Marquis nous parle des ses préparatifs, de son plan de parcours, elle nous livre un témoignage de ce qu'est une randonnée pour elle, avec ses moments de joie, de peine, de peur, de découragement et d'absolue satisfaction.
Aussi chaque chapitre débute par un plan de l'itinéraire effectué dans chaque pays afin que le lecteur puisse suivre le plan et se repérer dans la progression. Bref, cette lecture m'a donné l'impression de l'avoir accompagnée tout au long de sa prodigieuse aventure. Merci Sarah.
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kiki23
14 septembre 2015
Alors que je lisais « Entre deux mers », l'une de mes proches à qui j'expliquais l'enjeu de ce livre, m'a conseillé impérativement de lire le récit de Sarah MARQUIS en qualifiant l'auteure de « femme incroyable et courageuse ».
« Sauvage par nature, ou 3 ans de marche extrême en solitaire de Sibérie en Australie » : voilà tout est dit, enfin presque : le marcheur est une marcheuse, ce qui change tout !
Un tel exploit sportif ne peut que susciter le respect !
Pourtant, j'ai vite lâché la main de Sarah Marquis qui n'a pas réussi à me faire décoller avec elle.
Son récit est très dur : elle affronte avec brio des conditions de vie effroyables et elle sa sécurité est souvent remise en cause. Aussi, elle évite souvent les autochtones : si elle échange avec la nature et les animaux, l'aventure humaine n'est pas au rendez-vous.
Son récit reste un journal de bord : son vécu personnel n'est pas fouillé, les descriptions restent superficielles et sans profondeur.
La seule émotion palpable est celle qui se dégage des passages où est évoqué son chien D'Joe.
Les distances parcourues sont gigantesques. Or le livre n'est pas très épais (260 pages pour l'édition de poche) : tout va alors forcément vite, certaines contrées sont survolées en quelques pages, voire pas du tout évoquées.
Je ne peux que comparer avec les pages d'Axel Kahn… Avec un périple plus modeste, il s'intéresse aux hommes, ses exploits sont peut être plus modestes, mais tout est sujet à aventure chez lui, tout est sujet à réflexions, tout est sujet à partage… et puis j'ai été émue par Axel Kahn, alors que Sarah Marques m'a (seulement ?) inspiré du respect avec sa force mentale hors du commun.
Sarah Marques est une sportive ; Axel Kahn est un poète ; voila toute la différence !
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Ogusta
19 mai 2015
Chose rarissime, je dois ce livre à ma maman. Elle l'a choisi comme cadeau de Noël pour une amie, amie qui me l'a ensuite retourné. C'est drôle le chemin que peut parfois emprunter un livre. Celui-ci a voyagé et c'est normal finalement. Ça lui va bien !
Sarah Marquis est une aventurière. Pour moi, une femme qui parcourt seule l'Asie ne peut se passer de cette qualité. Les hommes qui voyagent sont des voyageurs, les femmes sont des aventurières ! J'ai appris une foule de petits détails dans ce récit presque au jour le jour de cette étonnante marche de trois ans, même si j'ai quelquefois trouvé le style un peu trop épuré et l'écriture très "pratique", contrairement aux grandes envolées lyriques de Tesson. Sarah Marquis porte un regard, à priori, essentiellement observateur sur la Mongolie, la Chine, la Russie, la Thaïlande et l'Australie, qu'il s'agisse des moeurs, des paysages, de la faune, de la flore ou du climat. Effectivement, elle n'est pas toujours très tendre et n'adhère pas à certaines "pratiques", elle sait aussi critiquer, mais peut-on vraiment lui en vouloir de refuser l'agression, me semble-t-il assez fréquente, d'individus pas toujours bien intentionnés comme des trafiquants de drogues, des hommes avinés, des jeunes passablement excités etc. L'humanité n'est pas toujours tendre envers les femmes.
J'ai été impressionnée et émue par le courage de cette nana (mon âge) et la volonté farouche qu'elle met dans la réalisation de son rêve : traverser seule ce continent au fond si différent du notre et parfois assez hostile (orages de boue, températures extrêmes, manque de points d'eau, insectes). J'y ai retrouvé une grande part de ma propre philosophie : le respect profond de l'animal et la colère à l'égard des hommes qui le méprisent, l'union avec la nature, l'attention portée au corps, la curiosité envers les autres cultures, le regard émerveillé sur la vie...
Il y a des êtres croisés dans ces pages que je n'oublierai pas : la huppe fasciée, le blue wern, le quokka, le western tiger snakes ! Je crois que ce livre est aussi une belle plaidoirie en faveur des animaux. Et une belle leçon de vie pour moi qui me reconnais bien là dans la dédicace suivante : " Toutes les femmes de par le monde qui luttent encore pour leur liberté et pour celles qui l'ont obtenue mais qui ne l'utilisent pas."
Devinez où je me situe ? Sans fausse modestie ni honte "vergogna" en Italien. Merci Sarah Marquis d'oser vivre ainsi !
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Citations & extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Dominique_CourDominique_Cour24 avril 2017
L'incompréhension de ce et de ceux qui nous entourent construit en nous comme une frustration, une armée de petits soldats qui un jour se rebellent sans crier gare. Le plus beau cadeau que vous puissiez faire à quelqu'un est de l'écouter. Cela lui permettra de gérer ces petits soldats en lui. Parce qu'ils ne sont là que pour protéger. Passé ce stade, un autre monde s'ouvre.
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Dominique_CourDominique_Cour24 avril 2017
Les jours s'écoulent. J'en apprécie chaque minute. J'aime cet isolement, j'aime la beauté de ce désert. J'ai toujours eu l'impression que la vie ne donne rien sans rien, et que tout a un coût. Je savoure d'autant plus la magie de ces instants. Si maintenant vous arriviez à mon camp, vous me trouveriez avec un sourire de contentement. Vous m'interrogeriez très certainement sur le pourquoi de mon bonheur... Je répondrais alors : "Je suis au bon endroit au bon moment, c'est tout. Je le sens, je le sais..." Mon coeur respire avec la Terre.
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Dominique_CourDominique_Cour24 avril 2017
Je détourne mon regard et bois une autre gorgée de thé, lorsque les paroles de sagesse d'un aborigène que j'ai rencontré il y a bien des années se mettent à défiler d'une voix douce et profonde en moi ; elles disaient ceci : on ne vole pas l'histoire des gens, des plantes, des arbres, on attend patiemment qu'ils daignent la partager avec vous.
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Dominique_CourDominique_Cour24 avril 2017
Durant l'orage, les animaux prennent peur et se perdent à jamais ou sont foudroyés par les éclairs s'il n'y a personne pour leur donner une direction. Il est donc impératif d'être avec eux et de leur chanter la chanson qui raconte le soleil et le ciel bleu [...]
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Dominique_CourDominique_Cour24 avril 2017
Je suis effondrée, je savais bien que c'était une probabilité. Mais entre la compréhension mentale et la compréhension du coeur, il y a un décalage que je suis en train de vivre.
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