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Ce livre est d'une grande puissance.
Il nous emporte dans une odyssée féminine envoûtante.
Celle qui fait la grande traversée va parcourir les chemins perdus poussiéreux et caillouteux de l'Andalousie du 19e siècle, et arriver à tirer sa charrette remplie de ses 6 enfants, le septième étant dans son ventre, jusqu'à la mer.
Là, ils prendront le bateau pour s'installer dans une nouvelle vie en Algérie.
Durant ce voyage hallucinant, toutes les rencontres seront possibles, toutes les épreuves aussi, et Frasquita tiendra bon jusqu'au bout.
Un univers aride et racorni par l'isolement, les croyances, les superstitions, la médisance et la jalousie, a pourri la vie de cette jeune femme aux dons exceptionnels de brodeuse et de couturière.
Cet art, qui est autant sa malédiction que sa bénédiction, elle le doit à une sorte de filiation matriarcale et magique qui relie les vivantes et les mortes depuis la nuit des temps.
A l'âge des premières règles, la mère initie ses filles aux prières qui guérissent et qui font parler avec les morts, et leur remet une boite magique qui, si elles savent respecter les usages leur révèle leur pouvoir et ainsi les déterminent à vie...
Frasquita, la mère en fuite dont on suit l'errance a été initiée et a reçu une boite de bobines de fils.
Elle coud, elle brode, et ce qu'elle fait prend vie. Elle use de ce génie qui lui permet de vivre et fait sa renommée, comme son malheur...
Elle en deviendra sorcière et magicienne, elle fera peur...
Son mari, devenu fou, se prenant pour un coq à chaque nouvelle naissance et finissant par la jouer au jeu, la pousse à bout. Trop de misère, trop de souffrance, trop d'humiliation...
Elle prendra ses enfants et partira, ailleurs, à l'aventure, forte de ce qu'elle est et de ses pouvoirs surnaturels.
Elle ira jusqu'au bout de la terre, et arrivera au delà de l'eau.
Elle forcera la destinée de toute sa marmaille étrange et singulière, poussée par un désir tenace et magnifique jusqu'à en oublier la dernière à naître qui pointe son nez, bientôt, et qu'elle nommera Soledad.
Cette dernière de la fratrie fantasque aux pouvoirs magiques semble destinée à la solitude, elle sera initiée, mais n'aura pas de fille.
Elle se vouera à l'écriture, et par ce biais rompra le fil de la tradition et de la transmission. Elle n'apprendra pas les prières à sa nièce, non plus qu'elle ne lui donnera de boite...
Elle sera la narratrice de cette histoire foisonnante, et nous transportera loin au cœur du désir féminin.
Elle nous racontera l'épopée de sa mère et de ses frères et soeurs en nous disant des contes assemblés en saga familiale construisant ainsi un roman fleuve.
Ce texte foisonnant est beau, poétique, gonflé d'amour, de chair, de sang, de souffrance ,de larmes et de rêves.
Il est cousu à petits points serrés, minutieux, qui se déploient dans de multiples détails colorés et forment une fresque étonnante d'originalité et d'humanité.
Si ce n'est pas encore fait, ouvrez ce livre .
Des liens et un extrait de lecture sur le blog :
Lien : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/11/le-coeur-cousu-carole-ma..
Têtue comme je peux l'être parfois, j'ai lutté bêtement dans les premières pages contre l'envoûtement de ce roman. Je suis quelquefois comme cela, décidée à ne pas me laisser avoir par un livre qui a déjà fait l'unanimité. Mais, peine perdue, ce récit là m'a prise par les sentiments, les émotions et tout le reste. Aucun risque d'y échapper.
Alors oui, Le coeur cousu est un conte dans tout ce que ce genre peut avoir d'irréaliste et de lyrique ; mais non, rien de trop ici, que de la féminité, des corps qui aiment, désirent et souffrent, et de la vie qui avance cahin-caha, sans fioritures ni enjolivements, dans la lutte. Ce livre fait battre le coeur et ne demande au lecteur qu'à se taire, devant tant de simplicité apparente dans le style et devant tant de délicatesse dans la broderie du texte.
Et puis, et puis, j'ai trouvé un peu de l'Antigone de Bauchau dans l'errance de cette femme, ce qui me l'a rendue encore plus particulière...
Lien : http://antigonehc.canalblog.com/archives/2009/04/20/13340831.html
Dans un tout petit village perdu au-delà d’une sierra espagnole aride et rocailleuse, une jeune fille, Frasquita, se voit confier par sa mère un coffret et des prières secrètes, chuchotées par des ombres au fond du cimetière un soir de printemps. Dans ce coffret dort son don, elle doit avoir la patience d’attendre qu’il se développe avant d’ouvrir cette boîte et d’hériter de ce qu’elle contient.
Frasquita a su attendre, et a trouvé dans le mystérieux coffret un nécessaire à couture, des aiguilles et des fils multicolores. Avec ces précieux présents, la jeune fille donne vie à de véritables merveilles, un éventail aux couleurs d’un papillon magnifique, un cœur caché pour la statue de la Vierge, et surtout, une robe de mariée qui contiendra toutes les beautés de cette terre si hostile. Mais le regard des hommes ne voit pas toujours la beauté d’un bon œil, et Frasquita, mariée et mère de famille, doit faire face aux regards accusateurs et aux murmures qui la taxent de sorcellerie. Et quand son mari, obsédé par un coq de combat rouge comme le sang, la joue et la perd, elle n’a d’autres choix que de fuir le village, avec pour tous biens ses enfants et le coffret, de fuir dans un voyage halluciné, parcourant l’Espagne qui s’enflamme sous les paroles des révolutionnaires, poursuivie par le sort, par son don, par les voix de ses mères qui murmurent le soir dans les ombres.
Sa dernière fille, Soledad, fait le récit de cette vie exceptionnelle, de celle de ses sœurs, et de la sienne, comme un chant d’amour et de haine pour une mère, pour toutes les mères qui sont venues avant elles, courbées sous le poids de leurs fardeaux et de leurs secrets.
Ce roman, qui, soulignons-le, est le premier de Carole Martinez, est un véritable joyau à lire de toute urgence. L’histoire de Frasquita et de ses enfants se déroule au gré d’une langue éblouissante, tour à tour cruelle et poétique, sensuelle et pure, suivant un parcours qui semble tracé dans la chair des personnages. L’ombre (ou la clarté) du fantastique flotte sur les êtres qui parcourent ces pages, les auréolant de grâce ou de noirceur, n’épargnant ni le quotidien le plus prosaïque, ni l’héroïsme le plus exceptionnel.
Vous serez happé par l’agilité de la plume de l’auteur qui semble faire écho à la magie des doigts de la couturière, et ne sortirez sûrement pas indemne de cette lecture exceptionnelle.
Lien : http://ludinthemist.canalblog.com/archives/2009/02/28/12738622.html#..
Le cœur cousu est un roman vraiment époustouflant !!
Ces 427 pages sont séparées en 3 livres qui représentent les 3 étapes de la vie de Frasquita Carasio qui grâce à ses aiguilles et ses fils magiques va coudre et recoudre inlassablement le fil de sa vie.
Soledad, sa dernière fille écrit et raconte cette étrange saga familiale qui commence dans un village au cœur de l’Andalousie.
Dans cette famille, les femmes héritent d’un don transmis dans une mystérieuse boite et sont initiées à des prières secrètes et magiques.
Frasquita a reçu le don de coudre et peut transformer le moindre chiffon en robe superbe, mais dans le village on l’a dit magicienne et un peu sorcière, de plus son mari vit dans une folie quasi perpétuelle. Toutes ces particularités vont les marginaliser et les isoler des gens du village. Frasquita aura comme seules amies deux sages-femmes, et une prostituée qui joue de l’accordéon sous ses fenêtres.
Frasquita va devoir quitter son village après avoir était humilier gravement par son mari. Elle met ses enfants dans une charrette et part sur les routes vers une nouvelle destinée.
Frasquista et ses enfants qui ont comme elle de mystérieux dons, la rencontre avec un étrange meunier qui est normalement mort depuis bien des années, la présence d'un ogre qui va suivre ce drôle d'équipage car il désire une des filles de Frasquita, la petite Clara à la beauté solaire, vont donner un destin presque biblique à ce périple à travers une Espagne en pleine guerre civile.
Ce roman est plutôt féministe, les hommes sont toujours au deuxième plan, ils sont mauvais maris, prédateurs, ou guerriers….. Les femmes sont fortes, elles assument leur vie avec courage et ténacité.
« Les douleurs muettes de nos mères leur ont bâillonné le cœur. Leurs plaintes sont passées dans les soupes : larmes de lait, de sang, larmes épicées, saveurs salées, sucrées.
(…) Opposant à la réalité une résistance têtue, nos mères ont fini par courber la surface du monde du fond de leur cuisine.
Ce qui n’a jamais été écrit est féminin. » (Extrait de «le cœur cousu» p. 379.)
Carole Martinez nous offre un livre original, à la fois rempli d’humour, de poésie et de sensualité qui se situe un peu entre le conte, le roman initiatique et le roman mythique.
Ce premier roman est vraiment une réussite on attend le prochain avec impatience.
Un roman qui s'accroche à nos pensées, qui se niche au creux de notre coeur. Nous devenons, du moins les femmes!, une de ces soeurs entre qui se partagent les secrets séculaires.
Un livre envoûtant qui invite à le lire et le relire.
Il s'agit d'un premier roman. Incroyable!
Auteure à suivre de très près.
Lien : http://lezaludelulu.wordpress.com/
Le Cœur Cousu - Carole Martinez
Alors qu'elle devient une jeune femme, Frasquita est initiée à l'art de la magie par sa mère. Celle-ci lui inculque des formules magiques et secrètes ancestrales, et lui remet une boîte renfermant son don. Seulement celui-ci doit mûrir pendant de long mois, et Frasquita doit attendre avant de pouvoir découvrir le trésor qui s'y cache.
La vie de la jeune fille se déroule comme une bobine de fil à broder, ce même fil qu'elle à découvert en ouvrant sa boîte : ce don si précieux est celui de coudre, de broder, d'imprégner de vie les étoles pâles, les tissus rêches, mais aussi celui de recoudre les hommes. Frasquita enchante son monde avec ses broderies, insuffle la couleur et le rêve dans son univers ocre, dans ce village de terre terne et poussiéreux. Ce même village aride et superstitieux qu'elle devra fuir, entraînant sa tribu de six enfants à travers une Espagne révolutionnaire. La magie l'entoure constamment et c'est tout naturellement que chacun de ses enfants se trouve pourvu de dons unique.
Tour à tour poursuivie par un ogre, amoureuse, folle, protectrice, la vie de Frasquita et de ses enfants est une épopée qui se terminera de l'autre rive. Une histoire de femmes, de mères et de filles, une histoire où la magie est naturellement présente dans tout ce qui nous entoure, une histoire d'errance et de perpétuité, écrite et racontée par la cadette de ses filles, Soledad...
Un grand coup de coeur, une très belle écriture, une histoire à découvrir.
♥
Je devais être une des dernières à avoir résisté à ce roman, que beaucoup ont adoré, mais depuis sa sortie en poche, il me faisait vraiment de l’œil à chaque passage en librairie, j’ai donc cédé comme il se doit !
Alors ? Je m’ajoute à la liste des lecteurs conquis ! Au départ, ce paysage du sud de l’Espagne, ce petit village reculé pétri de croyances et de superstitions ne constituaient pas mon décor romanesque préféré, sensiblement plus urbain, plus réaliste aussi. Car dès les premières pages, ce roman se démarque d’autres fresques familiales et paysannes par une abondance d’événements marqués par un léger fantastique, en même temps réaliste et terriblement poétique qui laisse des images persistantes et très belles.
Je ne vous raconterai pas cette famille davantage que ne le fait la quatrième de couverture, que selon mon habitude, je n‘avais que survolée, la découverte n’en a donc été que plus intense !
L’amour, la maternité, l’enfance, la mort, la guerre, la folie, l’errance, tout cela est présent dans ce livre et bien d’autres thèmes encore, formant un superbe conte où les différentes parties s’enchaînent telles les récits d’une conteuse le soir à la veillée.
Un coup de cœur que je ne peux que conseiller à ceux qui ne s’y sont pas encore risqués !
Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-33998784.html
Quelques moments de grâce dans le monde en crise qui est le notre. Entre conte de fée et magie pure, entre légende ancestrale et récit populaire, du genre qu'on se transmet les soirs d'hiver au coin du feu.
Ce roman est un OVNI, une parenthèse, une bulle, une cachette secrète, un nid douillet, un peu de répit...
Lien : http://conjurationdeslivres.com
Le cœur cousu est un roman vraiment époustouflant !!
Ces 427 pages sont séparées en 3 livres qui représentent les 3 étapes de la vie de Frasquita Carasio qui grâce à ses aiguilles et ses fils magiques va coudre et recoudre inlassablement le fil de sa vie.
Soledad, sa dernière fille écrit et raconte cette étrange saga familiale qui commence dans un village au cœur de l’Andalousie.
Dans cette famille, les femmes héritent d’un don transmis dans une mystérieuse boite et sont initiées à des prières secrètes et magiques.
Frasquita a reçu le don de coudre et peut transformer le moindre chiffon en robe superbe, mais dans le village on l’a dit magicienne et un peu sorcière, de plus son mari vit dans une folie quasi perpétuelle. Toutes ces particularités vont les marginaliser et les isoler des gens du village. Frasquita aura comme seules amies deux sages-femmes, et une prostituée qui joue de l’accordéon sous ses fenêtres.
Frasquita va devoir quitter son village après avoir était humilier gravement par son mari. Elle met ses enfants dans une charrette et part sur les routes vers une nouvelle destinée.
Frasquista et ses enfants qui ont comme elle de mystérieux dons, la rencontre avec un étrange meunier qui est normalement mort depuis bien des années, la présence d'un ogre qui va suivre ce drôle d'équipage car il désire une des filles de Frasquita, la petite Clara à la beauté solaire, vont donner un destin presque biblique à ce périple à travers une Espagne en pleine guerre civile.
Ce roman est plutôt féministe, les hommes sont toujours au deuxième plan, ils sont mauvais maris, prédateurs, ou guerriers….. Les femmes sont fortes, elles assument leur vie avec courage et ténacité.
« Les douleurs muettes de nos mères leur ont bâillonné le cœur. Leurs plaintes sont passées dans les soupes : larmes de lait, de sang, larmes épicées, saveurs salées, sucrées.
(…) Opposant à la réalité une résistance têtue, nos mères ont fini par courber la surface du monde du fond de leur cuisine.
Ce qui n’a jamais été écrit est féminin. » (Extrait de «le cœur cousu» p. 379.)
Carole Martinez nous offre un livre original, à la fois rempli d’humour, de poésie et de sensualité qui se situe un peu entre le conte, le roman initiatique et le roman mythique.
Ce premier roman est vraiment une réussite on attend le prochain avec impatience.
Nous sommes en Andalousie à la fin du XIXè siècle. Le personnage central du roman s'appelle Frasquita. Mi-magicienne, mi-sorcière, elle fait des merveilles avec un fil et une aiguille. Ce don est à la fois source de bonheur et de malheur dans sa vie tumultueuse. Les enfants qu'elle met au monde sont atypiques eux-aussi, doués de pouvoirs étranges. Quant au mari, il est un brin "dérangé", totalement obsédé par un coq de sa basse-cour. Un jour, il joue sa femme à un combat de coqs et perd le jeu, contraignant la malheureuse à fuir le village avec sa progéniture. Au terme d'un périple éprouvant (elle croisera sur son chemin un ogre, des révolutionnaires andalous…) la narratrice de ce conte verra le jour.
Les aventures de Frasquita sont tantôt cocasses, tantôt tragiques, et pleines de rebondissements. Au fil de l'histoire, on va de surprise en surprise. Carole Marinez s'est inspirée de légendes familiales pour broder cette histoire mi-réelle, mi-fantastique, reprenant le flambeau des femmes-conteuses de sa lignée. Par sa poésie et son côté merveilleux, ce conte m'a fait penser aux romans de Sylvie Germain. C'est un premier roman étonnant, très dépaysant et fort bien écrit.
Lien : http://sylire.over-blog.com/article-27213607.html
Difficile de résumer un tel livre tellement la magie est présente dans ses lignes.
« Me voilà donc attablée, face à mon écriture nocturne, et je sais que cette écriture noircira le temps qu’il me reste, que j’éclipserai ce grand soleil de papier dans un crissement de plume. L’encre m’est venue quand il n’y a plus eu de larmes. Plus rien d’autre à pleurer. Plus rien à espérer que le bout du cahier. Plus rien à vivre que ces nuits de papier dans une cuisine. »
Dans un souffle chaud et lyrique, par la voix de cette jeune fille, nous sommes transportés au fin fond de l’Espagne sur les traces de sa mère, Fransquita Carasco, une couturière aux mains d’or...
Lien : http://www.leslecturesdeflorinette.com/article-26907722.html
Un roman qui m'a beaucoup touché!!! Envoutant et magique!!!
Lien : http://elfique2.canalblog.com
Quel livre époustouflant de beauté! Carole Martinez écrit avec la plume du réalisme magique de l'Amérique latine... en français. J'avais, mot après mot, l'impression de lire en espagnol; et pourtant, il ne s'agit pas d'une traduction, mais bien de mots français sur un style espagnol. Où que vous l'ouvriez, vous tomberez sur une phrase envoûtante, puis vous le refermerez pour la savourer... et retarder le mot de la fin. Vraiment, un coup de foudre.
Au Sud de l'Espagne andalouse, à une époque où les femmes vivent le plus souvent cachées au coeur des maisons, Frasquita reçoit de sa mère, lors d'une nuit sans lune, une précieuse boîte en bois, qui va lui donner un don : celui de savoir donner vie à travers la couture au plus misérable bout d'étoffe, dans un quotidien où la couleur est bannie et où les femmes portent le deuil à vie. A partir de ce jour, elle trouvera sa force et le chemin de sa destinée grâce à ce fabuleux don. Mais n'est-ce pas plutôt une malédiction ? Car chacune des filles de la famille recevra un jour dans ces mains ce coffret et le cadeau empoisonné qui scellera en même temps sa vie.
Lien : http://depagesenpages.canalblog.com/archives/2009/05/06/13633887.html
Le cœur cousu – Carole Martinez
Le cœur poursuit ses raisons
Evidemment dans une profusion.
Calfeutrées dans une trousse de couture
Œillades d’histoires dans cette famille,
Ut et quelques clés poétiques pour nous
Raconter une saga palpitante, une belle écriture s’invite.
COUSU
Véronique Dubois
Lien : http://www.veronique-dubois.com
L’écriture est extraordinaire, j’ai été envoutée par ce livre, on retrouve l’Espagne du début du 20° siècle, ses violences, l’obscurantisme, les croyances religieuses et la condition des femmes. On pourrait avoir un livre aux accents complètement désespérés les histoires sont toutes plus tragiques les unes que les autres (par exemple « l’ogre » qui viole et tue des enfants) mais grâce à son style on peut tout lire. Ce qui ne veut pas dire tout accepter. C’est vraiment un beau livre
Lien : http://luocine.over-blog.com/
Roman de Carole Martinez. Prix Renaudot des lycéens 2007.
Dans la famille Carasco, au terme d'une initiation longue et mystérieuse, les femmes se transmettent de génération en génération un coffret qui recèle leur don. Quand Frasquita ouvre le coffret, les secrets de la broderie se révèlent à elle. Son talent la fait connaître au-delà des limites de Santavela, son petit village d'Andalousie. Un peu sorcière, Frasquita sait aussi recoudre les hommes. Jouée et perdue par son époux lors d'un combat de coq, Frasquita est cédée à un homme qui abuse d'elle. Accusée d'adultère, elle doit quitter le village. Commence une longue errance dans laquelle elle entraîne ses six enfants. Chacun d'eux possède un don extraordinaire. L'aînée muette, Anita, est une conteuse qui sait les choses sans les avoir vues ni entendues. Angela, que d'étranges plumes accompagnent, possède une voix assassine et affolante. Pedro el rojo est une force de la nature dont la seule passion est de dessiner. Martirio a le don de la mort au bout des lèvres. Clara ne vit que de lumière et de soleil. Par-delà la mer, les robes de noces que tisse Frasquita sont l'ultime indice qui permettra à son époux de la retrouver. Et c'est Soledad, la dernière enfant, qui écrit l'histoire de sa famille.
La première partie m'a laissée perplexe. Plus d'un épisode est largement inspirée de Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez. Le cadre-même de cette fable est fort ressemblant. L'action se déroule dans un village perdu d'Andalousie, à une époque bien nébuleuse. Seule une furtive allusion à Louis Pasteur permet de situer les évènements. Il y a dans chaque personnage une dimension merveilleuse, de magique et de folle qui donne au texte une puissance de conte. Les règles du temps sont mises à mal. Les enfants assistent au mariage de leurs neveux alors même que les parents de ceux-ci ne sont encore que des enfants. J'ai beaucoup aimé la mythologie familiale qui inscrit la filiation dans un passé immémorial et légendaire. La langue est soutenue, travaillée, vraiment poétique. Seul regret: le titre ne reprend qu'un court épisode du livre. Il est bien trop réducteur.
Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2009/06/02/13939405.html#..
Un immense coup de coeur pour moi ! Je l'ai lu en 2 jours -et nuits ! (décidément, en ce moment, je suis une mère et épouse indigne, plongée que je suis dans mes lectures et abandonnant la maisonnée à elle-même tant que je n'ai pas terminé ces livres passionnants qui me suivent partout...).
Grâce à l'écriture ciselée de Carole Martinez, qui déroule cette histoire magique et envoûtante à petits points, à petites touches, j'ai voyagé moi aussi aux cotés de Frasquita et de ses enfants sur les routes d'Espagne et d'Afrique du Nord. Magicienne ou sorcière, cette femme au destin terrible et merveilleux à la fois est terriblement attachante. Ses enfants, héritiers d'un don mystérieux et magique adapté à la personnalité de chacun, devront suivre leur propre chemin pour grandir aux cotés de cette mère étrange. Bénédiction ou malédiction, c'est en donnant un sens à sa vie que chacun pourra faire évoluer le cadeau reçu de la boite mystérieuse, et décider par ses actions s'il en résultera des bonheurs pour eux et leur entourage ou bien un malheur renouvelé, encerclant cette famille bien particulière dans une spirale sans fin.
Suite sur Les lectures de Lili
Lien : http://liliba.canalblog.com
Il y a des livres comme cela qui révèlent des parties de son propre corps que l'on n'imaginait pas. Des endroits en soi insoupçonnés qui se mettent à vibrer. Comment peut-on jouer avec les mots d'une aussi belle manière ?
Comme son histoire, un livre qui devrait se passer de femmes en femmes, de mère en fille. La misère des relations dans le couple, la pauvreté des sentiments, les inconvénients des petites communautés où la femme est soit sainte soit putain.
Un village où les femmes et les hommes sont mariés sans être ensemble, où les superstitions nourrissent les esprits et les actes, où les secrets se transmettent dans une boîte sacrée. Un bijou.
Lien : http://www.audouchoc.com/article-29475200.html
Que dire de ce livre foisonnant ? C'est l'histoire d'une famille dont la mère, Frasquita, a hérité d'un don, celui de la couture. Comprenez que tout ce qu'elle coud prend vie, réconcilie les êtres. Sa mère la marie avec un forgeron, et ils auront 4 filles aux prénoms prémonitoires et un garçon aux cheveux rouges.
Une famille hors-norme dans un petit village espagnol pauvre, où le rentier s'éprend de la belle couseuse et tente de la prendre à son mari.
De leur union d'un soir naîtra Soledad, mais suite à ce viol, la mère prend la route, seule avec ses enfants. Elle ne s'arrêtera que pour accoucher et se fixera dans ce village d'Afrique du nord où sa dernière fille raconte son histoire.
Mais je ne vous ai pas tout dit...
Mon avis :
Une fresque étonnante, pleine de mystères, de non-dits entre une mère et sa fille, et qui reproduit le même schéma avec ses enfants. Le pouvoir des prières transmis de mère en filles, et le don cultivé.
La vie, aussi, qui toujours étonne, et l'Histoire, qui fait irruption.
Les hommes et les femmes, enfin, peureux ou omnubilés par tant de mystères...
Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2009/05/02/13578519.html#comm..
un voyage onirique avec pour décor la magie des tissus et l'art de la couture. Une écriture riche et envoûtante. Mais le roman se perd dans les méandres de ses rebondissements et le lecture s'épuise. Le chapitre avec les révolutionnaires a perdu l'écriture si travaillée de l'auteur et l'on s'ennuie. Trop souvent les tranches de vie se résument en quelques lignes, ce qui enlève de la vie aux personnages.
En Andalousie, au siècle dernier, Frasquita Carasco a une réputation de magicienne ou de sorcière qui se transmet de mère en fille. Ses dons se transmettent aux vêtements qu’elle coud, aux objets qu’elle brode. Un jour, son mari la joue et la perd lors d’un combat de coqs. Réprouvée dans son village pour cet adultère, elle est condamnée à l’errance à travers l’Andalousie et toujours plus au sud, accompagnée de ses enfants pourvus eux aussi de dons surnaturels. C’est l’histoire d’une errance où alternent les passages lyriques et les anecdotes cocasses ou cruelles. Le merveilleux n’est jamais forcé : il s’inscrit naturellement dans le cycle tragique de la vie. C’est un premier roman merveilleux même si la vie n’est pas toujours joyeuse et facile. Il se lit d’une traite sans un e ligne d’ennui.
Le coeur cousu nous raconte l'histoire de Frasquita Carasco, mère, couturière et sorcière pour certains. Cette histoire est tirée du journal de Soledad, sa dernière fille. Elle décide de raconter l'histoire de sa mère, cette femme aux doigts de fées qui avait le don merveilleux de réaliser des robes de mariée d'une splendeur inégalée et au pouvoir mystérieux qui unissait les êtres à jamais. Une volonté de comprendre, de démêler les fils de sa vie.
Lien : http://booksandcuriosity.blogspot.com/search/label/Carole%20Martinez
Au sud de l'Espagne pendant la révolution, se succèdent les destins de femmes d'une même famille dont la mère, Frasquita, est le pilier central. La force du roman tient dans son côté mi-conte, mi-fiction; en effet l'histoire ancrée dans la réalité baigne également dans un monde de sorcellerie et d'onirisme. Carole Martinez nous présente ainsi l'histoire de femmes fabuleuses et maudites.
Le Cœur Cousu est une épopée forte qui ne s'oublie pas.
Lien : http://ranatoad.blogspot.com
Ce livre est fascinant. J'avais l'impression de lire le ciel étoilé. C'est tellement magique, étrange que ce livre ne m'a pas laissé indifférente ...
Lien : http://patablog.canalblog.com/archives/2010/02/25/17041000.html#comm..
Ce roman raconte la vie de Frasquita depuis son enfance jusqu'à sa mort ainsi que la vie de sa famille.
Cette saga familiale est un conte plein de touches irréelles. Une boite magique et des prières mystérieuses et puissantes sont transmises de mères en filles depuis toujours. [...]
Lien : http://ennalit.canalblog.com/archives/2009/12/16/16031087.html
envoûtant, ça parle à la magie en soi(e), ça se trame au fil à fil à la chair
Ces mots ne se lisent pas ils pénètrent et viennent tisser l'intérieur
envoûtant : magique sauvage ensorcelant cru
L’histoire de Frasquita, originaire d’un petit village du sud de l’Espagne est très belle et poétique. Sa vie est celle de beaucoup de femme, une magie vient fleurir son quotidien, tel un conte de fée qui enchante cette lecture.
Au départ, on suit ses premières années avec sa mère et son mari, vivant isolé dans un village bercé de croyances et superstitions. L’ambiance est très bien dépeinte, Fraquista subit des méchancetés à cause de ses talents qui l’a rend trop belle et entraîne la jalousie. Il n’y a que le Lucia « la prostitué » et la Blanca « la sorcière » pour venir la voir...
Lien : http://petitepom.sosblog.fr/pom-b1/Le-coeur-cousu-Carole-Martinez-b1..
Le roman est constitué de trois parties (premier livre, deuxième livre, troisième livre) + prologue et épilogue. La première de ces parties est simplement merveilleuse. On plonge dans un univers tout à fait nouveau, qui relève du conte voire du fantastique tout en gardant un vrai attachement à la réalité ... difficile de qualifier ce ressenti, mais ce fut vraiment une rencontre comme il en arrive quelquefois (on a parlé d'ovni pour qualifier ce livre !). Soledad, dernière sœur d'une fratrie se met à raconter la vie de sa mère, de ses sœurs et de son frère, cela se passe au début en Espagne, au début du XX° mais cela pourrait ailleurs, à un autre moment ... C'est vraiment très bien écrit. J'ai pensé à d'autres livres en le lisant : Le soleil des Scorta de Laurent Gaude, Les demeurées de Jeanne Benameur, Zoli de Colum McCann, Rapport aux bêtes de Noelle Revaz, ... ce qui a ravivé de bons souvenirs (sans parler de Pour qui sonne le glas que je n'ai pas lu). La suite du roman m'a semblé moins riche, je ne sais dire pourquoi. La première impression reste la bonne et je vais conseiller, offrir ce beau roman plus d'une fois. A vous de juger !
La jeune Frasquita reçoit de sa mère une boite mystérieuse que toutes les femmes de sa famille se transmettent depuis plusieurs générations. Elle y découvre des fils et des aiguilles qui lui permettent de sublimer le moindre chiffon mais aussi de recoudre les hommes blessés et les êtres entre eux. Ce talent lui donne une réputation de sorcière qui la marginalise. Elle sera jouée et perdue pour un combat de coq par son mari et elle s'enfuira avec tout ses enfants a travers une Andalousie en pleine révolution.
Indéniablement ce livre est une grande réussite tant par le style (quelle écriture!) , par l'imagination et le souffle épique qui traverse ce livre . On pense nécessairement à Gabriel Garcia Marquez ( surtout à "cent ans de solitude" et "l'amour au temps du choléra") pour le côté fantastique de ce roman sans pour autant crier au plagiat car l'auteure a son style propre qui nous emporte dans cette aventure pleine de bruit et de fureur. Ce sont des portraits de femmes inoubliables qu'elle nous trace en nous montrant leurs parcours dans un monde machiste, les hommes étant montré sous un jour peu flatteur. C'est un conte cruel où la tragédie côtoie le cocasse et où les dons surnaturelles ne sont pas toujours des bénédictions. On ne s'ennuie pas une seule seconde dans ce roman où la finesse est de mise et les sentiments ne sont jamais mièvres.
Ma note sera de 9/10 pour ce livre magique empreint d'une grande poésie. Pour un premier roman c'est un coup de maître.
A noter que ce livre a reçu beaucoup de prix littéraire dont notamment le prix Ouest France Étonnants Voyageurs, le prix Renaudot des lycéens, le prix Ulysse du premier roman.
Lien : http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/