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ISBN : 2714470998
Éditeur : Belfond (18/08/2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.94/5 (sur 154 notes)
Résumé :
Aux États-Unis et au Cameroun, en 2007.
Nous sommes à l’automne 2007 à New York et Jende Jonga, un immigrant illégal d’origine camerounaise, est en passe de réaliser son rêve : après avoir été plongeur et chauffeur de taxis, il vient de décrocher un emploi de chauffeur pour Clark Edwards, riche banquier à la Lehman Brothers. Pour Jende, tout est désormais possible : il va enfin pouvoir offrir à Neni, son amoureuse, les études de pharmacienne dont elle rêve. E... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (98) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
10 octobre 2016
Les années 2000 et quelques.....
Le rêve américain d'un camerounais, devenir un jour un vrai américain.
Le rêve américain d'un noir, avoir un jour les mêmes chances de prospérité qu'un blanc.
Le rêve américain imaginé dans une société soi-disant ouverte, où tout est possible et chacun est supposé être libre de se réaliser, mais où racisme et rapports de classe sont latents.
Le rêve américain dans un monde de plus en plus interdépendant, aux technologies sophistiquées qui dépassent la raison et l'intelligence humaine, au point que l'homme perd le sens de ses limites et de ses responsabilités.....et au-delà , le gouffre. Un gouffre qui engloutit pêle-mêle sans distinction, responsables et innocents.
Le rêve américain dans toute sa force et sa fragilité.....jusqu'où aller pour le réaliser, quitte au désenchantement ?
C'est l'histoire de Jende chauffeur privé d'un magnat financier de Wall Street....de chez Lehman Brothers.... oui,cette fameuse banque privée qui a fait sauter en 2008 les plombs d'un système financier mondial, interdépendant.
Un riche blanc et un noir pauvre, de surcroît demandeur d'asile, les deux extrêmes de la société américaine. Quel sera leur point de rencontre ?
L'auteur, jeune femme camerounaise, n'oublie pas aussi ses congénères.Femmes mariées, quelque soit leur couleur de peau et l'ampleur de leur porte-monnaie, elles ne sont pas à leur avantage et peinent à trouver leur identité à l'ombre de leurs maris.
Bien que l'histoire en soi, ne soit rien de très originale, la chaleur humaine qui se dégage des personnages,sincères et attachants, dans un monde de crocodiles, et le regard décalé de l'étranger sur l'américain servis par une prose limpide (v.o.) et fluide font le charme de ce beau roman.
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marina53
12 septembre 2016
Un grand merci à Babelio et aux éditions Belfond...
Depuis Limbé, petite ville au Cameroun, Jende et son épouse, Neni, rêvaient des États-Unis et de devenir citoyens américains. Jende, rêveur et obstiné, a quitté son pays parce que celui-ci ne lui offrait rien de bon et le père de Neni ne voulait pas qu'il épouse sa fille. Trop pauvre pour lui offrir un quelconque avenir. Alors, il s'installe, illégalement, à New-York. Enchaîne les petits boulots et réussit à mettre suffisamment d'argent de côté pour faire venir Neni et leur fils, Liomi. Grâce à son cousin, le jeune homme réussit à trouver un emploi beaucoup plus valorisant et bien mieux payé: il devient le chauffeur de Clark Edwards, un riche banquier de chez Lehman Brothers. Neni va alors pouvoir commencer ses études de pharmacienne dont elle rêvait et la famille Jonga espère au fond d'elle-même obtenir la Green Card. Malheureusement, la crise financière va quelque peu ternir les rêves de Jende...
Imbolo Mbue, d'origine camerounaise vivant aux États-Unis, nous plonge au coeur de cette famille très attachante et porteuse d'espoir. Jende Jonga, homme intègre, loyal, travailleur, à la fois émerveillé et réaliste, désireux d'offrir à sa femme et son fils une vie meilleure aux États-Unis, devra s'armer de patience s'il veut enfin voir son rêve se concrétiser. Neni, quant à elle, plus fonceuse, obstinée et qui se rêve en Américaine moderne, est prête à tout pour rester au États-Unis. L'auteure parle avec sincérité, justesse et émotion de l'immigration, de l'espoir d'un avenir meilleur ailleurs (un ailleurs peut-être idéalisé?) mais aussi du problème d'intégration et du clivage entre personnes d'origines différentes. Elle met brillamment en parallèle les us et coutumes et les vies de chaque famille. L'on se rend finalement compte que chacune d'entre elles souffre, certes différemment, et a ses propres problèmes et l'on sourit face au décalage entre ces deux cultures. Deux visions bien distinctes de ce pays pas si ouvert, à en croire l'auteure. Un roman sensible et touchant, profondément humain et réaliste porté par une écriture vivante et des dialogues hauts en couleur.
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ninosairosse
19 décembre 2016

Une maison jamais ne s'en va
A chaque retour, une maison est là
Que tu partes pour trouver fortune
Que tu partes pour fuir l'infortune
Que tu partes pour partir
A chaque retour
Ton retour que nous tous espérons
Ta maison toujours sera là
p168
Ce qui devait arriver arriva la deuxième semaine de septembre, quand l'air du soir commence à balayer les souvenirs de l'été et que le tintement autrefois joyeux du marchand de glaces résonne désormais comme une élégie.
Malgré les vertus oeuvrant tout au long de cet ouvrage, malgré tous les espoirs fondés pour une vie meilleure, les chateaux de cartes espagnols s'effondrent en même temps que Lehman Brothers, les subprimes , les espoirs des réfugiés, alors pourquoi persévérer !? Que Néni ne baissera pas les bras : Si une rivière a porté la barque jusqu'à la moitié de son cours, pourquoi ne pas la laisser la porter jusqu'au bout de l'océan ?
Premier roman réussi de Imbolo Mbue, qui vous emporte au delà de vos frontières quoique déboussolé par une traduction qui semble des fois désorientée !
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Titania
12 août 2016
L'herbe est-elle plus verte dans la prairie d'à côté ? C'est un peu le thème de la fable qui nous est contée là par cette jeune auteure américaine d'origine camerounaise, qui se penche sur la question du rêve américain dans la crise économique de 2008.
La verte prairie de tous les rêves de Jende et Neni son épouse, c'est l'Amérique en général et New York en particulier.
Depuis Limbé, au Cameroun, un petit coin du monde où l'on dépense des fortunes pour se marier ou enterrer un proche, la statue de la liberté apparaît comme la solution de tous les problèmes financiers de Jende qui voit le père de sa belle lui refuser la main de sa fille car il n'est pas assez riche, dans une société où le paraître a une énorme importance.
Ce roman bien construit et haut en couleur dans les dialogues, raconte ce parcours de migrants sans papiers qui bravent les services de l'immigration, travaillent dur, se posent la question du bonheur et du sens de la vie au cours d'épreuves, de joies et désillusions. Les personnages sont vraiment savoureux, la traduction rend compte de la langue imagée et des africanismes qu'elle contient.
Jende et Neni découvrent que leur appartement miteux où courent les cafards est loin d'être le paradis. Il y a aussi le malheur et la pauvreté des américains dans la crise économique, et comme domestique et chauffeur d'une famille riche, ils côtoient Cindy dépressive et Clark qui passent son temps au travail , les deux négligeant leurs deux fils.
C'est un roman plein d'émotions sur un pays en crise qui ne se construit plus sur l'apport des migrants, sur la fin du rêve américain, et sur les relations ambivalentes avec le pays d'origine, qu'on dénigre à tout va, mais dont la nostalgie transpire à chaque moment culinaire en particulier. C'est aussi un regard lucide sur la société de consommation qui est en pleine faillite.
On s'agace de l'aveuglement de Neni, on souffre avec Jende. On s'attache à cette famille, et on a vraiment envie de savoir comment ils vont s'en sortir. C'était un bon moment de lecture, sur une thématique assez universelle. Que ceux qui n'ont jamais pensé que leur bonheur pouvait être ailleurs que là où ils vivent, lèvent la main !
Bonne rentrée littéraire en littérature étrangère et merci aux éditions Belfond et à Babelio pour l'opération masse critique.

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tynn
10 avril 2017
Être un rêveur, espérer en une vie meilleure, dans cet eldorado que représentent les États Unis d'Amérique pour une famille camerounaise.
Le rêve américain a quand même la gueule de bois dans cette période des subprimes. Pas le meilleur moment pour une intégration réussie! Les américains de souche vont vivre une crise financière sauvage, et l'espoir en l'élection d'un président noir n'ouvre pas aux lendemains enchantés.
Les rêves sont une chose, mais pour Jende et Neni, la réalité se résume à la Green Card ou à la clandestinité.
Jende a beau trouver un excellent emploi de chauffeur pour un banquier de Wall Street, et Neni être étudiante, leur situation reste précaire. En attente du sésame tant espéré, ils vont se battre, travailler avec acharnement, et découvrir un monde où la réussite est incontournable et la consommation frénétique.
J'ai lu ce livre avec un vrai plaisir (je dirais même compulsivement) dans les pas de personnages hauts en couleur dans un contexte social ciselé. C'est le parcours d'une immigration courageuse, déterminée à la réussite par tous les moyens pour protéger la famille et améliorer le quotidien. Réalité transposée et déformée pour la famille américaine confrontée à son propre tsunami personnel et professionnel.
Le fossé entre les deux familles en présence, le décalage des deux cultures, la confrontation des valeurs humaines rendent le récit passionnant, avec une réflexion subtile sur les notions de classe sociale, de race et de mariage. Ici chacun poursuit ses rêves comme il le peut.
Imbolo Mbue est une conteuse captivante, qui offre un premier roman pétri d'humanité et de gravité et aussi de naïveté, de légèreté et de cocasserie.
Elle nous laisse sur la question d'un rêve africain possible...
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Les critiques presse (5)
LeJournaldeQuebec09 janvier 2017
Avec une plume généreuse et très drôle, jamais fataliste, Imbolo Mbue parle du choc des cultures, des désenchantements de l’exil et des mirages de l’intégration par le biais de ses personnages.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaPresse14 novembre 2016
Un roman sans prétention, mais tellement vrai. À lire, absolument.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Culturebox26 septembre 2016
Un premier roman lumineux.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeFigaro23 septembre 2016
Dans ce premier roman, Imbolo Mbue raconte les destins croisés de deux familles que tout semble opposer.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress12 septembre 2016
Un roman adroit sur la chute des illusions.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (80) Voir plus Ajouter une citation
ssstellassstella11 février 2017
Peut-être que l'un de ses amis au pays avait donné de l'argent aux multiplicateurs de billets de banque. Cela ne l'aurait pas surpris. Les gens ne retenaient jamais la leçon, même après toutes les histoires qui circulaient à Limbé sur les multiplicateurs qui avaient encore berné maman-ci ou papa-ça. Pourquoi les gens n'apprenaient-ils pas de leurs erreurs ? pensa Jendé. Jamais personne qui avait confié de l'argent aux multiplicateurs de billets de banque n'avait vu son argent doublé. Jamais personne qui avait confié de l'argent aux multiplicateurs de billets n'en avait revu le moindre. Et pourtant les gens continuaient à leur donner leur argent...
[...]
...Regarde ! dit-elle en pointant la télé. Ils parlent de Lehman Brothers, ce n'est pas là où travaille Mr Edwards ?
- Si, c'était ça ! dit-il, n'ayant pas encore cédé à la panique.
Ne voulant pas penser que ces nouvelles avaient le moindre rapport avec ce que redoutait Léa. Il entendit un journaliste dire que l'effondrement était un véritable tremblement de terre, dont les conséquences allaient se répercuter dans le monde entier durant les mois à venir. Il entendit un autre journaliste parler d'une chute catastrophique de la bourse et d'une possible récession.
[...]
Tous ceux, ou presque, qui côtoyaient la route où circulait l'argent qui entrait à Wall Street et en sortait, furent pris de peur et de panique ce jour-là.
Pour certains, ces craintes s'avérèrent. Leur pain et leur vin allaient effectivement disparaître avec les milliards de dollars qui s'envolèrent le jour où Lehman Brothers mourut.
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ninosairosseninosairosse13 décembre 2016
Cinq cents dollars ! Que le seigneur bénisse Mme Edwards ! Mais son frère n'avait demandé que trois cents. Devait-il envoyer la totalité, ainsi que Mme Edwards l'avait demandé ? [...] Mme Edwards lui avait demandé d'envoyer l'argent le jour même, et il devait agir selon sa volonté - il avait tiré une leçon de ses années sur terre : les bonnes choses n'arrivent qu'à ceux qui honorent la bonté des autres.

p99
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BookycookyBookycooky30 septembre 2016
“Asylum is the best way to get papier and remain in the country,” Winston told him.......... “Either that or you marry an old white woman in Mississippi without teeth."
( " Demander l'asile est la meilleure solution pour avoir des papiers et rester dans ce pays" lui dit Winston......" Sinon l'autre solution c'est d'épouser une vielle femme blanche du Mississippi sans dents")
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LevantLevant20 août 2016
Quand les gens leur demandaient leurs origines, ils répondaient souvent :"Oh, nous sommes de New York, des Etats-Unis." Ils donnaient cette réponse avec fierté, croyant à leurs paroles et avouaient seulement devant l'insistance des gens que, oui, en réalité, leurs parents étaient africains. Mais eux étaient américains, ajoutaient-ils toujours - ce qui blessait Fatou et la conduisait à se demander s'il était possible que ses enfants pensent valoir mieux qu'elle, parce qu'ils étaient américains et elle, africaine ?
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ninosairosseninosairosse17 décembre 2016
Se réjouir avec les autres quand eux connaissent la joie et que tu connais la peine est la marque d'un amour véritable, prêcha Natasha. Cela démontre la capacité à dominer son ego et à se considérer soi-même non pas comme une entité séparée, mais comme part essentielle du Divin qui n'est qu'Un.

p281
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Videos de Imbolo Mbue (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Imbolo Mbue
Imbolo Mbue - Voici venir les rêveurs .Imbolo Mbue vous présente son ouvrage "Voici venir les rêveurs" aux éditions Belfond. Rentrée littéraire 2016. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/1565195/imbolo-mbue-voici-venir-les-reveurs Notes de Musique : Youssou N'Dour - "Africa Calling" by IntraHealth International. Free Musique Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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