> Jean-Jacques Pollet (Traducteur)

ISBN : 2080712268
Éditeur : Flammarion (2006)


Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres

Au tout début du XXe siècle, à Prague, un banquier connu pour ses extravagances est victime d'une violente campagne de diffamation et jeté en prison. A sa sortie, Gustav Meyrink abandonne la finance et se tourne vers la littérature : ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par Nelja, le 08 mai 2012

    Nelja
    Le recueil est divisé en quatre parties bien distinctes.
    La première consiste en une sélection de nouvelles du début de sa carrière. C'est très différent de ce que je connais de lui, très orienté horreur corporelle, avec beaucoup d'insistance sur les parties du corps séparées qui continuent à vivre (la plante constituée de veines avec les yeux qui vous regardent comme fruits m'a mise mal à l'aise), et aussi beaucoup d'humour noir. Beaucoup moins orienté occultisme que ce qu'il fera plus tard, même si ça commence à se sentir dans les dernières.
    La seconde partie est, elle, riche en occultisme, en mysticisme, en distinction très floue entre l'illusion et la réalité, et n'a pratiquement plus d'horreur matérielle et grotesque. Il y a des figures récurrentes de nouvelle en nouvelle, comme ce Sacroboso Haselmeyer qui est parfois juste un occultiste, parfois une figure démoniaque, ou cette secte asiatique qui aurait fondé Prague, et des détails très réels se mélangent à des délires.
    La quatrième partie, elle, est une série de descriptions de Prague, la première plus satirique, les autres plus mystiques et dans la veine de la seconde partie.
    La troisième... plus que des nouvelles, ce sont un plan et des extraits d'un roman que Meyrink n'a jamais fini. Les thèmes sont assez proches de ceux du reste du livre, il y a une secte asiatique, il y a un médecin qui utilise la psychanalyse pour le mal et qui a trouvé le moyen d'utiliser des stimuli qui créent des complexes chez ses patients, il y a de vieilles légendes sur une alchimiste qui aurait vécu dans une maison et son descendant qui peut réparer n'importe quelle montre, il y a un homme qui atteint l'illumination seulement quand une tache d'humidité apparaît sur son mur, qui est fou le reste du temps... je dois avouer que les images sont assez fascinantes. le plan de la façon dont il comptait les recoller a de très bonnes idées, mais aussi des passages presque décevants, et en lisant les extraits on a l'impression qu'il voulait déjà s'en écarter, qu'il a prévu mieux... argh. Je l'aurais lu. (Il faut dire que bon, un méchant dont la spécialité est le mindfuck, justifié par un mélange de science et d'occultisme...)
    Par contre, ces nouvelles (en général) utilisent souvent des figures orientales comme méchants, et même si l'auteur essaie de faire en sorte que ça ne soit pas raciste (c'est montré dans un cadre "les asiatiques ont une plus grande puissance spirituelle que nous, ils peuvent faire des choses que nous n'imaginons pas, mais quand c'est corrompu par la culture occidentale et son individualisme ça devient très dangereux"), mais... soyons honnêtes, il échoue en grande partie. ^^
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    • Livres 3.00/5
    Par Monarch, le 23 avril 2011

    Monarch
    Meyrink, ou l'art de mêler ésotérisme, fantastique et réalité. Ces Histoires pragoises, Meyrink les écrivit pour vivre, mais aussi pour s'exercer à un type d'écriture qu'il ne quittera plus jamais.
    Tout préfigure ici ses oeuvres majeures que sont Le golem ou La Nuit de Walpurgis.
    Cependant, le style d'écriture est celui d'un homme qui cherche, expérimente, autant qu'il raconte. Si ses Histoires sont excellentes et n'ont rien à envier aux maîtres de l'Effroi qu'étaient Poe ou Lovecraft, le style est lourd, pataud, parfois brouillon.
    Et pourtant, on se surprend à apprécier, à aimer ces mots alignés de façon maladroite, et probablement peu servis par une traduction transparente qui laisse passer toutes les lourdeurs et les maladresses.
    Un sentiment d'indicible malaise nous parcourt l'échine au fil des Histoires, éveillant parfois une horreur poisseuse, une angoisse durable.
    Avec ces Histoires pragoises, nous assistons à la naissance d'un genre particulier, celui de l'ésotérisme noir.
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Vidéo de Gustav Meyrink

Der Golem (Le Golem), un film expressionniste allemand de Henrik Galeen et Paul Wegener sorti en 1915, adapté du roman éponyme de Gustav Meyrink. Extrait Der Golem (German: Der Golem, shown in the USA as The Monster of Fate) is a 1915 silent horror film written and directed by Paul Wegener and Henrik Galeen. The film is an original work inspired by ancient Jewish legend. It is a long lost film (save for a few fragments). It is the first of three Golem films by Wegener, the others being The Golem and the Dancing Girl (1917) and The Golem: How He Came into the World (1920).








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