ISBN : 2290337684
Éditeur : J'ai Lu (2003)


Note moyenne : 3.52/5 (sur 63 notes) Ajouter à mes livres
Pamphlet virulent dirigé contre la société anglaise d'Henri VIII et construction imaginaire proposant en contrepoint l'image d'une société idéale, L'Utopie, publiée en 1516, est la célèbre contribution de l'humaniste chr... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par zohar, le 20 mai 2011

    zohar
    Ceci n'est pas un traité ! L'utopie est, une satire. Une satire contre l'armée, le capitalisme, et le clergé (avant la lettre).
    L'humaniste, Thomas More, se réfère dans son livre à différents courants de pensée : à La République de Platon, en y faisant maintes références ; au naturalisme épicurien (c'est-à-dire, vivre selon la nature, telle est la définition de la vertu selon les Utopiens) ; et le stoïcisme dans les passages sur le suicide.
    Utopie ? Certes ! Mais une utopie qui est fortement ancrée dans la réalité.
    L'île d'Utopie, avec ses jardins où l'on fait du service agricole et son art du commerce, ressemble à l'Angleterre.
    En matière de politique étrangère, l'auteur se montre machiavélien, justifiant la trahison par le refus du sang versé.
    On ressent, également, dans cette satire, un certain conformisme moral et religieux : condamnation de l'union libre et de l'adultère ; et éloge de l'autorité de pape (le christianisme existe chez les Utopiens...).
    Toutefois et selon ses propres propos : « Cette philosophie scolastique est à sa place dans un entretien familier entre amis ; elle est hors de propos dans les conseils des rois, et en face du pouvoir suprême. » On sent chez Thomas More, comme un homme bridé par la réalité, soit qu'elle vienne enluminer et animer son imagination, soit qu'elle l'enracine dans certains préjugés étroits, soit qu'elle l'invite à choisir cette voie oblique, que finalement il refusa.
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 21 mai 2011

    cicou45
    Autant dire que Thomas More ne cache pas ses sentiments et ne voile pas ses mots en essayant de ne blesser personne. Au contraire, les personnes visées, et elle sont clairement citées telles que les riches mais aussi l'Église ou l'État, sont franchement attaquées et dénoncées dans cet ouvrage très en avance sur sont temps puisqu'il date du XVI ème siècle et y dénonce déjà une société uniquement basée sur le capitalisme et sur le matérialisme. C'est ce qui fait de cet ouvrage un traité intemporel car les inégalités au sein de la société ont toujours existé et existeront encore. En effet, la société idéale, telle que la décrit Thomas More, n'existe pas et je pense ne pas être pessimiste mais réaliste en distant tout simplement qu'elle n'existera jamais. L'argent, le pouvoir, la domination.. sont autant d'instruments qui continueront à pervertir l'Homme.
    Cet ouvrage est révolutionnaire en son genre puisqu'il n'hésite pas à critiquer et à accuser tout ce qui fait que la Société d'antan et celle d'aujourd'hui sont ce quelle sont, à savoir inégalitaire et même parfois injuste.
    Magnifique ouvrage que je conseille à tous de lire. Même si malheureusement, son nom est très bien trouvé L' Utopie, en anglais Utopia, et que le lecteur sait pertinemment qu'une telle société est impossible à mettre en place, ce livre aura au moins le mérite de lui ouvrir les yeux sur certains fait de la société du XVI ème siècle, en se rendant compte que, sur certains points, celle-ci n'a pas tellement évoluée !
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 22 mai 2011

    brigittelascombe
    "I have a dream" voilà le leit motiv qui revient en vrille dans cet essai de l'avant gardiste, du révolutionnaire Thomas Moore. Car qui ne rêverait d'un Eldorado à la Candide, d'une Callipolis de Platon, d'un monde merveilleux à la Mary Poppins où tout le monde il est bon, tout le monde il est gentil? Voilà L'utopie que Thomas Moore sert encore aujourd'hui sur le plateau des lycéens, une société idéale pur produit de son imagination sur une ile de "nulle part" traversée par le fleuve "Anhydre" paradoxale donc, une ville parfaite à la romaine,une vie sociale à la spartiate, un humanisme qui vous étreindrait de ses douceurs à chaque coin de rue?
    Ben, j'avoue j'hésite... les purs délires... seuls les fous et les philosophes sont capable d'y croire pas vrai?
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 21 mai 2011

    cicou45
    Un livre intemporel à lire et à relire puisque l'on se rend compte qu'entre la société du XVI ème siècle et celle d'aujourd'hui, certains points communs persistent telles que l'inégalité entre les hommes et le pouvoir toujours grandissant de l'État. Certes, on ne peut pas entièrement comparer la société actuelle avec celle qui était en places 5 siècles plus tôt mais il est amusant, enfin bien sûr le mot est ironique, de constater que des similitudes existent.
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    • Livres 3.00/5
    Par misscece, le 07 août 2008

    misscece
    Livre de philosophie qui expose clairement les idées de l'humaniste Thomas More.
    Description de sa vision d'une société utopienne (qui n'existe nulle part). Je ne résumerais pas ce livre, pour vous laisser découvrir ce pays et son gouvernement. Je dirais simplement que l'écriture est fluide, malgré un début un peu long.
    Je n'adhère pas à toutes ses idées qui, parfois, sont peut-être d'un autre temps.
    C'est un livre à lire.
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Citations et extraits

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  • Par Orphea, le 30 janvier 2009

    Un vol simple n'est pas un crime si grand qu'on doive le payer de la vie. D'autre part aucune peine ne réussira à empêcher de voler ceux qui n'ont aucun autre moyen de se procurer de quoi vivre. Votre peuple et la plupart des autres me paraissent agir en cela comme ces mauvais maîtres qui s'occupent à battre leurs élèves plutôt qu'à les instruire. On décrète contre le voleur des peines dures et terribles alors qu'on ferait mieux de lui chercher des moyens de vivre, afin que personne ne soit dans la cruelle nécessité de voler d'abord et ensuite d'être pendu.
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  • Par Orphea, le 06 janvier 2011

    La plupart des gens ignorent les lettres ; beaucoup les méprisent. Un barbare rejette comme abrupt tout ce qui n'est pas franchement barbare. Les demi-savants méprisent comme vulgaire tout ce qui n'abonde pas en termes oubliés. Il en est qui n'aiment que l'ancien. Les plus nombreux ne se plaisent qu'à leurs propres ouvrages. L'un est si austère qu'il n'admet aucune plaisanterie ; un autre a si peu d'esprit qu'il ne supporte aucun badinage. Il en est de si fermés à toute ironie qu'un persiflage les fait fuir, comme un homme mordu par un chien enragé quand il voit de l'eau. D'autres sont capricieux au point que, debout, ils cessent de louer ce qu'assis ils ont approuvé. D'autres tiennent leurs assises dans les cabarets et, entre deux pots, décident du talent des auteurs, prononçant péremptoirement condamnation au gré de leurs humeur, ébouriffant les écrits d'un auteur comme pour lui arracher les cheveux un à un, tandis qu'eux-mêmes sont bien tranquillement à l'abri des flèches, les bons apôtres, tondus et rasés comme des lutteurs pour ne pas laisser un poil en prise à l'adversaire. Il en est encore de si malgracieux qu'ils trouvent un grand plaisir à lire une œuvre sans en savoir plus de gré à l'auteur, semblables à ces invités sans éducation qui, généreusement traités à une table abondante, s'en retournent rassasiées sans un mot de remerciement pour l'hôte.
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  • Par Orphea, le 07 janvier 2011

    Quand je reconsidère ou que j'observe les États aujourd'hui florissants, je n'y vois, Dieu me pardonne, qu'une sorte de conspiration des riches pour soigner leurs intérêts personnels sous couleur de gérer l'État. Il n'est pas de moyen, pas de machination qu'ils n'inventent pour conserver d'abord et mettre en sûreté ce qu'ils ont acquis par leurs vilains procédés, et ensuite pour user et abuser de la peine des pauvres en la payant le moins possible. Dès que les riches ont une fois décidé de faire adopter ces pratiques par l'État -- qui comprend les pauvres aussi bien qu'eux-mêmes -- elles prennent du coup force de loi. Ces hommes détestables, avec leur insatiable avidité, se sont partagé ce qui devait suffire à tous ; combien cependant ils sont loin de la félicité dont jouissent les Utopiens !
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  • Par Orphea, le 06 janvier 2011

    C'est pourquoi je réfléchis à la Constitution si sage, si moralement irréprochable des Utopiens , chez qui, avec un minimum de lois, tout est réglé pour le bien de tous, de telle sorte que le mérite soit récompensé et qu'avec une répartition dont personne n'est exclu, chacun cependant ait une large part. J'oppose à ces usages ceux de tant d'autres nations toujours occupées à légiférer sans être pour autant mieux gouvernées ; où chacun nomme sien ce qui lui est tombé dans les mains ; où tant de lois accumulées sont impuissantes à garantir l'acquisition, la conservation de la propriété, à distinguer de celle du voisin ce que chacun désigne comme son bien propre, ainsi que le prouvent surabondamment des procès qui surgissent à l'infini et qui ne se terminent jamais.
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  • Par Orphea, le 30 janvier 2009

    Il existe une foule de nobles qui passent leur vie à ne rien faire, frelons nourris du labeur d'autrui, et qui, de plus, pour accroître leurs revenus, tondent jusqu'au vif les métayers de leurs terres.
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Video de Thomas More

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Louis Marin ; 3ème partie
Louis MARIN parle de son étude de L'utopie, depuis la définition par Thomas MORE jusqu'à son travail sur le Disneyland de Californie, ou un texte sur Gargantua. Il donne aussi sa définition du mot "lisière" par rapport au mot "frontière".











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