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ISBN : 2266265970
Éditeur : Pocket (04/02/2016)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 772 notes)
Résumé :
La vie nous rattrape souvent au moment où l’on s’y attend le moins.

Pour Pierre-Marie, romancier à succès (mais qui n’écrit plus), la surprise arrive par la poste, sous la forme d’un mystérieux paquet expédié par une lectrice. Mais pas n’importe quelle lectrice ! Adeline Parmelan, "grande, grosse, brune", pourrait devenir son cauchemar… Au lieu de quoi, ils deviennent peu à peu indispensables l’un à l’autre.

Jusqu’au moment où le paquet... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (291) Voir plus Ajouter une critique
marina53
18 septembre 2016
★★★★★
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Chère Adeline et cher Pierre-Marie,
Avant toute chose, ayant passé quelques heures en votre compagnie, je me permets de vous appeler par vos prénoms.
Vos correspondances trainaient depuis quelque temps sur mon étagère. Pas vraiment curieuse de les lire jusqu'ici. Allez savoir pourquoi... Curiosité mal placée ? Intrusion dans votre vie privée ? Finalement, la tentation était trop forte et je ne le regrette pas aujourd'hui. Je suis contente d'avoir fait votre connaissance et de m'être penchée sur ces quelques mails échangés (correspondance d'un nouveau temps... mon p'tit facteur ne vous dit pas merci !). J'aurai quelques mots pour vous deux, chacun n'aura qu'à lire la partie qui le concerne.
Pour Adeline: envoyer une enveloppe mystérieuse et volumineuse accompagnée d'une photo puis demander finalement de ne pas l'ouvrir, faut tout de même oser !
Pour Pierre-Marie: recevoir ainsi une grande enveloppe volumineuse et ne pas être tenté de l'ouvrir, chapeau bas ! Soit vous êtes blasé de toutes ces fans qui vous collent, vous réclament un autographe ou vous supplient de lire leur manuscrit, soit vous manquez d'une touche de curiosité, soit vous êtes simplement mal disposé. Dans tous les cas, on ne pourra pas vous reprocher votre indiscrétion.
Pour Adeline: vous qui vous décrivez grande, brune et grosse, n'oubliez pas d'ajouter à votre portrait: drôle, vivante, attachante mais aussi mal dans votre peau, adepte des tisanes et du chant choral et écrivaine en herbe !
Pour Pierre-Marie: grand écrivain (1m92) en mal d'inspiration (temporairement, vos fans l'espèrent), marié 3 fois, séparé 3 fois et une ribambelle de gamins qui gravite autour de vous, vous êtes pourtant un brin misanthrope et pas vraiment avenant. Malgré tout, au fil de la lecture, l'on ne peut que s'attacher à vous.
Pour tous les deux: votre histoire est touchante, tendre et émouvante. Sans être moralisateur, vous m'avez donné une belle leçon de vie, de belles réflexions sur l'amitié, l'amour, le deuil, la perte, la solitude, le couple, l'écriture ou encore les désillusions.
Amicalement,
Marina
PS: passez le bonjour à Josy et Max !
Merci à Cécile/canel pour cette LC et à Cécile/latina pour son enthousiasme contagieux !
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Commenter  J’apprécie          823
latina
07 septembre 2016
★★★★★
★★★★★
J'en suis encore toute amusée, toute attendrie, toute étonnée, toute éblouie.
Je souris, je ris, je compatis, et je danse, aussi.
Vous m'accompagnez ? S'il vous plaaaaaaiiiiit !
Lancez-vous dans ce petit roman « épistolaire » (guillemets car ce sont des mails) qui se veut sans prétention, un roman « de vacances » (que je déteste cette expression reprise sur Babelio !) mais qui, tout en douceur et en légère ironie, nous entraine dans la gravité.
La disparition d'une femme aimée. La mort d'un enfant. C'est léger, ça ? Je dois continuer ?
Et pourtant, je danse. Je danse face à la vie qui déborde de cette histoire. Face à l'amour, à la joie d'être ensemble ou au plaisir d'être solitaire et de mettre de l'ordre.

« Quand j'écrivais des romans, je m'engueulais souvent moi-même : stop ! Assez de psychologie ! Assez de drames ! de la légèreté, mon garçon ! Laisse donc entrer la vie là-dedans ! Et je me rappelais mes enfants qui, chaque fois que je rentrais après quelques jours d'absence, me réclamaient en tapant en cadence de leurs petits poings sur la table : une anecdote ! »
Voilà ce que déclare Pierre-Marie Sotto, le grand écrivain titulaire d'un prix Goncourt, à Adeline Parleman, une lectrice passionnée qui se met soudain à lui écrire, après lui avoir envoyé une grosse enveloppe (un manuscrit ?) que Sotto ne veut surtout pas lire.
« Lorsque j'écris un roman, je m'efforce d'y mettre de la cohérence, de la structure. Ici, au contraire, je peux me promener selon mon humeur et la vôtre, je peux oublier mes poussins en route et les récupérer la fois suivante, ou pas. Je ressens une liberté grisante. Ca part dans tous les sens et cette accélération, ce désordre me plaisent.
J'aime aussi cette parcimonie avec laquelle vous me donnez à voir qui vous êtes ».
Moi aussi, j'aime bien! C'est ce que je préfère, d'ailleurs, dans un roman !
La vie des personnages se révèle peu à peu, et je ne vais surtout pas vous la révéler. Tout le plaisir a été pour moi. Et je vous souhaite la pareille.
Sachez juste que Pierre-Marie Sotto a une famille nombreuse et recomposée, des amis sincères, un éditeur compréhensif et charmant, et une admiratrice très entreprenante. Sa femme ? C'est justement là que se situe le problème.
Adeline est seule.
Et puis je termine par un ultime extrait (j'en ai coché plein tellement j'adore ce roman ) :
« Il n'y a qu'à vous que je peux écrire une chose pareille : malgré l'horreur des faits que nous venons d'apprendre, je continue de me réveiller chaque matin avec étonnement et un appétit intact pour la vie ».
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Annette55
07 août 2015
★★★★★
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Je ne ferai pas un long commentaire, voici un ouvrage léger, frais et original, un échange épistolaire :( des mails) à deux voix et à quatre mains entre Pierre - Marie Sotto, romancier à succès en panne d'inspiration depuis deux ans....et une certaine Adeline Parmelan, " grande, grosse, brune", une histoire touchante, pétrie d'humanité et d'humour qui se moque gentiment des convenances et des relations humaines plus ou moins compliquées.....
Cette histoire de séduction drôle et fulgurante nous tient en haleine jusqu'au bout de l'échange avec malice ...la fin est surprenante.....
Le ton trépidant et enlevé nous donne envie d' aimer ....cette correspondance spontanée mais pourtant profonde nous touche et nous interpelle avec des thèmes universels: ( j'avais découvert les auteurs Anne Laure Bondoux et Jean - Claude Mourlevat lors de l'émission: "La grande librairie ") : la famille, les relations interpersonnelles, la séparation, les familles recomposées, l'image et l'estime de soi, la confiance, le doute , l'écriture, les petits et grands bonheurs, les petites et grandes souffrances...Je n'en dirai pas plus .....une lecture de vacances...lisez - le! Peut - être serez - vous séduit(e) ?
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sab02
20 mars 2016
★★★★★
★★★★★
Ce livre est un vrai petit bijou, dans tous les sens du terme. D'abord par l'aspect extérieur, puis par la forme du récit à l'intérieur: c'est un échange de mails qui me rappelle les bons vieux romans épistolaires dont je n'arrivais pas à me détacher!
C'est donc d'abord un magnifique objet-livre: la couverture ne donne qu'une envie, celle de plonger dedans et de se laisser entraîner dans une valse! Passé la couverture, on danse avec les personnages et les émotions et on se laisse entraîner sans possibilité de résister! Toute la journée, je n'avais qu'une hâte, me replonger dedans et j'attendais avec impatience des nouvelles des personnages comme si en fait les mails m'étaient adressés. On passe du rire aux larmes et nombreux sont les moments où je me suis surprise à en verser une petite ! Mais rassurez-vous, quelques instants après, j'esquissais un sourire puis riais aux éclats! Car ce livre est aussi très drôle! Un vrai moment de bonheur et je remercie et salue les deux auteurs pour ce petit trésor à l'état pur!
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AudreyT
03 août 2015
★★★★★
★★★★★
Tout d'abord et avant tout un grand merci à Carole pour cette pioche ;-) C'est la deuxième fois qu'elle osculte ma PAL et le choix est toujours aussi bon !!
Pierre-Marie est écrivain. Il connait une période de panne créatrice mais il est toujours attendu par ses admirateurs. Et un matin, c'est d'une admiratrice qu'il reçoit une enveloppe. Il ne veut pas l'ouvrir, pensant que c'est un manuscrit et il n'a pas pour habitude de donner son avis sur l'écriture des autres. Mais cette Adeline insiste, elle lui envoie un mail. Sans qu'aucun des deux ne s'y attendent, nait alors un échange de messages, qui devient vite indispensable au bon déroulement des journées de l'une comme de l'autre. L'amitié devient plus sincère et les problèmes qu'ils rencontrent sont alors partagés. Jusqu'au jour où Adeline dévoile la vérité et explique à Pierre-Marie ce que cache la grande enveloppe, sous peine de faire voler en éclat leur amitié naissante...
Un roman épistolaire moderne, dans lequel je me suis glissée avec bonheur. Une écriture simple, rythmée et passionnante. Voilà longtemps que je n'avais pas grappillé quelques secondes dans la journée pour lire une page, et encore une autre... Une première partie légère et drôle, puis une seconde plus sombre mais tout aussi prenante. Les personnages sont sympathiques et semblent prêts à sortir des pages pour venir frapper à votre porte. Anne-Maure Bondoux est une auteure que j'ai découvert il y a peu mais que je vais me dépêcher à découvrir plus précisément !!!
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Les critiques presse (2)
LeJournaldeQuebec01 juin 2015
L’histoire vaut le détour: aussi sympathique que touchante, elle saura séduire bien des lecteurs.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Lexpress11 mai 2015
Drôle et fulgurant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (169) Voir plus Ajouter une citation
YdamelcYdamelc30 avril 2016
Allez, disons les choses avec simplicité : à l’âge de 50 ans, je venais de tomber raide amoureux.
Le lendemain soir, nous étions dans le même lit ; la semaine suivante elle prenait le train pour venir me voir dans la Drôme ; la semaine d’après c’est moi qui fonçais à Toulouse. Elle est venue s’installer définitivement chez moi, chez nous, dès l’automne 2003, divorcée. Comme traductrice, elle pouvait vivre n’importe où. Elle a débarqué avec ses trois enfants, deux garçons de 12 et 14 ans et une fille de 15. À cette époque, j’avais moi-même la garde alternée de mes trois enfants « norvégiens », c’est-à-dire mes jumelles de 12 ans et leur petit frère de 11, et celle de ma fille de 17 ans, Laura, que j’ai eue avec ma seconde femme (On y va, Minou ?). C’est d’ailleurs avec cette Laura, son mari et leur fils que je suis à la montagne cette semaine, mais ne compliquons pas. Sans compter les séjours fréquents (week-ends et vacances) de mes autres enfants dont l’aîné, que j’ai eu avec ma première femme (appelons-la Métamorphose), avait lui-même déjà un bébé. Vous êtes complètement perdue ? On le serait à moins. Je vous fais donc un résumé express : Véra et moi nous sommes retrouvés cet automne de l’année 2003 dans une maison devenue folle avec sept enfants à charge : un de 11 ans, trois de 12 (!), un de 14, une ado de 15 et une autre de 17.
Les années qui ont suivi ont été les plus dingues de ma vie. Nous sommes passés par tous les états : épuisement, euphorie, exaspération, mais surtout nous avons été heureux. Nous avons tellement ri dans cet invraisemblable bazar, au milieu de cette grouillante colonie de vacances, dans ce continuel zoo. Il y a eu des engueulades, des crises, des insultes, des coups même, mais toujours les regrets, toujours les excuses, les réconciliations, toujours les pardons et les larmes qui allaient avec. Par-dessus tout cela, lavant tout en vagues puissantes : nos rires. Et par-dessus tout cela aussi : permanent, ensoleillant, rassurant, le sourire tutélaire de Véra.
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YdamelcYdamelc30 avril 2016
Pour faire bonne mesure, et puisque aucune notice biographique ne traîne sur Internet me concernant, je vais me mettre à nu à mon tour : j’ai été mariée, moi aussi. Une seule fois, et avec un sale type. J’avais tellement souffert de rejet pendant mon adolescence que je me suis jetée au cou du premier qui a bien voulu de moi et ça s’est fini en catastrophe. Mais c’est de l’histoire ancienne, et je m’en suis remise. Aujourd’hui, j’ai compris qu’il fallait d’abord que je m’aime avant de pouvoir être aimée, une évidence que j’ai mis trente ans à admettre. Alors au lieu de rêver bêtement au Prince Charmant, je cultive les amitiés, les rencontres, les relations avec des personnes qui me font du bien. Je bavarde avec les petits vieux et les petites vieilles qui s’ennuient sur les bancs de mon village, je porte leurs commissions jusqu’à chez eux, je les aide à changer une ampoule, à étendre leurs draps. N’imaginez surtout pas que je suis une sainte ! Oh non ! J’ai simplement fait une expérience nouvelle et formidable : donner du temps, de l’attention, un coup de main, me remplit autant (et mieux) que les paquets de chips ou de biscuits que je dévorais pour calmer mes angoisses. Depuis que je suis attentive aux autres, croyez-moi ou pas, je maigris ! Pas assez encore pour concourir à l’élection de Miss Sarthe, mais je n’ai pas tant d’ambition...
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LaBiblidOneeLaBiblidOnee26 août 2015
Ceux qui utilisent les points de suspension me rappellent ces types qui font mine de vouloir se battre, qui vous forcent à les retenir par la manche et qui vocifèrent : retenez-moi ou je lui pète la gueule à ce connard ! En réalité, ils seraient bien embêtés qu'on les laisse aller au combat. De même, ces obsédés des points de suspension semblent vous dire : ah, si on me laissait faire, vous verriez cette superbe description que je vous brosserais là, et ce dialogue percutant, et cette analyse brillante. J'ai tout ça au bout des doigts, mais bon je me retiens. pour cette fois ! On a envie de leur suggérer à l'oreille : laissez-vous donc tenter, mon vieux, ne muselez plus ainsi ce génie qu'on devine en vous et qui ne demande qu'à nous exploser à la gueule. Lâchez-vous et le monde de la littérature en sera sous le choc, je vous le garantis.
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Chrisdu26Chrisdu2627 juin 2015
Votre voix me manque. Oui je sais bien que je ne l’ai jamais entendue, votre voix, pas plus que je n’ai vu votre visage. Quand je dis votre voix, je veux dire votre façon de me parler. Et aussi votre façon de me faire parler, de me donner envie de vous parler. Voilà : notre complicité me manque. Nous me manquons.
Ce qui me touche et me séduit dans les livres, les films, le théâtre, plus que les histoires elles-mêmes, c’est ce qui les habille. La façon dont on me les raconte, leur texture, le tissu dont elles sont tissées, leur grain comme on dit en photographie. Et ce grain-là, je le trouve dans vos mots, Adeline. Vos histoires me plaisent, et votre manière de me les raconter aussi.
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ClairocheClairoche07 mars 2015
Adeline, pensez-vous qu'un homme puisse vivre huit ans auprès d'une femme aimée, partager avec elle ses jours et ses nuits, prendre avec elle ses petits déjeuners, ses repas de midi et ceux du soir, faire les courses avec elle, aller au cinéma avec elle, commenter l'actualité avec elle, faire l'amour avec elle, prendre des bains de soleil avec elle, faire la sieste avec elle l'après-midi, parler de littérature avec elle, observer le chat et se moquer de lui, faire la cuisine, faire des quiches lorraines, presser des jus de fruits, changer les papiers peints d'une chambre, plier des draps, écouter de la musique dans la voiture la nuit en roulant, emmener avec elle un des enfants à l'hôpital, le veiller avec elle, le ramener quelques jours plus tard et fêter avec elle le retour de cet enfant à la maison, essayer des lunettes de soleil avec elle, l'emmener chez le coiffeur et attendre en marchant dans la rue que ce soit fini, l'appeler au téléphone pour lui dire qu'il est bien arrivé quand il s'en va quelque part, attendre son coup de téléphone à elle pour qu'elle lui dise qu'elle est bien arrivée quand elle s'en va quelque part,
tout ça pendant des années
et un jour s'apercevoir que sans doute elle le trompe ?
Oui, sans doute qu'elle le trompe, puisqu'elle disparaît sans rien dire à personne. Et elle ne dit rien à personne parce que c'est impossible à dire. Et qu'il vaut mieux juste partir plutôt qu'essayer de dire cette chose indicible.
Pensez-vous, Adeline, qu'une femme peut avoir cette force de cacher si longtemps puis de partir comme ça ?
Parle-moi... Parce que si tu te tais, c'est moi qui vais parler, poussée par le silence, et ce que je te dirai renversera les murs et la maison tout entière.
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