ISBN : 2742774173
Éditeur : Actes Sud (2008)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres

Après des années d'exil, le jeune Akhbar rentre chez lui. Une automobile traversant de vastes étendues cernées de monts dénudés le ramène lentement aux portes de sa ville natale. Après de multiples contrôles, le te... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

  • Par biblio47, le 06 mai 2010

    biblio47
    Un homme rentre au pays après des années d'exil. Un pays sous loi islamique. Souhaitant retrouver les siens, il erre à travers la ville ses recherches demeurant vaines. Marchant sans relâche dans des lieux qui semblent dépourvus de gaieté, il remarque bientôt l'absence des femmes. Des silhouettes les remplacent. Dissimulées sous des bourkas, elles se pressent et ne s'attardent jamais. Avec leur disparition, c'est toute une partie du monde qui l'entoure qui disparaît : les voix, les parfums, l'apport du féminin dans le quotidien… Son esprit, privé d'une partie de ses repères peine à faire resurgir ses souvenirs, ses rêves, à faire fonctionner son imagination. Et progressivement c'est lui-même qui semble s'étioler, perdre goût à la vie. Et peut être perdre définitivement pied.
    En dehors de toute considérations religieuses, une façon de montrer ce que signifie concrètement de demander à des êtres humains de se retirer du monde.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par de, le 17 octobre 2011

    de
    Un homme Akhbar passe une frontière et rentre chez lui, après une guerre. Aucun nom de pays, mais la présence des soldats de l'Islam.
    Dans cette ville, qu'il ne reconnaît que peu, Akhbar cherche sa mère, sa famille, sa bien-aimée. Il est confronté aux disparitions, celle des siens et celle plus générale des femmes derrière la bourka. « Aucun mouvement de leur corps ne franchissait cette montagne de tissu qui les dissimulait comme une grotte et rien ne révélait leur féminité. Tout ce qu'on voyait bouger ou marcher, c'étaient ces catafalques. Seul le froufrou du tissu révélait le cheminement d'êtres humains… »
    Parcours et recherche de soi, du passé, errance dans les ruelles d'une ville, retour sur la guerre et angoisse de l'effacement. « Mais il ne trouvait aucun signe. »
    L'espérance furtive derrière un Tchador, un moment de rêverie puis un « visage fermé. »
    Une insidieuse réalité contée par touches. Peut-être, cependant, une issue par l'inversion du signe et l'appropriation de l'assignation vestimentaire.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 septembre 2008
    Lecture jeune, n°127 - De retour dans son pays natal après des années d’exil, le jeune Akhbar part à la recherche de sa famille dans un Afghanistan qui n’est jamais nommé. Mais c’est un pays dévasté par la guerre qu’il retrouve, où la population semble dominée par la peur. Sa quête fait de lui un étranger dont chacun se méfie, errant dans une solitude absolue. Les soldats de l’Islam font régner la séparation des sexes et l’obligation du port de la burqa pour les femmes. Akhbar sombre dans le désespoir, n’ayant retrouvé ni sa mère, ni sa soeur ni même sa maison d’enfance. Il perd le souvenir d’un monde dans lequel hommes et femmes vivaient ensemble.

    Ce court récit offre une approche sensible d’une société dont les femmes sont exclues. Mais en se privant d’une moitié de sa population, le pays semble se condamner à mort. En adoptant le point de vue du narrateur, qui progresse dans une quête de plus en plus oppressante, l’auteur entremêle les évocations réalistes violentes et les images mentales tendres et nostalgiques. Ce parti pris, à l’opposé du discours documentaire informatif et explicatif, fait de ce livre un plaidoyer contre l’extrémisme dans une langue poétique, parfois proche du réalisme fantastique.

    Colette Broutin

> voir toutes (1)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par de, le 17 octobre 2011

    Aucun mouvement de leur corps ne franchissait cette montagne de tissu qui les dissimulait comme une grotte et rien ne révélait leur féminité. Tout ce qu’on voyait bouger ou marcher, c’étaient ces catafalques. Seul le froufrou du tissu révélait le cheminement d’êtres humains…
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Tchador par :

  • Mail
  • Blog

Autres livres de Murathan
Mungan(1) > voir plus

> voir plus

Lecteurs (6)

> voir plus

Quiz