ISBN : 2709630362
Éditeur : Jean-Claude Lattès (2009)


Note moyenne : 3.52/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres

1778, Versailles est en ébullition. Les quolibets se multiplient contre la reine, alors qu'elle attend son premier enfant.

Au cours d'un bal, elle a perdu un bijou en diamant constituant une clé pour accéder à ses appartements.

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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Pchabannes, le 18 avril 2009

    Pchabannes
    Voici le dernier opus de la série des enquêtes de Nicolas le Floch. Se déroulant en 1778, le roman a pour arrière-plan la France des Lumières, la guerre navale avec nos amis d'outre-manche, les intrigues au plus près du trône. Ma dernière lecture m'avait emporté. Celle-ci m'a captivé. Avec un français délicieux, un vocabulaire choisi, JF Parot nous raconte une intrigue compliquée qui marie la basse-police et la haute-politique. Notre héros, le Floch, commissaire au châtelet, court après les ombres entre Paris et Versailles. Il nous faudra connaître les habitudes intimes de la vie des communs du château pour découvrir le nœud de l'affaire commencée aux cotés du Duc de Chartres à bord du Saint –Esprit, quatre-vingt canons au milieu de la bataille navale de Ouessant.
    La complexité de l'intrigue risquant de vous perdre, il vous faut lire le roman en moins de 4 jours.
    Mars 2009, Editions JCLattes, 450 pages, 17€
    Bonne lecture, Patrick
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    • Livres 5.00/5
    Par athena1, le 27 janvier 2011

    athena1
    1778, décidément Marie-Antoinette donne du fil à retordre tant au niveau du protocole que de la bienséance. La voici une fois de plus dans un de ces bals masqués à chercher cette flamme absente au château. Une sortie dont elle ne rentre pas "bredouille" puisque le lendemain elle constate s'être fait dérober un bijou. A Versailles, un bijou n'est pas conséquent par son prix mais par son donateur, et le donateur c'est le roi ! Sartine demande donc à le Floch de résoudre cette affaire épineuse. Bien évidemment, sans en avertir Louis XVI.
    Mais d'autres problèmes surgissent, en effet, la Reine nourrit un intérêt dangereux pour des lectures peu recommandables. D'ailleurs qui fournit ces ouvrages à sa Majesté ? Un problème plus grave encore se profile, la Reine porte peut être le futur Dauphin, mais voilà que quelques pamphlets mal avisés mettent le doute sur la légitimité du futur nouveau-né. Ces accusations ajoutées à la perte du bijou, pourraient très certainement mettre l'autrichienne en mauvaise posture d'autant que son mode de vie dispendieux et son manque d'attrait pour les choses de son rang lui valent déjà les remontrances de ses pairs.
    Jean-François Parot nous offre ici une enquête d'une extrême finesse et ce, sur fond de pré-révolution. Dans ce roman policier, se succèdent verbe, vocabulaire, tournures de phrases du 18ième s, outre le fond, l'auteur nous offre donc la forme, à tel point que j'ai pu penser parfois, lire un roman historique, ou encore la biographie de le Floch.
    En plus du verbe, l'auteur nourrit son homme. Quelle délectation tout au long de cette aventure, cette ribambelle de mets, aussi délicieux les uns que les autres, nous est offerte avec tant de générosité que bien souvent j'ai partagé ces moments avec notre hôte.

    Lien : http://www.athena1-lire.blogspot.com
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    • Livres 4.00/5
    Par StephaneA, le 11 juillet 2010

    StephaneA
    Encore une fois, c'est avec plaisir, voire gourmandise, que je dévore une enquête de Nicole le Floch. Cette enquête, après un détour par une bataille navale, va nous emmener à suivre Nicolas pour retrouver un bijou dérober à Marie-Antoinette. Comme toujours l'enquête, toujours très alambiqué, suit son chemin entrer différent rebondissement qui emmène de Versailles à Paris (et Brest), le mode de vie de l'époque y est bien rendues, les personnages attachants et les « recettes » de cuisines alléchantes. Un roman agréable qui nous laisse accrocher jusqu'à la dernière page.
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    • Livres 5.00/5
    Par Thoxana, le 21 juin 2010

    Thoxana
    Encore une enquête de Nicolas le Floch habillement narrée. Un bijou est volé à Marie-Antoinette, on trouve des pamphlets la concernant, un noyé est trouvé près du Grand Canal, un voleur rode dans les Communs, l'amie de Nicolas est enlevée... A qui profite le crime ? L'Angleterre est-elle derrière tout cela ? Mais s'agit-il vraiment d'un crime politique ? Comme toujours, l'écriture est des plus agréable. Entre quelques recettes de cuisines, l'enquête est rondement menée !
    Encore un bon ouvrage de Jean-François Parot !
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    • Livres 4.00/5
    Par Sharon, le 30 novembre 2010

    Sharon
    Je retrouve pour la quatrième fois Nicolas le Floch, marquis de Ranreuil, et son ami, l'inspecteur Bourdeau dans leur avant-dernière enquête en date. Nicolas reste tout aussi intègre, tout aussi fidèle dans ses amours et dans ses amitiés (bien que l'une ait été mis à mal dans Le cadavre anglais) mais il a mûri, il est devenu un peu plus tolérant non envers les criminels de tout bord, mais envers les petits défauts de ses proches, ce qui le rend plus humain. Vaste et complexe enquête que le commissaire doit résoudre. Plus le récit progresse, plus les requêtes des grands se multiplient. Publications interdites à saisir, chantage à faire cesser, vols et meurtres (parfois extrêmement sanglants) à élucider, complot contre de la reine à déjouer, voilà les tâches qui attendent notre commissaire. Rien ne fait reculer les adversaires de Nicolas, qui sont avant tout ceux du roi et de la reine et rien ne fait reculer non plus Nicolas, ni une tentative de meurtre miraculeusement déjouée, ni l'enlèvement d'une personne qui lui est chère, ni les blessures. En effet, ce n'est plus seulement dans les couloirs feutrés de Versailles ou dans les bruyantes rues de Paris que tout se joue, mais aussi sur la mer. Ce «morceau de bravoure» qu'est le chapitre II (Ouessant) donne au lecteur l'impression de se retrouver au beau milieu des combats navals, tout en gardant ce style si riche et si soigné, qui est le propre de Jean-François Parot. Le noyé du Grand Canal est un très bon roman policier historique.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-le-noye-du-grand-cana..
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Citations et extraits

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  • Par athena1, le 27 janvier 2011

    - La foule ?
    - Comment, mon cher, ignorez-vous donc la coutume ? L'accouchement de nos reines est toujours public pour que nul un jour n'en vienne à contester la légitimité du nouveau-né.
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  • Par wictoria, le 26 janvier 2011

    Soudain l'attention de Nicolas se figea ; un masque s'approchait de la loge de la reine. Vêtu comme une poissarde de la halle, il portait une coiffure déchirée et le reste de son habillement apparaissait à proportion. Hochant la tête et les mains sur les hanches, il se mit à entreprendre la souveraine sur un ton de familiarité singulier et d'une voix de fausset. etait-ce une femme comme son accoutrement le laissait supposer ? Son assurance même paraissait suggérer qu'il fût légitimement en pied de s'adresser à la reine.
    - Alors belle Antoinette, te v'là pas honteuse d'être céans à te réjouir avec des godelureaux ? Devrais-tu pas être aux côtés de ton mari qui pour l'heure ronfle dans ses draps, solitaire ?Marie-Antoinette, tout d'abord stupéfaite, ne put s'empêcher de pouffer aux propos de l'inconnu masqué.
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  • Par StephaneA, le 12 juillet 2010

    Il décida de laisser agir l'étrange mécanique de son esprit qui, dans ce cas précis, souvent rencontré au cours de ses enquêtes, faisait ressurgir au moment opportun un élément qu'une lente et inéluctable gestation replacerait en lieu utile.
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  • Par StephaneA, le 12 juillet 2010

    Il secouait Nicolas par le bras, l'air alarmé. De fait, la canonnade reprenait de plus belle. Des brèches apparaissaient çà et là dans le bordage, les voiles basses en charpie, réduites en lames de fouet, cinglant l'air sous les ralingues. Les sifflements et les chocs s'accroissaient, appelant à prendre garde.
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  • Par athena1, le 19 janvier 2011

    L'aventure montrait éloquemment que la naissance à elle seule ne conférait pas le mérite et qu'un grand nom, quel qu'il fût, ne garantissait pas le talent.
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