Ajouter une critique

Critiques sur Ulysse from Bagdad (32)


Classer par:       Datecroissant     Les plus appréciéescroissant


    • Livres 4.00/5
    Par Alcapone le 26/12/2011


    Ulysse from Bagdad, raconte le voyage de Saad, un jeune Bagdadi fuyant la dictature de Saddam Hussein. Alors que Saad était promis à un avenir brillant, sa vie bascule dans l'horreur : avec la guerre Iran-Irak (1980-1988) et la seconde guerre du Golfe (1990-1991) sanctionnée par le blocus américain sur le pays, Saad voit mourir ses proches les uns après les autres. Saad qui signifie "triste" ou "espoir" selon si l'on retient la traduction anglaise ou arabe, décide de braver tous les obstacles pour aller s'installer à Londres. Il espère y trouver un asile où il pourra travailler pour subvenir aux besoins de sa famille restée en Irak. Apprenti terroriste, puis transporteur d'antiquités à Bagdad, gigolo de fortune au Caire, fiancé en Sicile, accueilli en France par les partisans du combat pour les sans-papiers, Saad poursuit sans relâche un rêve qui ne cessera de l'obséder. A travers cet exil, il cherche un sens à sa vie, lui qui désormais n'est plus qu'un clandestin. Aidé durant son périple par les apparitions de son père, Saad mène un combat dont l'issue ne dépendra que de lui. de tout ce qui constitue le quotidien des clandestins : la faim, la pauvreté, les interrogatoires, les passages à tabac, l'humiliation, le racisme, rien n'est épargné au jeune homme. Pourtant la réponse à ses souffrances, se trouve en lui. Il n'appartient qu'à lui de choisir sa destinée : celle d'un Saad triste ou celle d'un Saad, qui symboliserait l'espoir...

    Calquant son histoire sur certains épisodes de L'Odyssée d'Ulysse, Eric-Emmanuel Schmitt soulève au délà du thème des clandestins et de la guerre en Irak, la question de l'identité : si ce roman peut sembler banal au premier abord, j'ai trouvé qu'il abordait avec finesse, un sujet bien plus universel que ce qu'il n'y parait. Ainsi "L'homme lutte contre la peur mais, contrairement à ce qu'on répète toujours, cette peur n'est pas celle de la mort, car la peur de la mort, tout le monde ne l'éprouve pas, certains n'ayant aucune imagination, d'autres se croyant immortels, d'autres encore espérant des rencontres merveilleuses après leur trépas ; la seule peur universelle, la peur unique, celle qui conduit toutes nos pensées, c'est la peur de n'être rien. p.231 A mon sens, cette fuite, cet exil de Saad n'est que le décor nécessaire à Schmitt pour questionner son lecteur car finalement, peu importe les épreuves affrontées par le héros. Peut-être que je me trompe sur le sens donné à ce roman mais il me plait de penser que Schmitt souhaitait avant tout contextualiser sa réflexion. Il n'y a qu'à suivre les dialogues entre le fils et le père (que j'ai lus avec grand plaisir). Bien sûr, on aime ou on aime pas et l'écriture de Schmitt toujours empreinte de moralisme et de philosophie, peut agacer. Mais pour ma part, j'ai été touchée par ce roman qui a bien plus à donner que ce que l'on peut croire. J'ai trouvé le parallélisme avec les aventures d'Ulysse bien choisi et cela m'a donné envie de découvrir L'illiade et L'Odyssée d'Homère. Peut-être est-ce un bon raccourci pour ceux qui n'aiment pas Schmitt ? Moi, ce livre m'a plu.


    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2011/12/ulysse-from-..

    critique de qualité ? (13 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par iris le 19/01/2009


    Eric-Emmanuel Schmitt m'énerve...je lui reconnais des qualités, ses livres sont toujours très agréables à lire, mais quelque chose m'énerve, dans le ton employé, sa façon de faire dériver ses récits vers une réflexion philosophico-gentillette...bref, autant dire que de moi même je ne serai pas aller lire Ulysse from Bagdad. C'est un cadeau.

    Et pourtant...je dois dire que j'ai bien aimé ce roman. Bien sûr, les défauts que je trouve à cet auteur sont toujours là. La fin du livre s'essouffle un peu, sous le coup des dialogues père-fils, ersatz d'une maïeutique dont je me serai bien passée. Pour une fois, cependant, l'évolution du personnage s'articule bien avec le thème de ce livre, la traversée des pays pour atteindre l'Angleterre, et comment ce "voyage" change un homme. La fin, en demi-teinte et assez sombre, m'a également plu parce qu'elle ne tombe pas dans la facilité d'une fin heureuse.

    Le thème du livre me touche, de toute manière. C'est sans doute aussi pourquoi je l'ai aimé. Il rappelle avec justesse l'absurdité d'avoir créé des barrières, l'injustice d'un système qui rejette des hommes sans-papiers et crée de l'exclusion, la façon si inhumaine de traiter des hommes qui ne cherchent qu'à se reconstruire et échapper à l'horreur et à la misère. J'avais un peu peur de ce que pouvais en faire l'auteur, mais je dois dire que sa façon de s'inspirer de l'Odyssée pour retracer ce "voyage" est plutôt bien trouvé.

    Au final, je dois donc dire que ce livre là me touche, et que je l'ai bien aimé.

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



  • Par Stouph le 01/07/2010


    Ce roman raconte l'odyssée d'un jeune Irakien. On le connaît d'abord dans sa famille à Bagdad avec ses parents et ses sœurs. Puis après que la guerre d'Irak ait éclatée, on continue à la suivre sur les routes pour l'Angleterre. L'auteur signe ici un beau roman mêlant le drame et l'humour, l'insouciance et la gravité. La gravité de part le sort de ses clandestins qui fuient leur pays pour tenter de gagner l'Angleterre ou encore l'insouciance apportée par les conversations entre Saad Saad (notre héros) et son père.

    Au final, ce roman m'a laissé une impression mitigée. Très bien écrit, prenant, l'auteur sait vous emmener au bout et vous attacher aux pas de son personnage principal. Mais au bout justement, j'ai été un peu déçue car finalement il n'y a pas réellement de fin ni de conclusion, un peu comme la vie en somme ... Pour moi il y manquait quelque chose... Bref j'ai vraiment bien aimé et je vous conseille de lire mais peut-être serez-vous comme moi, un peu déçus, restant sur votre faim ;)


    Lien : http://nekobus.wasabout.net/dotclear/index.php?post/2009/04/26/Eric-..

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Ellcrys le 04/05/2012


    Éric-Emmanuel Schmitt est un auteur que j'aime beaucoup car au-delà de son talent, il a un don incroyable pour se renouveler et nous surprendre à chaque ouvrage, chaque nouvelle parution.

    Si j'ai décidé de lire ce roman-ci, outre pour l'auteur, c'est aussi pour le sujet traité : la vie d'un bagdadi dans son pays en temps de guerre, sous le régime totalitaire de Saddam Hussein et ensuite dans sa quête, à travers le monde, pour se trouver. Car il s'agit bien de cela, dans ce roman, Saad Saad est un jeune homme qui, tout au long du livre, n'aura de cesse de se chercher, dans tous les pays qu'il traversera.

    Tour à tour apprenti terroriste, puis transporteur d'antiquités à Bagdad, gigolo de fortune au Caire, fiancé en Sicile, accueilli en France par les partisans du combat pour les sans-papiers, il sera constamment à la recherche de ce qu'il est, de ce qu'il veut et doit être. Saad Saad connaitra tout, la peur, la faim, la pauvreté mais aussi l'humiliation, le racisme et la cruauté... Il se nourrira de tout cela pour se trouver, pour se construire.

    Éric-Emmanuel Schmitt nous offre, ici, un magnifique livre sur l'identité, sur la condition des clandestins et sur l'Irak. Ce n'est pas un livre quelconque, non il s'agit d'un livre de grande qualité, abordant un sujet crucial pour le monde d'aujourd'hui, tout en finesse.

    Avec son personnage, Saad Saad, très émouvant et attendrissant, il nous interroge sur la peur de chacun, sur le but de chacun : être quelqu'un. Il nous ouvre aussi les yeux sur la condition des clandestins, leur parcours, leur combat. Et il nous emmène au cœur d'un pays gouverné par un dictateur.

    Ce fut une lecture intense par tout ce qu'elle aborde : je dois dire que j'ai été sacrément secouée de lire les conditions de vie des Irakiens, malmené par un dictateur haïssable et terrifiant. Saad Saad est extrêmement humain, il a des idéaux, qui sont parfois malmené par ce qui lui arrive, par la mort des gens qui l'entourent ; pourtant, il garde cette force, ce besoin d'avancer... Il faut qu'il s'en sorte, qu'il bouge, qu'il fasse quelque chose. Il se doit de garder espoir, d'aller de l'avant et, son père (les apparitions de son père) sont d'un secours inébranlable.


    En parlant du père de Saad, je dois dire que ce personnage, bien trop tôt parti est vraiment passionnant. C'est un bibliophile, qui sauve les livres en les dissimulant au gouvernement, chez lui. J'aime sa façon poétique qu'il a de s'exprimer pour les choses les plus simple. Tout devient beau et exceptionnel dans sa bouche, sous son regard...

    C'est un livre d'une grande puissance que celui-ci et, très poignant. Certes certains pourront trouver que l'auteur en fait trop, qu'il aborde tout cela d'une manière plus philosophie que l'on ne s'y attend, mais moi, je pense que ce roman à tout d'un grand.

    Le style est fluide, beau et prenant, comme toujours chez Éric-Emmanuel Schmitt. Suivre Saad Saad dans son voyage n'est pas toujours facile, mais c'est extrêmement passionnant et intense.

    C'est un magnifique roman, très fort, que je vous invite à découvrir si ce n'est déjà fait.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 0.00/5
    Par annie le 22/03/2009


    Tour à tour violent, bouffon, tragique, le voyage sans retour de Saad commence.

    D'aventures en tribulations, rythmé par les conversations avec un père tendre et inoubliable, ce roman narre l'exode d'un de ces millions d'hommes qui, aujourd'hui, cherchent une place sur la terre : un clandestin.

    Conteur captivant, témoin fraternel, Eric-Emmanuel Schmitt livre une épopée picaresque de notre temps et interroge la condition humaine.

    Les frontières sont-elles le bastion de nos identités ou le dernier rempart de nos illusions ?


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par vanillabricot le 03/01/2009


    J'ai attrapé plus que choisi ce livre, à l'aéroport de Roissy. Mon avion avait déjà commencé à embarquer et il me fallait absolument un livre, autant pour faire passer le temps du vol que pour m'échapper de la triste réalité: celle qui me faisait repartir loin de ceux, de celui et de celle que j'aimais. L'un que je ne reverrais plus jamais l'autre qui avait terriblement besoin de moi, de mon soutien, de ma présence.

    Alors, à la volée, presqu'en courant, j'ai aperçu le titre, l'auteur, attrapé le livre et tous ensemble le livre, le titre, l'auteur, mon chagrin et moi nous nous sommes envolés.

    C'est assez drôle au demeurant, j'ai fait vivre au livre le voyage inverse de celui de son héros. Enfin presque.

    Je n'ai pas regretté mon choix.

    D'abord parce que j'ai été prise par la lecture. Arrivée à Ankara. Il me restait à peine à quart du livre à terminer. Mon système de note étant essentiellement placé sur le plaisir que me procure la lecture, 300 pages avalées aussi facilement, c'est plutôt un bon signe.

    Ensuite le thème du bouquin: le voyage. Ou plutôt l'émigration. Est un thème qui m'intéresse particulièrement et qui revient dans nombreuses de mes lectures. Surtout quand il s'accompagne d'une interrogation sur les identités et l'interculturalité (un vieux reste d'un mémoire de maitrise dont le titre tournait autour de ces mots)

    Je retrouve dans Ulysse from Bagdad un goût de l'Eldorado de Laurent Gaudé, en moins bon, en moins suave, moins poétique, moins humain. Et pourtant.

    Ce n'est pas un mystère, depuis que j'ai découvert Eric Emmanuel Schmitt, je n'ai jamais rechigner à en découvrir une nouvelle oeuvre.
    Le ton est ici, comme toujours, fantaisiste et juste. Sans lourdeur inutile.

    Pourtant je m'interroge sur la possibilité pour un auteur de faire durer son style, unique, sans du coup le banaliser.
    Vous savez comme Manu Chao. Un super premier album, détonnant, tellement différent de ce qu'on l'habitude d'entendre. Et puis un deuxième album, vague copie du style du premier.
    Je ne dis pas que je n'ai pas aimé Ulysse from Bagdad. AU contraire je l'ai beaucoup aimé. Mais je pense préférer Schmitt dans ses nouvelles. Ou alors commence-je à me lasser de son style. Et j'ai peur un jour de lui trouver un jour, au détour d'une ligne, un mauvais arrière goût d'un Coelho. J'ai besoin d'être surprise et malgré la qualité de ce livre c'est une certaine lassitude, une certaine planplantitude que je regrette.

    Un bon livre malgré tout, un Ulysse moderne, philosophe malgré lui qui entretient des dialogues savoureux avec son père aussi mort que facétieux. Un Ulysse de nos jours, et ils sont nombreux ces clandestins à chercher à abattre les frontières. Il est bon de se rappeler régulièrement leur existence, leurs espoirs, leur quotidien, leur survie.
    N'y a-t-il pas eu une époque où nous étions appelée "Terre d'Exil"? Que s'est-il passé...

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Gegeotte le 19/12/2010


    J'ai beaucoup apprécié ce livre qui confirme mon addiction à l'écriture d'Eric Emmanuel SCHMIDT. Une affection particulière pour le père de Saad dont j'attendais chacune des apparitions et interventions philosophico-burlesques avec appétit.
    Alors que je lisais ce livre, le nauvrage d'un raffiot de clandestins irakiens sur les falaises de Christmas Island était télévisé dans les JT ... Cruel parallèle ...

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par oops le 03/05/2010


    Saad Saad, Espoir Espoir en arabe nous fait vivre de l'intérieur, l'enfer qu'il a vécu en même temps que la population irakienne, durant la dictature sanglante de Saddam Hussein, puis les années d'embargo et tous les faux espoirs amenés par la libération américaine. Après avoir vu mourir nombre des siens et pour pouvoir subvenir aux besoins de sa mère de ses deux soeurs seules survivantes de la famille, il fuit Bagdad souhaitant regagner l'Angleterre pays de tous ses rêves. Mais la difficulté de passer les frontières rend son voyage compliqué. L'esclavage moderne, la misère, les humiliations, Saad traversera de rudes épreuves pour accomplir son rêve. Son périple dans le monde contemporain rappelle celui d'Ulysse, premier voyageur à affronter une série d'obstacles. En filigrane, l'auteur pose des questions sur les frontières et l'identité.
    A travers le parcours de ce réfugié, l'auteur aborde le problème de l'immigration clandestine en version édulcorée, pour l'avoir déjà lu dans d'autres ouvrages tels "Odette tout le monde" ou "Oscar et la dame rose" c'est bien en en tant que conte qu'il faut aborder cette lecture ! C'est toujours avec une note philosophique que l'auteur raconte les difficultés de tous les exilés du monde, en dénonçant le fait que sur notre terre, les peuples n'ont pas toujours le droit de choisir leur destin.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par athena1 le 07/05/2009


    Saad est né à Bagdad sous le pouvoir de Saddam Hussein, sa famille et lui ont subi l'embargo américain qui loin d'avoir eu les effets escomptés, a plus sanctionné le peuple irakien que le pouvoir en place. La vie de Saad est bouleversée en 2003 avec l'arrivée des américains afin de renverser le tyran.
    Saad subit de plein fouet la perte de sa dulcinée, Leïla. Par la suite il perdra bon nombre de ses beaux-frères ainsi que son père, fusillé injustement par des soldats américains. L'élément qui déclenchera son désir de fuite vers l'Angleterre sera la mort de sa nièce n'ayant pu être soignée à temps. Saad aura tout au long de son périple la vision de son père mais aussi ses conseils. Un périple semé d'embuches, à commencer par le Caire où il se heurtera aux lourdeurs administratives, par la suite il fera "connaissance" avec la psychologie des passeurs, il connaîtra les centres de rétention, il parviendra tant bien que mal en France. Enfin il rejoindra l'Angleterre.
    Que dire de ce roman... D'abord comme d'habitude le style d'Eric Emmanuel Schmitt m'a conquise. Il ne fut donc pas difficile de dévorer ce roman. Je craignais un certain angélisme pour ce type de sujet... Et bien une fois de plus je suis déçue, par les raccourcis sur les frontières et leur fléau, par les allusions à ces européens bien nés qui pourtant n'ont de cesse de se plaindre. Je voudrais toutefois rappeler à Monsieur Schmitt, la chose suivante : même si notre pays ne fait pas partie du tiers monde, il n 'en est pas moins qu'une partie de notre population est appelée le quart monde. Une situation bien surprenante pour un pays développé, où par exemple des travailleurs ne peuvent se loger et dorment dans leur voiture... le débat serait bien long mais je m'arrête là. Il serait toutefois agréable que certains auteurs arrêtent une démagogie qui après tout ne leur coûte rien mais finalement compte pour beaucoup.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Pchabannes le 08/01/2009


    Pas vraiment un roman, plutôt un carnet de route. Vous savez cette littérature d'avant le tourisme de masse quand voyager ne rimait pas avec consommer. Un récit où le voyage est le prétexte à raconter la vie.

    Il y a l'écriture, le style de l'écrivain, un ravissement renouvelé avec ses pointes philosophiques sur le hasard de la naissance et le but de la vie.
    Saad SAAD, anglophone par les livres, fils de l'Irak décide de partir pour Londres. Partir de l'Irak sous Saddam, sous embargo, sous les bombes, en guerre civile. Partir.

    Les tribulations de Saad SAAD avec l'exploitation des plus faibles, les réseaux clandestins, les organismes internationaux, les organisations humanitaires, les hommes et les femmes au service de la vie, de la charité, de l'Amour.

    Le jeune Saad SAAD refusera de poser ses bagages en Egypte, en Italie et en France. Ses interrogations à posteriori, les remarques du fantôme de son père – être pluriel, sa conscience, le lecteur, l'écrivain- aideront le lecteur à se perdre dans l'espoir et la tristesse.

    Les rappels permanents (Le retour à Itâques, les Lotophages, Polymène, Circé…)à L'Odyssée, récit de voyage fondateur de l'histoire européenne écrit par un aveugle, le nom de Saad (espoir en arabe et tristesse en anglais), les remarques du père sous formes de didascalies forment un message et peut-être le message à l'attention du lecteur attentif.

    Très belle œuvre à plusieurs niveaux de lectures comme à l'accoutumée chez Eric-Emmanuel Schmidt.

    Chez Albin Michel, 20€, 300 pages

    Bon voyage, Patrick










    critique de qualité ? (4 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Ulysse from Bagdad par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (250)

  • Ils veulent l'échanger (1)

> voir plus

Quiz