> Josiane Grinfas-Bouchibti (Éditeur scientifique)

ISBN : 2210754674
Éditeur : Magnard (2004)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 273 notes) Ajouter à mes livres
Paris. Rue bleue. Dans les années 60. Moïse, onze ans, mal aimé, supporte comme il le peut de vivre avec seul avec son père. Monsieur Ibrahim, le vieux sage, tient l'épicerie arabe et contemple le monde de son tabouret. Un jour, le regard de monsieur Ibrahim rencontre c... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Sesheta, le 22 novembre 2009

    Sesheta
    Cette nouvelle sur le passage initiatique de l'enfance à l'âge adulte, nous offre une réflexion, un peu simpliste et pas originale, sur l'amour, la joie de vivre et la tolérance.
    L'écriture est simple, le livre, très court et imprimé en gros caractères, est très facile et rapide à lire.
    Quelques pétales de sagesse à cueillir dès 11 ans !

    Lien : http://chaosdecritures.over-blog.com/article-monsieur-ibrahim-et-les..
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    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 18 octobre 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Momo est un jeune garçon de douze ans qui vit avec son père, à Paris. Sa mère est partie et son père est rongé par la tristesse. Mais cette tristesse ne l'empêche pas de comparer sans cesse Moïse à son grand frère Popol, que sa femme a emmené dans sa fuite.
    Pourtant, ce jeune garçon ne se laisse pas abattre et deux évènements vont surgir dans sa vie. Tout d'abord, dès le début du roman, il rencontre des prostituées à qui il ment sur son âge. Ses relations avec elles sont tendres et plutôt maternelles. Peut-être pour combler le vide que sa mère a laissé.
    Le deuxième évènement est sa rencontre avec Monsieur Ibrahim, « l'arabe » de la rue Bleue. Un commerçant pas vraiment arabe dans une rue pas vraiment bleue. Mais peu importe ! C'est une belle histoire d'amitié qui va s'installer entre les deux. Chacun aidant l'autre à sa façon, selon les moments.
    C'est une histoire qui aurait pu me toucher davantage mais j'ai été dérangée par le fait que ce livre m'a rappelé étrangement "La Vie Devant Soi" de Romain Gary. Notamment une scène où Momo revoit sa mère, sans qu'elle sache véritablement qui il est. J'avais déjà lu ce moment et cela m'a gêné de le revoir dans un autre livre.
    Alors je reconnais que c'est une nouvelle agréable, attachante mais avec une désagréable impression de déjà-vu.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 25 octobre 2011

    brigittelascombe
    "Il y a des enfances qu'il faut quitter,des enfances dont il faut guérir".
    Monsieur Ibrahim, l'épicier arabe ( enfin..."Je ne suis pas arabe,Momo,je viens du Croissant d'or") de la rue Bleue qui n'est pas bleue en connait un rayon question sagesse et affection aussi. Normal pour un soufi qui tourne sur lui même et lit son Coran régulièrement!
    Et de la sagesse, Momo, Moïse le petit juif, il lui en faut des tonnes et de l'amour aussi. Voilà de bonnes raisons pour faire équipe.
    Abandonné par sa mère,inexistant pour son père qui se suicide donc l'abandonne aussi, à onze ans Momo ment sur son âge("Tu as seize ans toi?") et vole pour devenir un homme, rue de Paradis,rue des putes.
    Mais un homme-ado sans foi ni loi est-il vraiment un homme?
    Moïse-Mohamed, qu'importe le prénom, d'origine ou d'adoption, va apprendre à sourire,prendre connaissance de "la subtilité de la philosophie" car Monsieur Ibrahim lui donne des notions de religion, une ligne de conduite et surtout lui apprend à vivre et à être heureux.
    Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran(deuxième volet de la Trilogie de l'invisible, chaque volet étant consacré à une religion)est un très joli conte qui parle de spiritualité et d'amitié tissée entre un vieillard(sage) et un adolescent(en manque). Une relation qui ressemble à celle d'Oscar et de Mamie-Rose dans Oscar et la dame rose.
    Décidément Eric-Emmanuel Schmitt(normalien,agrégé de philosophie, auteur obtenteur de moult récompenses dont le grand prix des lectrices de Elle 2001 pour L'évangile selon Pilate) a plusieurs cordes à son arc (Théâtre,nouvelles,romans,essais,récits!)!
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    • Livres 2.00/5
    Par Seraphita, le 22 avril 2011

    Seraphita
    Moïse, que tout le monde appelle « Momo », a 11 ans. Sa mère ayant quitté le domicile conjugal, il vit seul avec son père, un homme triste qui lui rappelle sans cesse, en forme de reproche, la perfection de son frère aîné Popol, avec qui sa femme est partie. Jusqu'au jour où deux événements font basculer sa vie : la découverte des prostituées et la rencontre avec Monsieur Ibrahim, l'épicier du coin.
    J'ai choisi ce livre car j'en avais beaucoup entendu parler. J'avais déjà lu du même auteur « Oscar et la dame rose » et j'avais vraiment beaucoup aimé ce livre, sensible, pudique, touchant et nous permettant de réfléchir sur le sens de la vie. « Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran » m'a vraiment déçue.
    La trame de l'histoire est plutôt classique et sans grande inventivité : un pré-adolescent dont la vie est tissée de souffrances rencontre un homme (qui revêt la figure d'un sage, d'un mentor) qui modifie radicalement sa vie, le faisant accéder à la sagesse. L'auteur a-t-il voulu écrire un récit initiatique ? Les propos se veulent simples : ils m'apparaissent parfois simplistes, voire mièvres, tendant vers une caricature des personnages et de leurs sentiments. Ils sont dépeints de manière plutôt manichéenne (le sage qui éclaire le néophyte en errance, le père résolument mauvais, la mère et son parcours de rédemption). Certaines situations sont peu crédibles.
    Deux points m'ont paru cependant intéressants : tout d'abord, le livre regorge d'humour ; ensuite, le lecteur ressent une grande tendresse entre Monsieur Ibrahim et Momo (même si cette tendresse peut basculer vers de la mièvrerie). Les deux personnages, même s'ils me semblent dépeints de manière trop caricaturale, sont attachants.
    Une note à la fin du livre donne un éclairage à l'ensemble : « Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran est le deuxième volet d'un ensemble intitulé par Eric-Emmanuel Schmitt Trilogie de l'Invisible. le premier volet, Milarepa, est consacré au bouddhisme et le troisième, à paraître, Dernière nuit sur la terre, au christianisme ». François Dupeyron a tourné un film à partir de ce roman. L'acteur principal est Omar Sharif.
    Je n'ai pas vraiment accroché à la lecture de ce court roman (moins de 100 pages). Je n'ai pas envie de lire les deux autres volets de cette trilogie.
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    • Livres 3.00/5
    Par cicou45, le 15 août 2011

    cicou45
    Ce livre nous conte l'histoire de Moïse, un jeune garçon de 11 ans qui vit seul avec son père, ayant été abandonné par sa mère juste après sa naissance. Ce père est quasi absent dans la vie de Moïse puisqu'il ne lève que très rarement les yeux sur lui et lui adresse encore moins la parole, le comparant sans cesse avec son frère Popol que Moïse n'a jamais connu. Aussi, celui-ci va -t-il trouver le réconfort auprès d'Ibrahim, le vieux tenancier de l'épicerie du quartier. C'est ainsi que s'engage une magnifique histoire d'amitié entre un jeune juif et un vieux musulman. Auprès de ce dernier, Moïse acquiert une sorte de sagesse et ressent une grande sérénité. Aussi, après la fuite de son père, trop lâche peut-être pour assumer son rôle de père après la perte de son travail et probablement désespéré aussi, Moïse demande à Ibrahim de l'adopter. C'est ainsi que tous deux vont sillonner les routes d'Europe et que l'ancien tenancier va initier Moïse à son fameux Coran qui, pour lui, est le plus beau des trésors.
    Livre très court qui se laisse délecter très rapidement et nous apporte une magnifique leçon de sagesse, de respect de l'autre et d'acceptation de la différence !
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Citations et extraits

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  • Par Sesheta, le 25 novembre 2009

    _ M'sieur Ibrahim, quand je dis que c'est un truc de gens riches, le sourire, je veux dire que c'est un truc pour les gens heureux.
    _ Eh bien, c'est là que tu te trompes. C'est sourire, qui rend heureux. [...] Essaie de sourire, tu verras.
    [...]
    Bon, après tout, demandé gentiment comme ça, par monsieur Ibrahim, qui me refile en douce une boîte de choucroute garnie qualité supérieure, ça s'essaie...
    Le lendemain, je me comporte vraiment comme un malade qu'aurait été piqué pendant la nuit : je souris à tout le monde.
    [...]
    C'est l'ivresse. Plus rien ne me résiste. Monsieur Ibrahim m'a donné l'arme absolue. Je mitraille le monde entier avec mon sourire. On ne me traite plus comme un cafard.
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    Citation de qualité ? (52 votes positifs)
  • Par Sesheta, le 25 novembre 2009

    Enfin, le soufisme n'était pas une maladie, ce qui m'a déjà rassuré un peu, c'était une façon de penser - même s'il y a des façons de penser qui sont aussi des maladies, disait souvent monsieur Ibrahim.
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  • Par bibliophage, le 16 novembre 2010

    Il me faisait entrer dans les monuments religieux avec un bandeau sur les yeux pour que je devine la religion à l'odeur.
    - Ici ça sent le cierge, c'est catholique.
    [...]
    - Là, ça sent l'encens, c'est orthodoxe.
    [...]
    - Et là ça sent les pieds, c'est musulman. Non, vraiment là, ça pue trop fort...
    -Quoi ! Mais c'est la mosquée Bleue ! Un endroit qui sent le corps ce n'est pas assez bien pour toi ? Parce que toi, tes pieds, ils ne sentent jamais ? Un lieu de prière qui sent l'homme, qui est fait pour les hommes, avec des homes dedans, ça te dégoûte ? Tu as bien des idées de Paris, toi ! Moi, ce parfum de chaussettes, ça me rassure. Je me dis que je ne vaux pas mieux que mon voisin. Je me sens, je nous sens, donc je me sens déjà mieux !
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  • Par myosotis, le 05 octobre 2008

    Ça, ça a joué comme un signal d'alarme. Je me suis mis à hurler comme si on avait appuyé sur le bouton. Les policiers s'agitaient autour de moi, ils cherchaient l'interrupteur. Seulement, pas de chance, l'interrupteur c'était moi et je ne pouvais plus m'arrêter.
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  • Par cicou45, le 15 août 2011

    "Ce qui est vivant, fais-le mourir : c'est ton corps.
    Ce qui est mort, vivifie-le : c'est ton coeur.
    Ce qui est présent, cache-le : c'est le monde d'ici-bas.
    Ce qui est absent, fais-le venir : c'est le monde de la vie future.
    Ce qui existe, anéantis-le : c'est la passion.
    Ce qui n'existe pas, produis-le : c'est l'intention."
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