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ISBN : 2226135022
Éditeur : Albin Michel (2002)


Note moyenne : 4.15/5 (sur 1926 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Marie Rose, la dame rose qui vient lui rendre visite à l'hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d'Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par babounette, le 04 mars 2014

    babounette
    Que dire encore d'un livre qui a été lu par plus de 3.000 personnes, 232 critiques, 133 citations, sinon que j'ai aimé au-delà de toute espérance. Je croyais me plonger dans une atmosphère lourde et triste, je me suis trompée. Ce petit bonhomme a des leçons à nous donner. J'ai été retournée par ses lettres à Dieu, cette correspondance avec ce Dieu dont il n'avait jamais entendu parler avant que Mamie-Rose lui suggère de s'adresser à lui.
    J'ai été émue par son "amour" pour la petite Peggy bleue, c'est absolument touchant. La maladie, la souffrance, la vie, la mort, des thèmes difficiles à aborder, mais dans ce livre l'auteur a réussi à ne pas en faire un drame.
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    • Livres 5.00/5
    Par Guylaine, le 05 décembre 2012

    Guylaine
    Cela faisait des semaines, (peut-être même qu'il faut que je compte en mois), que ce livre attendait d'être lu...
    Ma petite collégienne tenait absolument à partager cette lecture avec moi, et de mon côté, je traînais les pieds, j'avais toujours quelque chose d'entamé, en cours... en fait je n'avais pas envie d'entrer dans une histoire où il était question de cancer, où c'était un enfant qui le subissait... et dans laquelle, je savais, en lisant la 4ème de couverture, qu'il en mourrait...
    Et puis hier soir, j'ai tenu ma promesse, et en fait j'ai dévoré ce petit-grand roman.
    Il est fort probable que je le relise rapidement d'ailleurs.
    Eric-Emmanuel Schmitt, à travers les yeux de cet enfant, Oscar, qui écrit à Dieu, aborde des sujets qui nous concernent tous, la maladie, la mort, l'amour aussi, le rapport aux autres... le regard, qu'on offre ou qu'on détourne sous couvert de pudeur, mais qui, somme toute, est très lâche...
    Des questions philosophiques et existentielles, qu'il est si facile de laisser dans un coin perdu de notre cerveau...
    Son écriture est à la fois très rapide (le roman est très court) et d'une densité étonnante.
    J'ai pris l'habitude, depuis quelques temps d'avoir, lorsque je lis, toujours près de moi, ces petits scotchs avec le bout coloré, vous savez, pour marquer certains passages et choisir ce que je pourrais écrire dans la rubrique citation sur Babelio.
    Et bien pour ce tout petit livre, il y en avait partout, tant l'écriture est dense, et tout fait sens (j'ai été raisonnable... je n'en ai finalement mises que trois!).
    Dépêchez-vous de le lire, ne traînez pas en chemin comme moi !
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    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 12 janvier 2014

    araucaria
    Beau livre, très pudique, sobre qui aborde un sujet cruel, la maladie d'un enfant et sa mort imminente.
    Ce livre est triste bien sûr, mais bien écrit, émouvant. Eric-Emmanuel Schmitt ne tombe pas dans le pathos, l'émotion facile, l'excès de larmes...
    J'ai beaucoup aimé ce texte très court, qui se lit en une petite soirée. J'attendais beaucoup de ce roman, je ne suis pas déçue. Je recommanderai la lecture de cet ouvrage, bien rédigé et d'une grande intelligence et sensibilité. Bravo et merci monsieur Schmitt.

    Lien : http://araucaria20six.fr/
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    • Livres 5.00/5
    Par olivberne, le 02 décembre 2012

    olivberne
    Court roman mais grand émoi!
    Schmitt réussit à raconter la souffrance, la tristesse, l'espoir et la mort avec poésie, humour, sentiment et paix. le livre fourmille de sujets à réflexion et l'histoire se lit facilement, même si on a envie de la recommencer après la première lecture. le rapport à Dieu et à la religion chrétienne est abordé avec simplicité et sagesse. C'est simple, c'est beau et c'est riche.
    Si vous n'avez pas tout compris du livre, vous pouvez pleurer devant le film, il est aussi beau.
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    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 19 septembre 2012

    lecassin
    Oscar a 10 ans mais prétend en faire sept du fait de son crâne d'œuf. Il faut dire qu'il vit à l'hôpital pour enfants : il est atteint de leucémie. C'est là qu'il rencontre la dame rose, une des bénévoles qui passent une partie de leur temps à faire que celui des petits malades hospitalisés leur semble plus léger.
    C'est donc dans ces circonstances qu'il fait la connaissance de Mamie-Rose, qui se prétend une ex-catcheuse et qui lui conseille de considérer qu'un jour vaut désormais dix ans et que dix ça justifie bien une lettre à Dieu quotidienne…
    On verra donc grandir Oscar en accéléré, tomber amoureux de Peggy Blue, se marier, s'échapper, et revenir à l'hôpital pour finir par poser cet écriteau sur sa table de chevet « Seul Dieu à le droit de me réveiller » pendant que ses proches son partis prendre un café…
    Un petit livre touchant sans tomber dans l'affreux mélo… le style d'Eric-Emmanuel Schmitt y est probablement pour beaucoup ; ainsi que les deux personnages principaux, Oscar où la joie de vivre, paradoxalement, mais aussi Mamie Rose toute en délicatesse et dévouement.
    Habituellement, ce genre de « roman d'hôpital » ne me touche que très peu (à part Cronin, peut-être) tant il facile de tomber dans le pathos… rien de cela ici. On lit ce genre de prose comme du Jean-Louis Fournier. A moins que ce ne soit l'inverse… Peut importe.
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Citations et extraits

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  • Par Marielino, le 03 septembre 2009

    J'ai essayé d'expliquer à mes parents que la vie, c'était un drôle de cadeau. Au départ, on le surestime, ce cadeau: on croit avoir reçu la vie éternelle. Après, on le sous-estime, on le trouve pourri, trop court, on serait presque prêt à le jeter. Enfin, on se rend compte que ce n'était pas un cadeau, mais juste un prêt. Alors on essaie de le mériter. Moi qui ai cent ans, je sais de quoi je parle. Plus on vieillit, plus faut faire preuve de goût pour apprécier la vie. On doit devenir raffiné, artiste. N'importe quel crétin peut jouir de la vie à dix ou à vingt ans, mais à cent, quand on ne peut plus bouger, faut user de son intelligence.
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  • Par oops, le 28 avril 2010

    Si je m'intéresse à ce que pensent les cons, je n'aurai plus de temps pour ce que pensent les gens intelligents.

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  • Par Didili, le 22 décembre 2012

    " Tout le monde te cherche à l'hôpital, Oscar. c'est le branlebas de combat. Tes parents sont désespérés. Ils ont prévenus la police.
    - Ça ne m'étonne pas d'eux. S'ils sont assez bêtes pour croire que je vais les aimer quand j'aurais les menottes...
    - Qu'est ce que tu leur reproches ?
    - Ils ont peur de moi. Ils n'osent pas me parler. Et moins ils osent, plus j'ai l'impression d'être un monstre. Pourquoi est-ce que je les terrorise ? Je suis si moche que ça ? Je pue ? Je suis devenu idiot sans m'en rendre compte ?
    - Ils n'ont pas peur de toi, Oscar. Ils ont peur de la maladie.
    - Ma maladie, ça fait partie de moi. Ils n'ont pas à se comporter différemment parce que je suis malade. Ou alors ils ne peuvent aimer qu'un Oscar en bone santé ?
    - Ils t'aiment Oscar. Ils me l'ont dit.
    - Vous leur parlez ?
    - Oui, ils sont très jaloux que nous nous entendions si bien. Non pas jaloux, tristes. Tristes de ne pas y parvenir aussi.
    J'ai haussé les épaules mais j'étais déjà moins en colère. mamie-Rose m'a fait un deuxième chocolat chaud.
    - Tu sais Oscar. Tu vas mourir, un jour. Mais tes parents, ils vont mourir aussi."
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  • Par araucaria, le 12 janvier 2014

    - Faut pas tirer une tête pareille, docteur Düsselsorf. Ecoutez, je vais vous parler franchement parce que moi, j'ai toujours été très correct sur le plan médicament et vous, vous avez été impeccable sur le plan maladie. Arrêtez les airs coupables. Ce n'est pas votre faute si vous êtes obligé d'annoncer les mauvaises nouvelles aux gens, des maladies aux noms latins et des guérisons impossibles. Faut vous détendre. Vous décontracter. Vous n'êtes pas Dieu le Père. Ce n'est pas vous qui commandez à la nature. Vous êtes juste réparateur. Faut lever le pied, docteur Düsseldorf, relâcher la pression et pas vous donner trop d'importance, sinon vous n'allez pas pouvoir continuer ce métier longtemps. Regardez déjà la tête que vous avez.
    En m'écoutant, le docteur Düsseldorf avait la bouche comme s'il gobait un oeuf. Puis il a souri, un vrai sourire, et il m'a embrassé.
    - Tu as raison, Oscar. Merci de m'avoir dit ça.
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  • Par araucaria, le 12 janvier 2014

    J'ai compris que tu étais là. Que tu me disais ton secret : regarde chaque jour le monde comme si c'était la première fois.
    Alors j'ai suivi ton conseil et je me suis appliqué. La première fois. Je contemplais la lumière, les couleurs, les arbres, les oiseaux, les animaux. Je sentais l'air passer dans mes narines et me faire respirer. J'entendais les voix qui montaient dans le couloir comme dans la voûte d'une cathédrale. Je me trouvais vivant. Je frissonnais de pure joie. Le bonheur d'exister. J'étais émerveillé.
    Merci, Dieu, d'avoir fait ça pour moi. J'avais l'impression que tu me prenais par la main et que tu m'emmenais au coeur du mystère contempler le mystère. Merci.
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Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt

"Je me suis endetté pour acheter le Théâtre Rive-Gauche" - Extrait - 25/05 .
Le 25 mai à 12h00, Eric-Emmanuel Schmitt est l'invité de l'émission "À Nous Deux" sur France Ô. Il évoque notamment son combat pour la pièce "Le Journal d'Anne Franck".








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