ISBN : 2226135022
Éditeur : Albin Michel (2002)


Note moyenne : 4.19/5 (sur 704 notes) Ajouter à mes livres
Présentation de l'éditeur
Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Maorie Rose, la dame rose qui vient lui rendre visite à l'hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d'Oscar, douze jours cocasses... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 23 septembre 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Oscar est un petit garçon de dix ans que la maladie a fait grandir plus vite. Oscar, c'est une innocence combinée à une maturité. Oscar, c'est un enfant que l'on a envie de rassurer, à qui on a envie de dire que tout ira mieux tout en sachant que ce sera faux.
    Ce roman, c'est des bouts de vie, des lettres adressées à Dieu de la part d'un enfant atteint de leucémie qui a déjà très bien compris à quel point la vie était courte. Mais ce roman, c'est aussi une belle histoire d'amitié et même d'amour entre Oscar et Mamie Rose. Cette femme est une « dame rose », de celles qui rendent visite aux enfants malades. Mais entre eux deux, c'est plus fort que ça. Ils se sont trouvés.
    Un jour, Mamie Rose lui parle d'une légende. La légende des douze jours divinatoires. Elle demande à Oscar de jouer avec elle et faire en sorte d'une journée compte pour dix années. A partir de ce moment, le lecteur espère de plus en plus tout en sachant que l'issue de ces douze jours sera inévitablement douloureuse.
    Pourtant, on suit ce petit bonhomme avec plaisir. A travers ces dizaines d'années qu'il traverse en un éclair. Ses amitiés, son amour avec Peggy la fille bleue. Qu'il trouve d'ailleurs beaucoup plus belle en bleu. Il est attachant, il est touchant.
    Ce roman donne le sourire, serre le cœur. Il pourrait être un message d'espoir, une façon de nous dire de profiter de la vie et des gens que l'on aime tant qu'il est encore temps. Pourtant, on ne peut pas s'empêcher de se dire que la vie est également terriblement injuste.
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    Critique de qualité ? (34 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Ellcrys, le 18 mai 2010

    Ellcrys
    Il y a des livres qui vous marquent à jamais, qui vous transforment. Ce court roman d' Eric-Emmanuel Schmitt est un de ceux-là. Chaque lettre est un recueil d'émotions, de poésie et de tendresse. L'auteur s'est glissé dans le rôle d'un petit garçon de dix ans, malade, avec brio. Ce roman n'est pas un récit voyeuriste, lourdeau et moqueur. Non, bien au contraire, ce récit témoigne de la force, de l'héroïsme et du combat que mène Oscar face à la maladie. C'est une ode au courage de tous les jeunes malades qui ne perdent pas espoir, et qui au contraire, redonnent confiance et foi à ceux qui les entourent.
    A la lecture de ce livre, j'ai été submergée d'émotions et j'ai compris la force de ce petit bonhomme. J'ai alors pris conscience de ce qui est important dans la vie...Le récit d' Eric-Emmanuel Schmitt s'est ancré en moi et m'a transformé durablement. Ecrit avec talent, je n'ai pas pu m'empêcher de verser quelques larmes, mais aussi de sourire à certains passages des lettres d'Oscar. Ce roman est un petit bijou de la littérature contemporaine française et une merveilleuse leçon de vie. A lire d'urgence !
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    Critique de qualité ? (27 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par c.brijs, le 22 janvier 2012

    c.brijs
    Cher Dieu,

    Je m'appelle Oscar, j'ai dix ans, j'ai foutu le feu au chat, au chien, à la maison (je crois même que j'ai grillé les poissons rouges) et c'est la première lettre que je t'envoie parce que jusqu'ici, à cause de mes études, j'avais par le temps.
    Je te préviens tout de suite: j'ai horreur d'écrire. Faut vraiment que je sois obligé. Parce qu'écrire c'est guirlande, pompon, risette, ruban, et cetera. Ecrire, c'est rien qu'un mensonge qui enjolive. Un truc d'adultes.
    La preuve? Tiens, prends le début de ma lettre: "Je m'appelle Oscar, j'ai dix ans, j'ai foutu le feu au chat, au chien, à la maison (je crois même que j'ai grillé les poissons rouges) et c'est la première lettre que je t'envoie parce que jusqu'ici, à cause de mes études, j'avais par le temps", j'aurais pu aussi bien mettre: "On m'appelle Crâne d'Oeuf, j'ai l'air d'avoir sept ans, je vis à l'hôpital à cause de mon cancer et je ne t'ai jamais adressé la parole parce que je ne crois même pas que tu existes.
    Voilà, le décor est planté... Dans ce livre lu et interprété par Eric-Emmanuel Schmitt lui-même, il nous conte la rencontre magique entre un enfant en fin de vie et une vieille dame, Mamie Rose, qui va l'aider à passer le cap... Elle est la seule à ne pas faire la sourde oreille quand il lui demande s'il va mourir. Elle lui propose de livrer ses pensées à Dieu: "Des pensées que tu ne dis pas, ce sont des pensées qui pèsent, qui s'incrustent, qui t'alourdisent, qui t'immobilisent, qui prennent la place des idées neuves et qui te pourrissent. Tu vas devenir une décharge à vieilles pensées qui puent si tu ne parles pas."

    Grâce à un jeu de son amie, où chaque jour compte pour 10 ans, Oscar va construire cette vie qu'il n'aura jamais. Il passe ainsi par toutes les périodes de la vie: l'enfance, la puberté avec ses problèmes de couple, le mariage avec Peggy Blue, l'âge adulte et ses responsabilités, le démon de midi, la vieillesse et sa sagesse et ... la mort...

    Ce livre-audio est accompagné de quelques extraits tintinnabulants du Casse-Noisette et le bal des souris de Tchaïkovski.

    Dans la préface, Eric-Emmanuel Schmitt nous explique que très jeune il a fréquenté les hôpitaux en compagnie de son père, kinésithérapeute, et qu'il a reçu ainsi une bien étrange éducation: "j'évoluais dans un monde où le normal n'était pas la norme, un monde où la maladie passait pour habituelle et exceptionnelle la bonne santé, un monde où certains pensionnaires disparaissaient, non parce qu'ils étaient rentrés chez eux, mais parce que la maladie les avait emportés. Très vite, pour moi, la mort fut proche, voisine, accessible, une rôdeuse qui tourne autour de nous avant de nous mordre. Contrairement à tant d'enfants - et d'adultes -, je ne me crus pas longtemps immortel..."
    Bercé par la voix inimitable d'Eric-Emmanuel Schmitt, vous passerez, grâce à ce livre à écouter, deux heures d'émotion intense où les rires et les larmes prendront de-ci de-là le dessus... Cette audition ne vous laissera pas indemnes. A travers ces mots d'enfant, c'est à une véritable leçon de vie auquel l'auteur nous convie: la vie est belle et vaut la peine d'être vécue jusqu'au dernier souffle!

    L'auteur conclut sa préface par ces mots:
    "Oscar s'est mis à vivre en moi dès ses premières paroles. Je sais qu'il existe pour des millions de gens.
    Je l'aime. J'admire sa franchise, sa vaillance, son refus du pathos, son énergie qui se déploie jusqu'au bout - quand il ne peut plus bouger, il peut encore penser-, sa sagesse gagnée, sa générosité inépuisable.
    Ce petit garçon de dix ans est devenu mon modèle. J'espère que, lorsque j'aborderai à mon tour la même situation, je saurai me montrer digne de lui."
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 20 mars 2009

    annie
    souvenir de lecture...
    "Le cycle de l'Invisible" comprend 4 des romans écrit par Éric-Emmanuel Schmitt: Milarepa, Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran, Oscar et la dame rose et L'Enfant de Noé. C'est un cycle de quatre récits qui traite des religions.

    Oscar, dix ans, souffrant de la leucémie , vit à l'hôpital, où chaque jour, Mamie-Rose (la dame rose) vient le voir. Ensemble, ils parlent de la vie, en toute simplicité, et de la mort, qui approche. Oscar sait très bien qu'il doit mourir, et il tient à profiter pleinement de ses derniers jours, donc Mamie-Rose lui propose de vivre chaque jour comme s'ils comptaient pour dix ans.
    Afin de ne pas perdre espoir et de se sentir en vie, il écrit douze lettres décernées à Dieu, où il raconte les douze derniers jours de son existence en détails.
    Pendant ces douze jours, il tente de vivre comme l'on devrait vivre à l'âge qu'il a. Par exemple, lorsqu'il tombe amoureux de Peggy Blue, une petite fille à quelques chambres de la sienne, au deuxième jour, il prévoit de se marier, car il est dans la vingtaine.
    Ses textes peuvent paraître simplistes, car ce ne sont que des paroles d'enfants, cependant, Oscar fait appel à plusieurs caractères philosophiques qui sont mis en évidence dans le livre. Au douzième jour, Oscar meurt à un peu plus de cent dix ans.

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par CyrielF, le 11 mai 2012

    CyrielF
    Ce court roman a réussi à me réconcilier avec Schmitt, après mon échec avec La femme au miroir. 100 pages, c'est tout ce qu'il faut pour s'attacher à Oscar et à sa Mamie-Rose qui lui invente de belles histoires pour lui remonter le moral. Oscar est atteint d'une leucémie, il sait qu'il va mourir mais tout le monde autour de lui persiste à le lui cacher. Tout le monde, sauf Mamie-Rose, qui lui parle presque comme à un adulte, et qui lui conseille d'écrire des lettres à Dieu. La plume d'un enfant est toujours très touchante, surtout quand il possède un esprit plus aiguisé que la moyenne. Oscar écrit donc tous les jours à Dieu comme on écrit à un ami, pour lui décrire ses journées à l'hôpital, ses relations avec ses parents, ses émotions, son coeur qui s'emballe près de Peggy Blue, et la tendresse qu'il éprouve pour sa dame rose.
    J'ai beaucoup aimé le style de ce récit, mêlant la naïveté de l'enfance et la réalité de la maladie. J'ai aimé la façon dont Oscar raconte ses journées, comme si le temps avait une autre dimension et que toute sa vie défilait à vitesse rapide. Tous les personnages sont attachants, même si la plupart ne sont pas beaucoup développés, dû à la longueur du roman. La maladie infantile n'est pas un sujet très gai, mais Eric-Emmanuel Schmitt a su ne pas tourner cette histoire au mélodrame ni au pathétique. Ce récit s'inscrit dans le cycle de l'Invisible qui comporte 3 romans incluant la religion. J'ai aimé voir comment l'impact de la Foi a été amené ici, apportant une touche d'espoir à Oscar et à sa Mamie-Rose.
    Oscar et la dame rose est incontestablement un de ces romans qui nous marquent et dont la lecture ne nous laisse pas indemnes, je vous le recommande chaleureusement !
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 17 mai 2012

    "Écrire, c'est rien qu'un mensonge qui enjolive." (p. 9)
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  • Par LiliGalipette, le 17 mai 2012

    Dieu n'est pas le Père Noël. Tu ne peux demander que des choses de l'esprit." (p. 21)
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Marielino, le 03 septembre 2009

    J'ai essayé d'expliquer à mes parents que la vie, c'était un drôle de cadeau. Au départ, on le surestime, ce cadeau: on croit avoir reçu la vie éternelle. Après, on le sous-estime, on le trouve pourri, trop court, on serait presque prêt à le jeter. Enfin, on se rend compte que ce n'était pas un cadeau, mais juste un prêt. Alors on essaie de le mériter. Moi qui ai cent ans, je sais de quoi je parle. Plus on vieillit, plus faut faire preuve de goût pour apprécier la vie. On doit devenir raffiné, artiste. N'importe quel crétin peut jouir de la vie à dix ou à vingt ans, mais à cent, quand on ne peut plus bouger, faut user de son intelligence.
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  • Par oops, le 28 avril 2010

    Si je m'intéresse à ce que pensent les cons, je n'aurai plus de temps pour ce que pensent les gens intelligents.
    Citation de qualité ? (89 votes positifs)
  • Par missmolko1, le 09 décembre 2010

    ça m'a fait un choc quand j'ai vu ta statue, enfin, quand j'ai vu l'état dans lequel tu étais, presque tout nu, tout maigre sur ta croix, avec des blessures partout, le crâne qui saigne sous les épines et la tête qui ne tenait même plus sur le cou. ça m'a fait penser à moi. ça m'a révolté. Si j'étais Dieu, moi, comme toi, je ne me serais pas laissé faire.
    - Mamie-Rose, soyez sérieuse : vous qui êtes catcheuse, vous qui avez été une grande championne, vous n'allez pas faire confiance a ça!
    -Pourquoi Oscar? Accorderais-tu plus de crédit a Dieu si tu voyais un culturiste avec le bifteck ouvragé, le muscle saillant, la peau huilée, la petite coupe courte et le mini-slip avantageux?
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Videos de Eric-Emmanuel Schmitt

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Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt


Mr Ibrahim et les fleurs du Coran d'Eric-Emmanuel Schmitt
Extrait vidéo de la représentation théâtrale








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