ISBN : 2253155373
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 492 notes) Ajouter à mes livres
Le fameux Smoking, no smoking d'Alain Resnais l'a illustré naguère au cinéma, la scientifique "théorie du chaos" déclinée par Lorenz le vérifie tous les jours auprès de l'enchaînement des événements naturels : ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par nanougo44, le 11 décembre 2011

    nanougo44
    Vous avez tous entendu, un jour, parlé de « l'effet papillon », »La Théorie du chaos ». Mais si ! Vous savez... :  « le battement d'aile d'un papillon peut déclencher une tornade à l'autre bout du monde ». Les « si j'avais fait ça... », « si j'étais parti de chez moi 5 minutes plus tôt, j'aurais sûrement été percuté par le camion qui arrivait en face de moi », « si j'avais travaillé plus à l'école au lieu de rêvasser sur les bancs du fond de la classe, j'aurais eut plus de choix » (ou les « si ma tante en avait... » mais ça fait moins poétique et littéraire...)
    On l'a sûrement tous fait un jour, de se demander comment aurait été notre vie si tel ou tel événement s'était passé différemment, si nos choix avaient été différents.
    Voilà donc l'outil de travail de base d'Éric-Emmanuel Schmitt pour ce roman impressionnant et même...dérangeant, par moment.
    Le sujet: Adolph Hitler !
    L'auteur écrit deux histoires en parallèle.
    L'une parlant de l'Adolph Hitler que nous connaissons tous et qui est devenu le tortionnaire inhumain et meurtrier de million d'hommes et de femmes, dont la Shoah reste le fait le plus marquant.
    L'autre, l'histoire d'Adolphe H. reçu à l'examen d'entrée de l'école des Beaux-arts de Vienne qui ne rêve que d'une seule chose devenir un grand peintre célèbre !
    Ce qui est frappant dans le récit c'est que d'un chapitre à l'autre vous sentez Hitler s'enfoncer dans le « côté obscur ». Cet homme rongé par la haine, élevé par un père violent et autoritaire et une mère soumise et emportée par un cancer, dont il était très proche. Un homme à l'esprit faible et perturbé, noir qui s'est facilement laissé entrainer vers le bas et qui a fait de mauvaises rencontres et aux mauvais moments.
    De l'autre, un Adolph H. timide, introverti et non guéri de son complexe d'œdipe, qui va chercher à devenir meilleur en se faisant psychanalyser par... Freud...(passage que j'ai trouvé excellent et une très bonne idée de l'auteur). Lui fera, évidemment, de bonnes rencontres.
    Un Hitler découvrant la Haine, la misère, le mensonge, le dégoût. Un Adolph découvrant l'amour, le désir, le plaisir, la vie. Hitler remercie Dieu de lui avoir fait connaître la Guerre, Adolph H. remercie Dieu de lui avoir fait connaître l'amour.
    Un sentiment de montagnes russes en lisant ce roman. D'un chapitre à l'autre, on descend vers l'Enfer avec Hitler puis on remonte vers la lumière avec Adolph H.
    Je ne vais pas vous dire que je me suis attachée au personnage d'Hitler, comme je me suis attachée au personnage d'Adolph, mais le chemin qui l'a mené vers la déchéance m'est, du coup, plus clair et
    je pense qu'on a tous en nous cette faculté de choisir entre le bien et le mal, entre la facilité de se laisser aller ou le courage de se battre, même dans l'échec, pour devenir meilleur...ou pire.
    Un livre à lire...sans faute.
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    Critique de qualité ? (23 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 25 décembre 2011

    cicou45
    Cela faisait déjà un petit moment que j'avais ce livre sous le coude et j'attendais à chaque fois le bon moment pour le lire mais je ne sais pas si il y a réellement un moment approprié car je savais déjà plus oyu moins à quoi m'attendre et je pense que c'est cela que je redoutais. En effet, Eric-Emmanuel Schmitt retranscrit ici une superbe uchronie de l'histoire mondiale.
    A travers l'histoire de deux hommes qui ne sont en réalité qu'un, Adolf H. et Hitler, l'un étant la part d'umanité qui se trouve en chacun de nous et l'autre, au contraire, son pire ennemi, à savoir un monstre démuni de sentiments et capable des pires choses qui soient sur cette terre.
    Adolf H. est un jeune homme très humain qui a réussi son concours d'entrée à l'école des Beaux-Arts, qui s'épanouit au fur et à mesures autant dans ses relations amicales qu'amoureuses et, plus que tout, apprend l'amour altruiste, en prenant du plaisir à donner du plaisir aux autres. Cet homme va d'ailleurs en payer les frais puisqu'en ayant appris à aimer plus qu'à être aimé, il va également découvrir ce qu'est la souffrance, et notamment la souffrane de perdre un être proche.
    En parallèle de cette histoire, le lecteur découvre celui qu'il croyait connaître au travers des abominables actes qu'il a commis lors de son arrivée à la tête du parti naziste en Allemagne mais il se rend également compte qu'il ignorait une grande partie de sa vie avant qu'il ne devienne cet homme-là. En tous cas, ce fut valable pour moi et je crois que c'est un peu pour cela que je remettais sans cesse à plus tard la lecture de ce livre car l'auteur nous démontre qu'il existe un Hitler enfoui au plus profond de nous, qui est la part la plus obscure de nous-mêmes et que, même si c'est un être que l'on exècre, il est suscepible de remonter à la surface.

    Un roman bsoulument envoûtant et captivant, tantôt effrayant, tantôt attendrissant. L'écriture d'Eric-Emmanuel Schmitt fait parfois peur tellement elle réveille en nous des émotions fortes, soit en nous indignnant, soit en nous démontrant que nous avons rarement raison et que l'erreur peut parfois être dangereuse autant qu'elle peut être instructive. Un roman, certes, mais aussi une magnifique leçon d'histoire, de morale et de philosophie. Une merveille. A lire sans faute !
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    Critique de qualité ? (21 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par fee-tish, le 13 janvier 2012

    fee-tish
    Si les rêves d'artiste peintre d'Adolf Hitler n'avaient pas été avortés par l'Ecole des Beaux-Arts de Vienne, quelle aurait été la vie de cet autrichien et quel aurait été le monde de la première moitié du XXe siècle ? C'est cette question que s'est posée Eric-Emmanuel Schmitt au travers de ce roman.
    Adolf Hitler, Adolf H. Deux personnalités différentes, un seul homme. Dans "La part de l'autre", le livre alterne les paragraphes racontant la vraie histoire d'Hitler, depuis 1908 jusqu'à sa mort, et ceux imaginant la vie qu'aurait été la sienne s'il avait été accepté aux Beaux-Arts.
    Entre roman historique basé sur des documents d'archives et histoire romancé, le lecteur s'ouvre à un sujet tabou : comprendre les horreurs commises par Hitler en essayant de décrypter comment les péripéties de sa jeunesse l'ont conduit à devenir le monstre qui a commis l'un des plus grands génocides du XXe siècle.
    Premier problème de conscience qui survient : oui, le jeune Hitler m'est sympathique. A cette époque, il n'est pas encore le furieux dictateur, simplement un adolescent qui n'accepte pas que l'on nie sa qualité de peintre. Il ne se remet pas en cause, il est seul. Ce qui va le transformer, c'est la Première Guerre mondiale. Il va se révélé à lui-même dans ce conflit puisque l'armée le fait exister et le reconnaît. Et surtout l'échec de l'Allemagne, qui va faire naître son antisémitisme. Eric-Emmanuel Schmitt ne juge pas son personnage. A la fin de l'ouvrage, dans son "Journal" d'écrivain, il raconte qu'il hait Hitler comme la plupart d'entre nous ; mais cela ne se ressent pas dans le récit. Il veut comprendre ; ce qui ne veut pas dire excuser.
    Bien sûr on se sentira plus à l'aise avec Adolf H. Lui aussi a ses travers, mais il cherche à se soigner. Ses relations avec les femmes et la sexualité ne lui semblent pas normales ? Il va consulter le Dr Freud sur les conseils de son médecin de famille. Ce que l'Hitler que l'on connaît ne fera jamais. La vie de ce personnage est plutôt banale mais elle prend tout son sens quand on le replace dans le contexte : cette vie aurait pu être celle d'Adolf Hitler.
    J'ai trouvé ce roman magnifiquement écrit. du début à la fin, il y a du rythme, de la documentation, des recherches sur la psychologie humaine, sur la façon dont une personnalité se forge. Certains passages contitués de phrases courtes rendent le récit presque musical.
    C'est un roman que je conseille vivement car, en plus de nous apprendre des vérités historiques sur la vie d'Hitler que l'on pourrait ignorer, il ne nous laisse pas indemne. On se pose alors une question fondamentale : s'il m'arrivait un évènement X, je pourrais moi aussi laisser émerger "l'autre", cette part de nous qui serait aussi mauvaise que celle d'Hitler. Effrayant oui, mais il est essentiel d'en être conscient.
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    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 29 janvier 2011

    sandrine57
    Le roman raconte deux histoires en parallèle: celle d'Adolf Hitler, d'abord, tel que nous le connaissons et puis celle d'Adolf H., sorte de jumeau du premier mais qui aurait choisi la voie du Bien. Eric-Emmanuel SCHMITT est parti de l'idée que si Hitler n'avait pas échoué au concours d'entrée à l'école des beaux-arts il se serait épanoui dans la peinture, changeant ainsi le cours de sa vie et par conséquent le cours de l'Histoire.
    La partie concernant Hitler est extrêmement bien documentée. On croit tout savoir sur le personnage mais Eric-Emmanuel SCHMITT nous fait découvrir l'intimité d'Hitler, ses psychoses, ses névroses, ses frustrations, ses problèmes sexuels, toutes ses choses qui, accumulées, vont le conduire vers la folie.
    Dans les passages relatant la vie d'Adolf H., il laisse libre cours à son imagination. On fait la connaissance d'un jeune timide, introverti, passionné par son art et surtout conscient de ses problèmes même si il ne sait pas les expliquer. Il va donc se prendre en main et demander de l'aide. Cette vie romancée m'a beaucoup plû. Avec Adolf H., on étudie aux beaux-arts, on flâne dans la vienne d'après-guerre, on vit la vie de bohême à Paris, on aime, on se marie, on fait des enfants et surtout on évite la deuxième guerre mondiale.
    Le propos de SCHMITT est de nous montrer l'ambivalence de l'être humain qui a en lui le Bien et le Mal et qui fait ses choix de vie vers l'un ou vers l'autre. Il insiste sur le fait qu'Hitler est un être humain, qu'il fait partie de l'Humanité et que nous devons tous vivre avec l'idée que notre espèce est capable d'engendrer ce genre de personnalité. Son livre fait réfléchir et surtout laisse songeur quant à tout ce qui aurait pû être -et surtout ne pas être- si Hitler avait trouvé en lui la capacité d'assumer ses échecs.
    Un très beau livre qui marque l'esprit et qui continue à vivre en soi longtemps après que la dernière page se soit tournée.
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    • Livres 4.00/5
    Par Nono19, le 18 décembre 2011

    Nono19
    J'avais envie depuis un petit moment de lire ce livre. Essayer de comprendre Hitler.. C'était un fameux challenge.
    L'histoire commence par l'acceptation d'Adolf à l'Ecole des beaux-arts et le refus d'Hitler à celle-ci. A partir de ce moment, les deux "héros" prendront des chemins différents; le premier s'ouvrant aux autres, et le second s'enfermant sur lui même et sur sa soi-disant supériorité.
    J'ai fini par m'attacher à Adolf, à son amitié avec Neumann et Bernstein, aux femmes de sa vie,.. alors qu'Hitler me dégoutait de plus en plus que ce soit par sa haine, son égo surdimensionné (tous ses échecs étaient toujours la faute des autres, tout pour ne pas se remettre en question!), ou sa façon radicale et simple de penser.
    Oui Hitler était humain, c'est une évidence même si on a tendance à le voir comme un monstre.C'était surtout un humain ayant décidé de choses monstrueuses. Il s'était coupé des autres, des émotions, du sens critique et avait fait de l'Allemagne sa priorité. Mais une Allemagne pure, puissante, qui devait finir par gouverner le monde.
    Adolf,de son côté,a évolué en tant que peintre, amant,... Il connut l'amour, le deuil, la réussite, les fins de mois difficiles, l'amitié, la trahison, ... Ce qui en fait une personne comme tout le monde finalement.
    Les passages où Adolf fait une thérapie avec Freud sont intéressants à lire quoique trop courts. Je pense qu'en réalité, cette thérapie aurait pris bien plus de temps.
    Ce que je cherchais aussi à comprendre, c'est comment et pourquoi la population allemande a fini par suivre Hitler et ses idées.
    Et la réponse m'a parue évidente. A cette époque,la population allemande connaissait une crise économique et une montée de l'extrème droite.Hitler avec ses solutions simples, son ardeur charismatique et ses promesses d'un avenir brillant, les convaiquit de voter pour lui.
    Les Allemands se retrouvèrent avec un dirigeant mégalomane, antisémite, partisan du proverbe "la fin justifie les moyens", égocentrique mais persuadé de faire ce qu'il fallait,...
    La population ne se doutait pas qu'il irait jusqu'à provoquer une guerre mondiale. Et encore moins qu'il ordonnerait la déportation et l'extérmination de millions de personnes.
    Ce qui fait peur en refermant ce livre, c'est qu'on se rend encore plus compte que des horreurs pareilles se produisent toujours dans certains pays et que nous ne sommes pas à l'abri. La haine de l'autre, les préjugés, la vengeance font partie de nous et si nous ne prenons pas un peu de recul et que nous ne réfléchissons pas, nous pourrions aussi être capable d'atrocités.
    Car Hitler était avant tout un être humain.


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Citations et extraits

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  • Par mimienco, le 26 juin 2009

    Quelques citations importantes à mon sens et qui résument bien mieux mon propos, tirées du journal de l'auteur dans lequel il explique sa démarche et les difficultés auxquelles il a été confronté:

    " L'erreur que l'on commet avec Hitler vient de ce qu'on le prend pour un individu exceptionnel, un monstre hors norme, un barbare sans équivalent. Or c'est un être banal. Banal comme le mal. Banal comme toi et moi. Ce pourrait être toi, ce pourrait être moi. Qui sait d'ailleurs si, demain, ce ne sera pas toi ou moi? Qui peut se croire définitivement à l'abri? A l'abri d'un raisonnement faux, du simplisme, de l'entêtement ou du mal infligé au nom de ce qu'on croit le bien? [...] Tel est le piège définitif des bonnes intentions. Bien sûr, Hitler s'est conduit comme un salaud et a autorisé des millions de gens à se comporter en salauds, bien sûr, il demeure un criminel impardonnable, bien sûr je le hais, je le vomis, je l'exècre, mais je ne peux pas l'expulser de l'humanité. Si c'est un homme, c'est mon prochain, pas mon lointain. "p477 - 478

    "Hitler est à la fois à l'extérieur et à l'intérieur de moi. A l'extérieur dans un passé accompli, dont il ne reste que des cendres et des témoignages. A l'intérieur, car c'est un homme, un de mes possibles, et je dois pouvoir l'appréhender."p479

    " Réduire Hitler à sa scélératesse, c'est réduire un homme à l'une de ses dimensions. C'est lui faire le procès qu'il fit lui même aux Juifs. Noircir l'autre pour se blanchir: la pensée même d'Hitler. Et la pensée des gens qui parlent d'Hitler. Blanchir l'humanité en en excluant Hitler. Comme si l'humanité n'était pas spécifiquement humaine. "p500

    " Décidément, plus j'avance, plus je découvre que tous les discours sont mus par cette même invisible idée: Hitler est l'autre.
    Mon livre sera un piège tendu à cette idée. En montrant qu'Hitler aurait pu devenir autre qu'il ne fut, je ferai sentir à chaque lecteur qu'il pourrait devenir Hitler." p482

    "Après l'expérience de ce livre,
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  • Par piwijs, le 15 juin 2008

    Page 210 
    « L’homme et la femme ne s’aimeront jamais aussi authentiquement que deux amis parce que leur relation est pourrie par la séduction. Ils jouent un rôle. Pire, ils cherchent chacun le beau rôle. Théâtre. Comédie. Mensonge. Il n’y a pas de sécurité en amour car chacun pense qu’il doit dissimuler, qu’il ne peut être aimé tel qu’il est. Apparence. Fausse façade. Un grand amour, c’est un message réussi et constamment renouvelé. Une amitié, c’est une vérité qui s’impose. L’amitié est nue, l’amour fardé. »

    Page 266
    « Il n’était donc pas fou. Elle éprouvait bien ce qu’il éprouvait. Ou alors ils étaient tous deux gagnés par la même folie. Dans ce cas, cette folie devenait la norme et peu importait ce que les autres pensaient !
    Il tendit ses paumes ouvertes au-dessus de la table. Les petites mains vinrent s’y placer naturellement. Tout s’ajustait. Les doigts la recouvraient jusqu’aux poignets dodus. Il pressentit ce qu’allait être leur entente au lit… »

    Page 287
    « Peindre des œuvres qu’il n’apprécie pas forcément, c’est là le lot de tout peintre. Un artiste aime faire ce qu’il fait, et non pas l’avoir fait. Acteur plutôt que spectateur, il n’est pas désigné pour jouir du résultat. Il est rare qu’un chanteur aime sa voix, impossible qu’un écrivain lise son livre, l’essentiel restant que le premier aime chanter et le second écrire. »

    Page 294
    « Il avait décidé d’apprendre la patience. Y a-t-il effort plus violent pour un impatient que de s’astreindre à la patience ? »

    Page 315
    « Ce n’est pas tout le savoir-faire. Encore faut-il le faire savoir. »

    Page 364
    « Heureux ? Quelle drôle d’idée ! Est-ce que le soleil est heureux ? »

    Page 348
    « D’abord il se fait désirer.
    Il donne un rendez-vous. Toujours loin dans le temps. Toujours incertain. Car, pour se rendre précieux, il a fait courir la rumeur que ses nombreuses responsabilités le contraignent parfois d’annuler. C’est faux mais qui le sait ? Du coup, ce n’est plus Hitler qui attend la foule ma
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  • Par Matimima, le 07 décembre 2008

    Qu'est-ce qu'un monstre ? Un homme qui fait le mal à répétition.
    A-t-il conscience de faire le mal ? Non, la plupart du temps. Parfois oui, mais cette conscience ne le change pas. Car le monstre se justifie à ses yeux en se disant qu'il n'a jamais souhaité la mal. C'est juste un accident de parcours.
    Alors que tant de mal se fait sur cette planète, personne n'aspire au mal. Nul n'est méchant volontairement, même le plus grand rompeur de promesses, le pire des assassins ou le dictateur le plus sanguinaire. Chacun croit agir bien, en tout cas en fonction de ce qu'il appelle le bien, et si ce bien s'avère ne pas être le bien des autres, s'il provoque douleur, chagrin et ruine, c'est par voie de conséquance, cela n'a pas été voulu. Tous les salauds ont les mains propres.
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  • Par cicou45, le 22 décembre 2011

    "A vingt ans, tout est songe, suspendu dans les nuages. A quarante ans, une partie de nos rêves est devenue la matière de nos vies. On a peint, on a produit, on a eu le temps de se tromper et de se reprendre, on a eu le loisir de repousser ses limites. A quarante ans, la technique a fini par être acquise et l'énergie demeure intacte : on sait enfin et l'on peut encore."
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  • Par cicou45, le 21 décembre 2011

    "Il n'y a pas de sécurité en amour car chacun pense qu'il doit dissimuler, qu'il ne peut être aimé tel qu'il est. Apparence. Fausse façade. Un grand amour, c'est un mensonge réussi et constamment renouvelé. Une amitié, c'est une vérité qui s'impose. L'amitié est nue, l'amour fardé."
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Eric Emmanuel Schmitt - La femme au miroir .
La parole des auteurs vous présente le roman de Eric Emmanuel Schmitt "La femme au miroir" (éditions Albin Michel).Anne vit à Bruges au temps de la Renaissance, Hanna dans la Vienne impériale du début du siècle, Anny Lee à Los Angeles de nos jours. Trois destins, trois aventures singulières, trois femmes infiniment proches tant elles se ressemblent par leur sentiment de différence et leur volonté d'échapper à l'image d'elles-mêmes que leur tend le miroir de leur époque. Tout les éloigne de ce que la société, leur entourage, les hommes ont décidé à leur place. Également insoumises et rebelles, laquelle trouvera, et au prix de quels combats, sa vérité et sa liberté ? Or, de manière inattendue et par une suite de hasards objectifs ménagés par l'auteur avec une habileté extrême, ces femmes vont devenir, par delà le temps, les héroïnes d'un seul et même roman. Cette interview vous a plu ? Retrouvez les interviews de vos auteurs préférés sur notre chaîne Dailymotion et sur le site de la Communauté Orange du Livre www.orange.fr/prixorangedulivre








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