ISBN : 2020925990
Éditeur : Editions du Seuil
(2007)
Note moyenne : 3.29/5 (sur 17 notes)
Pourquoi les manchots n'ont pas froid aux pieds ? : Et 111 autres questions stupides et passionnantes4Ajouter à mes livres
Les lecteurs de Mais qui mange les guêpes ? connaissent les vertus de la rubrique " Le dernier mot " du magazine anglais New Scientist : partir de la question la plus " bête " possible - Pourquoi le fromage fondu fait-il des fils ? Suis-je en train de respirer une des m... > voir plus
Je ne m'attendais absolument pas a aimer a ce point ce livre. J'ai toujours été plutôt littéraire que scientifique mais cet ouvrage répond, à bien des questions que l'on a tous pu se poser un jour, de manière simple et abordable pour tous. Une bonne manière d'apprendre en s'amusant.
A l'instar de l'auteur de Pourquoi les manchots n'ont pas froid aux pieds ? je me pose moi aussi des questions d'ordre scientifique. Par exemple, pourquoi a-t-on tendance à sortir de la bouche le bout de la langue lorsque l'on fait quelque chose de difficile ? le frein de la langue serait-il mystérieusement relié à un nerf de la concentration ? De la même façon, pourquoi les filles ouvrent-elles la bouche lorsque elles se maquillent ? Il paraît aussi que chaque fois que nous inspirons de l'air, nous avalons des atomes expirés par nos ancêtres. Je peux à présent mettre un nom sur cette sensation bizarre que j'ai parfois dans la bouche : c'est le goût d'une vieille molécule appartenant à un indigent cholérique vivant au Moyen-âge ! L'atome est d'ailleurs l'une des rares choses dont on suppose qu'elles soient immortelles; Se pose aussi le problème du lavabo qui se vide de son eau : pourquoi celle-ci tourne-t-elle dans un sens et pas dans l'autre ? Que se passe-t-il quand l'évier est rectangulaire ou carré ? De la même façon, couper la queue d'un lézard n'est-t-il pas cruel quand on sait qu'il lui faudra fournir d'énormes efforts pour remembrer sa queue (contrairement au mâle humain) ? Dans la même veine, il est fou de croire qu'un chat retombe systématiquement sur ses pâtes, quelle que soit la hauteur de laquelle il tombe. Très sérieusement, des scientifiques ont constaté qu'on assiste à la mort du chat volant à partir et en dessous du septième étage. Au-dessus de ce seuil fatal, l'animal a le temps de se détendre, d'analyser la situation, d'ouvrir ses pâtes, de gonfler ses poils et d'atterrir en douceur ; un peu comme dans les dessins animés de Tom et Jerry. On peut compliquer les choses en attachant une biscotte beurrée sur le dos du chat, face vers le ciel : celui-ci va-t-il tomber sur la colonne vertébrale, même si je le jette du onzième étage ?
Le principe est le suivant : les lecteurs du magazine scientifique anglais "the new scientist" posent des questions, d'autres lecteurs y répondent - avec une précision parfois très mathématique, avec complémentarité, avec fantaisie, voire même sous forme de poème ! Ces questions ont parfois l'air idiotes, mais elles ont l'art de titiller notre curiosité.
Une chose qui m'a bien amusée, entre autres : la presque polémique engendrée par une question concernant le thé. Il s'agit bien d'un magazine britannique !
Recueil de questions en apparences farfelues, mais aux réponses sérieuses apportées par les lecteurs de la revue scientifique « New scientist ». Une grande variété de sujets est abordée, par exemple : Pourquoi ne peut-on se chatouiller soi-même ? Pourquoi les miroirs inversent-il la gauche et la droite mais pas le haut et le bas ? Une façon humoristique d'amener la science à être lue par le plus grand nombre.
Question : Les oiseaux de ma région se nourrissent de petits insectes noirs. Comment se fait-il alors qu'ils se soulagent sur moi en larguant à haute altitude une matière blanche ?
[...}
Les oiseaux se débarrassent de leur urine à haute altitude car il est trop facile de ne pas rater sa cible à une altitude plus basse. Et leur déjection est blanche de façon qu'ils puissent voir, de là-haut, qui ils ont touché.