Le livre fondateur du mouvement éponyme. Avant il y avait les réformistes (ceux qui militent pour un meilleur traitement des animaux, plus humain, etc, mais pas pour la fin de l'exploitation animale), avec Singer voilà les abolitionnistes. Ceux qui veulent fiche la paix, *intégralement*, aux animaux. Un truc d'alien, en somme. L'homme relate les débuts de son combat, les incompréhensions totales, puis les visites de laboratoires, les vérités hurlantes ; et voilà que non content de militer pour les bêtes, il philosophe, et pas qu'un peu. Singer pose donc, avec ce livre qui est la bible des abolitionnistes, les fondements philosophiques de l'anti-spécisme, qu'il définit en miroir avec l'anti-racisme ou l'anti-sexisme. C'est une position radicale (on sait sur cette Clef l'attachement très positif relié à l'étymologie de ce mot), qui ne peut qu'aller vers le véganisme, qui a le toupet d'être cohérente, logique, et donc qui énerve tout le monde. Parce que, d'une cela remet salement en question la définition de l'humain – et Singer n'élude pas cette question-là – et de deux, cela emmerde à un point inimaginable les tenants de l'économie néolibérale. Au point que Singer est ciblé comme une des personnalités américaines les plus dangereuses pour la patrie.
Je dois dire que depuis à peu près un an, je tente en vain de terminer cet ouvrage. Non pas que je ne sois convaincue – au contraire, on l'aura compris – mais à cause de l'horreur pure des expériences décrites sur les animaux. Je n'y arrive pas.
Mais je continue de parler du livre et de me pencher sur ses aspects théoriques, parce que cela me semble un vrai pilier de la présente question.
Le reste de ma bibliographie thématique sur ma Clef...
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