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ISBN : 2879297869
Éditeur : Editions de l'Olivier (2011)


Note moyenne : 2.77/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

« Les mots s’ajoutaient aux mots. Les dossiers s’entassaient. Les hommes défilaient sans fin. On ne distinguait plus leur visage ou leur corps. Ensemble comme un gigantesque amas obscur ils nous mettaient mal à l’aise. Ils é... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par ATOS, le 25 avril 2012

    ATOS
    «Assommons les pauvres!» de Shumona Sinha aux Editions de l'Olivier est un roman sans concession.
    La narratrice de cette histoire, nous dit son histoire, sa descente aux enfers, le quotidien de la misère.
    La misère qui se déverse par vague successive. Un tsunami humain :« les contes des peuples migrateurs».
    Traductrice dans un centre de demande d'asile, elle va prendre de plein fouet cette réalité rugissante: «Ils étaient le revers de la broderie, ils étaient le dos noir des poêles trop usés, ils étaient la face cachée de la mascarade. Les officiers les interrogeaient, ils répondaient, je traduisais, je faisais le trait d'union entre eux. ».
    Mais le trait d'union doit s'imposer l'espace. La promiscuité de l'universalité de ces destins scarifiés va peu à peu mettre la narratrice face à sa propre histoire.
    «Assommons les pauvres» c'est briser le miroir. Détruire une image insupportable puisqu'en l'autre il y toujours une partie de soi.
    Elle tente elle même d'entrer dans le brouillard. s'enivrant d'histoires sans lendemain - «Je m'annule chaque fois que je vais à la rencontre des hommes de cette ville» -, se raccrochant à l'illusoire passion pour le visage d'une femme: Lucia .
    Les mythes et les légendes naissent de l'esprit des Dieux, les humains n'ont que leur âme.
    Dans ce magma boueux d'infortune, chacun est là pour sauver sa peau.
    Un état d'urgence perpétuel. Et à ce jeu le mensonge s'installe, se répand, s'accroît comme une moisissure.
    Le système dépassé par la force de cette vague essaie de conserver un semblant de légitimité. Tous, officiers, juges, avocats, traducteurs, demandeurs d'asile connaissent la distribution des rôles.
    Mais il ne s'agit que d'une mise en scène dans un théâtre de chimères.
    Existe t il un mètre étalon de la souffrance, de la désespérance?
    Leur degré de souffrance, leur degré de désir de survie doivent être audibles pour notre monde. Notre compassion ne pourra se concevoir qu'en étant passer par le laminoir
    de la conversion.
    Il faut convertir sa douleur, la renier ,se soumettre à d'autres mots de prière, pour espérer survivre. C'est l'inquisition de la misère.
    Alors tous jouent le jeu, essaient de trouver la meilleure réplique, le ton le plus juste.- Puisque tu ne pourras jamais comprendre - Inventons une histoire qui tiendra la route, toutes les routes.
    La peur engendre toujours la violence. Mais ici la peur n'existe pas.
    La narratrice n'a pas peur de l'Autre, cet Autre errant qu'elle connaît dans sa propre chair puisqu'elle ne cesse ne se reconnaître en lui: peau, parfum, souvenirs, langue maternelle. Ce qui va la pousser à cet acte violent c'est le mensonge. C'est le refus d'une complicité malodorante. «Je suis un narcopirate»
    Lever la main sur un homme pauvre, acte subversif, geste tabou.
    Briser le miroir pour émerger du cauchemar. le geste poussé au paroxysme de la douleur, Elle tend la main, non pas par compassion , mais par révolte.
    Elle assomme la chimère et intime ainsi l'ordre à cet homme de reprendre un visage humain.
    L'écriture de Shumona Sinha est introspective, directe, honnête,fluide.
    Une très intense lecture.
    Un livre pour voir le monde comme il se décline.
    Astrid SHRIQUI GARAIN
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    • Livres 2.00/5
    Par sylvaine, le 17 juin 2012

    sylvaine
    Elle est interprète auprès des bureaux d'acceuil, des tribunaux, afin que ces réfugiés puissent bénéficier de ce droit d'asile politique qui leur ouvre beaucoup de portes.
    On suppose qu'elle vient comme l'auteure de l'Inde, Bengale sûrement.
    Nous la voyons écartelée entre cette culture, ce pays qu'elle a fui, charmée par la langue de tous les possibles le français .Elle est venue, a étudié, s'est acclimatée mais jusqu'à quel point ?
    Le désespoir la prend au vol, doit-elle ou non aider ses compatriotes à obtenir ce droit d'asile politique quitte à mentir aux autorités françaises. ?
    Après avoir fracassé la tête d'un compatriote avec une bouteille de vin, elle se retrouve dans un commissariat, en cellule, obligée de répondre à des questions sans fin.
    Un auto interrogatoire, une mise à nue de cette femme sont le thème central de ce roman.
    J'avoue n'être absolument pas entrée dans cette histoire .Je l'ai lu de façon mécanique, Je suis restée extérieure à ce drame que vivent chaque jour des centaines de personnes à la merci du bon interprète, qui acceptera ou pas de transgresser sa traduction afin de faire passer le dossier cela m'a laissée de marbre. J'ai eu l'impression que la narration partait dans tous les sens. Dommage. Une grande déception pour moi, un sujet brûlant qui n'a pas su me faire ne serait-ce que frémir !!!!
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    • Livres 2.00/5
    Par 100choses, le 18 juillet 2011

    100choses
    Voici le premier titre que je chronique dans le cadre de l'opération Rentrée littéraire, organisée par Libfly et le Furet du Nord. Merci à eux pour cette chouette aventure. Merci également aux Editions de l'Olivier. Vous pourrez vous procurer ce titre en librairie dès le 25 août prochain.
    Tout comme Meli en faisait la remarque, je ne sais pas comment les divers titres ont été attribués, mais j'avoue avoir tout de suite trouvé que le hasard ( ?) avait plutôt bien fait les choses en m'octroyant un ouvrage reprenant le titre d'un poème de Baudelaire ♥. Poème que vous pouvez d'ailleurs lire ici et qu'il est intéressant de connaitre avant de découvrir ce roman. Mais trève de bavardage, passons à mon avis sur l'ouvrage.
    Je dois dire que j'ai d'abord eu énormément de mal à réellement entrer dans le récit. On nage dans une suite assez floue de souvenirs et évocations diverses, qui ne nous permettent d'abord pas de cerner la narratrice. Difficile en effet de savoir qui elle est vraiment et pourquoi elle se livre ainsi par touches désordonnées. Mais petit à petit, j'ai fini par m'intéresser à son histoire, ses interrogations, à défaut de vraiment réussir à m'attacher à elle. Elle n'évoque avec nous que des bribes de son passé, des ses sentiments, comme ils lui reviennent en mémoire. C'est alors au lecteur d'agencer petit à petit, au fil des pages, tout cela, pour mieux la comprendre. C'est d'ailleurs uniquement dans le dernier chapitre que l'on découvre pourquoi, comment elle se retrouve dans ce poste de police. Et malgré cela, elle reste un personnage assez mystérieux qui m'a laissé l'impression frustrante de disparaitre avant que je n'ai pu réellement la cerner.
    Elle s'efface donc, n'existant à travers ces pages, que pour son travail de traductrice. On découvre un tourbillon de personnages anonymes et d'histoires délavées tant elles ont été racontées dans l'espoir qu'elles permettraient l'obtention d'un titre de séjour. J'ai beaucoup aimé cette galerie de portraits furtifs mais souvent émouvants. En être réduit à acheter une telle histoire pour plaider sa cause, n'est-il pas plus sordide que ce récit adopté ?
    En revanche, le style m'a semblé bien souvent lourd, parfois répétitif (cette histoire de bureaux semi-opaques m'a assez vite tapée sur le système !), parfois trop travaillé au point d'en être pompeux. Toutes ces fioritures m'ont trop souvent détachée de la teneur du texte, au point que j'étais obligée de relire certaines phrases pour en retrouver l'essence. J'aurais aimé un style plus froid et direct, plus percutant. Comme ces gens qui ayant tant souffert, finissent par vous raconter leur histoire avec un certain détachement dans la voix, pour ne plus être atteint. Ou alors, plus de cynisme. Mais en tous cas pas cette impression d'être ballottée au fil des pages.
    De même, je n'ai pas pu m'empêcher de pousser quelques soupirs d'agacement à la lecture des scènes et allusions sexuelles. Cela n'apporte ici strictement rien au récit (du moins selon moi), et comme Matilda, l'exprimait il y a quelques temps, j'ai l'impression que c'est une espèce de norme, d'ingrédient phare que les auteurs contemporains se croient obligés d'intégrer à leur œuvre pour paraitre libérés, indépendants, pas coincés. C'est crispant!
    Au final, je me rends compte que j'ai beaucoup de mal à parler de cet ouvrage. C'est sans contexte une lecture qui m'a marquée, mais que je n'ai pourtant pas particulièrement aimée. Je reste sur une impression d'inachevé…Trop de choses restent dans le flou à mon goût. Même après plusieurs jours, j'ai l'impression de n'avoir toujours pas fini ma lecture. Etrange…

    Lien : http://leboudoirdemeloe.co.uk/2011/06/19/sinha-shumona-assommons-les..
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  • Par ManouParis, le 20 février 2013

    ManouParis
    Dans Assomons les pauvres! l'héroine est traductrice à l'organisme en charge des demandes d'asile politique. Chaque requérant (celui qui dépose la demande) a droit à un interprète du même pays que lui, qui pourra traduire toutes les subtilités de sa langue natale, les hésitations, les bafouillements, et surtout, déceler d'éventuels mensonges qui serviraient à obtenir le fameux statut tant convoité. L'interprète fait donc office de lien direct entre celui qui demande, et celui qui décide.
    Frustrée par l'écoute de milliers de discours ressemblants, aux tonalités toujours plus farfelues, notre narratrice passe un jour de l'autre côté de la ligne, et fracasse une bouteille de vin rouge sur le crâne d'un de ses compatriotes dans le RER. C'est à l'occasion de sa garde à vue et de ses entretiens avec Monsieur K, le policier en charge de l'interroger, qu'elle nous livre des éléments de sa vie, et comment elle en est arrivée à "l'incident". Malheureusement, le livre se terminera sans que j'ai le sentiment d'avoir compris son geste...
    J'ai été charmée au début de ma lecture par la musicalité des phrases, la poésie qui se dégage du texte de Shumona Sinha (auteur d'anthologies de poésie française et bengalie). Mais passées les premières pages, son personnage m'est apparu de plus en plus antipathique. Je me demandais ce que l'écrivain, derrière la narratrice, essayait de nous faire comprendre. Je ne tournerais pas autour du pot: j'ai été choquée qu'elle dénonce, page après page, les mensonges des requérants qui tentent le tout pour le tout. J'ai été choquée car, quand bien même cela serait une réalité, et ces hommes dupés, instrumentalisés par des passeurs qui leurs vendent de l'esclavage programmé en France avec l'histoire tragique de leur arrivée (et parfois de fausses preuves des pressions politiques qu'ils auraient subi), je ne trouve pas que nous soyions dans un pays assez uniformément droit-de-l'hommiste pour pouvoir écrire des choses pareilles en 2012, sans donner par ce biais du grain à moudre aux extrêmes de tous bords.
    Dénoncer le fait que ces hommes sont contraints de mentir parce que l'argument de la misère ne suffit pas, pourquoi pas (il aurait même été intéressant que ce soit le sujet principal du roman). Mais ce que j'ai plutôt constaté, c'est à quel point ce personnage méprise les autres immigrés. D'ailleurs Monsieur K lui demande: " Vous voulez dire que vous êtes capable de haïr ceux qui ne peuvent pas atteindre votre niveau intellectuel? Ceux qui sont restés au bas de l'échelle?". Ce à quoi elle répond quelques pages plus loin: " A mes yeux la misère ne justifiait pas leur maladresse et leurs mensonges, leur agressivité et leur mesquinerie." Bien sûr que la misère ne justifie pas tout. Mais ces torts qu'elle attribue de manière spécifique aux immigrés, ne sont-ils pas des défauts d'humains, d'où qu'ils viennent, et quelque soient leurs parcours, qu'ils soient migrants ou non? Elle est la traitre à leurs yeux, et je n'ai pu m'empêcher de la juger pareillement. J'aurais aimé qu'elle dénonce le système, pas les hommes. Ces hommes contraints de pleurer, de se ridiculiser en prétendant être d'une religion au lieu d'une autre, d'un parti A ou B. Juste parce qu'ils ne peuvent pas dire: je n'ai pas d'autres raisons valables à part celle d'avoir voulu fuir mon pays.
    Alors tant pis, peut-être vais-je vous paraitre consensuelle, ou démagogique. Mais le postulat de Shumona Sinha (congédiée au lendemain de la parution du livre par l'Ofra, où elle travaillait comme traductrice et dont elle s'inspire) , cette prétendue rebellion donc m'est apparue comme de la suffisance, de la froideur. C'est aussi le risque de tendre la perche à tous ceux qui contredisent le droit d'asile. Peut-être n'étais-ce pas l'intention de l'écrivain, mais ce fut mon ressenti de lectrice. Un ressenti aux relents acides, parce que la soi-disant "vérité" qu'elle défend est moins importante à mes yeux que la souffrance d'un homme luttant pour sa survie.
    http://manoulivres.canalblog.com/archives/2013/01/24/26236898.html

    Lien : http://manoulivres.canalblog.com
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    • Livres 2.00/5
    Par Mahia, le 27 août 2012

    Mahia

    Les mots de Shumona Sinha sont des marionnettistes : ils ont des mains qui nous empoignent et nous entraînent…
    « Assommons les pauvres » (titre emprunté à un poème de Baudelaire) parle d'une femme que la violence du monde contamine peu à peu.
    C'est le deuxième roman de Shumona Sinha, Prix du meilleur jeune poète du Bengale, par ailleurs co-auteur avec Lionel Ray de plusieurs anthologies de poésie française et bengalie :
    « J'ai traduit une soixantaine d'auteurs français contemporains en bengali, c'est ainsi que j'ai été introduite dans le milieu littéraire parisien. Mais j'écris depuis mon enfance quand j'ai commencé à lire en Inde. C'est là-bas que j'ai étudié la langue française.»
    Comment peut-on écrire spontanément dans une langue qui n'est pas née avec soi, en soi ? Elle répond : «Ma patrie, c'est la langue française. Si la langue bengalie est ma racine, le français est mon aile.»
    Et elle nous envole.
    Shumona Sinha qui vit à Paris depuis dix ans, est née à Calcutta en 1973. L'esprit vif, curieuse, férocement intelligente, elle décortique les émotions en dénaturant nos habitudes : « Je contemple de loin avec envie mon pays qui passe toutes ces années sans moi. » (p51)
    Elle en parle :
    « En écrivant ce roman, je ne savais pas où j'allais, j'écrivais des phrases. Puis j'ai dû me freiner, prendre garde à ne pas me laisser entraîner par les mots, à les mettre en ordre. Les images me viennent naturellement. Quand je parle, quand je pense, j'associe, je rapproche, c'est mon quotidien qui me nourrit. »
    Ce livre est une brûlure qui dérange. On n'entre pas dans l'écriture de Shumona Sinha comme dans un moulin ! Il faut des clés. Se laisser apprivoiser par son style, sous peine de passer à côté de ces petits chefs d'œuvres qu'elle nous donne à lire (on se souvient de son premier roman « Fenêtre sur l'abîme » aux Ed. La différence dans lequel déjà, elle faisait vibrer la peau des mots, une expression à elle).
    « Pour Assommons les pauvres, dit-elle, je sais que beaucoup de gens auraient préféré que je raconte cette histoire de manière froide, avec des faits. Or mon écriture n'est pas froide, au contraire. J'écris en français, mais je ne serai jamais une romancière française. »
    Car Shumona, c'est avant tout une femme poète, une fileuse qui joue avec la « peau des mots ». Elle sait enduire ses images de sa sensuelle beauté même quand elle évoque la crasse et la misère qui vont de pair dans l'imaginaire des nantis. Il est nécessaire d'imaginer les pauvres sales et répugnants afin de s'en tenir le plus éloignés possibles et ainsi se préserver une conscience « à la compassion désagréable » :
    « Quand je dis « pauvre », je pense à la misère sociale et intellectuelle liées à l'immigration mal choisie. Parce que les immigrés croient qu'ils vont trouver une vie meilleure ici, - « le nord du rêve » - alors que ce n'est pas le cas La narratrice de ce livre est interprète auprès de ces demandeurs d'asile. Elle les écoute réciter leur leçon dans l'espoir d'obtenir un statut de réfugié. Ils deviennent un amas, indistincts les uns des autres. Jusqu'au jour où elle frappe l'un d'eux. C'est le point de départ du texte… Quand j'entends des touristes dire que l'Inde les a transformés, que c'était merveilleux parce que les gens sont heureux même s'ils vivent dans la boue, sans électricité, ça me révolte. Parce que, non, ce n'est pas merveilleux des gens qui vivent dans la boue. »
    Alors, elle interroge : «Qui peut revenir en arrière, remonter la pente, redevenir homme après avoir avalé des ordures en se bagarrant avec les chiens ? » (p 48)
    La sobriété de son écriture réinventée, son regard neuf sur les mots et en même temps, la richesse des images suggérées ou accentuées, nettes, abruptes même : « J'aimais voir ma peau érafler leur peau comme un crayon noir sur un papier blanc » (p 88) … « Les mots arrachés comme on vide le ventre d'un poisson » (p 92-93)
    Et puis les odeurs des mots… « La pièce sent le cumin et le lait brûlé » (p 62)
    C'est vrai, Shumona Sinha joue avec les mots comme avec des fruits, les soupesant, les assemblant, les enfilant en perles vivantes. Elle s'en approche différemment : entre ses doigts, ils prennent des tournures inquiétantes, des personnalités insolites, formant des phrases articulées, vivantes, libres. Et cela se traduit pour le lecteur lambda, par des émotions neuves, inédites. Shumona Sinha provoque un regard autre.
    Une écriture arc-en-ciel, où les mots sont en couleur, des couleurs violentes qui saignent sur ses pages. le livre se lit avidement. Et nous laisse défaits !

    Lien : http://nananews.fr/fr/munitions-litteraires/2044-assommons-les-pauvr..
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Critiques presse (3)


  • LeMonde , le 16 septembre 2011
    Sinha ici cherche moins la description sociale que la typologie d'un enfer, celui d'une fraternité haineuse, unissant sur un même territoire en déréliction l'interprète et les interprétés, la voyageuse volontaire et les déplacés, celle qui a voulu s'envoler et ceux qui, de par leur seule présence, la tirent vers le bas.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Telerama , le 14 septembre 2011
    Assommons les pauvres !, titre emprunté à Baudelaire, est un livre poignant, d'une rudesse infinie sur l'exil, la société et ses miroirs, la mémoire lacérée.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Bibliobs , le 14 septembre 2011
    Un roman ambigu comme les sentiments de la narratrice, un roman où les immigrés ne sont ni des bons ni des méchants, mais de pauvres hères qui n’ont pas le droit de dire qu’ils fuient simplement la misère.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par Altona, le 29 décembre 2011

    Une femme en exil, si loin d'elle-même qu'elle ne reconnaît plus les siens. Son dévouement pour son pays d'accueil est suspect par son excès. Son amour pour l'un n'est au fond que la haine de l'autre. Elle prend dans ses bras ceux qu'elle connaît le moins et repousse son peuple pour éviter de se voir en face, pour mieux s'éloigner d'elle-même. Tout se transforme, se complique, traverse les tuyaux tordus d'un alambic qu'elle a au fond d'elle, et le crachat est effrayant.
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Tropismes - Véronique Kanor, 'Combien de solitudes' - [26/01/2014] .
Retrouvez Tropismes tous les dimanches à 11h00 sur France Ô. Les invités : Véronique Kanor, Shumona Sinha. Suivez les chroniques littéraires sur Culture Box : http://bit.ly/16dDg5M. Julien Delmaire, Véronique Kanor








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