AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2267023806
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (2012)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.16/5 (sur 118 notes)
Résumé :

Livre audio, lu par Louis Arène

« Je n'ai jamais été bavard de mon vivant. Maintenant que je suis dans un cercueil, j'ai toute latitude de soliloquer. Depuis que le couvercle s'est refermé sur moi, je n'ai qu'une envie : me justifier, définir mon rôle dans les événements survenus, donner quelques clés pour comprendre les tenants et les aboutissants de ce qui n'est qu'un fait divers. Je n'ai pas un penchant au regret, mais il me faut faire mon ... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
lauredanse
lauredanse12 mars 2013
  • Livres 3.00/5
Avant tout, je souhaite remercier Babelio pour leur confiance dans le cadre de l'opération Masse critique, ainsi que les Editions Thélème pour l'envoi de ce livre audio.
Ce livre est découpé en quatre parties, Au coeur de la nuit, Aube, Midi et Crépuscule. Dans chacune des parties interviennent tour à tour Van, Lou, Ulma et Laure. Un roman polyphonique a quatre voix, où l'un nous parle d'outre-tombe, l'une nous fait sa confession, l'autre simule une discussion avec son psychologue, et la dernière se confie à son journal, le tout en soliloques. L'auteure adapte son écriture à la façon de parler de chacun des intervenants, ce qui apporte de la nuance et du relief.
C'est van qui débute ce récit et tout de suite nous apprenons qu'il est mort (début original !). Il est vietnamien et est parti en France, sa mère se sacrifiant pour lui ne voulant pas qu'il évolue dans un pays en guerre, vivant désormais seule dans la misère. Il a donc échappé aux boat people et à tout ce qui compose une guerre. Son père, lui, était parti rallier le Parti d'Hô Chi Minh lorsque van était encore tout petit. A Paris, fin lettré, il est devenu correcteur, bercé depuis toujours par la passion de sa mère francophile, elle était interprète au consulat de France. Il profitera de ce soliloque pour nous parler de son passé, de qui il est, de comment il a évolué, de ses regrets, de sa femme Lou et de leurs rapports, de sa fille Laure et leur relation parfois conflictuelle, ainsi que d'Ulma… sa maîtresse. Lou, Laure et Ulma en feront de même.
On apprendra alors que Lou a eu une enfance un peu difficile avec des frères qui ne cessaient de lui faire porter le chapeau, une mère dure avec elle et un père aimant mais qui n'avait pas trop son mot à dire. Lou est une femme un peu coincée, qui aime son mari et sachant très bien qu'il joue au Don Juan, mais là où le bât blesse, c'est qu'il n'avait jamais été jusqu'à avoir une maîtresse. Tout a changé quand Ulma est entré dans leur vie, tout a basculé, « il me réduisait à un rôle décoratif« . Bien que leur mariage n'était pas parfait, ils avaient appris à vivre ensemble, pour Laure, et c'était bien ainsi. Elle est devenue d'une grande jalousie, et en a perdu pied.
Ulma est l'opposé de Lou, pour tout, passionnée de littérature, aimant les voyages, eurasienne, imprévisible et cetera. Ulma a été essentiellement élevée par sa grand-mère Lily, sa mère Justine n'étant qu'une junckie irresponsable et son père, elle ne l'a pas connu. Bien que Lily n'était affectueuse, elle s'est démenée pour sa petite fille et s'est privée pour elle. Ulma s'est accommodée de ne pas être avec sa mère et de ne prendre que l'affection qu'elle lui donnait quand elle venait la voir « Les bleus à l'âme disparaissent avec le temps« , « je m'exerçais à ne pas espérer trop d'une mère à éclipses« .
Laure, une adolescente gothique, était en conflit avec son père, il ne voulait pas qu'elle fréquente son petit ami Tommy et la reprenait sans cesse sur son vocabulaire et sa façon de parler. Elle et Lou sa mère prenait toujours un malin plaisir à le taquiner. Elle parle de ses parents et regrette au final de ne pas avoir été « la courroie de transmission entre Lou et van » (Elle n'appelait pas ses parents Papa et Maman). Mais elle se rend compte que malgré tout, il lui manque énormément, elle en est profondément touchée.
Ce roman raconte l'histoire de quatre personnes liées entre elles par une histoire et par l'Histoire. Il raconte la Lame de fond qui est venue de loin et qui a inscrit le destin de tous. Une ou des révélations étonnante(s) et destructrice(s). Car je n'ai pas parlé d'une révélation essentielle qui compose cette histoire et qui est le titre même de ce roman ! Une écriture variée selon les personnages, riche de vocabulaire (C'est même parfois de la haute voltige quand c'est van qui raconte ! Je pense que van c'est un peu l'auteur).Une histoire très intéressante à suivre et à lire, et qui parle de réalités difficiles, comme celle des enfances marquées par l'absence d'un père, par la guerre, comme celle de la trahison, comme celle du manque, comme celle des regrets, comme celle de l'inévitable et de l'incontrôlable. Tout le monde dans ce récit expie en quelque sorte ses fautes.
(Beaucoup de difficultés pour moi en revanche pour la version audio, je ne suis pas bon public, préférant largement le papier)
Lien : http://madansedumonde.wordpress.com/2013/03/12/l..
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          200
liratouva2
liratouva216 octobre 2012
  • Livres 3.00/5
Van est mort, tué par Lou, sa femme, la conductrice de la voiture qui l'a percuté, un soir où il rentrait chez lui, de retour de chez Ulma, sa maîtresse. Lou venait d'avoir les preuves de l'adultère grâce aux photos prises par un détective.
Le roman commence ainsi, comme un roman policier. On en est loin cependant.
C'est un roman polyphonique à quatre voix. Quatre narrateurs, trois vivants et un mort. Van, le disparu, était aussi le mari, le père et l'amant. Chacun dira sa vérité. Ils s'aimaient, se décevaient, se heurtaient, se trahissaient mais ce qu'ils découvrent des liens réels entre l'amant et la maîtresse, tous deux d'origine vietnamienne devenus français, sera la lame de fond qui bouleverse tous les liens difficilement maintenus jusqu'alors. Un secret de famille? Une fatalité historique? Un coup du sort?
Le passé resurgit, violent, celui des années de guerre au Vietnam, de l'émigration, des années 68, de la vogue gothique suivie par Laure, la fille de Van, le vietnamien, puriste et amoureux fou de la langue française et de Lou, la bretonne, classique et coincée.
On frôle souvent les clichés mais la langue est belle et sauve l'histoire un peu pâlotte.
La force des personnages tient avant tout à leur passé et à ces liens familiaux rompus par les tragédies historiques. Les deux femmes ont eu des mères très peu maternelles et ont été élevées par leurs grand-mères, plus solides. van a quitté son pays en y laissant une mère âgée et isolée de touts, qu'il ne reverra jamais, ce qui lui vaut un remords éternel qui l'empêche de retourner là-bas. Laure, elle, rue dans les brancards, en quête de sa propre identité française et vietnamienne, tout en cherchant à faire son deuil:
Voilà c'est ça, le roman tel que je l'ai ressenti: beaucoup de solitude, d'abandon, de trahison, de silence, et la mort pour finir, suivie des regrets, des désillusions, d'un début de vérité. le tout enveloppé dans l'écrin d'une belle écriture, riche et maîtrisée à la fois.

Lien : http://liratouva2.blogspot.fr/2012/10/linda-le-l..
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          230
IreneAdler
IreneAdler18 septembre 2012
  • Livres 4.00/5
Qu'a donc été cette lame de fond, cette perturbation tellement forte que toute une famille en est ébranlée ? Une lettre, une simple lettre. Dont le contenu nous sera dévoilé peu à peu.
Roman choral, il fait alterner les confessions des 4 protagonistes : le père du fond de sa tombe, sa fille, sa femme, sa demi-soeur. Toutes tentent de faire leur deuil, tous regrettent leurs errements, mais trop tard, la mort est passée et a ramassé son dû...
Roman difficile dans ses thématiques : mort bien sûr, exil, déracinement, parents incompétents, absents, haineux. Mais porté par une belle écriture fluide. Un retour sur soi sans pathos et sans complaisance.
Commenter    J’apprécie          220
carnetdelecture
carnetdelecture14 novembre 2012
  • Livres 2.00/5
Comme une lame de fond en plein océan, la mort de van va avoir un effet dévastateur et brutal sur les personnes de son entourage. Ce roman est l'occasion, pour sa femme Lou, sa fille Laure, l'intrigante Ulma et van lui-même, de revenir sur leurs vies. Une journée pour que chacun exhume le passé et se remette en question. de l'aube au crépuscule, chaque chapitre donne la parole à un personnage, chacun racontant son enfance, ses liens avec Van, ses sentiments pour lui…
Lame de fond est un roman un peu particulier car chaque phrase est prétexte à utiliser un vocabulaire rare. Et si j'admire la recherche du mot juste pour exprimer ses pensées et apprécie de développer mon vocabulaire, j'avoue que les recherches au dictionnaire ont quelque peu gâché le plaisir de la lecture (ce que j'ai d'ailleurs rapidement laissé tomber).
On retrouve le même souci de précision lorsque l'auteure évoque des mouvements politiques. Il est question de politique intérieure française et de personnages importants de la révolte vietnamienne mais ces informations ne sont jamais expliquées. N'étant ni française ni vietnamienne, j'aurais personnellement apprécié avoir des notes en fin d'ouvrage détaillant les évènements importants, ce qui aurait facilité la compréhension des sujets évoqués. Dans le cadre de ce roman, je trouve que l'auteure fait preuve d'un réel manque de pédagogie en abordant ces thèmes de cette manière. Et la découverte du dénouement me laisse penser que je suis passée à côté d'une partie du roman en raison de ces incompréhensions. J'aurais peut-être pu déduire certaines choses, comme des liens secrets entre les protagonistes, si les informations présentées l'avaient été plus clairement.
Etant donné que c'est le premier roman que je lis de Linda Lê, je ne sais pas si cette recherche de précision dans les termes est sa marque de fabrique. Mais, dans le cas de Lame de fond, cette quête constante du mot juste colle bien à l'histoire de van qui, comme beaucoup d'immigrés, cherche à parler le français le plus correct possible pour montrer sa bonne intégration tout autant que pour l'exercice de son métier de correcteur.
Un roman qui est bien écrit, avec une chronologie judicieuse, mais un fond qui est bien peu passionnant. Sans parler de Van, que je n'ai pas réussi à prendre en sympathie, lui qui théorise sur tout et a une tendance poussée à la masturbation intellectuelle.
Et si j'ai trouvé que certains passages étaient un peu lourds, j'ai apprécié les surprises aménagées en fin de chapitre, qui créent un choc, relancent le récit et donnent envie de poursuivre la lecture. Les thèmes de l'exil et de l'importance des liens familiaux dans l'évolution d'une vie sont abordés de façon intéressante. En confrontant les différents vécus, l'auteure nous montre que, finalement, seules la volonté et les valeurs de l'être humain détermine ce que sera sa vie et non uniquement l'éducation qu'il a reçue.
Lien : http://carnetdelecture.skynetblogs.be/archive/20..
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          160
missmolko1
missmolko115 janvier 2016
  • Livres 2.00/5
J'abandonne.... J'arrête cette lecture qui m'ennuie.... Je n'arrive absolument pas a rentrer dans ce livre. Je pense d'ailleurs que ça passe ou ça casse.
L'écriture y est pour beaucoup. L'auteur a un vocabulaire très riche, c'est certain, mais le style n'est absolument pas fluide.
Les personnages ne m'ont absolument pas paru attachants et aucun ne sort vraiment du lot.
Bref c'est une déception, la première de cette année 2016.
Commenter    J’apprécie          221

Les critiques presse (3)
LeMonde08 novembre 2012
Il y a dans ce roman quelque chose de trop appuyé, qui touche autant le rapport des personnages à la langue que la dimension incestueuse du lien entre Van et Ulma, dont la révélation relance l'intrigue. Ce souci démonstratif empêche Lame de fond d'emporter complètement le lecteur.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Telerama26 septembre 2012
Linda Lê a toujours l'art des alliages rares et précieux, le goût d'une langue oubliée qui chante sa modernité. « Coquecigrues », « mignoter », « criticailler »... Comme les personnages, les mots s'installent, imposent leur indépendance et leur originalité. Ils sont les cellules d'une romancière décidément indispensable.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress04 septembre 2012
Linda Lê revient à son meilleur avec cette Lame de fond, qui explore intelligemment les troubles des liens familiaux, des origines, de la transmission, de la langue et des fossés culturels.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
TandaricaTandarica23 juillet 2015
Ma tâche de correcteur, qui me permettait de subsister et que je prenais très à cœur les premiers temps, au lieu de développer ma mémoire, a entraîné son altération. Les manuscrits et les épreuves qui étaient mon labeur quotidien ont contribué à modifier mon caractère, de plus en plus pointu, alors même que ma sûreté dans l'observation des règles de grammaire s'avérait chaque jour déplorablement défaillante. J'étais moins attentif aux impropriétés, aux solécismes, aux licences poétiques boiteuses. Je laissais passer des coquilles et des doublons. Les éditeurs qui m'appointaient n'y avaient pas fait attention, avaient continué à m'expédier des copies et, comme les petites mains des ateliers de couture, je les avais ornées de mes retouches, sans trop de cœur à l'ouvrage. À mes débuts, j'étais un ayatollah du purisme, je ne tolérais ni les anglicismes, ni les à-peu-près, ni l'abus de néologismes, ni les incorrections sous prétexte de modernisme. Je criais au scandale quand un auteur ne se pliait pas à la discipline de la syntaxe, ponctuait n'importe comment, s'autorisait des métaphores prétendument hardies mais incohérentes. Je biffais et redressais les phrases quand les pronoms relatifs se suivaient à la file. Puis, peu à peu, j'avais cochonné ma besogne. Je faisais tout en quatrième vitesse, ne m'abîmais plus la vue en veillant jusqu'à point d'heure pour soigner chaque détail. La plupart des récits que je corrigeais, indigestes, ne valaient pas la peine d'être améliorés, mais de temps à autre j'avais droit à des pages sapides, comme des oranges gorgées de soleil. J'étais à mon affaire lorsqu'un modèle de concision abrégeait, condensait ses périodes, ou bien lorsqu'un texte débordait de termes rares, d'argotismes obsolètes.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          100
MelopeeMelopee13 mars 2013
Elle ne sait pas que j'ai passé une partie de la nuit et de la matinée à gribouiller dans mon calepin et que j'étais claquée à cause de ça. A moins que ce ne soit parce que je subis le contrecoup des derniers jours, où j'ai été paumée, où tout me rappelait que jamais plus Van ne me projetterait des films, ne me réciterait des ballades de Villon, ne me ferait râler en corrigeant mes fautes de français, ne me ferait découvrir des installations de vidéastes, ne rentrerait les bras chargés de bouquins achetés à la Foire du Livre ancien, ne partirait avec nous dans l'arrière-pays provençal, n'aurait avec Hugues et Rachid des discussions sur les hyperréalistes américains ou les cinéastes iraniens, ne viderait une bouteille de bordeaux en retardant le moment d'aller au charbon [...] (pp. 217-218)
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          70
MelleFifiMelleFifi11 septembre 2012
p. 55
Lou :
Hugues m'a dit que je devrais écrire ma confession, cela allégerait ma culpabilité. je n'ai pas coutume de m'ausculter mais je vais suivre ces conseils, même si je ne fais que barbouiller du papier, même si mes redites ne mènent à rien.
Mon avocat voudrait défendre la thèse de l'accident. Je n'ai pas tué mon mari délibérément.... Je ne sais pas comment maître Dieuleveut assurera ma défense, mais je dois m'en tenir à ses instructions, pour ne pas risquer la prison...
A genoux près du cadavre de Van, mon mari depuis vingt ans, j'étais éperdue, je ne mesurais pas toute l'étendue du désastre : je l'avais renversé, à sa vue j'avais appuyé sur le champignon. Pourquoi cette fureur soudaine ?
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          60
liratouva2liratouva216 octobre 2012
Maintenant que Van est dans la tombe, je voudrais tellement, si son esprit hante notre maison, qu'il accorde à Lou son pardon, qu'il ait des motifs d'être content de moi, qu'il veille sur nous et qu'il chasse les mauvaises ondes. Je voudrais tellement ne plus être cette âme en peine qui se trimballe d'une pièce à l'autre en ayant le cœur serré par un horrible sentiment de vide.
Commenter    J’apprécie          60
josteinjostein20 mars 2013
Je laisse derrière moi trois femmes auprès de qui j'ai appris la signification du mot AMOUR, amour conjugal, amour paternel, amour défendu, trois femmes que je n'ai probablement pas su aimer comme il fallait, puisque ce que je prodiguais à l'une, je le retirais à l'autre...
Commenter    J’apprécie          80
Videos de Linda Lê (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Linda Lê
Linda Lê - Roman .Linda Lê vous présente son ouvrage "Roman" aux éditions Bourgois. Rentrée littéraire janvier 2016. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/le-linda-roman-9782267029154.html Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
+ Lire la suite
autres livres classés : viêt-namVoir plus





Quiz Voir plus

Famille je vous [h]aime

Complétez le titre du roman de Roy Lewis : Pourquoi j'ai mangé mon _ _ _

chien
père
papy
bébé

10 questions
805 lecteurs ont répondu
Thèmes : enfants , familles , familleCréer un quiz sur ce livre