ISBN : 2707303291
Éditeur : Editions de Minuit (1981)


Note moyenne : 4/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
L'Etabli, ce titre désigne d'abord les quelques centaines de militants intellectuels qui, à partir de 1967, s'embauchaient, " s'établissaient " dans les usines ou les docks. Celui qui parle ici a passé une année, comme 0. S. 2, dans l'usine Citroën de la porte de Choisy... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par iris, le 28 février 2008

    iris
    Me voilà d'accord avec Hubert sur la critique de ce livre. je voudrais juste dire à mon tour combien il est précieux d'avoir un tel témoignage d'une réalité que tant de gens (dont moi) ne pourrait sinon avoir même l'idée. Ce livre nous rappelle que la lutte des classes existe. On ne s'ennuie pas une seconde à la lecture de ces pages et on découvre aussi le portrait de personnages très attachants. enfin, c'est un des rares livres dont j'ai fini la dernière page avec un sentiment de révolte et d'envie de faire changer les choses.
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    • Livres 3.00/5
    Par hubertguillaud, le 19 juillet 2007

    hubertguillaud
    Plongée dans l'usine des années 70, au coeur des rapports de production et des luttes sociales. Dans ce livre, entre le nouveau roman et le témoignage perce une époque et la force d'un corps social constitué qui appartiendra peut-être, hélas, bientôt à l'histoire.
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    • Livres 4.00/5
    Par essel, le 03 avril 2010

    essel
    Au lendemain des événements de mai 1968, un jeune militant intellectuel se fait embaucher chez Citroën pour s'y "établir" le temps d'observer de l'intérieur les conditions de travail des salariés, de s'y familiariser, pour pouvoir ensuite les dénoncer et les inciter à protester collectivement. Un beau jour, alors qu'on leur annonce qu'ils devront travailler gratuitement 3/4 heure de plus le soir, pour récupérer les heures perdues en mai 1968, le narrateur organise des réunions. Une grève est décidée. La première semaine, elle compte 400 grévistes.
    Sociologue français, Robert Linhardt rejoint fin 1968 la Gauche prolétairienne, qui vient d'être fondée par Benny Lévy. Il décide alors de devenir un "établi", c'es-à-dire de pratiquer ce que l'on appelle une observation participante. En quoi cela consiste-t-il ? Pour Jean Peneff, « on appelle observation participante en usine le fait, pour un sociologue, de participer, en tant que salarié, à la production dans l'entreprise pour en tirer l'information et la documentation la plus proche des faits et du travail concret. Cette participation se déroule généralement sur une longue période (trois mois à un an (... ) de manière à s'intégrer dans le collectif de travail, à se familiariser avec la forme spécifique de l'activité et à contrôler sur un grand nombre de cas les analyses dégagées » (Jean Peneff, Les Débuts de l'observation participante ou les premiers sociologues en usine in Sociologie du Travail, 38, n° 1/96, p. 26.)
    Suite de la critique sur mon blog "Carnets de SeL"

    Lien : http://essel.over-blog.com/article-l-etabli-a-robert-linhardt-1978-4..
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    • Livres 5.00/5
    Par Filisimao, le 06 octobre 2010

    Filisimao
    En 1968 le sociologue Robert Linhart réussi à se faire embaucher chez Citroën en falsifiant son CV. Il commence alors à travailler sur une chaîne de montage de 2CV. L'idée de cet “établissement” est que des intellectuels pratiquent le travail des ouvriers afin de le connaître réellement. De cette manière, ils pourront essayer de défendre leurs droits plus efficacement. Ce livre est donc le récit de son expérience d'ouvrier. le quotidien du travail à la chaîne, les relations avec ses collègues, la vie de l'usine, la stratégie de la direction face à leur résistance.
    J'ai rarement lu un livre aussi poignant. Ce court récit devrait être étudié au lycée en ECJS ou en histoire, car il est malheureusement toujours d'actualité. Les dégâts humains causés par ces choix économiques ne concernent pas que le travail à la chaîne, d'autres secteurs d'activités sont concernés. Rappelons-nous les récents drames dans les entreprises de télécommunications, par exemple.

    Lien : http://ranatoad.blogspot.com/2010/10/letabli.html
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  • Par sbrodj, le 19 juin 2011

    sbrodj
    Il fut une époque (jadis ou naguère?) où le mot "engagement" n'était pas un vain mot et où l'action politique avait encore de la gueule. Un maginifique texte qui donne l'envie de se battre pour de nobles causes, sacrément bien écrit de surcroît! Qui a dit que le littéraure engagée était ennuyeuse?
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Citations et extraits

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  • Par essel, le 03 avril 2010

    "Le premier jour d'usine est terrifiant pour tout le monde, beaucoup m'en parleront ensuite, souvent avec angoisse. Quel esprit, quel corps peut accepter sans un mouvement de révolte de s'asservir à ce rythme anéantissant, contre nature, de la chaîne ? L'insulte et l'usure de la chaîne, tous l'éprouvent avec violence, l'ouvrier et le paysan, l'intellectuel et le manuel, l'immigré et le Français. Et il n'est pas rare de voir un nouvel embauché prendre son compte le soir même du premier jour, affolé par le bruit, les éclairs, le monstrueux étirement du temps, la dureté du travail indéfiniment répété, l'autoritarisme des chefs et la sécheresse des ordres, la morne atmosphère de prison qui glace l'atelier." (p. 25)
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  • Par hubertguillaud, le 19 juillet 2007

    "Le travail, lui même, est construit comme un système de répression."
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