Au lendemain des événements de mai 1968, un jeune militant intellectuel se fait embaucher chez Citroën pour s'y "établir" le temps d'observer de l'intérieur les conditions de travail des salariés, de s'y familiariser, pour pouvoir ensuite les dénoncer et les inciter à protester collectivement. Un beau jour, alors qu'on leur annonce qu'ils devront travailler gratuitement 3/4 heure de plus le soir, pour récupérer les heures perdues en mai 1968, le narrateur organise des réunions. Une grève est décidée. La première semaine, elle compte 400 grévistes.
Sociologue français, Robert Linhardt rejoint fin 1968 la Gauche prolétairienne, qui vient d'être fondée par
Benny Lévy. Il décide alors de devenir un "établi", c'es-à-dire de pratiquer ce que l'on appelle une observation participante. En quoi cela consiste-t-il ? Pour
Jean Peneff, « on appelle observation participante en usine le fait, pour un sociologue, de participer, en tant que salarié, à la production dans l'entreprise pour en tirer l'information et la documentation la plus proche des faits et du travail concret. Cette participation se déroule généralement sur une longue période (trois mois à un an (... ) de manière à s'intégrer dans le collectif de travail, à se familiariser avec la forme spécifique de l'activité et à contrôler sur un grand nombre de cas les analyses dégagées » (
Jean Peneff, Les Débuts de l'observation participante ou les premiers sociologues en usine in Sociologie du Travail, 38, n° 1/96, p. 26.)
Suite de la critique sur mon blog "Carnets de SeL"
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