> Pierre Girard (Traducteur)

ISBN : 9782742792917
Éditeur : Jacqueline Chambon (2010)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.42/5 (sur 602 notes) Ajouter à mes livres
Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure a... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 26 mai 2011

    canel
    ATTENTION PEPITE !
    En 1962, la ségrégation raciale perdure dans l'Etat du Mississippi. Noirs et Blancs vivent dans des quartiers distincts, fréquentent des écoles, des bibliothèques, des hôpitaux différents et il convient même d'éviter tout contact physique par crainte "des maladies". Les femmes noires font le ménage et élèvent les enfants des familles blanches les plus huppées. Les relations sont tendues entre domestiques et employeuses : le moindre faux pas et c'est le renvoi, voire la spirale infernale qui peut aller jusqu'aux représailles ultimes du Ku Klux Klan. Les hommes semblent plus détachés mais ce n'est qu'une apparence : ce sont bien eux qui maintiennent la législation et sont derrière les actions du Klan.
    Kathryn Stockett excelle à nous immerger dans le quotidien de ces femmes noires toujours sur la corde raide et de leurs employeuses. Elle rend palpable toute l'ambivalence des sentiments entre elles : respect/mépris, méfiance/confiance, haine, crainte... L'amour maternel de ces Noires pour les petits Blancs dont elles ont la charge force l'admiration. A ce titre, les échanges entre Aibileen et Mae Mobey sont époustouflants de tendresse, d'émotion, de subtilité...
    Alors bien sûr, le tout n'est pas dénué de manichéisme : certaines Blanches sont dotées d'une perfidie et d'une mesquinerie extrêmes - tandis que, comble de l'ironie, elle récoltent des fonds pour les pays pauvres d'Afrique.... Les Noires en revanche sont émouvantes, attachantes, le plus souvent admirables. Mais le manichéisme ne se résume pas à une opposition simpliste Noirs/Blancs : il y a des Noirs qui battent leur épouse, et des Blancs qui risquent beaucoup pour essayer de faire bouger les choses.
    Quoi qu'il en soit, ce récit est somptueux, sans fausses notes. Il se dévore, entre attendrissement, sentiment de révolte, sourire, émotion, jubilation (le fin mot de la "Chose Abominable Epouvantable" perpétrée par Minny vaut son pesant de cacao).
    L'auteur nous offre là une belle histoire - inspirée de son expérience - où règnent la solidarité, le courage, la dignité, et où le pouvoir des livres ne peut que ravir les lecteurs que nous sommes.
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    Critique de qualité ? (53 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par comtesseoboulof, le 03 mars 2012

    comtesseoboulof
    Voir ce roman s'afficher longtemps sur Babelio m'a donné envie de le lire et puis quand j'en ai parlé à ma fille , elle m'a répondu :  Magali a lu ce livre et m'a dit « ça plaira beaucoup à ta maman » alors du coup j'ai pas hésité et grand bien m'en a pris. Quels formidables portraits de femmes! Ces bonnes noires qui subissent la ségrégation raciale des Etats-Unis dans le Mississipi des années 60 sont magnifiques, fières, courageuses , irrésistibles.
    En premier, Abileen, qui a perdu son fils Treelore, un bon fils, intelligent, lecteur acharné, et qui pour vivre devait charger les grosses poutres de la scierie, jusqu'à ce qu'il tombe sous leurs poids et se fasse écraser par un camion, son corps lâchement jeté dans le quartier noir. Abileen , qui malgré son chagrin, continue son métier, sa survie, en cuisinant, nettoyant , repassant pour les blancs et surtout en s'occupant avec tout son amour de leurs enfants , « ses bébés » comme elle aime les appeler, qu'elle berce contre son cou, caline, console, réconforte face à des parents peu présents. Et elle leur dit, « tu es beau », « tu es intelligent », jusqu'au jour ou dans leur yeux elle devient une noire et non plus leur douce nounou adorée.
    En second, Minny, toute ronde, cuisinière hors pair, acharnée au travail , méfiante des blancs, elle se remémore les sept règles dictées par sa mère le jour de ces quatorze ans :« Règle numéro deux » Cette patronne blanche doit jamais te trouver assise sur ces toilettes. Ca m'est égal si t'as tellement envie que ça te sort par les tresses. Si elle en a pas pour les bonnes, tu trouves un moment où elle est pas là. » , sauf que Minny elle a du mal avec la règle numéro sept et peut pas s'empêcher de tenir tête aux gens, du coup elle se fait renvoyer à cause de son caractère trempé.
    Ces deux là sont amies, vont à l'église ensemble, se soutiennent quand le cœur de l‘une est lourd de la perte de son fils et le corps de l‘autre perclus des coups de son mari. ,
    Elles vivent au milieu de cette société américaine, qui a fait de la discrimination raciale un art de vivre, pour qui un noir c'est sale, voleur, et qui domine de leur puissance ceux qui ne pensent pas pareil. Sauf qu'Eugénia, ou Skeeter, pour ses amies, qui veut devenir journaliste , vivre à New York, loin de cette société ampoulée, est scandalisée par les propos radicales de ses propres amies d'enfance et décide de raconter l'histoire de ces bonnes, ou plutôt leur vision des blancs et la façon dont on les traitent. Entre peur et clandestinité elle arrive à convaincre Aibileen, qui entraine Minny et d'autres à raconter leurs vies. Et courageusement, conscientes des risques encourues, elles s'allient pour faire entendre leurs voix au peuple américain. Avec beaucoup d'humour, de tendresse, de colère aussi, l'auteur nous fait plonger au cœur de ces existences, avec un réalisme poignant sans happy end heureux mais qui ouvre une note d'espoir , de changement pour chacune de ces trois femmes.
    Je ne voulais pas voir le film avant d'avoir fini , ce soir je m'y replonge par l'image…
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    Critique de qualité ? (33 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 11 février 2011

    caro64
    Dans les années 62-63, le Mississippi a toujours la couleur de l'apartheid. Personne n'ose s'opposer aux lois raciales qui imposent la séparation des blancs et des noirs dans tous les domaines. Deux bonnes noires et une jeune fille blanche vont oser se lier d'amitié et essayer de changer les choses en écrivant leur histoire.
    Kathryn Stockett montre à travers ces trois personnages féminins les relations difficiles entre les familles blanches et leurs domestiques noires, mais aussi la bonne société blanche et son hypocrisie. Elle nous plonge dans une époque, une ambiance, au milieu de personnages poignants.Tantôt drôle, tantôt émouvant, ce roman polyphonique est foisonnant, passionnant, et difficile à lâcher… Un premier roman remarquable dont l'âme est le caractère incroyable de trois femmes. C'est une vrai réussite ! Alors lisez vite La couleur des sentiments, vous ne le regretterez pas. Et, vous aurez envie de lire ou relire "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" d' Harper Lee...
    A noter que ce roman bouleversant qui mêle habilement les petites histoires de vie avec l'Histoire américaine est déjà en cours de tournage avec Spielberg aux commandes !
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    Critique de qualité ? (30 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Ellcrys, le 07 avril 2012

    Ellcrys
    En général, j'avoue ne pas vraiment suivre l'effet de mode, et l'effet boule de neige. La couleur des sentiments a un vrai succès sur la blogosphère. Mais quand mes copines Laety et Bookinwoman ont voulu mettre en place une lecture commune, je n'ai pas hésité.

    1962, Aibileen est une afro-américaine au service d'une famille bourgeoise blanche. Elle a un vrai dont avec les enfants. Elle travaille chez les Leefolt. Elle s'occupe avec brio de la petite Mae Mobley, 2 ans.
    Minny, elle, travaille aussi chez des blancs et sa spécialité est la cuisine.
    Même si Aibileen et Minny sont de bonnes employés, travaillant d'arrache pieds et avec beaucoup d'humanité, l'ambiance n'est pas pour le mieux. A l'époque, le racisme a pignon sur rue (le racisme est malheureusement toujours présent, de nos jours, dans notre société). Beaucoup de lois sont mise en place, qui dénigre les noirs. Pour les blancs, les noirs ne sont que des sous-hommes, des bêtes, en sommes.

    Skeeter est une jeune femme, tout juste diplômée. Elle est journaliste et décide d'écrire un ouvrage sur la condition des bonnes qui élèves les enfants des familles bourgeoises blanches et, qui n'ont aucune considération pour leur travail. Mais, à l'époque, dans le Mississippi, il n'est pas bon de critiquer, de porter un jugement sur sa place, son job. La jeune journaliste part donc à la recherche d'une bonne qui pourrait témoigner et l'aider à écrire son livre.

    A l'ouverture du roman, je ne vous cacherais pas que j'avais vraiment très peur. Car en général, quand un livre à un vrai succès chez les lecteurs, il me laisse de marbre. J'avais donc beaucoup d'appréhension. Et puis, finalement, dès le premier chapitre, j'ai été entraîné dans cette histoire et j'ai englouti le roman en 3 jours.

    L'auteur, dans la première partie de l'ouvrage, pose le contexte de l'époque afin que nous, lecteurs, puissions bien comprendre les enjeux et les choses qui se passeront tout au long du récit.
    J'ai trouvé passionnant le sujet de ce roman : la condition des bonnes noires (et des gens de couleurs en général) dans les années 60. Les femmes afro-américaine subissent les mots dégradant, les gestes inhumains, les opinions racistes des blancs, de leurs employeurs. Une femme, Skeeter (que j'ai beaucoup aimé) décide de lever le voile sur ce fléau et de mettre en avant la condition de ses femmes, indispensables, mais méprisées. Peu à peu, Skeeter entraîne dans son sillage, ces bonnes qui de peur, passeront à la colère, au combat, au courage ! C'est une magnifique fresque des années 60, aux Etats-Unis.

    Les sentiments nous submergent, nous font suffoquer même. L'auteur, Kathryn Stockett a vraiment un talent immense pour faire passer ces émotions, pour nous interroger sur cette époque... un magnifique livre sur la tolérance finalement.

    Les personnages sont brillamment construit. Qu'ils soient bons ou détestables, on est forcément touché par les différents personnages qui peuplent ce livre. Ils sont touchant, d'une force incroyable et très attachant.
    Aibileen est une femme attachante. Elle a beaucoup souffert et alors que beaucoup aurait renoncé à vivre, elle, elle continue à se battre, à avancer et à aimer les enfants. Son amour pour Mae Mobley est immense. Cette petite fille est aussi exceptionnelle et vraiment attendrissante.
    Skeeter, est une femme en avance sur son temps. Elle a de l'esprit, elle n'hésite pas à porter un regard critique sur son époque, sur la société dans laquelle elle évolue avec l'espoir d'un jour changer les choses.

    Même les personnages que l'on déteste (Miss Hoolbrok, Miss Leefolt...) sont tellement bien construit que je les détestais du fond de ma chair... C'est incroyable, mais j'avais envie d'y aller, d'être en face d'elles et de leur sortir leur quatre vérités...

    Kathryn Stockett a choisi de nous raconter cette histoire de trois points de vue différents. Et c'est ce qui en fait, à mon avis, un livre si parfait. Avoir la même histoire racontée de manière différentes, nous fait approcher le sujet, le toucher du doigt.
    J'ai trouvé le style de l'auteur délicieux et tellement beau, tellement riche que c'était un vrai plaisir de lire ces pages, l'une après l'autre, avec toujours plus d'intensité.

    Tout m'a plus dans ce roman, que ce soit le sujet abordé, les personnages, la manière que l'auteur à choisi pour nous raconter tout cela, son style si poétique... Je ne pouvais plus m'enpêcher de lire, de tourner les pages. Un livre ensorcelant, éblouissant et très émouvant.

    Je ne peux que vous le conseiller. Délectez-vous de cette plume de qualité, de ces histoires inoubliables, de ces personnages haut en couleur...
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    • Livres 5.00/5
    Par Chouchane, le 02 avril 2012

    Chouchane
    Mississipi 1964, nous sommes dans un des états les plus ségrégationnistes des Etats Unis à l'aube de la reconnaissance des droits civiques. Les noirs y sont considérés comme des objets, porteurs de maladie, atteint de tares, inintelligents… pourtant ils font tout dans ces familles blanches et racistes jusqu'à élever leurs enfants avec un amour sincère. C'est parce qu'elle a été élevée par une noire qu'elle a profondément aimée que Kathryn Stockett a écrit ce livre où elle leur donne la parole avec une incroyable exactitude, elle s'interroge d'ailleurs à la fin du livre « Je suis à peu près certaine de pouvoir dire qu'aucun membre de notre famille n'a jamais demandé à Demetrie (la bonne) ce qu'on ressentait quand on était une Noire travaillant pour une famille de blanc dans le Mississipi ». Et en leur donnant la parole, Stockett nous laisse stupéfait devant la vacuité des postures ségrégationniste ; on est effaré d'apprendre que les nounous invités au mariage des enfants qu'elles ont élevés, ne peuvent y aller que dans leur tenue blanche de domestique, on est tout autant ahuri de constater qu'une tasse de café se pose devant un blanc et ne se donne pas car les mains ne doivent pas se toucher... Ce roman est porté par trois femmes, deux noires et une blanche , elle n'ont aucune raison, ni aucun droit pour sympathiser, pourtant ces trois-là malgré les obstacles sérieux qui vont s'élever vont contribuer à faire avancer la vision de l'homme dans cet état conservateur et xénophobe. Dans cette lutte pour la parole vraie, c'est la blanche qui va le plus apprendre car des noirs elle ne sait rien d'autre que l'amour que lui a donné sa nounou. Les bonnes, elles, dans leur silence domestique savent tout des blancs et de leur indifférence. Ce roman passionnant se lit en quelques heures malgré ses 500 pages, parce qu'une fois ouvert il est impossible à refermer. Il raconte la naissance d'une prise de conscience, la force des sentiments et la froide horreur du racisme ordinaire. Les personnages, bien ciselés, finissent par s'incarner véritablement, tout sonne juste et on finit par se retrouver sans difficulté dans un « Autant en emporte le vent » à l'envers où la parole est donnée avec bonheur à Mamma.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Chloé Brendlé pour le Magazine Littéraire

    À Jackson, petite ville étriquée du sud des États-Unis, rien n'arrive. Surtout pas l'Histoire. Près d'un siècle après la guerre de Sécession, l'apartheid, ses lois scélérates et ses règles tacites y sévissent to... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par elobeziat, le 14 mai 2012

    - Pourquoi t'es pas dedans avec ta maman?" je demande, mais je le sais, pourquoi. Elle préfère rester ici avec la bonne plutôt que de regarder sa maman qui s'occupe de tout sauf de sa fille. Elle me fait penser à ces poussins qui perdent leur mère et qui suivent les canards.
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  • Par comtesseoboulof, le 03 mars 2012

    Tous les après-midi on s'assoit dans le fauteuil à bascule, Baby Girl et moi, pour qu'elle fasse sa sieste. Je lui dis, tu es gentille, tu es intelligente, tu es importante. Mais elle grandit et je sais que bientôt, ces mots-là suffiront pas.
    "Aibi ? Tu me lis une histoire ?" Je cherche dans le livre celle que je vais lire. Je peux pas lire une fois de plus Georges le petit Curieux parce qu'elle veut plus l'entendre. Pas plus que Chicken Little ou Madeline. Alors on se balance un moment dans notre fauteuil. Mae Mobley pose la tête sur mon uniforme. On regarde le pluie qui tombe dans un reste d'eau au fond de la piscine en plastique vert. Je dis une prière pour Myrlie Evers. J'aurais voulu pouvoir m'absenter pour assister aux funérailles. Je pense à son fils de dix ans. Quelqu'un m'a dit qu'il avait pleuré en silence du début à la fin. Je me balance et je prie, je suis affreusement triste, et tout à coup, je ne sais pas comment, les mots me viennent.
    "Il était une fois deux petites filles. L'une avait la peau noire, l'autre la peau blanche." Mae Mobley lève les yeux vers moi. Elle écoute. "La petite fille noire dit à la petite fille blanche : "Pourquoi as-tu la peau si claire ? " La petite fille blanche répondit : "Je n'en sais rien. Pourquoi ta peau est-elle si noire ? A ton avis qu'est-ce que ça veut dire ?" Mais aucune de ces petites filles ne connaissaient la réponse. Alors la petite blanche dit : "Et bien, voyons. Tu as des cheveux, j'ai des cheveux". J'ébouriffe un peu les cheveux de Mae Mobley. La petite fille noire dit: "J'ai un nez , tu as un nez. " Je lui pince doucement le nez. Elle tend la main et fait pareil. La petite fille blanche dit : "Tu as des doigts de pied, j'ai des doigts de pied". et je chatouille les doigts de pied de Mae Mobley, mais elle peut pas me faire la même chose parce que j'ai mes chaussures de travail blanches. "Donc, on est pareilles! On est pas de la même couleur et c'est tout" dit la petite fille noire. La petite fille blanche dit qu'elle est d'accord et elles deviennent amies. Fin".
    Baby girl se contente de me regarder. Seigneur c'était une histoire triste ou je ne m'y connais pas. Même pas une histoire d'ailleurs, il ne s'y passe rien. Mais Mae Mobley sourit et elle dit :" Raconte là encore". Alors je recommence. La quatrième fois, elle s'endort. Je lui dis doucement à l'oreille : " J'en aurais une meilleure la prochaine fois. "
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  • Par BoulieBouffeTout, le 24 janvier 2011

    "Aibileen : Aujourd’hui, je vais te raconter l’histoire d’un extra-terrestre. (…) Un jour, un martien plein de sagesse descendit sur la Terre pour nous apprendre une ou deux choses.
    Mae Mobley : Un martien ? Grand comment ?
    Aibileen : Oh environ deux mètres !
    Mae Mobley : Comment il s’appelait ?
    Aibileen : Martien Luther King. (…) C’était un très gentil martien ce Luther King, exactement comme nous, avec un nez, une bouche et des cheveux sur la tête, mais les gens le regardaient parfois d’un drôle d’air, et je crois qu’il y en avait qui étaient carrément méchants avec lui.
    Mae Mobley : Pourquoi Aibi ? Pourquoi ils étaient méchants avec lui ?
    Aibileen : Parce qu’il était vert. »
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  • Par krol-franca, le 27 décembre 2010

    C'est ce jour-là que tout est devenu noir. L'air était noir, le soleil était noir. Je me suis couchée et je suis restée à regarder les murs noirs de ma maison. Minny venait tous les jours pour voir si je respirais encore, me faire manger et me garder en vie. Il s'est passé trois mois avant que je regarde par la fenêtre et que je voie que le monde était toujours là. J'en revenais pas de m'apercevoir qu'il s'était pas éteint, comme ça, parce que mon garçon était mort.
    Cinq mois après l'enterrement, je me suis levée. J'ai mis mon uniforme blanc et ma petite croix en or autour du cou et je suis entrée au service de Miss Leefolt parce qu'elle venait d'accoucher de sa petite fille. Mais j'ai pas tardé à comprendre que quelque chose avait changé. On m'avait planté dedans une graine d'amertume. Et j'acceptais plus les choses comme avant.
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  • Par joedi, le 08 janvier 2012

    Je suis revenue à la maison ce matin-là, après qu'on m'a renvoyée, et je suis restée dehors avec mes chaussures de travail toutes neuves. Les chaussures qui avaient coûté autant à ma mère qu'un mois d'électricité. C'est à ce moment, je crois, que j'ai compris ce qu'était la honte, et la couleur qu'elle avait. La honte n'est pas noire, comme la saleté, comme je l'avais toujours cru. La honte a la couleur de l'uniforme blanc tout neuf quand votre mère a passé une nuit à repasser pour gagner de quoi vous l'acheter et que vous le lui rapportez sans une tache, sans une trace de travail.
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Kathryn Stockett parle de son roman et de l'adaptation cinématographique.
Non sous-titré.








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