> Marcel Arland (Préfacier, etc.)

ISBN : 2070302652
Éditeur : Gallimard (1966)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Paru en 1925, Gravitations est le recueil fondamental de l'œuvre de Jules Supervielle.

Il s'ouvre par un remarquable portrait de la mère du poète qui place d'emblée le lecteur dans une sorte de clair-obscur métaphysique : « Mère, je sais très mal comme on... > voir plus
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 23 février 2011

    Marseille sortie de la mer, avec ses poissons de roche, ses coquillages et l'iode,
    Et ses mâts en pleine ville qui disputent les passants,
    Ses tramways avec leurs pattes de crustacés sont luisants d'eau marine,
    Le beau rendez-vous de vivants qui lèvent le bras comme pour se partager le ciel,
    Et les cafés qui enfantent sur le trottoir hommes et femmes de maintenant avec leurs yeux de phosphore,
    Leurs verres, leurs tasses, leurs seaux à glace et leurs alcools,
    Et cela fait un bruit de pieds et de chaises frétillantes.
    Ici le soleil pense tout haut, c'est une grande lumière qui se mêle à la conversation,
    Et réjouit la gorge des femmes comme celle des torrents de montagne,
    Il prend les nouveaux venus à partie, les bouscule un peu dans la rue,
    Et les pousse sans arrêt du côté des jolies filles.

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  • Par cathcor, le 03 avril 2012

    MATHEMATIQUES

    Quarante enfants dans une salle,
    Un tableau noir et son triangle,
    Un grand cercle hésitant et sourd
    Son centre bat comme un tambour.

    Des lettres sans mots ni patrie
    Dans une attente endolorie.
    Le parapet dur d'un trapèze,
    Une voix s'élève et s'apaise

    Et le problème furieux
    Se tortille et se mord la queue.
    La mâchoire d'un angle s'ouvre.
    Est-ce une chienne? Est-ce une louve?

    Et tous les chiffres de la terre,
    Tous ces insectes qui défont
    Et qui refont leur fourmilière
    Sous les yeux fixes des garçons.

    .

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  • Par LiliGalipette, le 23 février 2011

    Un jour la Terre ne sera
    Qu'un aveugle espace qui tourne
    Confondant la nuit et le jour.
    Sous le ciel immense des Andes
    Elle n'aura plus de montagnes.
    Même pas un petit ravin.
    De toutes les maisons du monde
    Ne durera plus qu'un balcon
    Et de l'humaine mappemonde
    Une tristesse sans plafond.
    De feu l'Océan Atlantique
    Un petit goût salé dans l'air,
    Un poisson volant et magique
    Qui ne saura rien de la mer.
    D'un coupé de mil neuf cent cinq
    (Les quatre roues et nul chemin !)
    Trois jeunes filles de l'époque
    Restées à l'état de vapeur
    Regarderont par la portière
    Pensant que Paris n'est pas loin
    Et ne sentiront que l'odeur
    Du ciel qui vous prend à la gorge.
    A la place de la forêt
    Un chant d'oiseau s'élèvera
    Que nul ne saura situer,
    Ni préférer, ni entendre,
    Sauf Dieu, qui lui, l'écoutera,
    Disant : « C'est un chardonneret
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  • Par cathcor, le 07 avril 2012

    Le passé, l'avenir
    Comme des chiens jumeaux flairent autour de nous.
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Claude Roy et Jorge Semprun : anthologie de la poésie française au vingtième siècle
Filmé au musée d'Anthropologie de Montivedeo, Olivier BARROT présente les deux tomes de "L'Anthologie de la poésie française du XXème siècle" préfacés par Claude ROY et Jorge SEMPRUN. Il lit un poème de Jules SUPERVIELLE, né en Uruguay, "Dans la poésie de mon corps".








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