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ISBN : 2757857746
Éditeur : Points (25/08/2016)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Les hommes laissèrent les distances se creuser entre eux et commencèrent à marcher d'un pas plus long et rapide.
La pente dans le dos et n'y croyant plus vraiment, ils accéléraient naturellement, distançant Rémi qui continua à s'user les yeux
sur le moindre morceau de terre, la moindre tache de couleur aperçue.
Il pensait à Philippe, roulé dans un tas de feuilles mortes, sur un humus pourrissant, à quelques mètres de lui, peut-être, et lui re... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
marina53
28 janvier 2016
★★★★★
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Il y a 8 ans, Michèle Massenet a quitté la ville de R. qu'elle a toujours détestée. Aujourd'hui, les immeubles se vident, la moitié des boutiques est à vendre et les usines ferment. Mais, elle y est revenue pour aider son père malade. du moins, c'est une des explications qu'elle donne au commandant Vanberten. L'autre étant Rémi Parrot, qui, comme elle, sera soumis aux questions du commandant. En effet, un meurtre s'est produit dans cette ville où les familles Massenet, des éleveurs, et Courbier, des exploitants forestiers, se disputent toutes les terres. Rémi Parrot, garde-chasse, a tenu bon et a réussi à conserver la Terre Noire sur laquelle il s'est construit une fuste avec l'aide de son ami Jean. Mais ce meurtre risque bien de réveiller des rancoeurs et des jalousies tenaces...
C'est en pleine nature que nous emmène Antonin Varenne, une nature parfois rude que les hommes s'arrachent sans vergogne. D'un côté, les Massenet et les Courbier qui s'entretuent pour des terres; de l'autre, Rémi et ses quelques amis qui tentent de faire front et de sauvegarder le peu qu'il leur reste. L'on sait, dès le titre du premier chapitre, qu'un meurtre s'est déroulé ainsi qu'une fusillade. L'auteur, au fil des pages, remonte ainsi le cours du temps, alternant passé et présent. L'intrigue se lève peu à peu, les personnages, eux, se dévoilent. L'auteur maîtrise parfaitement son sujet, notamment toutes ces descriptions de la nature, insufflant à ce roman une saveur particulière. Il nous offre un roman noir intelligemment construit, puissant et âpre.
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Tostaky61
23 avril 2016
★★★★★
★★★★★
Dans son dernier roman Antonin Varenne nous livre une histoire d'hommes… Bon, il y a bien une femme, étrange d'ailleurs, qui revient de l'exil où elle était allée oublier son passé et se…. Défaire une santé à coup d'abus en tous genres…
Que cherchait-elle à oublier ?
Pourquoi revient-elle ?
Une histoire d'hommes donc, celle d'un garde forestier, Rémi, un écorché vif qu'un accident a salement amoché, au propre comme au figuré.
Une histoire de familles, de bûcherons, de chasseurs, de manouches, de gendarmes. Une histoire de gros bras, de bagarres, de rivalités, de jalousies, de non-dits, de mensonges.
Les battues ne servent pas qu'à maitriser et gérer une population de sangliers (Ah ! oui, j'avais oublié… il y a des sangliers aussi) nuisibles à l'écosystème, Rémi Parrot pourra bien vite s'en apercevoir.
Les incidents se multiplient, de plus en plus graves, la mort rôde.
A qui profite le crime ?
Le capitaine de gendarmerie Vanberten interroge, soupçonne, devine. Mais voilà, chez ces gens là, Monsieur, on ne trahit pas.
Et le lecteur, lui, est-ce qu'il comprend ?
Parce que là où il est fort Varenne, c'est qu'il sait brouiller les cartes.
D'abord, il vous faut deviner dans quel coin de France se déroule l'histoire et la nature décrite peut vous entrainer sur de fausses pistes, d'autant que la ville (ou le village) où se déroule l'action a pour nom, original, « R »… comprenne qui pourra.
Ensuite parce que, pour complexifier un peu plus, l'auteur donne, pour titres à ses chapitres, des références pour le moins originales, qui finissent par embrouiller l'esprit à force de chercher ses repères dans le temps. Il fallait oser, moi je crie au génie…
Enfin, parce que dans un monde de salauds, à qui faire confiance ?
Quand chaque pause dans votre lecture est un déchirement tant vous avez envie de connaître le dénouement, c'est que le pari de l'auteur est réussi. Ici, ce fut le cas pour moi.
Alors pour la deuxième année consécutive, je vous recommande un livre d'Antonin Varenne, un auteur au talent indéniable, rencontré pour un bref échange et une dédicace aux Quais du polar de Lyon où il avait indiscutablement sa place.

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Didili
11 février 2017
★★★★★
★★★★★
Qu'il est beau ce livre, c'est du très bel ouvrage. On ne peut que féliciter les Éditions Écorce.
Ce beau livre m'a été proposé par l'auteur lui-même lors du dernier Quai du polars à Lyon en 2016.
Après avoir lu Fakirs et Trois mille chevaux vapeur un de mes coups de coeur de 2016 (ne pas hésiter à cliquer pour mes avis de lecture), je comptais me procurer à la base "Le mur, le Kabyle et le marin". Et puis, finalement c'est Battues qui est arrivé dans ma PAL.
Antonin Varenne a su me séduire en me proposant ce très beau livre à la couverture splendide et en me le vendant comme une histoire à la Roméo et Juliette version terroir.
Face à cet auteur particulièrement charmant la tentation ne dura pas longtemps et je me faisais dédicacer : Battues ! Et j'ai vraiment bien fait de succomber à cette tentation !
Si au départ j'étais un peu perdue dans la chronologie de l'histoire, je me suis très vite attachée à Rémi Parrot le personnage principal de cette histoire. En effet, Antonin Varenne procède par touches successives dans le déroulement des évènements.
Les débuts de chapitre sont titrés afin de situer chronologiquement les faits.
le lecteur est mis à contribution pour remettre en ordre tous les éléments, toute la lecture nous oblige à cette gymnastique de l'esprit. Procédé intéressant même si quelques interrogations peuvent toutefois rester en suspens, notamment pour ma part sur l'accident de Rémi qui l'a défiguré. En parlant de petits défauts j'ai eu parfois du mal dans les dialogues à mettre les interlocuteurs derrière leurs mots ....
Dans ce village, le village de R. deux familles les Messenet et les Courbier sont en conflit, le but est identique celui de conquérir des terres, des forêts au mépris de tout !
Ils veulent toutes les terres. Enfin presque, car Rémi résiste avec sa maison sur la Terre Noire cette terre familiale qu'il a conservé coûte que coûte. Rémi est également garde forestier et à ce titre il est également le protecteur des parcs naturels du coin, le gendarme de la Nature.

Une femme est au coeur des convoitises, elle est entre ces deux familles et elle est aussi la Juliette de Rémi. Partie longtemps, son retour semble déclencher de multiples problèmes.
La disparition de Philippe Mazenas un ami de Rémi va alors semer le trouble et pointer les problèmes dans ce milieu rural. Juste avant sa disparition, Philippe, a semble-t-il déterré un dossier plus que brûlant ...
Les Courbier, les Messenet, Philippe et Jean les amis de Rémi Parrot, Michèle Messenet la femme au coeur de bien des choses, le monde paysan, Verbaten et Marsault les policiers , Monneix le journaliste, voici pour l'essentiel des personnages.
Et la nature, les forêts, les rivières et les lacs, la ville de R. pour les décors.
L'histoire est prenante, les descriptions de la nature sont comme toujours superbes avec Antonin Varenne et les scènes de battues, de recherche et aussi de fusillades et de bastons sont très bien rendues. On se croirait par moment dans un western !
Une bien belle histoire, une histoire rude et violente.
Une histoire au coeur d'une nature objet de convoitises diverses.
Un monde rural très écorché par l'auteur,
un monde qui oublie d'aimer cette terre qui la nourrit.
Et une histoire d'amour aussi,
Antonin Varenne ne m'avait pas menti !
Merci à lui et à bientôt !

Lien : http://imagimots.blogspot.fr..
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Renod
17 juillet 2016
★★★★★
★★★★★
R. est une sous-préfecture en déclin : les usines et les commerces ont fermé leurs portes, les immeubles se vident, la population vieillit. La ville est scindée en deux clans : celui des Courbier qui ont fait fortune dans la filière forestière et celui des Messenet qui possèdent une importante exploitation agricole. Courbier ou Messenet, il faut choisir son camp. La ville compte aussi ses parias : la communauté des gens du voyage et les militants écologistes du Plateau. Les tensions sont parfois vives entre ces groupes. Les haines fermentent depuis de nombreuses années quand un retour va bousculer cet ordre précaire. Michèle, la fille de Messenet, revient en ville après un exil de huit ans. Elle souhaite faire face aux problèmes qu'elle avait fuis et résoudre les questions restées en suspens, notamment sa relation avec Rémi Parrot. Parrot a été victime dans sa jeunesse d'un grave accident de machine agricole qui l'a défiguré et handicapé. Il a choisi de rester sur place et est devenu garde-chasse. La saison de la chasse est presque terminée, il se charge d'organiser la dernière battue de l'année. Les traqueurs et les tireurs sont bien en place mais c'est un drôle de gibier qui va sortir du bois. Un agent de l'ONF, par ailleurs militant écologiste, vient de disparaître en pleine forêt. A R., les esprits vont vite s'enflammer…
« Battues » est un roman noir sur une province désenchantée où de petits seigneurs se partagent les dernières richesses d'un territoire en déclin. Le roman prend une forte dominante sociale en mettant la lumière sur les déclassés et les exclus de nos campagnes : « manouches », zadistes ou autres drogués, autant de boucs émissaires tout désignés quand les difficultés surgissent. Le récit est également rural puisqu'il se déroule dans le monde des chasseurs, des exploitants agricoles et forestiers. Mais à la ville comme à la campagne, ce sont bien les passions humaines qui sont au coeur de tout drame : trahison, vengeance, cupidité, haine, jalousie...
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gruz
18 juillet 2015
★★★★★
★★★★★
Avec ce roman, Antonin Varenne propose un récit assez éloigné de son épopée de Trois mille chevaux vapeur. Quoi-que si on y réfléchit bien, Battues met en avant une même nature grandiose et puissante.
La volonté de l'éditeur est de proposer des récits qui mettent en avant les espaces naturels, à la manière du « Nature writing » américain. Ce beau roman de l'auteur trouve une place de choix dans cette lignée.
Avec une atmosphère digne des meilleurs romans noirs américains (ceux qui se déroulent en pleine nature), tout en y insufflant des caractéristiques bien de chez nous, Varenne démontre qu'il n'est pas utile d'aller loin pour croiser de belles plumes. le genre de plume taillée dans un bois noble, épais et tendre à la fois.
Antonin Varenne est un artisan, de ceux qui peaufinent leurs histoires, les polissent pour rendre un ouvrage unique, marqué de l'empreinte de l'artiste. Ce roman noir, feuillu, est à la fois fort comme la nature peut l'être, et profondément humain (et donc plein de fragilité). L'auteur y développe une véritable intrigue qui combine meurtres et suspense, tout en instaurant une ambiance immersive.
On pourrait se perdre dans sa forêt et son histoire qui jongle avec les modes temporels ; avant-arrière et alternance de deux personnages principaux. Mais l'écrivain maîtrise admirablement bien sa construction narrative et c'est très vite avec une réelle admiration que j'ai avalé chapitre après chapitre.
Le procédé est plutôt casse-gueule, mais Varenne arrive à donner au tout une vraie cohérence (à l'image de sa trouvaille de début de chapitre, résumé de ce qui nous attend en quelques mots et qui recadre le récit).
L'environnement est fictif, tout comme la ville où se déroule l'intrigue (d'ailleurs elle n'a pas de véritable nom, elle s'appelle R.) et pourtant les descriptions sont si crédibles qu'on sent vraiment que l'auteur sait de quoi il parle quand il évoque cette imposante nature environnante. Il la défend, en la mettant en avant comme un personnage à part entière du roman, sans jamais tomber dans un coté militant.
Mais dans ce livre, la nature n'a de sens qu'à travers les hommes et les femmes qui s'y meuvent. Les personnages sont en effet particulièrement touchants dans cette aventure humaine, à l'image de ce flic de la nature, garde-chasse de l'ONF. Des êtres cabossés mais crédibles, loin de l'image d'Épinal qu'on peut coller aux gens de la terre.
Battues est un roman noir qui prouve que nature et humanité peuvent se mêler pour le meilleur et pour le pire. Avec Antonin Varenne en tout cas, c'est pour le meilleur en terme de plaisir littéraire.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Citations & extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
DidiliDidili12 février 2017
Tout le monde veut quelque chose. La question est de savoir s'il n'y a que ça qui compte, où s'il y a quelque chose de plus qui vaut le coup. Thierry Courbier et mon frère ont toujours été comme ça. Des types dont les intérêts étaient tout. Les sentiments, comme vous dites, chez des types comme eux, ce sont des besoins. Des types propres sur eux, respectables ou respectés, en manque et prêts à tout. Rémi, c'est l'inverse. Il a toujours été comme ça, mais depuis qu'il a sa gueule de monstre, c'est presque plus vrai encore. Il est aussi sociable qu'une bestiole enragée, mais il ne connaît pas l'égoïsme. Avec sa tête, il a fallu qu'il s'en débarrasse.
- C'est un compliment impressionnant.
- Je ne dis pas qu'il n'a aucun besoin. Seulement qu'il ne calcule pas son intérêt avant celui des autres, et que d'avoir pour ami un type comme lui était une vraie chance.
+ Lire la suite
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marina53marina5329 janvier 2016
Les paysans savent à quelle vitesse leur trace s’efface. La terre est un outil de travail qui donne tant qu’on a la force de le faire. Il reconnaissait que les dégâts mécaniques risquaient de pourrir la vie, mais la nature (...) n’avait pas besoin qu’on la défende. Elle nous boufferait tout cru si on lui tournait le dos quelque temps.
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canelcanel21 décembre 2016
Martine avait toujours été plus grande que les autres à l'école. Les traits lourds, elle était souriante et timide, le rouge aux joues dès qu'elle prenait la parole, toujours mal à l'aise dans cette transition difficile : le passage de la vie de ferme à celle de la ville. Leur pavillon était tenu comme une caserne, astiqué comme un bien qu'il faudrait un jour rendre à ses véritables propriétaires. Un canapé et des fauteuils qu'il ne fallait pas risquer d'user en s'asseyant dessus, un drap sur la télévision, des meubles industriels imitation rustique et du carrelage brillant. Rémi suffoquait dès qu'il y mettait les pieds.
(p. 58)
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marina53marina5328 janvier 2016
C’est l’intérêt, le besoin et parfois le manque qui décident de vos choix. L’homme parfait, pour une junkie, c’est un dealer. Avoir ce dont on a besoin, ne jamais manquer. Les amis, les connaissances, tous ont à voir avec ce qu’on veut obtenir.
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RenodRenod12 juillet 2016
Des poupées russes. Le temps recouvrait étape par étape des morceaux de lui-même qu’il ne serait plus. Plus on remonte dans le temps, moins on est de personnes à la fois, mélangées les unes aux autres. Ce soir-là, c’était l’adolescence, l’âge du discernement entre enfants et adultes, amis et connaissances, imbécillité et intelligence.
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