ISBN : 2878583442
Éditeur : Viviane Hamy (2011)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
« Le vieux approchait. Le Mur accéléra pour le croiser à la hauteur du parking souterrain. Tape pas trop fort George, va pas le tuer, l'ancêtre, reste calme. Bendjema s'arrêta et redressa. Qu'est-ce qu'il fout, bordel ? s'inquiéta le boxeur en ralentissant.
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par mimipinson, le 27 mai 2012

    mimipinson
    Dès le premier chapitre, dès les premières pages, c'est le mot viril qui me vient à la bouche pour qualifier ce livre. D'emblée, nous voilà catapultée sur le ring avec George dans le rôle du cogneur. L'ambiance, l'écriture, tout est brut, rugueux, âpre. L'univers est masculin ; pas de place pour les femmes dans ce livre…celle du bordel mise à part. Les deux premiers tiers du roman verront s'alterner les époques et les personnages.
    De nos jours, C'est George, dit le mur, petit flic sur la fin, boxeur amateur par ailleurs que nous apprenons à connaitre. Non content de cogner, ou de se faire cogner, il se fait quelques billets en exécutant quelques contrats. Jusqu'au jour où….
    En 1958, nous sommes en Algérie, Varini échoue dans un centre de renseignements où l'on ne mégote pas sur la torture qu'il refuse. Deux ans…. Deux ans qu'il lui faudra faire !!! Rachid, le kabyle, lui est prisonnier. On y retrouve les « cocos », les salauds
    A ce stade, c'est un peu la confusion, on ne sait pas trop comment l'auteur va s'en sortir.
    Nous retrouvons, le mur, aux souvenirs perdus, Rachid le kabyle, et le marin…. Chacun en route vers Marseille qui pour se retrouver, ou se venger.
    Si j'ai aimé le côté viril des débuts, le style percutant, si son côté glauque, et malsain ne m'a pas plus rebutée que cela, il a manqué sur la longueur une tension que j'attendais plus soutenue. C'est finalement en spectatrice lointaine que j'ai suivi tout cela, sans empathie , ni antipathie particulière. L'auteur a des qualités littéraires indéniables. Cette partie d'histoire de France, je l'avoue, ne me passionne guère, et ce depuis toujours. Est-ce la raison pour laquelle je suis restée relativement insensible ? Une forme de roman noir qui ne me convient pas ?



    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.fr/2012/05/le-mur-le-kabyle-et-le..
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Lizouzou, le 19 mai 2012

    Lizouzou
    George Crozat dit le Mur est un flic boxeur d'une quarantaine d'année au bout du rouleau. Après avoir gagné un match amateur de justesse, il décide de bosser pour un bandit qui a besoin de lui pour tabasser quelques personnes contre quelques billets...
    Changement de décor et d'époque, Pascal Verini est un jeune homme appelé à se battre durant la guerre d'Algérie. Malgré un endoctrinement sévère réalisé par l'armée, le jeune homme refuse de s'adonner à la torture des prisonniers et attend patiemment la fin de son engagement. Pourtant là-bas, il verra des choses et des personnes qu'il aura bien du mal à oublier...
    Mais le passé refait toujours surface ...
    Quand Libfly propose de faire découvrir à quelques blogueurs le livre "Le Mur, le Kabyle et le Marin" d'Antonin Varenne, qui vient de gagner le prix Amila-Meckert, remis au salon du livre d'expression populaire et de critique sociale d'Arras du 1er mai 2012, j'ai sauté sur l'occasion... surtout que cette année j'ai loupé le salon :(
    Je n'ai pas lu Fakirs du même auteur, mais j'en avais entendu beaucoup de bien, alors j'avais très envie de lire de cet auteur.
    Ce livre est très bien écrit et très bien documenté, notamment sur la guerre d'Algérie et sur le milieu de la boxe. Deux univers totalement opposés et pourtant qui se rejoignent bien ici. L'auteur met en place un flic au bout du rouleau et parle de vengeance, de culpabilité, des souvenirs, ect...
    J'ai apprécié aussi comment l'auteur parvient à relier les deux histoires, le passé et le présent. de plus, l'explication du titre du l'oeuvre se fait au fur et à mesure de la lecture et qui permet donc de ne pas trop en savoir avant la lecture !
    Bref, un bon roman noir, bien écrit qui se lit facilement malgré le thème assez difficile de la guerre d'Algérie.

    Lien : http://lespetitslivresdelizouzou.hautetfort.com/archive/2012/05/16/l..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par PierreF, le 25 avril 2011

    PierreF
    Après le choc Fakirs, attendez vous à une deuxième rafale, toute aussi puissante. Et là où Antonin Varenne montrait notre société avec une enquête sur un jeune homme qui se transperçait pour son public, cette fois ci, il nous oblige à regarder ce que beaucoup ne veulent pas se rappeler : la guerre d'Algérie. Entre les entraînements et les images de propagande, tout est bon pour monter les gentils Français contre les méchants Algériens. Puis, ce sont les descriptions des DOP (les Dispositifs Opérationnels de Protection), cette institution de torture des ennemis. Et, encore une fois, l'auteur nous décrit cela au travers de Verini sans prendre position, ce qui en rajoute encore dans notre imaginaire à nous, lecteurs. « La guerre ne forme pas la jeunesse, elle la viole ».
    Et puis, on a encore affaire à de beaux portraits d'hommes entre Crozat, ce policier municipal, « même pas policier », boxeur bientôt à la retraite, désespérément seul, qui aime la douleur, qui est vide comme une baudruche, qui est bigrement attachant aussi. Brahim Bendjema, un vieil algérien qui a tout vu, tout connu et qui trouve la bonne raison au bon moment pour se venger, essayer de créer un semblant de justice, et Verini, ce jeune homme devenu un homme vide, une victime dans le clan des gagnants / perdants marqué à vie et qui veut juste oublier.
    L'ambiance est lourde, glauque, violente, malsaine, avec toujours cette qualité pour les dialogues. Par contre, j'ai l'impression d'une grande progression dans l'utilisation de la langue, une volonté de ne pas en rajouter, mais de trouver les mots justes, les verbes qui frappent. C'est un roman que j'ai lu lentement, buvant chaque mot, avalant chaque phrase de peur de rater un moment ou une expression important. C'est le roman de la maturité pour Antonin Varenne, le roman qui ne se lit pas comme on lirait un thriller mais qui se déguste comme un verre de cognac : doucement mais avidement, avec un goût âpre et inoubliable sur la fin. Bienvenue dans l'horreur, celle qui fait mal aux tripes.
    La dernière page du livre est un hommage de l'auteur pour son père, ce père qui a connu ces horreurs, qui a tout caché jusqu'à dévoiler quelques bribes du passé avant de mourir. de cette page, avec cette page, le roman prend un tout autre éclairage, devient d'autant plus éblouissant, plus lourd à porter aussi. Votre père peut être fier de vous, M.Varenne.

    Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-le-mur-le-kabyle-et-le-mari..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Vepug, le 09 mai 2012

    Vepug
    Au tout départ, ce roman m'a énormément dérouté. le style d'écriture est très oral, très familier, mais je m'y suis habituée très rapidement. Et très rapidement, également, je suis rentrée dans cette histoire qui se promène entre le milieu de la boxe de nos jours, la guerre d'Algérie et les brouilles entre flics...

    Le roman est découpé en deux parties : la première alterne l'histoire du Mur, d'un côté, flic paumé qui extériorise au travers de la boxe et qui se laisse entraîné dans une histoire extrêmement louche. de l'autre côté, l'histoire de Pascal qui se retrouve en Algérie dans un camp de torture et ce, contre son gré. le Mur et Pascal vont tous les deux essayé de survivre. Dans cette partie, nous n'entrevoyons à aucun moment le rapport entre les deux histoires.

    Un petit tour de "passe-passe" permet de faire le lien entre les deux histoires et nous arrivons, ainsi, à la seconde partie où tout s'éclaire. Seconde partie dans laquelle Le Mur, le Kabyle et le Marin vont traverser la France pour arriver à Marseille, port de départ pour l'Algérie. Les trois hommes se cherchent. le Mur recherche sont passé qui est particulièrement floue. le kabyle essaie de se réconcilier avec son passé, mais... le marin lui essaie de sortir indemne de cette escapade. Chacun se remet en cause, les doutes les assaillent.

    En conclusion : Roman très noir qui dévoile certaines choses sur les cruautés de la guerre d'Algérie, sur les dessous des matchs de boxe. Roman dans lequel la police est malmenée. Mais roman qui se lit bien.


    Lien : http://coffresalivres.canalblog.com/archives/2012/05/07/24203332.html
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par mayang, le 22 septembre 2011

    mayang
    A l'heure où les polars défilent en troupeau trop souvent sans grand intérêt il est urgent de souligner la perfection, aussi bien dans le fond que dans la forme, de ce second roman. Georges Crozat, brigadier de son état est aussi, à ses heures perdues, un exécuteur de basses besognes. Surnommé le mur, il se sert de ses poings pour dérouiller des inconnus... Autre époque: 1957, Pascal Verini se retrouve en Algérie où il rencontre Rachid, un kabyle engagé dans le F.L.N, avant de devenir historien sous un nom d'emprunt. Sur deux époques, trois personnes très différentes, vont se rencontrer sur fond de guerre d'Algérie. L' écriture, nette et concise démonte les mécanismes de cette guerre coloniale avec beaucoup de talent. A réserver à ceux qui aiment les romans très noirs. Chapeau à Antonin Varenne, déjà couronné par plusieurs prix pour son précédent roman: "Fakirs"
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 21 juin 2011
    La prose âpre et percutante de Varenne le dispute à un sens de la mise en scène qui n'exclut jamais la réflexion ni l'humanisme. Du grand art, très noir.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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1001libraires.com - le Frelon noir - juin 2011
Christophe Dupuis, l'ange noir de Langon (33), nous revient en pleine forme de Clermont-Ferrand où il a couvert le premier festival polar de la ville, les "48 heures du polar". Il nous en ramène deux superbes entretiens, le premier avec Dominique Sylvain pour son nouveau livre, Guerre sale (honneur au dame en ce pays de goujats), le deuxième avec Antonin Varenne pour Le Mur, le Kabyle et le Marin... Bon voyage.








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