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ISBN : 2020985012
Éditeur : Editions du Seuil (2012)


Note moyenne : 3.82/5 (sur 50 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
À quarante ans, Antonio Yammara dresse le bilan de sa vie et revient sur sa relation, brève mais lourde de conséquences, avec Ricardo Laverde, un homme laconique et secret qu’il a autrefois fréquenté dans une salle de billard du centre de Bogota.

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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 02 mars 2015

    marina53
    Ricardo Laverde a ressurgi de sa mémoire. Un souvenir tenace et obsédant. Malgré la brièveté de leur relation, celle-ci aura eu de longues répercussions sur sa propre vie...
    En 1995, à Bogotá, alors qu'Antonio Yammara n'a que 26 ans mais déjà titulaire de son titre d'avocat, il se lance dans le professorat. Après de longs débats avec ses élèves à peine plus âgés que lui, il se rendait régulièrement à la salle de billard. Paris entre deux cafés arrosés de cognac. C'est ici qu'il a rencontré pour la première fois Ricardo Laverde, un homme maigre aux cheveux grisonnants. Quelques rencontres au cours des parties de billard, quelques verres partagés, tout juste le temps d'apprendre que Ricardo est un ancien pilote, qu'il a écopé de 20 ans de prison et que sa femme, Elena, citoyenne américaine, doit venir lui rendre visite pour Noël. Malheureusement, elle n'arrivera jamais. Une bande-son, celle de la boîte noire de l'avion dans lequel elle était assise, l'informe que celui-ci s'est écrasé. Et, alors que les deux amis marchent dans la rue, deux motards s'approchent d'eux à vive allure, tuent Laverde et blessent Antonio.
    Plusieurs mois après cet attentat, malgré la rencontre amoureuse et l'enfant, Antonio ne s'est pas complètement remis de cette journée tragique. Un appel d'une certaine Maya qui se présente comme étant la fille de Ricardo, lui demande de l'aider à mieux comprendre qui était son père. Ensemble, ils tenteront de mettre des mots et des images sur cet homme et les raisons de son assassinat...
    Le bruit des choses qui tombent résonne encore une fois la dernière page tournée. Des années 30 aux années 90, Juan Gabriel Vásquez nous plonge dans cette Colombie soumise, meurtrière et ensanglantée des années 70 avec ses narcotrafiquants, ses bombes, ses guerres et Pablo Escobar. Sous une chaleur écrasante, dans l'odeur des arepas frites, les images défilent, les sons et les voix se font à nouveau entendre et ce sont tout autant de souvenirs qui remontent à la surface. A travers Antonio, l'on suit le parcours de Ricardo Laverde, de sa femme et de ces tragédies qui les ont séparés. L'auteur aborde de nombreux thèmes tels que la transmission d'une génération à une autre mais aussi les souvenirs. Est-il nécessaire, profitable ou au contraire néfaste de se rappeler le passé et jusqu'où celui-ci influe-t-il sur notre propre vie? De Bogotá à la campagne colombienne, des rues malfamées aux champs ensoleillés, l'on traverse ces vies bousculées. Dans un style luxuriant, ce roman passionnant nous fait voyager loin de nos contrées.
    Le bruit des choses qui tombent résonne encore...
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 31 août 2014

    carre
    Un prof d’Université décide d’enquêter sur Ricardo Laverde , assassiné devant ces yeux, lui-même victime collatéral de ce crime. Qui était Ricardo ? La vérité permettra-t-elle à Antonio Yammara de prendre sa vie affective en main ?
    Plongée passionnante dans la Colombie des années 70, puis dans celle de 90, et le terrible héritage laissé par les cartels, celui d’Escobar notamment.
    Juan Gabriel Varquez passe d’une période à l’autre avec un vrai talent de conteur, ces portraits d’hommes et de femmes tentant de se construire un avenir sur les cendres sanglantes du passé sont des plus réussis. C’est juste, passionnant et remarquablement écrit. Juan Gabriel Vasquez s’impose depuis quelques années comme un auteur incontournable, héritier d’une Colombie sanglante, corrompue et violente. On comprend pourquoi en lisant « Le bruit des choses qui tombent ».
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    • Livres 4.00/5
    Par bilodoh, le 28 avril 2014

    bilodoh
    Un roman en Colombie de la fin du 20e siècle, un pays aux prises avec la violence de la guerre de la drogue.

    On y trouve la peur et le choc post traumatique d'un individu et d'une société qui ne se reconnaissent plus après des attentats qui font des morts et des blessés, mais aussi bien des victimes collatérales.

    On y réalise comment le simple besoin de gagner de l'argent pour nourrir sa famille, s'est peu à peu transformé en un trafic international dont il est difficile de se débarrasser par la suite.

    On y voit le besoin de comprendre et d'exorciser ses démons.

    C'est une histoire de psychologie et de société, pour découvrir un coin du monde qu'on connaît peu.
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    • Livres 4.00/5
    Par Bookycooky, le 17 novembre 2014

    Bookycooky
    Une histoire sur le destin et la mémoire.Début 1996 Antonio Yammara jeune avocat,croisera le chemin d'un certain Riccardo Laverde dans une salle de billard du centre de Bogota.Bien que n'ayant aucun lien à proprement parler,Yammara sera aux côtés de Laverde quand un soir celui-ci sera abattu en pleine ville par deux motards.Il sera lui aussi touché par une balle perdue,aussi bien physiquement que psychologiquement.Dix années plus tard il revient sur cette épisode de sa vie qui en faite en sera un tournant décisif qu'il affronte sans regret et sans doute,-"Il n'y a pas de manie plus funeste ni de caprice plus dangereux que de spéculer ou de conjecturer sur les chemins qu'on a pas empruntés"-.Cette histoire est aussi celle de la Colombie elle-même dans les années 80-90 avec ses narcotrafiquants,les bombes,la terreur,les assassinats politiques et le peuple qui essaie d'y survivre malgré tout.C'est le deuxième livre de Vasquez que je viens de lire après "Les Réputations",l'histoire est toujours aussi palpitante,le style fluide et bien sûr avec ce parfum spécial à la littérature sud-américaine.
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    • Livres 4.00/5
    Par Henri4, le 11 août 2012

    Henri4
    Juan Gabriel Vasquez : Le bruit des choses qui tombent
    Traduit de l'espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon
    A paraître au Seuil le 23 août
    Voici une des pépites de cette rentrée. Un roman plein d'histoires (et d'Histoire) qui brasse avec virtuosité une matière foisonnante. L'art de Juan Gabriel Vasquez est de rendre toute la richesse de l'expérience vécue avec ses multiples niveaux et recoins d'une façon aussi immédiate et évidente que la vie même. Entre le présent anarchique, buissonnant, fait de hasards, d'incohérences, de surgissements, et le destin qui se dessine à l'échelle d'une vie, existe un hiatus qui turlupine tout romancier qui se respecte et que Juan Gabriel Vasquez semble avoir mis à jour !
    Le narrateur, Antonio, jeune professeur de droit, est gravement blessé dans un attentat qui vise et tue le mystérieux Ricardo Laverde, rencontre évanescente faite quelques mois plus tôt dans un bar où il a quelques habitudes. Cet événement bouleverse Antonio dont l'existence perd désormais toute consistance alors même qu'il s'éprend d'une de ses élèves, lui fait un enfant et l'épouse. Il n'est plus que l'ombre de lui-même, hanté par la mort : la sienne, évitée d'un cheveu, et celle de Ricardo Laverde dont il a recueilli les derniers instants. Quel sens donner aux derniers instants d'une vie dont on ne sait par ailleurs presque rien ? Cette énigme habite Antonio comme un fantôme.
    Cette idée d'une vie posée en énigme dont la résolution s'impose au narrateur, voilà déjà un beau dispositif !
    Quelque chose se dénoue pour Antonio lorsqu'une certaine Maya l'appelle et se présente comme la fille de Ricardo Laverde. Ensemble, ils vont faire de grandes excursions dans le passé et reconstituer à partir d'indices, de lettres, de photos une vie emplie de drames, qui croise l'Histoire de la Colombie, notamment son armée et ses trafiquants de drogue (Pablo Escobar) etc. On découvre le père de Ricardo Laverde, héros national de l'aviation, puis sa femme, américaine idéaliste et très attachante venue en Colombie par une association humanitaire.
    Dans son essence, la vie du défunt Laverde (une vie manquée, jusqu'au dernier rendez-vous), semble se confondre alors avec le récit que peuvent en faire Antonio et Maya, après coup.
    On présent aussi, sans avoir mis les pieds en Colombie, que ce roman capte l'air du temps et appartient à la génération de l'écrivain né à Bogotà en 1973. Un roman qui mêle magnifiquement l'histoire de son pays, l'air du temps et le poids de quelques existences.
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Critiques presse (2)


  • Bibliobs , le 02 janvier 2013
    Scène de la violence ordinaire dans la Colombie des années 1990, dont Juan Gabriel Vásquez restitue le tragique dans ce style limpide et sombre qu'il emprunte à ses maîtres Joseph Conrad et Philip Roth
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • LaLibreBelgique , le 06 novembre 2012
    [Ce] roman, avec son écriture fluide et agréable, nous plonge dans l’intimité d’un homme bouleversé et dans les coulisses humaines d’une guerre sans merci
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique

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Citations et extraits

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  • Par carre, le 24 août 2014

    Penser dans le noir n'est pas l'idéal: on voit les choses plus grandes ou plus graves qu'elles ne le sont en réalité, les maladies sont plus nocives, la présence du mal plus proche, le désamour plus intense, la solitude plus profonde.

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  • Par bilodoh, le 28 avril 2014

    Mais, en même temps, je pense que nous sommes mauvais juges du moment présent, sans doute parce que, en réalité, le présent n'existe pas : tout est mémoire, la phrase que je viens d'écrire est déjà un souvenir, de même que celle que vous, lecteur, venez de parcourir. (Points, p.24)

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  • Par bilodoh, le 29 avril 2014

    Mais j'étais seule, j'étais restée seule, il n'y avait plus personne entre ma mort et moi. Être orphelin, c'est comme ça : on a plus personne devant soi, on est seul dans la file. (Points, p.119)

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  • Par marina53, le 02 mars 2015

    Peu importent les conneries qu'on fait; ce qu'il faut, c'est savoir les réparer. Même si le temps a passé, même si des années se sont écoulées, il n'est jamais trop tard pour réparer ce qu'on a brisé.

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  • Par marina53, le 02 mars 2015

    Nul ne sait a quoi sert le souvenir, s’il s’agit d’un exercice profitable ou qui peut se révéler néfaste, ni en quoi l’évocation du passé peut changer ce que l’on a vécu.

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