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ISBN : 2020985012
Éditeur : Editions du Seuil (2012)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 41 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
À quarante ans, Antonio Yammara dresse le bilan de sa vie et revient sur sa relation, brève mais lourde de conséquences, avec Ricardo Laverde, un homme laconique et secret qu’il a autrefois fréquenté dans une salle de billard du centre de Bogota.

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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 31 août 2014

    carre
    Un prof d’Université décide d’enquêter sur Ricardo Laverde , assassiné devant ces yeux, lui-même victime collatéral de ce crime. Qui était Ricardo ? La vérité permettra-t-elle à Antonio Yammara de prendre sa vie affective en main ?
    Plongée passionnante dans la Colombie des années 70, puis dans celle de 90, et le terrible héritage laissé par les cartels, celui d’Escobar notamment.
    Juan Gabriel Varquez passe d’une période à l’autre avec un vrai talent de conteur, ces portraits d’hommes et de femmes tentant de se construire un avenir sur les cendres sanglantes du passé sont des plus réussis. C’est juste, passionnant et remarquablement écrit. Juan Gabriel Vasquez s’impose depuis quelques années comme un auteur incontournable, héritier d’une Colombie sanglante, corrompue et violente. On comprend pourquoi en lisant « Le bruit des choses qui tombent ».
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    • Livres 4.00/5
    Par bilodoh, le 28 avril 2014

    bilodoh
    Un roman en Colombie de la fin du 20e siècle, un pays aux prises avec la violence de la guerre de la drogue.

    On y trouve la peur et le choc post traumatique d'un individu et d'une société qui ne se reconnaissent plus après des attentats qui font des morts et des blessés, mais aussi bien des victimes collatérales.

    On y réalise comment le simple besoin de gagner de l'argent pour nourrir sa famille, s'est peu à peu transformé en un trafic international dont il est difficile de se débarrasser par la suite.

    On y voit le besoin de comprendre et d'exorciser ses démons.

    C'est une histoire de psychologie et de société, pour découvrir un coin du monde qu'on connaît peu.
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    • Livres 4.00/5
    Par Henri4, le 11 août 2012

    Henri4
    Juan Gabriel Vasquez : Le bruit des choses qui tombent
    Traduit de l'espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon
    A paraître au Seuil le 23 août
    Voici une des pépites de cette rentrée. Un roman plein d'histoires (et d'Histoire) qui brasse avec virtuosité une matière foisonnante. L'art de Juan Gabriel Vasquez est de rendre toute la richesse de l'expérience vécue avec ses multiples niveaux et recoins d'une façon aussi immédiate et évidente que la vie même. Entre le présent anarchique, buissonnant, fait de hasards, d'incohérences, de surgissements, et le destin qui se dessine à l'échelle d'une vie, existe un hiatus qui turlupine tout romancier qui se respecte et que Juan Gabriel Vasquez semble avoir mis à jour !
    Le narrateur, Antonio, jeune professeur de droit, est gravement blessé dans un attentat qui vise et tue le mystérieux Ricardo Laverde, rencontre évanescente faite quelques mois plus tôt dans un bar où il a quelques habitudes. Cet événement bouleverse Antonio dont l'existence perd désormais toute consistance alors même qu'il s'éprend d'une de ses élèves, lui fait un enfant et l'épouse. Il n'est plus que l'ombre de lui-même, hanté par la mort : la sienne, évitée d'un cheveu, et celle de Ricardo Laverde dont il a recueilli les derniers instants. Quel sens donner aux derniers instants d'une vie dont on ne sait par ailleurs presque rien ? Cette énigme habite Antonio comme un fantôme.
    Cette idée d'une vie posée en énigme dont la résolution s'impose au narrateur, voilà déjà un beau dispositif !
    Quelque chose se dénoue pour Antonio lorsqu'une certaine Maya l'appelle et se présente comme la fille de Ricardo Laverde. Ensemble, ils vont faire de grandes excursions dans le passé et reconstituer à partir d'indices, de lettres, de photos une vie emplie de drames, qui croise l'Histoire de la Colombie, notamment son armée et ses trafiquants de drogue (Pablo Escobar) etc. On découvre le père de Ricardo Laverde, héros national de l'aviation, puis sa femme, américaine idéaliste et très attachante venue en Colombie par une association humanitaire.
    Dans son essence, la vie du défunt Laverde (une vie manquée, jusqu'au dernier rendez-vous), semble se confondre alors avec le récit que peuvent en faire Antonio et Maya, après coup.
    On présent aussi, sans avoir mis les pieds en Colombie, que ce roman capte l'air du temps et appartient à la génération de l'écrivain né à Bogotà en 1973. Un roman qui mêle magnifiquement l'histoire de son pays, l'air du temps et le poids de quelques existences.
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    • Livres 4.00/5
    Par Bookycooky, le 17 novembre 2014

    Bookycooky
    Une histoire sur le destin et la mémoire.Début 1996 Antonio Yammara jeune avocat,croisera le chemin d'un certain Riccardo Laverde dans une salle de billard du centre de Bogota.Bien que n'ayant aucun lien à proprement parler,Yammara sera aux côtés de Laverde quand un soir celui-ci sera abattu en pleine ville par deux motards.Il sera lui aussi touché par une balle perdue,aussi bien physiquement que psychologiquement.Dix années plus tard il revient sur cette épisode de sa vie qui en faite en sera un tournant décisif qu'il affronte sans regret et sans doute,-"Il n'y a pas de manie plus funeste ni de caprice plus dangereux que de spéculer ou de conjecturer sur les chemins qu'on a pas empruntés"-.Cette histoire est aussi celle de la Colombie elle-même dans les années 80-90 avec ses narcotrafiquants,les bombes,la terreur,les assassinats politiques et le peuple qui essaie d'y survivre malgré tout.C'est le deuxième livre de Vasquez que je viens de lire après "Les Réputations",l'histoire est toujours aussi palpitante,le style fluide et bien sûr avec ce parfum spécial à la littérature sud-américaine.
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    • Livres 4.00/5
    Par traversay, le 27 octobre 2012

    traversay
    En cette rentrée littéraire, trois auteurs latino-américains, de la même génération, se penchent sur le passé récent de leurs pays respectifs, tumultueux et violent, qu'ils n'ont connu qu'enfant ou adolescent : le chilien Alejando Zambra (né en 1975), l'argentin Patricio Pron (1975) et le colombien Juan Gabriel Vasquez (1973). Trois romans qui ont en commun d'être à la fois une quête, existentielle, et une enquête, sur des événements qui symbolisent le legs sanglant d'une époque. Aucun n'affronte directement les faits qui, reconstitués, n'ont qu'une valeur symbolique pour compléter les failles de toute une génération dont l'héritage est trop lourd. Des trois romans évoqués, celui de J.G Vasquez est le plus touchant et le plus convaincant. Parce qu'il réussit le mieux la jonction entre deux périodes avec son personnage principal qui a souffert dans sa chair la barbarie d'un pays livré aux narco-traficants. Inutile de dire que cet homme ne s'est jamais remis de l'attentat qu'il a subi même s'il n'était pas directement visé. Tout l'art de l'écrivain colombien, qui signe ici son meilleur livre, est d'entrer dans l'intime, de plonger au plus profond dans la psychologie de ce trentenaire déboussolé, sur le point de gâcher sa vie, qui n'a de cesse de comprendre ce qui lui est arrivé. le style fluide et évocateur de l'auteur fait merveille et raconte avec une sérénité inquiète l'histoire de son pays. Il y a de très belles pages sur Bogota, cette incroyable ville haut perchée, sur son âme, ses habitants et leur fatalisme. le bruit des choses est bourré de détails qui font sens sans que jamais le romancier n'ait besoin de crier son désarroi ou son indignation. C'est un livre écrit mezza voce, qui a d'autant plus le pouvoir d'émouvoir.
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Critiques presse (2)


  • Bibliobs , le 02 janvier 2013
    Scène de la violence ordinaire dans la Colombie des années 1990, dont Juan Gabriel Vásquez restitue le tragique dans ce style limpide et sombre qu'il emprunte à ses maîtres Joseph Conrad et Philip Roth
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • LaLibreBelgique , le 06 novembre 2012
    [Ce] roman, avec son écriture fluide et agréable, nous plonge dans l’intimité d’un homme bouleversé et dans les coulisses humaines d’une guerre sans merci
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique

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Citations et extraits

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  • Par carre, le 24 août 2014

    Penser dans le noir n'est pas l'idéal: on voit les choses plus grandes ou plus graves qu'elles ne le sont en réalité, les maladies sont plus nocives, la présence du mal plus proche, le désamour plus intense, la solitude plus profonde.

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  • Par bilodoh, le 28 avril 2014

    Mais, en même temps, je pense que nous sommes mauvais juges du moment présent, sans doute parce que, en réalité, le présent n'existe pas : tout est mémoire, la phrase que je viens d'écrire est déjà un souvenir, de même que celle que vous, lecteur, venez de parcourir. (Points, p.24)

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  • Par bilodoh, le 29 avril 2014

    Mais j'étais seule, j'étais restée seule, il n'y avait plus personne entre ma mort et moi. Être orphelin, c'est comme ça : on a plus personne devant soi, on est seul dans la file. (Points, p.119)

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  • Par bilodoh, le 26 avril 2014

    Il n'y a pas de manie plus funeste ni de caprice plus dangereux que de spéculer ou de conjecturer sur des chemins qu'on a pas empruntés. (Points, p.36)

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  • Par luocine, le 20 janvier 2013

    Essaierais je de la convaincre .... que Le monde est trop dangereux pour qu'on s'y promène seul , sans personne pour nous attendre à la maison , se faire du souci quand on ne rentre pas ou venir nous chercher ?



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