Une deuxième victime vient d'être découverte, et il faut faire vite pour découvrir le meurtrier. A son tableau de chasse, il est pratiquement certain qu'une troisième sera recensée rapidement. Dan était sur place. Il est flic et carbure à la Dexedrine. Il pense bien un peu, parfois, à Brigitte, sa femme, et Lulu, son fils, mais son obsession, c'est Joss, une prostituée avec laquelle il essaie de décompresser. De décharger son spleen, sa hargne, sa haine. Une empreinte est relevée, conduisant à un casseur fiché mais qui n'avait jamais auparavant été suspecté de meurtre. Oscar est musicien de jazz, batteur au chômage. Il traîne aux Halles, à la recherche d'un improbable contrat, un remplacement qui le remettrait à flot. Il était talentueux, mais a sombré à cause de la dope, de l'alcool. Une nouvelle victime et les chemins de Dan et d'Oscar vont se croiser. Pour le meilleur et pour le pire.
Tous les ingrédients chers à
Marc Villard sont condensés dans cette histoire oscillant entre Les Halles et Barbès, avec de courtes incursions en banlieue. le flic déjanté, le joueur de jazz paumé, les prostituées désarmées, des héros au quotidien embringués dans un conte noir servi par une écriture ciselée au scalpel. Pas de fioriture, pas de mot de trop. le minimum, et pourtant parfois cela prend l'allure d'un poème. le sexe aussi est présent, comme un exutoire à la frustration, relation charnelle indispensable comme le manger, le boire, afin d'assouvir un besoin, mais également afin de pallier un manque. Manque d'amour, d'amitié, de confiance en soi.
Marc Villard n'écrit pas, il peint. Et ses maîtres pourraient s'appeler Picasso, Modigliani ou encore et peut-être surtout Bernard Buffet.
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