> Sophie Aslanides (Traducteur)

ISBN : 2355840652
Éditeur : Sonatine Editions (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.97/5 (sur 251 notes) Ajouter à mes livres
"Je n'avais encore jamais vu ça: des heures après avoir fini ce livre, j'avais encore les nerfs à vif!"
Dennis Lehane
"Un incroyable premier roman! Je l'ai dévoré de la première à la dernière page."
Mo Hayder
À la suite d’un accident survenu ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 11 février 2012

    Seraphita
    Aujourd'hui. Une femme se réveille dans le lit d'une chambre à coucher qu'elle ne reconnaît pas, aux côtés d'un homme qui lui est un parfait inconnu. Elle sent une panique sourde commence à monter dans sa poitrine. Quand elle aperçoit son reflet dans le miroir de la salle de bains, son étrangeté lui saute aux yeux : elle ne se reconnaît pas dans cette femme ridée et fripée que la glace lui renvoie. Est-elle bien éveillée ? Amnésique, voilà ce qu'elle est : c'est ce que lui indique l'inconnu qui se dit son mari, Ben. Chaque nuit, le sommeil efface ses souvenirs. Chaque matin, elle doit tout reconstruire, aidée par cet homme. Dépendante, c'est une autre de ses caractéristiques, d'un homme qu'elle ne reconnaît pas et qui pourvoit au moindre de ses besoins. Ambivalente, au final : peut-elle faire confiance à cet homme ? A-t-elle le droit de se questionner ainsi, lui qui semble si gentil et dévoué ? Avant d'aller dormir, chaque soir, elle écrit pour essayer de redonner une cohérence à une vie que l'amnésie a fait voler en éclat…
    L'amnésie : un thème somme toute classique pour un policier, que bon nombre d'auteurs auparavant ont exploité (comme Sébastien Japrisot dans l'excellent : « Piège pour cendrillon »). Ici, S. J. Watson sait tirer profit de ce thème à merveille pour entraîner ses lecteurs dans une épopée d'un peu plus de 400 pages où l'on ne s'ennuie à aucun moment, à tel point qu'on se presse d'aller jusqu'au bout… Avant d'aller dormir !
    L'auteur nous fait entrer dans la psychè de cette femme qui s'appelle Christine Lucas : c'est elle qui parle, en « je », d'un bout à l'autre du policier. C'est là le premier tour de force de Watson : le lecteur partage toute la détresse de Christine, qui se renouvelle jour après jour, sa fragilité, son extrême dépendance ainsi que ses doutes et ambivalences : peut-elle faire confiance à un homme, qui se dit son mari, qu'elle ne reconnaît pas ? Et nous, lecteurs, pouvons-nous faire confiance à cette femme amnésique qui a longtemps été enfermée en hôpital psychiatrique aux côtés de médecins qui la disaient, parfois, sujette à des attaques de paranoïa, à de la confabulation ? Je me suis posée cette question à de multiples reprises, au long de ma lecture.
    Ayant pris ce parti d'une narratrice amnésique pour qui, chaque matin est un présent déconnecté d'un passé oublié, comment Watson allait-il s'y prendre pour faire progresser malgré tout son histoire ? Il fait intervenir un troisième personnage, sous les traits d'un neuropsychologue, le Docteur Nash, qui a proposé à Christine, à l'insu de Ben, une thérapie. Celle-ci passe par l'écrit : il s'agit pour Christine d'écrire un journal, dans lequel elle notera chaque jour « Avant d'aller dormir » les événements de la journée. le lendemain, une nuit de sommeil aura effacé tout souvenir, mais l'écrit, véritable fonction mémoire, sera toujours là. Il faudra par contre au Dr Nash appeler Christine tous les matins pour lui rappeler l'existence du journal et son emplacement… Un scénario un peu tarabiscoté ? Pour ma part, j'ai adoré ce côté « tordu » et surtout le fait que Christine écrive en cachette, sans que Ben le sache… Voilà, à mon sens, la première clé de l'intrigue.
    Car le policier peut paraître long, sans véritable action : Christine est habitée de doutes, à l'égard de Ben, qui semble lui mentir, ou tout du moins, ne pas tout lui dire. Des morceaux de son passé ressurgissent çà et là, à l'occasion d'une promenade, d'une odeur, d'un bruit… Mais le puzzle ne se reconstitue pas encore. L'intrigue semble parfois piétiner, le lecteur doute lui aussi du bien-fondé des doutes de Christine, une femme si fragile, dépendante, … malade ? Paranoïaque ? Fabulatrice ? Et pourtant, … Watson avait semé tout au long de l'intrigue des petites clés, des soupçons d'indices. Il fait éclore ces germes au dernier moment, dans un final époustouflant.
    Impossible de lâcher le livre en cours de route : Avant d'aller dormir, il faudra tout lire… Un devoir bien plaisant ! Mais, à l'inverse de Christine, le souvenir d'une lecture éblouissante ne se sera pas perdu dans les limbes d'un cerveau frappé par l'amnésie. Et pourtant, écrire un commentaire s'impose pour garder mémoire de moments d'une lecture emplie de suspens…
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par gruz, le 13 mai 2011

    gruz
    Un thriller psychologique d'une rare intelligence, tout en finesse.
    Comment redécouvrir sa vie chaque jour, après avoir tout oublié à son réveil, vivre sans souvenirs qui construisent notre identité, nous permettent d'avoir des relations avec les autres et de leur faire confiance. Toutes ces questions sont superbement mis en mot, dans une tension croissante, mais maitrisée du récit.
    La 4° de couverture parle d'une construction machiavélique. Je parlerai au contraire d'une construction cohérente, véritable bijou de précision.
    Point de violence gratuite, l'auteur se charge de monter son histoire de manière logique et implacable. Pourtant l'histoire est glaçante.
    On a l'impression de marcher sur des œufs avec le personnage, qui se bat pour comprendre sa situation et trouver des moyens d'évoluer. Nous sommes dans l'empathie totale avec elle.
    Ce jour sans fin nous fait entrer au plus profond de son être, ces doutes, ses angoisses et ses moments de soulagement sont décrits de manière admirable.
    On engloutit ces pages, happé par l'histoire, en totale immersion dans cette histoire qui arrive à ses renouveler sans cesse.
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 12 juillet 2011

    caro64
    Chaque matin Christine se réveille en pensant être une jeune femme célibataire. Pourtant elle a 47 ans et elle est mariée avec Ben depuis vingt ans. Suite à un mystérieux accident, Christine souffre d'une amnésie particulière puisque chaque matin elle n'a aucun souvenir de son passé. Durant la nuit elle oublie tout ce qu'elle a vécu la veille. Sans le dire à son mari elle commence une nouvelle et ultime thérapie. Elle tient également un journal où elle note tout ses souvenirs pour recommencer à construire une chronologie dans sa vie. A la lecture de son journal elle se rend alors compte qu'entre ses quelques souvenirs notés et le discours de son mari il existe des incohérences… Une seule question se pose : comment sortir du mensonge lorsqu'on a tout oublié et qu'on ne peut faire confiance à personne, même pas à soi ?
    Un livre très bien écrit, à l'atmosphère troublante. Un premier roman au suspense haletant où l'héroïne, comme le lecteur, n'a pour seuls indices que ce qu'il lit !
    Attention, difficile à lâcher une fois commencé… alors surtout n'ouvrez pas ce bouquin Avant d'aller dormir, nuit blanche assurée.
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Alinee, le 23 mai 2011

    Alinee
    Devoir se réveiller chaque matin sans aucun souvenir et se demander qui est l'homme allongé à côté de soi : telle est la vie que mène Christine après un grave accident, arrivé quelques 25 années plus tôt. Accompagné d'un docteur et de son journal intime, elle va tenter de découvrir ce qu'il lui ai vraiment arrivé.
    La 4ème de couv' le compare à "Ne le dis à personne" ou encore "Shutter Island". Malgré la puissance de ce roman, je pense que l'on en est pas encore là. Les 200 premières pages sont longues, même si l'écriture est fluide et plaisante. On sent bien le fond de l'intrigue mais ça met longtemps à se mettre en route. Par contre, dès que l'on atteint la moitié de l'histoire, le rythme s'accélère et on ne peut plus lâcher le livre !
    Je le conseille vivement. Comme (quasiment) toutes les découvertes littéraires des éditions Sonatine, ce premier roman est vraiment très accrocheur.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Shamash, le 23 août 2011

    Shamash

    Le thème de l'amnésie est un grand classique de la littérature et du cinéma, et la littérature policière en est particulièrement friande. Les plus célèbres auteurs s'y sont essayé : Elisabeth George, Mary Higgins Clark, Anne Perry, Robert Ludlum... on trouverait sans peine des dizaines de titres !

    L'amnésie présente des avantages indéniables pour un polar : le héros, placé en position de découvrir sa propre identité, est souvent obligé de mener une sorte « d'enquête policière » pour savoir qui il est vraiment. Il va, tout comme le lecteur, de surprise en surprise en découvrant qu'il n'est pas celui qu'il croit. Parfois, il découvre avoir commis dans son autre vie des actes qui lui semblent inimaginables. Et puis il y a la quête permanente de l'identité, un thème fort dans la littérature : quand l'auteur est habile, le suspense est garanti.

    Dans Avant d'aller dormir, tout en utilisant ce thème plutôt rebattu de l'amnésie, l'auteur va tout de même innover et tenter de faire du neuf avec du vieux.

    Première originalité : il s'agit ici d'une amnésie particulière, une forme très rare d'amnésie nous dit un des personnages. Christine a occulté les vingt dernières années de sa vie après un accident. Elle ne se souvient pas avoir été mariée et ne sait pas si elle a eu des enfants, pourtant elle se découvre un mari, forcément inconnu.

    Jusque là, c'est du classique, on a déjà l'impression d'avoir lu ou vu dix fois ce genre d'histoire. L'originalité réside dans le fait que l'oubli des vingt dernières années de sa vie se double d'une autre forme d'oubli : les souvenirs de la journée qu'elle est en train de vivre vont s'effacer dès qu'elle va sombrer dans le sommeil. Avant d'aller dormir elle sait qu'elle va perdre dans la nuit tous ses souvenirs de la journée et se retrouver au matin sans savoir ni qui elle, est ni qui sont ses proches. Un mécanisme efficace pour susciter chez la narratrice, et donc chez le lecteur, un sentiment d'angoisse. Surtout s'il y a dans l'histoire un méchant qui tente de manipuler l'héroïne, car nous sommes dans un thriller, et là tout est possible, même le pire !

    La deuxième originalité porte sur le procédé narratif choisi par l'auteur, un procédé induit par la nature même de l'amnésie de Christine. Comment faire pour ne pas repartir de zéro chaque jour et conserver quelques souvenirs de ses journées ? le moyen le plus évident consisterait à écrire un journal intime relatant de façon détaillée les évènements qu'elle vit. Ainsi, quand elle se réveillerait, la lecture du journal lui permettrait de retrouver ses souvenirs de la veille.

    C'est ce que va faire notre héroïne. Il se trouve qu'avant son amnésie elle était écrivain, ce qui va lui donner toutes les facilités possibles, puisque le fait qu'elle ait été romancière justifie que ses découvertes quotidiennes soient écrites…comme un roman et non comme une chronique plate, pesante et ennuyeuse.

    A travers ce journal nous suivons ses progrès, ses angoisses, son questionnement. Comment va-t-elle découvrir qui elle était vraiment ? Va-t-elle comprendre ce qui lui est arrivé ? La réalité est-elle ce qu'elle croit ? Peut-elle avoir confiance en son mari ? le tour de force de S.J. Watson consiste à éviter les redites fréquentes et introduire des éléments qui vont jeter le doute dans l'esprit du lecteur en procédant avec l'habileté d'un vieux routier de l'écriture.

    Si le livre démarre lentement, nous sommes ensuite pris dans un engrenage impitoyable. La tension monte au fil des pages en même temps que les interrogations de l'héroïne sur son entourage s'accentuent, et la fin du roman est haletante, surprenante. Difficile de lâcher le livre pendant les cent dernières pages !

    L'auteur a gagné son pari : utiliser un truc usé (l'amnésie) pour faire du neuf, rendre palpitante et crédible la lecture d'un journal écrit comme un roman et accrocher le lecteur sans le lasser, jusqu'à la fin de l'histoire.

    Je ferai tout de même un reproche à S.J. Watson et à son éditeur : ils ont laissé ici ou là quelques incohérences mineures qui sont la preuve d'une relecture peu attentive. Page 213, un des personnages dit à l'héroïne : « on vous a déplacée pour votre propre sécurité autant que pour la sécurité des autres », puis page 218, le même affirme « vous n'étiez pas dangereuse, ni pour vous-même ni pour les autres », en parlant du même évènement, sans aucune justification après coup. On pourrait retrouver deux autres erreurs du même type aux pages 350/351 et à la page 391, je laisse aux lecteurs attentifs le soin de les découvrir.

    Mais ces peccadilles ne doivent pas nous masquer l'essentiel : susciter un tel plaisir de lecture pour un premier roman est suffisamment rare pour que nous attendions avec curiosité et impatience le deuxième livre de cet auteur.
    Vous pouvez lire cette critique sur le blog collectif Un Polar, à l'adresse suivante :

    Lien : http://unpolar.hautetfort.com/archive/2011/08/22/s-j-watson-avant-d-..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

Critiques presse (3)


  • LePoint , le 05 avril 2012
    Avec une construction qui tient du tour de force, ce livre est un cocktail totalement addictif qui fait grimper l'angoisse en flèche.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • LeMonde , le 05 août 2011
    A partir du thème rebattu de la mémoire et de l'identité, l'Anglais S. J. Watson fait de son premier roman un thriller psychologique futé et admirablement construit, qui maltraite les nerfs de son attachante héroïne en même temps qu'il joue avec ceux du lecteur.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Lexpress , le 21 juin 2011
    Watson assume le fait de construire une simple mécanique de récit, là où Coben veut aussi parler du monde, sans y arriver. Mais il n'est pas (encore) au niveau de Lehane sur le plan de la puissance du style.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par honeyed, le 22 mai 2012

    Le meilleur livre que j'ai lu jusque ici. Un immense bravo a l'auteur qui a su créer un véritable chef d'oeuvre dès son premier livre, un vrai génie!
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  • Par caro64, le 12 juillet 2011

    La première page est blanche, sans lignes. J'ai écrit mon nom à l'encre noire au milieu. Christine Lucas. Je m'étonne de n'avoir pas écrit Personnel ! en dessous. Ou Lecture interdite !
    Quelque chose a été ajouté, quelque chose d'inattendu, de terrifiant. De plus terrifiant que tout ce que j'ai vu aujourd'hui. Là, sous mon nom, à l'encre bleue et en lettres majuscules se trouvent les mots suivants :

    NE PAS FAIRE CONFIANCE A BEN.

    Mais il n'y a rien que je puisse faire. Je tourne la page.
    Je commence à lire l'histoire de ma vie.
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  • Par Corboland78, le 05 octobre 2011

    La boîte était à l’endroit que j’avais décrit dans mon journal, fermée à clé, comme je l’avais soupçonné. Je n’en étais pas contrariée. J’ai commencé à regarder. Je me suis dit que je ne m’arrêterais pas tant que je n’aurais pas trouvé la clé. J’ai d’abord fouillé le bureau. Les autres tiroirs. Je l’ai fait méthodiquement. J’ai tout replacé là où je l’avais trouvé, et après, je suis allée dans la chambre. J’ai ouvert les tiroirs, fouillant entre ses slips, ses mouchoirs, soigneusement repassés, les maillots de corps et les t-shirts. Rien, et rien dans mes affaires non plus. Les tables de nuit avaient des tiroirs. J’avais l’intention de fouiller chacun d’eux, en commençant par le côté du lit où je n’avais pas dormi. J’ai ouvert le tiroir du haut et fouillé son contenu – des crayons, une montre qui ne marchait plus, une plaquette de pilules que je ne reconnaissais pas – avant d’ouvrir le tiroir du bas. Au départ j’ai cru qu’il était vide. Je l’ai refermé doucement, mais en le poussant, j’ai perçu un tout petit bruit, de métal frottant contre du bois. Je l’ai ouvert à nouveau, mon cœur battant à tout rompre. C’était une clé.
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  • Par mila0707, le 15 octobre 2011

    J'ai regardé longuement cette dernière photo. Le soulagement m'a envahie. Cette femme assise là avec son mari tout neuf, le regard tourné vers un avenir qu'elle ne pouvait pas prévoir, et qu'elle ne voulait pas prévoir; j'ai pensé à ce que nous partagions, elle et moi. Mais il ne s'agit pas de traits physiques. De cellules et de tissus. D'ADN. Notre signature chimique. Mais rien d'autre. C'est une étrangère. Il n'y a rien qui lie cette femme à moi, aucun moyen de retrouver le fil conducteur qui me mènera jusqu'à elle.
    Et pourtant, elle est moi et je suis elle. Je voyais bien qu'elle était amoureuse. De Ben. De l'homme qu'elle venait d'épouser. De l'homme avec qui je me réveille, chaque jour.
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  • Par ancoline, le 12 septembre 2011

    Non seulement j'ai couché avec un homme marié, mais en plus j'ai fait ça chez lui, on dirait, dans le lit qu'il doit partager d'habitude avec sa femme. Je m'allonge à nouveau pour reprendre mes esprits. Je devrais avoir honte.
    Je me demande où se trouve la femme. Faut-il que je m'inquiète de la voir arriver d'un moment à l'autre ? Je l'imagine, plantée à l'autre bout de la pièce, en train d'hurler, de me traiter de traînée. Horrible méduse coiffée de serpents venimeux. Je me demande comment je vais me défendre, si elle débarque, ou même si je le peux. Le type dans le lit ne paraît pas très inquiet pourtant. Il s'est retourné et il continue à ronfler.
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