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Sophie Aslanides (Traducteur)
ISBN : 2355840652
Éditeur : Sonatine (2011)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.86/5 (sur 1862 notes)
Résumé :
Chaque matin, c'est le même effroi. La même surprise.
En se découvrant dans la glace, Christine a vieilli de vingt ans. Elle ne connaît ni cette maison, ni l'homme qui partage son lit.
Et chaque matin, Ben lui raconte. L'accident. L'amnésie...
Ensuite, Christine lit son journal, son seul secret. Et découvre les incohérences, les questions, tout ce qu'on lui cache chaque matin, posément. Peut-être pour son bien... Peut-être pas.

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Critiques, Analyses & Avis (456) Voir plus Ajouter une critique
marina53
marina5321 novembre 2013
  • Livres 4.00/5
Chaque matin, Christine se réveille dans une chambre qu'elle ne reconnaît pas et auprès d'un homme qui ne lui rappelle rien. Il lui dit sagement la même chose, chaque matin. Qu'il est son mari, qu'il s'appelle Ben, qu'elle a eu un accident très grave qui lui a fait perdre la mémoire. Elle se regarde dans le miroir de la salle de bain et est étonnée de voir ce visage et ce corps. Où est donc passé sa jeunesse? Pourquoi a-t-elle tant de rides autour des yeux? Pourquoi paraît-elle si vieille? Des photos d'elle et de cet homme sont accrochées autour du miroir. Il ne fait aucun doute qu'il s'agit d'elle mais elle ne garde aucun souvenir de la veille et encore moins de toutes ces années qui semblent avoir défilé. Comme chaque matin, son mari lui fait le tour du propriétaire, la calme et la rassure et s'en va travailler. Pour mettre ainsi un peu d'ordre dans sa vie, son psychiatre qui la suit depuis des années l'appelle chaque matin et lui dit qu'elle écrit tous les jours pour tenter de se souvenir de quelques moments fugaces. Il lui dit où elle cache son journal intime et aussitôt le téléphone raccroché, elle s'empresse de lire les premières pages. Jusqu'à cette phrase incompréhensible à ses yeux: «ne pas faire confiance à Ben». Comment cet homme si sage, si gentil, si compréhensif et qui est son mari depuis tant d'années a-t-il pu susciter en elle de tels ressentiments? Christine va devoir replonger dans les méandres de sa mémoire, avec l'aide du Docteur Nash, afin de découvrir toute la vérité sur ce qu'elle a fait et ce qu'elle est devenue...

Watson nous livre ici un roman noir et sombre où l'héroïne cherche dans les tréfonds de sa mémoire ce qui pourrait ressembler à une vie, quelle qu'elle soit. On découvre avec elle les révélations découvertes au fil des jours, les secrets bien cachés qu'elle n'aurait pas dû deviner, les souvenirs bien enfouis qui remonteront gentiment à la surface, quitte à faire mal. Et, chaque matin, tout comme Christine, on remet tout en place, on essaie de reconstruire son puzzle pour ainsi former quelque chose de cohérent qui ait un sens pour elle afin qu'elle puisse un jour se reconstruire. L'histoire est bien ficelée et terriblement prenante et haletante, l'écriture vive et la tension palpable au fil des pages allant crescendo pour terminer sur un final bluffant.
A ne pas lire... Avant d'aller dormir....
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lehane-fan
lehane-fan21 février 2015
  • Livres 3.00/5
La Christine version 2.0 connait de sérieux problèmes de maintenance.
En effet, son disque dur n'imprime plus. Les mises à jour échouent toutes lamentablement. Elle bugge chaque jour que Dieu fait, se réveillant chaque matin avec les souvenirs de ses vingt ans, elle qui en affiche désormais plus de quarante.
Tout comme dans Un Jour Sans Fin, chaque lendemain est un éternel recommencement.
Ben, son mari aimant, sait la rassurer en lui narrant journalièrement par le menu ce que fut sa vie mais rien n'y fait, Christine peine à imprimer, allant même jusqu'à douter de la sincérité de cet homme qu'elle ne connait, finalement, que depuis quelques heures.
En voilà une idée qu'elle est bonne et anxiogène à souhait.
Seulement voilà, si le concept original fascine, la crainte de découvrir un récit qui, à l'instar du hamster dans sa roue, tournerait méchamment en rond, s'impose très rapidement.
Et se confirme d'autant plus vite que les premiers chapitres s'évertuent à débuter sur le même modus operandi.
Réveil - angoisse - questionnement existenciel – reboot en mode sans échec...A deux doigts d'éprouver un brin d'abattement las et décourageant le gars...
Et puis Watson, retors à souhait et convaincu de la puissance de son récit labyrinthique, convainc rapidement en distillant à petites doses homéopathiques des révélations annihilant systématiquement ce que vous preniez pour acquis encore deux pages auparavant.
Il joue avec le lecteur comme avec son héroïne, le manipulant tout du long jusqu'au final mémorable, lui.
Ne faites confiance en rien ni personne, tel pourrait être le slogan de ce récit glaçant qui sera finalement adapté sur grand écran. Un film inconsistant bien loin de la force de persuasion de sa version manuscrite...
♪J'ai la mémoire qui flan-che, j'me sou-viens plus...♫
3.5/5
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gruz
gruz13 mai 2011
  • Livres 4.00/5
Un thriller psychologique d'une rare intelligence, tout en finesse.
Comment redécouvrir sa vie chaque jour, après avoir tout oublié à son réveil, vivre sans souvenirs qui construisent notre identité, nous permettent d'avoir des relations avec les autres et de leur faire confiance. Toutes ces questions sont superbement mises en mots, dans une tension croissante, mais maitrisée du récit.
La 4° de couverture parle d'une construction machiavélique. Je parlerai au contraire d'une construction cohérente, véritable bijou de précision.
Point de violence gratuite, l'auteur se charge de monter son histoire de manière logique et implacable. Pourtant l'histoire est glaçante.
On a l'impression de marcher sur des oeufs avec le personnage, qui se bat pour comprendre sa situation et trouver des moyens d'évoluer. Nous sommes dans l'empathie totale avec elle.
Ce jour sans fin nous fait entrer au plus profond de son être, ses doutes, ses angoisses et ses moments de soulagement sont décrits de manière admirable.
On engloutit ces pages, happé, en totale immersion dans cette histoire qui arrive à se renouveler sans cesse.

Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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moravia
moravia11 septembre 2013
  • Livres 3.00/5
Je suis bien embarrassé pour attribuer des étoiles à ce livre.
Ecrit dans un style minimaliste (sujet-verbe-complément), je me suis même surpris à changer l'ordonnance des mots, trouver un autre adjectif, enfin une chose que je ne fais jamais face à un véritable écrivain. Mais ce défaut là je peux tout aussi bien l'attribuer à la traduction (même si parfois cela faisait beaucoup..). C'est également le premier enfant de ce romancier anglais . Laissons lui le temps de murir...
Malgré cela, j'ai continué ma lecture, curieux de voir comment l'auteur allait faire évoluer son récit. le challenge était trop fort pour lui me semblait-il.
Pas facile quand l'héroïne s'exprime à la première personne et qu'elle est de surcroit amnésique.
La curiosité de connaitre le coupable a été plus forte que mes réticences, et j'ai même trouvé quelques bons passages sur la fin.
S.J.Watson à regardé (Hypothèse toute théorique sans doute) du coté des meilleurs livres de Boileau-Narcejac sans jamais en atteindre la qualité. Il s'est juste haussé au niveau des meilleurs "Spécial Police", ce qui n'est pas honteux.
Plus du coté des trois étoiles que des quatre .
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bilodoh
bilodoh15 février 2014
  • Livres 4.00/5
« Car le sommeil, ayant fermé leurs paupières, fait oublier à tous les hommes les biens et les maux » *.
Cette citation d'Homère représente un peu le destin de Christine, l'héroïne de ce roman qui souffre d'une amnésie nocturne, un trouble qui ne s'explique pas par des lésions neurologiques, mais qui pourrait être d'origine hystérique, pharmacologique ou même hypnotique.

Dans ce suspens psychologique écrit au « je », le lecteur est invité à s'imprégner des angoisses de l'amnésique à la recherche de son passé et de ses relations avec les autres. C'est même une quête de soi, de sa propre identité dont on se rend compte qu'elle s'est construite dans la durée, qu'elle est bâtie sur les souvenirs.

On constate aussi l'extrême vulnérabilité des malades de la mémoire chez qui peut s'installer le doute envers leur entourage et même par rapport à leur propre conjoint. À qui peut-on se fier lorsqu'on a du mal à se reconnaître soi-même?

La psycho-pop conseille de « Vivre au présent ». C'est ce que vit l'amnésique Christine, mais on se rend bien compte que ce n'est pas tout à fait le bonheur! « Vivre au présent » certes, mais sans oublier le passé!
*Homère, Odyssée, sur http://agora.qc.ca/thematiques/mort/
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Les critiques presse (3)
LePoint05 avril 2012
Avec une construction qui tient du tour de force, ce livre est un cocktail totalement addictif qui fait grimper l'angoisse en flèche.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeMonde05 août 2011
A partir du thème rebattu de la mémoire et de l'identité, l'Anglais S. J. Watson fait de son premier roman un thriller psychologique futé et admirablement construit, qui maltraite les nerfs de son attachante héroïne en même temps qu'il joue avec ceux du lecteur.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress21 juin 2011
Watson assume le fait de construire une simple mécanique de récit, là où Coben veut aussi parler du monde, sans y arriver. Mais il n'est pas (encore) au niveau de Lehane sur le plan de la puissance du style.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (120) Voir plus Ajouter une citation
caro64caro6412 juillet 2011
La première page est blanche, sans lignes. J'ai écrit mon nom à l'encre noire au milieu. Christine Lucas. Je m'étonne de n'avoir pas écrit Personnel ! en dessous. Ou Lecture interdite !
Quelque chose a été ajouté, quelque chose d'inattendu, de terrifiant. De plus terrifiant que tout ce que j'ai vu aujourd'hui. Là, sous mon nom, à l'encre bleue et en lettres majuscules se trouvent les mots suivants :

NE PAS FAIRE CONFIANCE A BEN.

Mais il n'y a rien que je puisse faire. Je tourne la page.
Je commence à lire l'histoire de ma vie.
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Iren40Iren4013 mars 2015
« J'ai regardé longuement cette dernière photo. Le soulagement m'a envahie. Cette femme assise là avec son mari tout neuf, le regard tourné vers un avenir qu'elle ne pouvait pas prévoir, et qu'elle ne voulait pas prévoir; j'ai pensé à ce que nous partagions, elle et moi. Mais il ne s'agit pas de traits physiques. De cellules et de tissus. D'ADN. Notre signature chimique. Mais rien d'autre. C'est une étrangère. Il n'y a rien qui lie cette femme à moi, aucun moyen de retrouver le fil conducteur qui me mènera jusqu'à elle. Et pourtant, elle est moi et je suis elle. Je voyais bien qu'elle était amoureuse. De Ben. De l'homme qu'elle venait d'épouser. De l'homme avec qui je me réveille, chaque jour. »
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Corboland78Corboland7805 octobre 2011
La boîte était à l’endroit que j’avais décrit dans mon journal, fermée à clé, comme je l’avais soupçonné. Je n’en étais pas contrariée. J’ai commencé à regarder. Je me suis dit que je ne m’arrêterais pas tant que je n’aurais pas trouvé la clé. J’ai d’abord fouillé le bureau. Les autres tiroirs. Je l’ai fait méthodiquement. J’ai tout replacé là où je l’avais trouvé, et après, je suis allée dans la chambre. J’ai ouvert les tiroirs, fouillant entre ses slips, ses mouchoirs, soigneusement repassés, les maillots de corps et les t-shirts. Rien, et rien dans mes affaires non plus. Les tables de nuit avaient des tiroirs. J’avais l’intention de fouiller chacun d’eux, en commençant par le côté du lit où je n’avais pas dormi. J’ai ouvert le tiroir du haut et fouillé son contenu – des crayons, une montre qui ne marchait plus, une plaquette de pilules que je ne reconnaissais pas – avant d’ouvrir le tiroir du bas. Au départ j’ai cru qu’il était vide. Je l’ai refermé doucement, mais en le poussant, j’ai perçu un tout petit bruit, de métal frottant contre du bois. Je l’ai ouvert à nouveau, mon cœur battant à tout rompre. C’était une clé.
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le_Bisonle_Bison06 août 2014
Elle m’avait donné du feu lorsque je lui en avais demandé, puis s’était présentée et avait proposé que je me joigne à elle et à son groupe d’amis. Nous avions bu de la vodka et de la bière, et, plus tard, elle avait retenu mes cheveux quand, la tête dans les toilettes, j’avais vomi la plus grande partie de ce que j’avais bu. « On dirait que nous sommes amies pour de bon, cette fois ! m’avait-elle lancé en riant, alors que je me redressais. Je ne ferais pas ça pour n’importe qui, tu sais !
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ancolineancoline12 septembre 2011
Non seulement j'ai couché avec un homme marié, mais en plus j'ai fait ça chez lui, on dirait, dans le lit qu'il doit partager d'habitude avec sa femme. Je m'allonge à nouveau pour reprendre mes esprits. Je devrais avoir honte.
Je me demande où se trouve la femme. Faut-il que je m'inquiète de la voir arriver d'un moment à l'autre ? Je l'imagine, plantée à l'autre bout de la pièce, en train d'hurler, de me traiter de traînée. Horrible méduse coiffée de serpents venimeux. Je me demande comment je vais me défendre, si elle débarque, ou même si je le peux. Le type dans le lit ne paraît pas très inquiet pourtant. Il s'est retourné et il continue à ronfler.
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