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> Sophie Aslanides (Traducteur)

ISBN : 2355840652
Éditeur : Sonatine (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.87/5 (sur 1587 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Chaque matin, c'est le même effroi. La même surprise.
En se découvrant dans la glace, Christine a vieilli de vingt ans. Elle ne connaît ni cette maison, ni l'homme qui partage son lit.
Et chaque matin, Ben lui raconte. L'accident. L'amnésie...
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 21 novembre 2013

    marina53
    Chaque matin, Christine se réveille dans une chambre qu'elle ne reconnaît pas et auprès d'un homme qui ne lui rappelle rien. Il lui dit sagement la même chose, chaque matin. Qu'il est son mari, qu'il s'appelle Ben, qu'elle a eu un accident très grave qui lui a fait perdre la mémoire. Elle se regarde dans le miroir de la salle de bain et est étonnée de voir ce visage et ce corps. Où est donc passé sa jeunesse? Pourquoi a-t-elle tant de rides autour des yeux? Pourquoi paraît-elle si vieille? Des photos d'elle et de cet homme sont accrochées autour du miroir. Il ne fait aucun doute qu'il s'agit d'elle mais elle ne garde aucun souvenir de la veille et encore moins de toutes ces années qui semblent avoir défilé. Comme chaque matin, son mari lui fait le tour du propriétaire, la calme et la rassure et s'en va travailler. Pour mettre ainsi un peu d'ordre dans sa vie, son psychiatre qui la suit depuis des années l'appelle chaque matin et lui dit qu'elle écrit tous les jours pour tenter de se souvenir de quelques moments fugaces. Il lui dit où elle cache son journal intime et aussitôt le téléphone raccroché, elle s'empresse de lire les premières pages. Jusqu'à cette phrase incompréhensible à ses yeux: «ne pas faire confiance à Ben». Comment cet homme si sage, si gentil, si compréhensif et qui est son mari depuis tant d'années a-t-il pu susciter en elle de tels ressentiments? Christine va devoir replonger dans les méandres de sa mémoire, avec l'aide du Docteur Nash, afin de découvrir toute la vérité sur ce qu'elle a fait et ce qu'elle est devenue...

    Watson nous livre ici un roman noir et sombre où l'héroïne cherche dans les tréfonds de sa mémoire ce qui pourrait ressembler à une vie, quelle qu'elle soit. On découvre avec elle les révélations découvertes au fil des jours, les secrets bien cachés qu'elle n'aurait pas dû deviner, les souvenirs bien enfouis qui remonteront gentiment à la surface, quitte à faire mal. Et, chaque matin, tout comme Christine, on remet tout en place, on essaie de reconstruire son puzzle pour ainsi former quelque chose de cohérent qui ait un sens pour elle afin qu'elle puisse un jour se reconstruire. L'histoire est bien ficelée et terriblement prenante et haletante, l'écriture vive et la tension palpable au fil des pages allant crescendo pour terminer sur un final bluffant.
    A ne pas lire... Avant d'aller dormir....
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    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 21 février 2015

    lehane-fan
    La Christine version 2.0 connait de sérieux problèmes de maintenance.
    En effet, son disque dur n'imprime plus. Les mises à jour échouent toutes lamentablement. Elle bugge chaque jour que Dieu fait, se réveillant chaque matin avec les souvenirs de ses vingt ans, elle qui en affiche désormais plus de quarante.
    Tout comme dans Un Jour Sans Fin, chaque lendemain est un éternel recommencement.
    Ben, son mari aimant, sait la rassurer en lui narrant journalièrement par le menu ce que fut sa vie mais rien n'y fait, Christine peine à imprimer, allant même jusqu'à douter de la sincérité de cet homme qu'elle ne connait, finalement, que depuis quelques heures.
    En voilà une idée qu'elle est bonne et anxiogène à souhait.
    Seulement voilà, si le concept original fascine, la crainte de découvrir un récit qui, à l'instar du hamster dans sa roue, tournerait méchamment en rond, s'impose très rapidement.
    Et se confirme d'autant plus vite que les premiers chapitres s'évertuent à débuter sur le même modus operandi.
    Réveil - angoisse - questionnement existenciel – reboot en mode sans échec...A deux doigts d'éprouver un brin d'abattement las et décourageant le gars...
    Et puis Watson, retors à souhait et convaincu de la puissance de son récit labyrinthique, convainc rapidement en distillant à petites doses homéopathiques des révélations annihilant systématiquement ce que vous preniez pour acquis encore deux pages auparavant.
    Il joue avec le lecteur comme avec son héroïne, le manipulant tout du long jusqu'au final mémorable, lui.
    Ne faites confiance en rien ni personne, tel pourrait être le slogan de ce récit glaçant qui sera finalement adapté sur grand écran. Un film inconsistant bien loin de la force de persuasion de sa version manuscrite...
    ♪J'ai la mémoire qui flan-che, j'me sou-viens plus...♫
    3.5/5
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    • Livres 4.00/5
    Par gruz, le 13 mai 2011

    gruz
    Un thriller psychologique d'une rare intelligence, tout en finesse.
    Comment redécouvrir sa vie chaque jour, après avoir tout oublié à son réveil, vivre sans souvenirs qui construisent notre identité, nous permettent d'avoir des relations avec les autres et de leur faire confiance. Toutes ces questions sont superbement mises en mots, dans une tension croissante, mais maitrisée du récit.
    La 4° de couverture parle d'une construction machiavélique. Je parlerai au contraire d'une construction cohérente, véritable bijou de précision.
    Point de violence gratuite, l'auteur se charge de monter son histoire de manière logique et implacable. Pourtant l'histoire est glaçante.
    On a l'impression de marcher sur des oeufs avec le personnage, qui se bat pour comprendre sa situation et trouver des moyens d'évoluer. Nous sommes dans l'empathie totale avec elle.
    Ce jour sans fin nous fait entrer au plus profond de son être, ses doutes, ses angoisses et ses moments de soulagement sont décrits de manière admirable.
    On engloutit ces pages, happé, en totale immersion dans cette histoire qui arrive à se renouveler sans cesse.


    Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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    • Livres 4.00/5
    Par bilodoh, le 15 février 2014

    bilodoh
    « Car le sommeil, ayant fermé leurs paupières, fait oublier à tous les hommes les biens et les maux » *.
    Cette citation d'Homère représente un peu le destin de Christine, l'héroïne de ce roman qui souffre d'une amnésie nocturne, un trouble qui ne s'explique pas par des lésions neurologiques, mais qui pourrait être d'origine hystérique, pharmacologique ou même hypnotique.

    Dans ce suspens psychologique écrit au « je », le lecteur est invité à s'imprégner des angoisses de l'amnésique à la recherche de son passé et de ses relations avec les autres. C'est même une quête de soi, de sa propre identité dont on se rend compte qu'elle s'est construite dans la durée, qu'elle est bâtie sur les souvenirs.

    On constate aussi l'extrême vulnérabilité des malades de la mémoire chez qui peut s'installer le doute envers leur entourage et même par rapport à leur propre conjoint. À qui peut-on se fier lorsqu'on a du mal à se reconnaître soi-même?

    La psycho-pop conseille de « Vivre au présent ». C'est ce que vit l'amnésique Christine, mais on se rend bien compte que ce n'est pas tout à fait le bonheur! « Vivre au présent » certes, mais sans oublier le passé!
    *Homère, Odyssée, sur http://agora.qc.ca/thematiques/mort/
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    • Livres 3.00/5
    Par moravia, le 11 septembre 2013

    moravia
    Je suis bien embarrassé pour attribuer des étoiles à ce livre.
    Ecrit dans un style minimaliste (sujet-verbe-complément), je me suis même surpris à changer l'ordonnance des mots, trouver un autre adjectif, enfin une chose que je ne fais jamais face à un véritable écrivain. Mais ce défaut là je peux tout aussi bien l'attribuer à la traduction (même si parfois cela faisait beaucoup..). C'est également le premier enfant de ce romancier anglais . Laissons lui le temps de murir...
    Malgré cela, j'ai continué ma lecture, curieux de voir comment l'auteur allait faire évoluer son récit. le challenge était trop fort pour lui me semblait-il.
    Pas facile quand l'héroïne s'exprime à la première personne et qu'elle est de surcroit amnésique.
    La curiosité de connaitre le coupable a été plus forte que mes réticences, et j'ai même trouvé quelques bons passages sur la fin.
    S.J.Watson à regardé (Hypothèse toute théorique sans doute) du coté des meilleurs livres de Boileau-Narcejac sans jamais en atteindre la qualité. Il s'est juste haussé au niveau des meilleurs "Spécial Police", ce qui n'est pas honteux.
    Plus du coté des trois étoiles que des quatre .
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Critiques presse (3)


  • LePoint , le 05 avril 2012
    Avec une construction qui tient du tour de force, ce livre est un cocktail totalement addictif qui fait grimper l'angoisse en flèche.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • LeMonde , le 05 août 2011
    A partir du thème rebattu de la mémoire et de l'identité, l'Anglais S. J. Watson fait de son premier roman un thriller psychologique futé et admirablement construit, qui maltraite les nerfs de son attachante héroïne en même temps qu'il joue avec ceux du lecteur.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Lexpress , le 21 juin 2011
    Watson assume le fait de construire une simple mécanique de récit, là où Coben veut aussi parler du monde, sans y arriver. Mais il n'est pas (encore) au niveau de Lehane sur le plan de la puissance du style.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par mamansand72, le 30 juin 2015

    Le texte s’arrête là. D’un geste frénétique, je feuillette les dernières pages, mais elles sont vierges, striées seulement de pâles lignes bleues. Attendant la suite de mon histoire. Mais il n’y en a pas. Ben a trouvé le journal, enlevé les pages et Claire n’est pas venue me chercher. Lorsque le docteur Nash a récupéré mon journal, très probablement, je ne savais pas qu’il se passait quelque chose.
    D’un seul coup, je comprends tout, je comprends pourquoi le tableau dans la cuisine m’a tant dérangée. L’écriture. Ces majuscules propres, régulières, étaient totalement différentes du gribouillis de la lettre de Ben que Claire m’avait donnée. Quelque part, au fond de moi, j’avais compris alors qu’elles n’avaient pas été écrites par la même personne…
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  • Par mamansand72, le 30 juin 2015

    J’ai l’impression de devenir folle. Tout est fluide, tout bouge. Je pense une chose, puis, un moment plus tard, son contraire. Je crois tout ce que mon mari me dit, et ensuite je ne crois plus rien. J’ai confiance en lui, puis plus du tout. Rien ne me paraît réel, tout semble inventé. Même moi.

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  • Par mamansand72, le 30 juin 2015

    Je ne m’attends pas à me réveiller un jour en sachant ce que j’ai fait la veille, les projets que j’ai pour le jour suivant, en connaissant le chemin tortueux qui m’a conduite au lieu et au moment présents, à être la personne que je suis. Au mieux, je peux espérer qu’un jour, en me regardant dans la glace, je n’aurai pas un choc terrible, que je me rappellerai que j’ai épousé un homme appelé Ben et perdu un fils appelé Adam, que je n’aurai pas besoin de voir un exemplaire de mon roman pour savoir que j’en ai écrit un.
    Mais même cela paraît inaccessible. J’ai repensé à ce que j’avais vu dans le Pavillon Fischer. De la folie et de la douleur. Des esprits qui avaient été brisés. Je suis plus proche de ce stade-là, me suis-je dit, que je ne le suis de la guérison ; peut-être vaudrait-il mieux que j’apprenne à vivre dans mon état, après tout.
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  • Par mamansand72, le 30 juin 2015

    J’ai compris que je n’avais pas d’ambition. Je ne peux pas. Tout ce que je veux, c’est me sentir normale. Vivre comme tout le monde, avec des expériences enrichissantes, chaque jour donnant forme au suivant. Je veux mûrir, apprendre des choses et accumuler du savoir. Là, dans la salle de bains, j’ai pensé à la fin de ma vie. A quoi ressemblera ma vieillesse ? Vais-je me réveiller sans savoir que mes os sont vieux, mes articulations raides et douloureuses ? Je n’arrive pas à imaginer comment je supporterai de découvrir que ma vie est derrière moi, qu’elle s’est déjà déroulée et qu’il n’en reste pas une trace. […] Que sommes-nous d’autre que la somme de mes souvenirs ?

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  • Par mamansand72, le 30 juin 2015

    Je ne lui en veux pas de m’avoir parlé, jour après jour, d’Adam, de ma mère, de Claire. A sa place, je ferais pareil. Ces choses sont douloureuses, et si je peux passer une journée entière sans m’en souvenir, le chagrin m’est épargné, et lui n’a pas la souffrance de l’avoir causé. Comme il doit être tentant pour lui de garder le silence, et comme la vie doit être difficile, en sachant que je me promène ces brisures de souvenir en moi, tout le temps, partout, comme de minuscules bombes, et qu’à n’importe quel moment l’une d’entre elles peut perforer la surface et me forcer à vivre la douleur comme si c’était la première fois, en l’entraînant lui aussi dans la souffrance.
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Vidéo de S.J. Watson

Avant d'aller dormir de S.J. Watson .
La révélation 2011 du thriller. Un premier roman que les amateurs du genre n?oublieront pas.À la suite d?un accident survenu une vingtaine d?années plus tôt, Christine est aujourd?hui affectée d?un cas très rare d?amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu?elle a en fait 47 ans et qu?elle est mariée depuis vingt ans. Très vite elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé? et sur son présent.Avec une héroïne à laquelle on s?attache instantanément, un récit à la construction aussi machiavélique qu?époustouflante et un suspense de tous les instants, une seule question hante l?esprit du lecteur une fois la dernière page refermée : à quand le prochain Watson ? S. J. Watson a 39 ans. "Avant d?aller dormir" est son premier roman. Ridley Scott en a acheté les droits d?adaptation cinématographique.








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