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ISBN : 2266216724
Éditeur : Pocket (2013)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.88/5 (sur 582 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Je n'avais encore jamais vu ça : des heures après avoir fini ce livre, j'avais encore les nerfs à vif !"
Dennis Lehane

"Un incroyable premier roman ! Je l'ai dévoré de la première à la dernière page."
Mo Hayder


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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 07 août 2012

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Lorsque Christine se réveille chaque matin, elle pense avoir une vingtaine d'années et toute la vie devant elle. Puis, elle ouvre les yeux, tend les bras et se rend compte qu'un homme partage son lit. Un homme bien plus vieux qu'elle et qui en plus, porte une alliance. Aurait-elle eu une aventure avec un homme marié ?
    Et bien non ! Christine souffre en réalité d'une forme grave d'amnésie qui lui permet d'avoir une mémoire fonctionnelle durant une journée, tout au plus.
    Chaque matin, c'est la même journée qui recommence, avec parfois quelques variantes.
    Depuis son accident survenu il y a plus de 20 ans, aucun traitement n'a fonctionné. C'est alors que son médecin lui propose de tenir un journal intime afin qu'elle puisse y noter toute sa journée. Relire ses notes pourrait peut-être stimuler sa mémoire…
    C'est ainsi que le roman est divisé en deux parties. Quand nous rencontrons Christine, elle a déjà écrit de nombreuses pages dans ce journal mais évidemment chaque matin, elle ne s'en souvient pas. Heureusement, avec son médecin, ils ont mis au point une stratégie pour qu'elle puisse le retrouver chaque jour et écrire.
    Au début du roman, elle se retrouve donc avec son journal intime entre les mains et face à son médecin qui lui demande de le lire.
    Le lecteur suit donc Christine pendant des semaines. Et au fil des jours, à force de relectures, elle se rend compte de quelques incohérences entre ce que son entourage lui dit et ce qu'elle écrit. Mais peut-elle avoir confiance en elle et en sa mémoire défaillante ?
    Je n'en dis pas plus pour garder tout le suspense mais sachez que l'intrigue est terriblement bien menée. Chaque personnage semble avoir une part d'ombre, au point qu'il est difficile voire impossible de savoir qui lui veut du mal et même si quelqu'un lui veut du mal. J'ai mis une étiquette « coupable » sur la tête de plusieurs personnages, j'étais perdue comme Christine.
    C'est angoissant par moments (mais pas au point de ne pas le lire Avant d'aller dormir), machiavélique à souhait et surtout très juste. S.J Watson nous offre un roman d'une très grande cohérence. Tout est étudié, écrit pour que, comme Christine, on se pose des questions jusqu'à la dernière page.
    Cela faisait longtemps que j'attendais un thriller qui me fasse dire : « allez, encore un chapitre ! ». Maintenant, c'est fait !
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    • Livres 4.00/5
    Par gruz, le 13 mai 2011

    gruz
    Un thriller psychologique d'une rare intelligence, tout en finesse.
    Comment redécouvrir sa vie chaque jour, après avoir tout oublié à son réveil, vivre sans souvenirs qui construisent notre identité, nous permettent d'avoir des relations avec les autres et de leur faire confiance. Toutes ces questions sont superbement mises en mots, dans une tension croissante, mais maitrisée du récit.
    La 4° de couverture parle d'une construction machiavélique. Je parlerai au contraire d'une construction cohérente, véritable bijou de précision.
    Point de violence gratuite, l'auteur se charge de monter son histoire de manière logique et implacable. Pourtant l'histoire est glaçante.
    On a l'impression de marcher sur des œufs avec le personnage, qui se bat pour comprendre sa situation et trouver des moyens d'évoluer. Nous sommes dans l'empathie totale avec elle.
    Ce jour sans fin nous fait entrer au plus profond de son être, ses doutes, ses angoisses et ses moments de soulagement sont décrits de manière admirable.
    On engloutit ces pages, happé, en totale immersion dans cette histoire qui arrive à se renouveler sans cesse.


    Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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    • Livres 5.00/5
    Par verobleue, le 17 mai 2013

    verobleue
    « Avant d'aller dormir » de S.J. Watson est un livre étonnant, qui marie le récit à la première personne d'une lente guérison et la découverte progressive d'une intrigue compliquée. le lecteur est entraîné dans ce qu'il pense être une réadaptation difficile puis découvre que la vie de l'héroïne est vachement tordue.
    Il entre donc dans la vie et dans l'intimité de Christine, qui se lève chaque matin en ayant oublié sa vie et qui la reconstruit toute la journée. Privée de racines, elle sort à peine de chez elle et ne voit que quelques personnes. Son cercle familier devient inquiétant : son mari, son médecin, sa meilleure amie, et surtout elle-même qu'elle connaît si peu et en qui elle ne devrait peut-être pas avoir confiance.
    Avec un journal intime que son médecin lui rappelle chaque jour et qui lui sert de fil d'Ariane, elle enquête sur son passé et de ce qu'est sa vie. Sa personnalité se reconstruit au fil des pages qu'elle tourne. Mais elle se rend compte qu'il y a des incohérences…
    Elle démêle le vrai du faux, choisit entre ses souvenirs, peut-être fabriqués, ce qu'elle a écrit dans son journal, ses intuitions et ce que son entourage lui dit afin de se reconstruire.
    Chaque jour, car le récit est un journal, l'auteur rafraichit la mémoire de son lecteur et de son personnage. Comme Christine, le lecteur lit et pose le livre. Puis se replonge dans la lecture et reprend l'histoire où il l'a laissée.
    S.J. Watson, dans un récit à l'atmosphère oppressante, arrive à retranscrire de façon réaliste une introspection féminine, à faire monter une tension psychologique, à conduire le lecteur sur de fausses pistes, le doute s'installe : chaque jour devrait nous éclaircir mais ne fait que renforcer le mystère.
    J'ai adoré ce thriller psychologique, la redondance de chaque début de paragraphe ne m'a jamais ennuyée, j'ai eu beaucoup de mal à le lâcher avant de l'avoir terminé.
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    • Livres 5.00/5
    Par leluez, le 26 juillet 2012

    leluez
    Du vrai suspense !
    Le problème de ce roman est qu'on ne peut plus le lâcher une fois commencé, le suspense est mené d'une façon magistrale d'un bout à l'autre.
    L'histoire se déroule en trois parties. La première nous fait rencontrer Christine qui se réveille sans le moindre souvenir, la description est très bien faite, c'est là qu'elle (re)découvre et nous aussi le fameux journal qui va tenir une place importante dans la suite du roman. La seconde partie est une relecture de ce journal avec les différentes découvertes et questions qui se posent pour notre héroïne. Et la dernière partie est le dénouement tout à fait inattendu de l'histoire.
    Cette histoire repose sur des fondations peu crédibles si on y réfléchit un peu (curieuse sorte d'amnésie, entourage bien peu curieux) mais cela n'a pas d'importance, l'histoire est rondement menée et ce n'est que dans les toutes dernières pages que l'on commence à se douter de ce qui s'est passé réellement.
    Une écriture vive et précise, une histoire bien menée, beaucoup de qualités pour un roman à lire d'une seule traite.



    Lien : http://allectures.blogspot.fr/2012/07/avant-daller-dormir-sj-watson...
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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 11 février 2012

    Seraphita
    Aujourd'hui. Une femme se réveille dans le lit d'une chambre à coucher qu'elle ne reconnaît pas, aux côtés d'un homme qui lui est un parfait inconnu. Elle sent une panique sourde commence à monter dans sa poitrine. Quand elle aperçoit son reflet dans le miroir de la salle de bains, son étrangeté lui saute aux yeux : elle ne se reconnaît pas dans cette femme ridée et fripée que la glace lui renvoie. Est-elle bien éveillée ? Amnésique, voilà ce qu'elle est : c'est ce que lui indique l'inconnu qui se dit son mari, Ben. Chaque nuit, le sommeil efface ses souvenirs. Chaque matin, elle doit tout reconstruire, aidée par cet homme. Dépendante, c'est une autre de ses caractéristiques, d'un homme qu'elle ne reconnaît pas et qui pourvoit au moindre de ses besoins. Ambivalente, au final : peut-elle faire confiance à cet homme ? A-t-elle le droit de se questionner ainsi, lui qui semble si gentil et dévoué ? Avant d'aller dormir, chaque soir, elle écrit pour essayer de redonner une cohérence à une vie que l'amnésie a fait voler en éclat…
    L'amnésie : un thème somme toute classique pour un policier, que bon nombre d'auteurs auparavant ont exploité (comme Sébastien Japrisot dans l'excellent : « Piège pour cendrillon »). Ici, S. J. Watson sait tirer profit de ce thème à merveille pour entraîner ses lecteurs dans une épopée d'un peu plus de 400 pages où l'on ne s'ennuie à aucun moment, à tel point qu'on se presse d'aller jusqu'au bout… Avant d'aller dormir !
    L'auteur nous fait entrer dans la psychè de cette femme qui s'appelle Christine Lucas : c'est elle qui parle, en « je », d'un bout à l'autre du policier. C'est là le premier tour de force de Watson : le lecteur partage toute la détresse de Christine, qui se renouvelle jour après jour, sa fragilité, son extrême dépendance ainsi que ses doutes et ambivalences : peut-elle faire confiance à un homme, qui se dit son mari, qu'elle ne reconnaît pas ? Et nous, lecteurs, pouvons-nous faire confiance à cette femme amnésique qui a longtemps été enfermée en hôpital psychiatrique aux côtés de médecins qui la disaient, parfois, sujette à des attaques de paranoïa, à de la confabulation ? Je me suis posée cette question à de multiples reprises, au long de ma lecture.
    Ayant pris ce parti d'une narratrice amnésique pour qui, chaque matin est un présent déconnecté d'un passé oublié, comment Watson allait-il s'y prendre pour faire progresser malgré tout son histoire ? Il fait intervenir un troisième personnage, sous les traits d'un neuropsychologue, le Docteur Nash, qui a proposé à Christine, à l'insu de Ben, une thérapie. Celle-ci passe par l'écrit : il s'agit pour Christine d'écrire un journal, dans lequel elle notera chaque jour « Avant d'aller dormir » les événements de la journée. le lendemain, une nuit de sommeil aura effacé tout souvenir, mais l'écrit, véritable fonction mémoire, sera toujours là. Il faudra par contre au Dr Nash appeler Christine tous les matins pour lui rappeler l'existence du journal et son emplacement… Un scénario un peu tarabiscoté ? Pour ma part, j'ai adoré ce côté « tordu » et surtout le fait que Christine écrive en cachette, sans que Ben le sache… Voilà, à mon sens, la première clé de l'intrigue.
    Car le policier peut paraître long, sans véritable action : Christine est habitée de doutes, à l'égard de Ben, qui semble lui mentir, ou tout du moins, ne pas tout lui dire. Des morceaux de son passé ressurgissent çà et là, à l'occasion d'une promenade, d'une odeur, d'un bruit… Mais le puzzle ne se reconstitue pas encore. L'intrigue semble parfois piétiner, le lecteur doute lui aussi du bien-fondé des doutes de Christine, une femme si fragile, dépendante, … malade ? Paranoïaque ? Fabulatrice ? Et pourtant, … Watson avait semé tout au long de l'intrigue des petites clés, des soupçons d'indices. Il fait éclore ces germes au dernier moment, dans un final époustouflant.
    Impossible de lâcher le livre en cours de route : Avant d'aller dormir, il faudra tout lire… Un devoir bien plaisant ! Mais, à l'inverse de Christine, le souvenir d'une lecture éblouissante ne se sera pas perdu dans les limbes d'un cerveau frappé par l'amnésie. Et pourtant, écrire un commentaire s'impose pour garder mémoire de moments d'une lecture emplie de suspens…
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Critiques presse (3)


  • LePoint , le 05 avril 2012
    Avec une construction qui tient du tour de force, ce livre est un cocktail totalement addictif qui fait grimper l'angoisse en flèche.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • LeMonde , le 05 août 2011
    A partir du thème rebattu de la mémoire et de l'identité, l'Anglais S. J. Watson fait de son premier roman un thriller psychologique futé et admirablement construit, qui maltraite les nerfs de son attachante héroïne en même temps qu'il joue avec ceux du lecteur.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Lexpress , le 21 juin 2011
    Watson assume le fait de construire une simple mécanique de récit, là où Coben veut aussi parler du monde, sans y arriver. Mais il n'est pas (encore) au niveau de Lehane sur le plan de la puissance du style.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par caro64, le 12 juillet 2011

    La première page est blanche, sans lignes. J'ai écrit mon nom à l'encre noire au milieu. Christine Lucas. Je m'étonne de n'avoir pas écrit Personnel ! en dessous. Ou Lecture interdite !
    Quelque chose a été ajouté, quelque chose d'inattendu, de terrifiant. De plus terrifiant que tout ce que j'ai vu aujourd'hui. Là, sous mon nom, à l'encre bleue et en lettres majuscules se trouvent les mots suivants :

    NE PAS FAIRE CONFIANCE A BEN.

    Mais il n'y a rien que je puisse faire. Je tourne la page.
    Je commence à lire l'histoire de ma vie.
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  • Par Corboland78, le 05 octobre 2011

    La boîte était à l’endroit que j’avais décrit dans mon journal, fermée à clé, comme je l’avais soupçonné. Je n’en étais pas contrariée. J’ai commencé à regarder. Je me suis dit que je ne m’arrêterais pas tant que je n’aurais pas trouvé la clé. J’ai d’abord fouillé le bureau. Les autres tiroirs. Je l’ai fait méthodiquement. J’ai tout replacé là où je l’avais trouvé, et après, je suis allée dans la chambre. J’ai ouvert les tiroirs, fouillant entre ses slips, ses mouchoirs, soigneusement repassés, les maillots de corps et les t-shirts. Rien, et rien dans mes affaires non plus. Les tables de nuit avaient des tiroirs. J’avais l’intention de fouiller chacun d’eux, en commençant par le côté du lit où je n’avais pas dormi. J’ai ouvert le tiroir du haut et fouillé son contenu – des crayons, une montre qui ne marchait plus, une plaquette de pilules que je ne reconnaissais pas – avant d’ouvrir le tiroir du bas. Au départ j’ai cru qu’il était vide. Je l’ai refermé doucement, mais en le poussant, j’ai perçu un tout petit bruit, de métal frottant contre du bois. Je l’ai ouvert à nouveau, mon cœur battant à tout rompre. C’était une clé.
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  • Par ladesiderienne, le 30 décembre 2012

    Je reste aussi immobile que possible. Généralement, je parviens à me rappeler comment je me mets dans des situations pareilles, mais pas aujourd'hui. Il y a dû y avoir une fête, ou une sortie dans un bar ou dans une boîte. J' ai dû pas mal picoler. Au point que je ne me souviens plus de rien. Au point d'être rentrée avec un homme qui a une alliance au doigt et des poils dans le dos.
    Je replie les couvertures aussi doucement que je le peux et m'assois au bord du lit. D'abord, il faut que j'aille aux toilettes. J'ignore les pantoufles posées à mes pieds - après tout, se faire sauter par le mari est une chose, mais je ne pourrais jamais enfiler les chaussures d'une autre femme - et j'avance à pas de loup jusqu'au palier. Je me rends compte que je suis nue, et j'ai peur de choisir la mauvaise porte, de tomber par hasard sur un locataire, un fils adolescent.
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  • Par mila0707, le 15 octobre 2011

    J'ai regardé longuement cette dernière photo. Le soulagement m'a envahie. Cette femme assise là avec son mari tout neuf, le regard tourné vers un avenir qu'elle ne pouvait pas prévoir, et qu'elle ne voulait pas prévoir; j'ai pensé à ce que nous partagions, elle et moi. Mais il ne s'agit pas de traits physiques. De cellules et de tissus. D'ADN. Notre signature chimique. Mais rien d'autre. C'est une étrangère. Il n'y a rien qui lie cette femme à moi, aucun moyen de retrouver le fil conducteur qui me mènera jusqu'à elle.
    Et pourtant, elle est moi et je suis elle. Je voyais bien qu'elle était amoureuse. De Ben. De l'homme qu'elle venait d'épouser. De l'homme avec qui je me réveille, chaque jour.
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  • Par ancoline, le 12 septembre 2011

    Non seulement j'ai couché avec un homme marié, mais en plus j'ai fait ça chez lui, on dirait, dans le lit qu'il doit partager d'habitude avec sa femme. Je m'allonge à nouveau pour reprendre mes esprits. Je devrais avoir honte.
    Je me demande où se trouve la femme. Faut-il que je m'inquiète de la voir arriver d'un moment à l'autre ? Je l'imagine, plantée à l'autre bout de la pièce, en train d'hurler, de me traiter de traînée. Horrible méduse coiffée de serpents venimeux. Je me demande comment je vais me défendre, si elle débarque, ou même si je le peux. Le type dans le lit ne paraît pas très inquiet pourtant. Il s'est retourné et il continue à ronfler.
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