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> Marianne Thirioux-Roumy (Traducteur)

ISBN : 226618203X
Éditeur : Pocket (2008)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A Saramyr, les Aberrants sont nés avec des pouvoirs dangereux. Les grandes familles nobles du pays ont chargé leurs magiciens, les Tisserands, de les éliminer dès leur naissance. Certains ont pourtant échappé au massacre, comme Kaiku, une jeune fille dont toute la famil... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 3.00/5
    Par Chassegnouf, le 21 juillet 2012

    Chassegnouf
    Mon billet précédent sur « la route » de McCarthy m'a donné envie de parler de mes lectures. Si je ne peins pas très souvent, en revanche, je lis tout le temps de la SF et de la fantasy. Autant j'ai pu arrêter la clope, autant il m'est impossible de m'endormir sans bouquiner. Bref, je pense avoir un peu matière à discuter sur le sujet.
    Aujourd'hui ce sera donc un bouquin que j'ai terminé il y a quelques jours : « le royaume de Saramyr : La croisée des chemins » de Chris Wooding en format poche (Pocket Fantasy). Il semble qu'il porte un titre différent en grand format (Fleuve Noir – Rendez Vous Ailleurs) : « les tisserands de Saramyr » à la place de « le royaume de Saramyr », ça vous aidera peut-être si vous préférez collectionner les bouquins à ce format-là…
    Le royaume de Saramyr : La croisée des chemins de Chris Wooding
    Le contexte et l'histoire sans trop en révéler. C'est un univers médiéval-fantastique qui se veut japonisant mais pas trop : il y a un système féodal qui y ressemble vaguement (mais avec des noms différents : barak à la place de daimyo, etc.), une étiquette draconienne, des moines qui font un peu penser aux shintoïstes, un climat estival caniculaire et des maisons avec des paravents mais c'est à peu près tout. Sachant que j'ai acheté le bouquin pour sa prétendue ambiance japonisante, je n'ai pas trouvé ce que je cherchais. Mais ce n'est pas grave…
    Les familles nobles (ou riches) ont acquis (et gardent) leur pouvoir grâce à une alliance avec une mystérieuse caste, les tisserands. Ce sont des personnes qui tirent divers pouvoirs du mystérieux masque dont ils ne se séparent jamais : ils ont la capacité de communiquer à distance, d'espionner à travers une sorte de dimension parallèle, etc. En contrepartie, quand ils émergent de leur voyage dimensionnel, ils sont assaillis par une irresistible et meurtrière vague de colère ; leurs employeurs doivent donc les laisser se défouler selon leur bon vouloir et fermer les yeux devant telles débauches pour profiter de leurs précieux pouvoirs.
    Outre le service envers leurs riches employeurs, les tisserands ont un hobby : traquer et éliminer ce que la population appelle les aberrants, ce sont des enfants qui développent des malformations et/ou des pouvoirs magiques. Ce bouquin relate les aventures de 2 de ces aberrants : d'un côté, Kaiku, une fille de nobliau, qui ne comprend rien à ce qui lui arrive et qui fait tout pour découvrir les tenants et aboutissants de la chute de sa famille. de l'autre côté, il y a Lucia, l'unique héritière de l'impératrice de Saramyr dont la future montée sur le trône impérial déplairait à la majorité du royaume. Je m'arrête là pour l'histoire même si on se doute que, bien sûr, tout est lié…
    Mon avis à moi : Il y a un arrière-gout assez prononcé qui rappelle l'oeuvre de Pierre Bordage, « Les guerriers du silence » dans laquelle d'innocents mystiques (ou futurs mystiques) se retrouvent traqués par une caste d'autres (affreux) mystiques, les scaythes, qui en parallèle complotent pour prendre le contrôle/détruire l'univers tout entier. Sans prendre trop de risques, je parie que la suite de cette saga y ressemblera beaucoup. On va dire que ce n'est pas le pillage, ni vu ni connu, d'une oeuvre française par un anglais mais plutôt un exercice de style, un hommage. On y croit…
    Bon, après, il faut s'intéresser au traitement du sujet. Ca en casse pas des briques non plus. Comme je l'ai expliqué en haut, l'ambiance japonisante n'est qu'un leurre, ça me fait plus penser à une mise en scène d'occidentaux déguisés en orientaux. L'habit ne fait pas le moine comme on dit. Ce qui m'a déplu au niveau du décorum, du monde dans lequel les protagonistes évoluent, c'est qu'il est peu décris. Malgré la carte au début du bouquin (pour faire comme les autres auteurs de fantasy ?), ce monde est creux, lisse, il n'y a pas de vie sans les protagonistes.
    L'autre mauvais point, c'est que j'ai eu l'impression que l'auteur s'est dépéché d'enchainer les évènements après avoir mis du temps à nous avoir fait miroiter leur éventualité ou nous jeter des personnages dans le récit et les mettre en scène sans nous laisser le temps de nous familiariser avec eux. Rien de plus frustrant à mes yeux.
    C'est donc déçu que j'ai clos ce bouquin qui pourtant fourmille d'idées originales à développer. Bon bien sûr, c'est le premier bouquin d'une saga et je vais me sentir obligé de lire la suite… ^^

    Lien : http://www.chassegnouf.net/codex/2008/09/le-royaume-de-saramyr-la-cr..
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    • Livres 4.00/5
    Par meygisan, le 28 décembre 2012

    meygisan
    Je découvre l'univers de Wooding avec enthousiasme, un monde de fantasy aux très couleurs de japon médiéval très prononcées... les personnages sont fouillés, attachants; l'intrigue oscillant entre le destin de personnages aux pouvoirs exclus et même chassés (voire exécutés) et les machinations politiques visant le trône, est intéressante et force la reflexion sur des notions comme la différence et la tolérance. l'auteur met l'accent sur cette société qui n'accepte pas la différence et qui provoque la peur. L'écriture est fluide et jamais rébarbative, l'action y est bien parsemée et bien retranscrite. le personnage de Vyyrch est particulièrement savoureux pour ceux d'entre vous qui aime les fous furieux déviants et toute la mythologie développée autour des fameux masques est plus que prometteuse...
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    • Livres 4.00/5
    Par nymeria, le 09 février 2011

    nymeria
    Après avoir lu le très divertissant « Frey » de Chris Wooding, j'ai eu envie de prolonger l'aventure avec cet auteur et c'est tout naturellement que je me suis tournée vers sa saga la plus connue (et la plus sombre aussi), « La croisée des chemins ». « Les tisserands de Saramyr » en est donc le premier tome et après un début quelque peu poussif, s'est révélée une excellente découverte !
    Kaiku vient de mourir. Elle s'en rend compte et se réveille avec la sensation que quelque chose ne va pas. Comme peut-elle être revenue à la vie ? Sa servante, penchée sur elle, semble y être pour quelque chose. Mais c'est le chaos autour d'elle, des monstres ont envahi sa demeure, et l'heure n'est pas aux questions, il faut fuir ! Seule survivante et protégée par Asara, la servante qui lui a rendue la vie, Kaiku parvient à s'échapper. Sa famille assassinée et un mystérieux masque semblant être la clef de tout, Kaiku décide de mener son enquête afin de réclamer vengeance. Et ses pas la conduiront jusqu'à la cité impériale où un scandale vient d'éclater : la jeune princesse héritière est une « Aberrant », une de ses anomalies de la nature qui naissent avec des pouvoirs terrifiants...Les deux jeunes filles auraient elles quelques chose en commun ?


    Lien : http://avideslectures.over-blog.com/article-chris-wooding-la-croisee..
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Citations et extraits

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  • Par meygisan, le 31 décembre 2012

    Quant à l'objet de son attention récente, toutefois, il n'avait plus aucun souffle. C'était une vieille femme, choisie par égard pour la variété, dans un accès de folie après qu'il avait envoyé son message du Barak Mos à son Tisserand. Il lui avait vaguement traversé l'esprit qu'il avait assassiné trop de monde ces derniers jours; la plupart des Tisserands n'atteignaient que très rarement cet état de folie. Mais où que ses servants se procurent ses victimes, elles ne manquaient pas, manifestement. A Saramyr, la vie d'un servant était entièrement dédiée à celle de son maître ou de sa maitresse et cette femme aurait aussi bien pu être une cuisinière qu'une femme de ménage, une servante du Donjon et, par là même, de l'impératrice.
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  • Par meygisan, le 31 décembre 2012

    Le seigneur Tisserand Vyrrch se reposait, son flanc blanc scabreux se soulevant avec effort, ses côtes ressortant distinctement comme une planche à laver. Il était nu, son corps, grotesque et atrophié, pathétique et répugnant à l'oeil. Ses bras maigres difformes étaient recouverts de sang, éclaboussant la peau fondue de son visage, son torse maigre, sa bedaine et ses organes génitaux atrophiés. Il avait l'air de quelque chose qui venait de naitre, haletant et soufflant, lové dans les draps souillés de son lit cassé.
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