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ISBN : 233007266X
Éditeur : Actes Sud (04/01/2017)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 16 notes)
Résumé :
L’inspecteur Ibarra a été transféré depuis trois ans dans un commissariat de sa Galice natale après avoir brillamment résolu l’affaire de la petite disparue de Málaga. Le 20 août 2010, 0 h 15, il est appelé par l’hôpital de La Corogne au chevet d’une femme grièvement blessée. Elle ne veut parler qu’à lui. Dans un sombre compte à rebours, le récit des événements qui l’ont conduite à ce triste état fait écho à l’urgence, au pressentiment qu’il pourrait être encore tem... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
indira95
01 février 2017
★★★★★
★★★★★
Ceux qui me connaissent un peu et suivent mes chroniques, savent l'enthousiasme quasi fétichiste que je porte à l'auteur catalan (d'adoption je précise) Victor del Arbol. Son dernier roman, Toutes les vagues de l'océan, reste sans conteste une de mes plus belles lectures de 2015. Pour vous dire j'en suis encore toute tourneboulée, 1 an et demi après. Aussi, quand j'appris que son dernier bébé venait de naître, ma pause déjeuner fut consacrée à l'aller-retour illico presto à la Fnac la plus proche ; tant pis pour le repas !
Retrouver l'univers sombre et sans concession de cette Espagne postfranquiste me chamboule. Victor del Arbol et sa galerie de personnages torturés, ambiguës au possible, sans compromis, oscillant entre le bien et le mal sur un fil tendu à l'extrême, le poids du passé en filigrane et qui ô grand jamais, ne laisse les morts et les vivants tranquilles, cet univers provoque à coup sûr un séisme émotionnel en moi.   
En résolvant l'affaire de la disparition d'une enfant trois ans plus tôt, l'inspecteur Ibarra a vendu son âme au diable. C'est désormais un homme aux prises avec ses propres démons, qui tente tant bien que mal de survivre au sein d'un mariage moribond. Ses retrouvailles, dans des circonstances dramatiques, avec la mère de la jeune victime qui n'est plus que l'ombre d'elle-même, font ressurgir les secrets et les non-dits. Dans leur sillage, un vieux chapelier argentin, une mère de famille portugaise et un jeune homme étrange, constituent le décor d'un drame imminent.
Que pasa, que paso ? No lo se. La magie (si on peut appeler comme ça l'univers de del Arbol) n'a pas opéré, ô misère, ô désespoir ! Je suis passée totalement à côté de ce roman, les pages se succédant rapidement sans marquer mon esprit de leur empreinte. Trop sombre sans doute, moins « habité » très probablement. Serait-ce l'épuisement du filon tant exploité par notre catalan ? J'en ai bien peur. La recette du roman choral imbriquant des destinées poursuivies par le passé, fait chou blanc cette fois-ci. Bien que plus court que les précédents romans, La veille de presque tout m'a semblée plus poussif, plus morne. Et mis à part Ibarra, aucun des protagonistes ne m'a touchée.
Un cru à la limite du beaujolais nouveau, pas assez vieilli en fût de chêne, trop piquant (et là je sens que je vais énerver les amateurs, mais j'assume ;)). Non Victor, je ne suis pas contente ! Mais n'étant point rancunière, y'a quand même de fortes chances pour que j'accoure acheter ton prochain. Mais por favor, pense à innover hein ?  
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Killing79
12 mars 2017
★★★★★
★★★★★
Victor del Arbol est un auteur de polar espagnol qui sévit depuis quelques années, avec de nombreuses critiques positives. Etant un grand adepte de ce genre et après lui avoir longtemps tourné autour, je me suis enfin décidé à découvrir son univers grâce à sa dernière création.
Pour le lecteur qui s'attend à un polar classique avec une intrigue importante ou des rebondissements à foison, je lui conseille de reposer cet ouvrage. Et pour le lecteur qui recherche une histoire légère ou qui cherche un livre qui lui fera du bien, alors là, je lui conseille même d'arrêter de lire ma chronique sur le champ et de plutôt relire une des précédentes (vous verrez, elles sont sympas aussi !).
Différents mystères jalonnent tout le roman. Mais ces énigmes servent juste de trame à l'histoire et leurs résolutions ne sont pas vraiment importantes. On s'attache plus aux causes qu'aux conséquences. C'est donc dans le passé des personnages que l'on va chercher la vérité. Alternant entre les différents points de vue et naviguant entre les différentes périodes, l'auteur creuse la psychologie de ses protagonistes. Il revient dans le temps afin de comprendre les évènements qui ont mené les acteurs à ces situations.
Le moins que l'on puisse dire alors, c'est que ce livre ne respire pas la joie. Les vies racontées sont particulièrement sombres et saturées de tristesse. A travers tous ces portraits, l'auteur aborde des thèmes tels que la disparition, la torture, le viol ou le meurtre qui conduisent au chagrin, à la vengeance ou à la folie. Résumée ainsi, vous avez saisi que cette histoire n'est en rien réjouissante mais qu'elle analyse en profondeur les répercutions que peuvent avoir les drames sur nos vies.
Victor del Arbol sonde l'âme humaine face à la tragédie. Il brosse le portrait de personnages aussi déchirés qu'attendrissants, avec une vraie mélancolie qui nous les rend attachants. Porté par une belle écriture, l'univers sombre de ce roman m'a beaucoup plu, même si j'ai craint un peu la surenchère de désespoir. Après cette lecture, il me faut donc très vite passer à autre chose pour ne pas tomber à mon tour, au fonds du trou.
Lien : https://leslivresdek79.wordp..
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Espresso
03 février 2017
★★★★★
★★★★★
Nouvelle plongée dans l'univers de Victor del Arbol. Comme à chaque fois, impossible d'en ressortir intact. le genre de roman qui vous happe dès les premières phrases. Qui vous harponne dès le deuxième chapitre. Qui vous hante la journée et qui bousille vos heures de sommeil.
Je passe sous silence les heures à surfer entre wikipedia et autres sources internet pour combler mes ignorances de l'histoire de l'Espagne, de l'Argentine.
L'atmosphère, les personnages en teintes gris et noir, l'intrigue et surtout la construction du roman forment un bouleversant roman que l'on dévore d'un bout à l'autre.
Etre étonné, intrigué, bouleversé, charmé. Que demander de plus?
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Emil
01 mars 2017
Victor Dél Arbol fait vivre à son lecteur des moments mélancoliques, dramatiques, poétiques grâce à une galerie de personnages tous très fouillés et dévorés par leur passé. La force de ce roman réside chez ces hommes : l'inspecteur Ibarra hanté par un secret inavouable, le vieux Mauricio habité par la disparition de sa Roussotte dans les années 70 à Buenos Aires; ces femmes : Eva, riche héritière et maman d'une petite fille assassinée, Dolores exilée de son Portugual natal, et ces enfants : Daniel qui a perdu sa famille à l'âge de 7 ans et la petite Martina... Tous sont mystérieux, impénétrables, chaque chapitre nous dévoile leurs souffrances, leurs culpabilités et leurs espoirs, c'est un roman riche de mots et d'Histoire, émouvant, écrit parfaitement.
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Holon
15 février 2017
★★★★★
★★★★★

Une écriture poétique des phrases ou la magie de l'instant côtoie l'enfer de la veille. Victor del Arbor un écrivain parmi les auteurs et qui selon moi n'a rien à envier à Gabriel Garcia Marquez. Une histoire oublié, la dictature de l'Argentine avec Mauricio survivant des salles de torture et d'un policier espagnol Ibarra pour qui la vie est une torture.
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Les critiques presse (3)
LaLibreBelgique13 mars 2017
Víctor del Árbol signe un roman magistral par son écriture racée, sa construction brillante, la troublante épaisseur de personnages qui évoluent avec maestria.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeMonde09 mars 2017
Il a été séminariste, policier, garde du corps… Les multiples vies de l’auteur catalan, « écrivain de l’expérience », nourrissent son œuvre sombre. « La Veille de presque tout » n’échappe pas à la règle.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Telerama08 mars 2017
La Veille de presque tout reprend le motif du meurtre originel en déplaçant le point de vue. On peut se libérer du passé sans chercher à l'effacer, laisse entendre Víctor del Arbol.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
dido600dido60011 janvier 2017
Ses yeux gris auraient fait d’elle une actrice bouleversante. Le mérite n’est pas de naître avec de beaux yeux, mais de les assortir au visage et de leur offrir le regard adapté. Les yeux d’Ava Gardner n’avaient pas fait d’elle l’animal le plus beau de la terre parce qu’ils étaient verts ou avaient séduit Burt Lancaster dans Les Tueurs, mais parce que son regard avait mis le feu partout.
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rkhettaouirkhettaoui06 janvier 2017
Mais les pires ne sont pas ceux qui le harcèlent d’appels anonymes ou se cachent derrière un pseudonyme pour l’insulter sur les réseaux sociaux. Pas même ceux qui osent aller plus loin et déposent des mots menaçants dans sa boîte aux lettres ou sur le pare-brise de sa voiture. Non, les pires sont ceux qui lancent leurs torpilles en connaissant sa ligne de flottaison : Samuel. Rien ne blesse plus Ibarra qu’ouvrir au hasard une page internet et découvrir les voix anonymes de ceux qui se retranchent derrière une fausse identité pour couvrir son fils de moqueries et d’insultes ; ou trouver dans sa boîte une photographie de Samuel avec des commentaires infamants sur sa maladie. “Gnome”, “épouvantail”, “monstre” : le genre de quolibets féroces suscités par son aspect.
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rkhettaouirkhettaoui06 janvier 2017
On ne perçoit plus la subtilité des dialogues d’antan, l’érotisme véritable du regard de Miriam Hopkins, sa façon de se caresser les cheveux, de fumer. C’était une rébellion dans les règles, beaucoup plus subversive que tout ce qu’on veut faire passer maintenant pour moderne et qui n’est que vulgaire.
Il est difficile de trouver poétique ou esthétique ce monde écœurant.
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dido600dido60012 janvier 2017
Le sentiment tragique et désespéré, c’est l’essence du tango, comme les promesses qu’on fait quand le cœur est chaud,
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dido600dido60010 janvier 2017
Le corps humain a environ deux cents os. Peu de traumatologues pourraient les citer de mémoire, et beaucoup de gens ne savent même pas pourquoi ils sont là, sous les couches de peau, de graisse et de muscles. Nous les portons toute notre vie sans leur prêter attention, jusqu’au jour où ils commencent à s’user, à se casser, à s’ankyloser. À ce moment-là, le métacarpe, la malléole latérale, le condyle, la crête iliaque ou la scapula prennent beaucoup d’importance. Tout ce qui nous maintient se brise avec une facilité déconcertante et l’édifice corporel s’effondre.
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