> Jérôme Vérain (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
> Laurence Bériot (Illustrateur)

ISBN : 2842053540
Éditeur : 1001 Nuits (1998)


Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
De 1872 à sa mort, Vincent Van Gogh (1853-1890) ne cessera jamais de correspondre avec Théo, son frère cadet. Misère matérielle, déceptions affectives, vocation contrariée de prédicateur évangéliste, passion naissante pour le dessin, admiration pour Millet et Rubens, le... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par comtesseoboulof, le 29 janvier 2012

    comtesseoboulof
    J'ai le souvenir d'une journée à Amsterdam. Visitant le musée Van Gogh, je suis littéralement tombée en émotion devant un tableau intitulé "branche d'amandier en fleurs" , le commentaire disait que Vincent l'avait peint à la naissance de son neveu ,le fils de Théo. J'en ai encore les larmes aux yeux, ce sont ses sentiments qu'il a transmis ce jour-là , c'est comme cela que je le ressens.
    Ces lettres sont les dernères qu'il ait écrites d'Auvers sur Oise, où il pensait sincèrement apaiser ses angoisses. Elles sont destinées à Théo et Jo, sa femme, à Wil sa soeur, sa mère et Paul Gauguin. Vincent s'interroge, entrevoit la possibilté d'une nouvelle peinture mais ne se sent pas à la hauteur, se sous-estimant, pris par son admiration pour d'autres peintres, tel Puvis de Chavannes qu'il aime pour son intemporalité. Il souffre, il souffre de son art qui régit sa vie, il souffre du manque de sa famille, surtout de ce frère, son double, qui le soutient mais ne peut l'aider plus qu'il ne le fait déjà. Cet homme méconnaissait toute l'emotion et le choc artistique que son oeuvre picturale a apporté au XXeme siècle. le meilleur écrit qu'il soit pour le comprendre, lui Vincent, l'écorché vif.
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Citations et extraits

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  • Par comtesseoboulof, le 29 janvier 2012

    Mais pourtant mon cher frère, il y a ceci que toujours je t'ai dit et je te le redis encore un fois avec toute la gravité que puissent donner les efforts de pensée assiduement fixée pour chercher à faire aussi bien qu'on peut - je te le redis encore que je considérerai toujours que tu es autre chose qu'un simple marchand de Corot, que par mon intermédiaire tu as ta part à la production même de cetaines toiles, qui même dans la débâcle gardent leur calme. Car là nous en sommes et c'est là le pricipal que je puisse avoir à te dire dans un moment de crise relative. Dans un moment où les choses sont fort tendues entre marchants d'artistes morts et d'artistes vivants. Eh bien mon travail à moi, j'y risque ma vie et ma raison y a sombré à moitié -bon- mais tu n'es pas dans les marchands d'hommes pour autant que je le sache, et tu peux prendre parti, je le trouve, agissant réellement avec humanité, mais que veux-tu ?
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