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Note moyenne 3.81 /5 (sur 419 notes)

Nationalité : Grèce
Né(e) à : Athènes , le 341 av.J.-C.
Mort(e) à : Athènes , le 270 av.J.-C.
Biographie :

Épicure (en grec Ἐπίκουρος / Epicouros) est un philosophe grec. Il est le fondateur de l'épicurisme, l'une des plus importantes écoles philosophiques de l'Antiquité.

Son père, Néoclès, enseignait la grammaire, et sa mère, Chérestrate, était magicienne. Épicure semble avoir été élevé à Samos (peut-être même y est-il né, son père étant un colon athénien), puis il vint à Athènes pour y accomplir son service militaire vers l'âge de 18 ans, avant de partir rejoindre son père à Colophon, au nord de Samos, en -323. Il y resta de -323 à -321 et y reçut probablement les leçons de Nausiphane. Il gagne ensuite Mytilène où il commence à enseigner. Sa philosophie suscite alors l'hostilité (mais il y rencontre son disciple et futur successeur Hermarque), et il part rapidement pour Lampsaque où il vivra de -310 à -306. Il y rencontre Colotès, Métrodore, Idoménée qui le suivront à Athènes.

En -306, à 35 ans, il vint s'installer à Athènes qui venait d'être délivrée par Démétrios Poliocerte, et il y acheta un jardin pour 80 mines : l'école du Jardin devint le centre des études épicuriennes. Il y passa le reste de sa vie. C'est pendant cette dernière période qu'il écrit un très grand nombre de ses œuvres et de ses lettres ; il est l'un de ceux qui ont le plus écrit dans l'Antiquité (300 ouvrages semble-t-il). Malgré cette œuvre considérable, il ne nous reste que trois lettres de ce philosophe ("Lettre à Hérodote", "Lettre à Pythoclès" et "Lettre à Ménécée"), et quelques maximes. Des fragments du "De la nature" furent également découverts à Herculanum en 1752. Il eut pour disciples : Hérodote, Pythoclès, Hermarque, Métrodore, Polyénosz, Léonteos de Lampsaque, Themista, Leontion, Colotès, Apollonidès.

La vie qu'il mena dans son jardin fut simple et frugale, il était végétalien (il mangeait tout de même à l'occasion du fromage). Selon Dioclès, cité par Diogène Laërce, « un verre de vin lui suffisait, et il buvait de préférence de l'eau. » Le Jardin est pourtant passé pour un lieu de débauche, mais de telles accusations semblent calomnieuses, vu l'habitude des philosophes de lancer des accusations douteuses contre leurs adversaires. Dans l'ensemble de l'histoire de la philosophie, rares sont les philosophes qui auront, comme Épicure, autant souffert de la calomnie. L'image d'Épicure est devenue celle d'un impie et d'un débauché, pire, d'un pourceau.
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L'édition de "Le jardin perdu", annoncée comme étant de la main d'un supposé mais introuvable jardinier-philosophe anglais d'origine islandaise, Jorn de Précy [1837-1916], se referme sur la note de l'éditeur, laquelle révèle la mystification littéraire : « Depuis sa sortie en 1912, ce court et brillant essai circule presque clandestinement en Angleterre. Faut-il s'étonner que ce texte soit resté méconnu en France jusqu'à nos jours ? Sans doute. A moins que son “traducteur”, fin connaisseur de l'art des jardins anglais du XIXe siècle, n'en soit le véritable auteur… » Ledit « traducteur », Marco Martella, malin mystificateur d'origine italienne, présente le fictif de Précy comme suit : « On sait peu de choses sur Jorn de Précy. […] Discret, isolés de ses contemporains, vivant presque comme un ermite, de Précy a influencé en profondeur l'art des jardins, notamment anglais. […] Né à Reykjavík […], Jorn de Précy quitte l'Islande en 1854. […] Il visite Rome et la Toscane. Il passe un an à Venise et deux à Paris. Là, il entame une carrière d'écrivain dont il ne reste malheureusement aucune trace. Les frères Goncourt font de lui un portrait teinté d'ironie dans leur Journal, où ils évoquent un “jeune Islandais au regard absent, perdu dans quelque rêve étrange, mais capable de s'émouvoir jusqu'aux larmes s'il se trouve nez à nez avec une rose à peine éclose ou un chêne séculaire au Jardin des plantes”. En 1861, il s'installe en Angleterre. […] en 1865 il achète le jardin de Greystone. […] de Précy était un jardinier-philosophe […]. Il se moquait volontiers des penseurs “professionnels” de son temps, se méfiait des théories et des systèmes philosophiques et se limitait, le plus souvent, à énoncer ses idées sans chercher à les approfondir ou à les étayer. […] il essayait avant tout d'incarner une vision du monde, une philosophie de l'homme, un idéal de vie. Ainsi, Greystone est, toute proportion gardée, l'héritier des grands jardins philosophiques du passé, comme ceux d'Epicure ou d'Erasme de Rotterdam. […] The Lost Garden est un traité singulier. […] Publié à deux mille exemplaires, à compte d'auteur, il ne fit l'objet d'aucune critique dans la presse spécialisée à sa sortie. Mais ces deux mille livres continuent à circuler. […] » Et le prétendu de Précy d'introduire plus loin son joli opuscule comme suit : « […] Un jour (quel âge avais-je ? quatorze, quinze ans ?), tandis que je marchais sans but sur les collines dépouillées, perdu dans je ne sais quelles pensées tourmentées, comme cela arrive souvent à l'adolescence, je me trouvai devant une poignée de bouleaux. Ils formaient un cercle. Un cercle parfait, comme dessiné au compas. L'écorce argentée, rayée de noir, attira mes yeux puis ma main. A l'intérieur du cercle, illuminées par un rayon de soleil, au milieu de l'herbe et de la mousse, apparurent les corolles mauves de cyclamens minuscules. Elles m'invitaient à rentrer dans cet enclos. Et une fois à l'intérieur, je ne sais quelle joie m'envahit […]. Etais-je dans la demeure d'un elfe ou d'une de ces nombreuses créatures innommées qui habitent notre île ? Assis sur ce tapis moelleux, appuyé contre un tronc, je fermai les yeux. Lorsque je les rouvris, il me sembla, sans que je sache pourquoi, que l'univers entier s'offrait à ma vue. Je pouvais voir plus loin que la vallée étalée devant moi, au-delà de la crête rougeâtre des volcans, jusqu'à la mer où un bateau de pêche naviguait paisiblement, et même au-delà, aussi étrange que cela puisse paraître, vers les côtes de l'Europe. La terre si vaste au-dehors et ce cercle heureux, comme un ventre maternel, un lieu protégé... “C'est donc cela, un jardin...”, me dis-je, la gorge serrée. […] Il m'arrive encore aujourd'hui, lorsque je me promène dans mon lieu, d'éprouver, comme cette toute première fois, la sensation que dans le jardin le monde peut trouver, comme par magie, un ordre heureux. Si j'étais philosophe, je dirais même : un sens. Mais quel est ce sens, en quoi consiste cette joie débordante, cette surabondance de vie ? Encore aujourd'hui, je ne saurais le dire. […] » 0:04 - Préface 2:10 - Genius Loci 6:22 - Conclusion Référence bibliographique : Marco Martella, le jardin perdu, Éditions Actes Sud, 2011 Image d'illustration : http://europeangardens.eu/wp-content/uploads/2017/11/Photo-bio.jpg Bande sonore originale : Carlos Viola - Rest in Peace Site : http

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Citations et extraits (161) Voir plus Ajouter une citation
 Épicure
milamirage   27 août 2013
Épicure
Ne gâchez pas ce que vous avez en désirant ce que vous n'avez pas.
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 Épicure
Fragaria   30 août 2014
Épicure
Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple.
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 Épicure
Piatka   03 juin 2016
Épicure
Ce n’est pas tant l’aide de nos amis qui nous aide que notre confiance dans cette aide.
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 Épicure
Rogues   12 août 2019
Épicure
Ne gâchez pas ce que vous avez en désirant ce que vous n'avez pas.
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 Épicure
Denis_76   05 juin 2020
Épicure
Quand on est jeune, il ne faut pas hésiter à s’adonner à la philosophie, et quand on est vieux, il ne faut pas se lasser de philosopher. Car jamais il n’est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l’âme.
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 Épicure
sabine59   04 février 2016
Épicure
L'homme qui ne se contente pas de peu ne sera jamais content de rien.
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Aela   06 avril 2013
Lettre sur le bonheur de Épicure
Ainsi nous considérons l'autosuffisance comme un grand bien: non pour satisfaire à une obsession gratuite de frugalité, mais pour que le minimum, au cas où la profusion ferait défaut, nous satisfasse.

Car nous sommes intimement convaincus qu'on trouve autant plus d'agréments à l'abondance qu'on y est moins attaché.

Les nourritures savoureusement simples vous régalent aussi bien qu'un ordinaire fastueux.
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 Épicure
NathalC   23 octobre 2017
Épicure
L'amitié fait le tour du monde et nous convie tous à nous réveiller pour la vie heureuse.
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 Épicure
deuxquatredeux   01 octobre 2015
Épicure
Il faut donc s’habituer à manger sobrement et simplement, sans rechercher toutes ces viandes délicatement préparées ; la santé trouve dans cette frugalité sa conservation, et l’homme, par ce moyen, devient plus robuste et beaucoup plus propre à toutes les actions de la vie.
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Piatka   22 août 2013
Lettres, maximes, sentences de Épicure
Dans la recherche commune des arguments, celui qui est vaincu a gagné davantage, à proportion de ce qu'il vient d'apprendre.
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