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Xavier Bordes (Traducteur)
EAN : 9782910233006
29 pages
1001 Nuits (01/07/1997)
3.86/5   49 notes
Résumé :
Avant de condamner les principes du plaisir, qui gouvernerait le monde, il faut lire Epicure (341-270 avant Jésus-Christ), en particulier son éloge du bonheur. Un texte fondamental d'une grande modernité, écrit par un vieux sage.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Denis_76
  19 juillet 2019
C'est un livre minuscule, une lettre avec des commentaires du traducteur. Je trouve d'ailleurs pour une fois que la traduction n'est pas terrible, car le style est parfois flou : la faute à Épicure ou au traducteur ?
.
Pour Épicure, mais aussi pour moi-même, philosopher n'est pas l'apanage des hommes mûrs : les jeunes et les vieillards doivent aussi philosopher, c'est-à-dire se poser des questions, réfléchir et veiller.
Réfléchir sur le bonheur qui est lié au plaisir, mais attention : on ne parle pas du noceur.
L'auteur nous révèle que le but de la philosophie est le bonheur par :
1 ) la quiétude de l'âme, surtout face à la mort, car la mort étant la suppression des sensations, il n'y a pas lieu de s'angoisser : c'est plutôt une bonne nouvelle ;
2 ) grâce aussi à la non souffrance et apaisement du corps, et ceci par l'acquisition de l'autosuffisance minimum, en évitant de courir après l'objet d'un manque : ni les beuveries, ni les hommes ou femmes dont on jouit, ni une table fastueuse ne sont à la source d'une vie heureuse...
.
Et alors, à ces conditions, ...
"tu vivras comme un dieu parmi les humains."
Waouh !
.
Bon. Ça m'étonne toujours qu'avant les chrétiens, les Grecs aient découvert l'existence de l'âme, alors qu'aujourd'hui, beaucoup de cartésiens n'y croient pas.
.
Eviter les "tempêtes de l'âme", comme le dit Épicure, est un but très louable, qui permettrait à bien des gens d'éviter de se mettre en colère, afin de résoudre des conflits sans drame.
.
Plus loin que les philosophes, et avec les preuves accumulées actuellement par les médiums de la "survie", ou vie après la mort, j'espère que les gens vont se rendre compte petit-à-petit que l'angoisse, telle que je l'ai perçue dans les derniers écrits de l'excellent Jean d'Ormesson, est inutile : nos ancêtres, nos proches sont là pour nous accueillir "derrière la porte" : )
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Aela
  06 avril 2013
Il s'agit de la lettre d'Epicure destinée à Ménécée qui était l'un de ses disciples.
Cette lettre consitue le seul document qui ait directement trait à la pensée morale d'Epicure.
L'épicurianisme a donné lieu souvent à de fausses interprétations. On l'a parfois taxé à tort de laxisme, on a cru à tort qu'il n'était qu'une conception de la recherche du plaisir, ce qui n'est pas le cas.
Epicure est par ailleurs tout à fait de notre temps car il fonde sa pensée sur une connaissance par les sens.
Pour lui, les dieux sont indifférents au sort des humains et il reste à l'homme d'accomplir son "voyage" sur Terre de manière agréable.
Agréable n'est pas synonyme ici de débauche: l'école de la "volupté" épicurienne était une école de plaisir par la tempérance et l'ascétisme: la vie d'Epicure était d'une sagesse exemplaire;
Il s'était surnommé "o sophos" le sage, titre qu'aucun philosophe de l'Antiquité n'a osé revendiquer avant lui.
Il était extrêmement célèbre en son temps et a connu la gloire de son vivant.
Cet ouvrage, très court mais dense, permet d'avoir un bon aperçu de la pensée de ce philosophe, né vers 341 avant JC et qui a marqué la vie d'Athènes.
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GuillaumeTM
  28 mars 2013
Il s'agit d'une des trois lettres qui nous reste de ce philosophe au combien singulier, à la doctrine trop souvent simplifiée et caricaturée à outrance. C'est une lettre qu'Épicure envoya à son disciple Ménécée où il résume son cheminement personnel pour atteindre le bonheur.
Ce qui est d'autant intéressant ici, reste ses dissemblances et ses ressemblances avec le christianisme; en effet, le but de sa doctrine est d'atteindre l'ataraxie, c'est-à-dire la tranquillité de l'âme, ce qu'on appelle en religion la foi. Mais contrairement à celle-ci, elle ne se préoccupe en rien au sort des dieux païens car il n'y a pas la crainte de pécher ou de finir en enfer bien que l'Épicurisme reste une ascèse selon Nietzsche et je suis de son avis.
Un livre donc très court mais non dénué d'intérêt.
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Fred_Ka
  03 novembre 2013
A lire de toute urgence incontournable dans toute bonne bibliothèque
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BlackRadis
  02 février 2022
Il en aura écrit des lettresEpicure.
C'était à la mode à l'époque, faute de sms.
Sur le bonheur, il ne faut pas croire que l'épicurisme c'est de boire comme un breton ni de manger comme Gérard Larcher.
Non, au contraire, c'est plutôt une capacité à contrôler ses désirs, comme un dieu, et viser l'ataraxie (l'absence de troubles).
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   06 avril 2013
Ainsi nous considérons l'autosuffisance comme un grand bien: non pour satisfaire à une obsession gratuite de frugalité, mais pour que le minimum, au cas où la profusion ferait défaut, nous satisfasse.
Car nous sommes intimement convaincus qu'on trouve autant plus d'agréments à l'abondance qu'on y est moins attaché.
Les nourritures savoureusement simples vous régalent aussi bien qu'un ordinaire fastueux.
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SeshetaSesheta   23 octobre 2012
Stupide est donc celui qui dit avoir peur de la mort non parce qu'il souffrira en mourant, mais parce qu'il souffre à l'idée qu'elle approche.

(Epicure, Lettre sur le bonheur Lettre à Ménécée, p.9)
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GuillaumeTMGuillaumeTM   01 février 2014
Quand donc nous disons que le plaisir est la fin, nous ne parlons pas des plaisirs des gens dissolus et de ceux qui résident dans la jouissance, comme le croient certains qui ignorent la doctrine, ou ne lui donnent pas leur accord ou l'interprètent mal, mais du fait, pour le corps, de ne pas souffrir, pour l’âme, de n’être pas troublée.
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AelaAela   06 avril 2013
Le plus effayant des maux, la mort, ne nous est rien: quand nous sommes, la mort n'est pas là, et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes pas!
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AllieVanTasselAllieVanTassel   14 juin 2017
Les nourritures savoureusement simples vous régalent aussi bien qu'un ordinaire fastueux, sitôt éradiquée toute la douleur du manque : galette d'orge et eau dispensent un plaisir extrême, dès lors qu'en manque on les porte à sa bouche. L'accoutumance à des régimes simples et sans faste est un facteur de santé, pousse l'être humain au dynamisme dans les activités nécessaires de la vie, nous rend plus aptes à apprécier, à l'occasion, les repas luxueux et, face au sort, nous immunise contre l'inquiétude.
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Videos de Épicure (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Épicure
L'édition de "Le jardin perdu", annoncée comme étant de la main d'un supposé mais introuvable jardinier-philosophe anglais d'origine islandaise, Jorn de Précy [1837-1916], se referme sur la note de l'éditeur, laquelle révèle la mystification littéraire : « Depuis sa sortie en 1912, ce court et brillant essai circule presque clandestinement en Angleterre. Faut-il s'étonner que ce texte soit resté méconnu en France jusqu'à nos jours ? Sans doute. A moins que son “traducteur”, fin connaisseur de l'art des jardins anglais du XIXe siècle, n'en soit le véritable auteur… »
Ledit « traducteur », Marco Martella, malin mystificateur d'origine italienne, présente le fictif de Précy comme suit : « On sait peu de choses sur Jorn de Précy. […] Discret, isolés de ses contemporains, vivant presque comme un ermite, de Précy a influencé en profondeur l'art des jardins, notamment anglais. […] Né à Reykjavík […], Jorn de Précy quitte l'Islande en 1854. […] Il visite Rome et la Toscane. Il passe un an à Venise et deux à Paris. Là, il entame une carrière d'écrivain dont il ne reste malheureusement aucune trace. Les frères Goncourt font de lui un portrait teinté d'ironie dans leur Journal, où ils évoquent un “jeune Islandais au regard absent, perdu dans quelque rêve étrange, mais capable de s'émouvoir jusqu'aux larmes s'il se trouve nez à nez avec une rose à peine éclose ou un chêne séculaire au Jardin des plantes”. En 1861, il s'installe en Angleterre. […] en 1865 il achète le jardin de Greystone. […] de Précy était un jardinier-philosophe […]. Il se moquait volontiers des penseurs “professionnels” de son temps, se méfiait des théories et des systèmes philosophiques et se limitait, le plus souvent, à énoncer ses idées sans chercher à les approfondir ou à les étayer. […] il essayait avant tout d'incarner une vision du monde, une philosophie de l'homme, un idéal de vie. Ainsi, Greystone est, toute proportion gardée, l'héritier des grands jardins philosophiques du passé, comme ceux d'Epicure ou d'Erasme de Rotterdam. […] The Lost Garden est un traité singulier. […] Publié à deux mille exemplaires, à compte d'auteur, il ne fit l'objet d'aucune critique dans la presse spécialisée à sa sortie. Mais ces deux mille livres continuent à circuler. […] » Et le prétendu de Précy d'introduire plus loin son joli opuscule comme suit : « […] Un jour (quel âge avais-je ? quatorze, quinze ans ?), tandis que je marchais sans but sur les collines dépouillées, perdu dans je ne sais quelles pensées tourmentées, comme cela arrive souvent à l'adolescence, je me trouvai devant une poignée de bouleaux. Ils formaient un cercle. Un cercle parfait, comme dessiné au compas. L'écorce argentée, rayée de noir, attira mes yeux puis ma main. A l'intérieur du cercle, illuminées par un rayon de soleil, au milieu de l'herbe et de la mousse, apparurent les corolles mauves de cyclamens minuscules. Elles m'invitaient à rentrer dans cet enclos. Et une fois à l'intérieur, je ne sais quelle joie m'envahit […]. Etais-je dans la demeure d'un elfe ou d'une de ces nombreuses créatures innommées qui habitent notre île ? Assis sur ce tapis moelleux, appuyé contre un tronc, je fermai les yeux. Lorsque je les rouvris, il me sembla, sans que je sache pourquoi, que l'univers entier s'offrait à ma vue. Je pouvais voir plus loin que la vallée étalée devant moi, au-delà de la crête rougeâtre des volcans, jusqu'à la mer où un bateau de pêche naviguait paisiblement, et même au-delà, aussi étrange que cela puisse paraître, vers les côtes de l'Europe. La terre si vaste au-dehors et ce cercle heureux, comme un ventre maternel, un lieu protégé... “C'est donc cela, un jardin...”, me dis-je, la gorge serrée. […] Il m'arrive encore aujourd'hui, lorsque je me promène dans mon lieu, d'éprouver, comme cette toute première fois, la sensation que dans le jardin le monde peut trouver, comme par magie, un ordre heureux. Si j'étais philosophe, je dirais même : un sens. Mais quel est ce sens, en quoi consiste cette joie débordante, cette surabondance de vie ? Encore aujourd'hui, je ne saurais le dire.
[…] »
0:04 - Préface 2:10 - Genius Loci 6:22 - Conclusion
Référence bibliographique : Marco Martella, le jardin perdu, Éditions Actes Sud, 2011
Image d'illustration : http://europeangardens.eu/wp-content/uploads/2017/11/Photo-bio.jpg
Bande sonore originale : Carlos Viola - Rest in Peace
Site : http
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Dans la catégorie : EpicurismeVoir plus
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