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Jean Salem (Éditeur scientifique)
EAN : 9782091808369
143 pages
Nathan (16/12/1999)
3.55/5   19 notes
Résumé :
La vie humaine, hideuse à voir, gisait sur la terre, écrasé sous le poids d'une religion qui montrait sa tête du haut des régions célestes, dominant les mortels, l'air horrible, lorsque pour la première fois un Grec, un mortel, osa porter ses yeux contre elle, et le premier contre elle se dresser ; ni ce que l'on disait des dieux, ni la foudre, ni le ciel et son grondement menaçant ne l'arrêtèrent [...]. Donc, la force vigoureuse de son esprit triompha, et s'avança ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
lehibook
  25 janvier 2022
Excellent outil de travail pour une approche des textes d'Epicure dans un cadre pédagogique.Il comprend :des renseignements biographiques , chronologiques et historiques . le texte intégral de trois lettresHérodote,à Pythoclès,à Ménécée . ) .Un dossier exposant les concepts clés , les grandes thèses. Un sujet de dissertation et commentaires d'extraits. Enfin Des commentaires de l'oeuvre , un glossaire, une bibliographie.
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Zoreillivre
  20 juillet 2017
Parfait ouvrage pour approcher Epicure. Les ajouts pédagogiques aux trois lettres du "Maître" permettent de saisir "l'idée atomique" avec beaucoup de précision. Cette collection est vraiment excellente pour l'amateur de philosophie, elle confirme ici l'excellence de son approche.
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sld09
  27 juin 2017
C'était une lecture imposée au lycée et j'avoue que, comme pour la plupart des livres qu'on m'a obligée à lire à cette époque, je l'ai commencé avec un mauvais a priori et je n'en garde à présent presque aucun souvenir...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
issablagaissablaga   02 avril 2014
On peut se mettre en sûreté contre toutes sortes de choses mais, en ce qui concerne la mort, nous habitons tous, tant que nous sommes, une cité sans défense.
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issablagaissablaga   02 avril 2014
La justice n'existe pas en elle-même, elle est un contrat conclu entre les sociétés, dans n'importe quelle époque, pour ne pas causer et pour ne pas subir de dommages.
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sld09sld09   04 septembre 2017
Il faut donc consacrer ses soins à ce qui produit le bonheur, tant il est vrai que, lorsqu'il est présent, nous avons tout, et que, lorsqu'il est absent, nous faisons tout pour l'avoir.
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lehibooklehibook   25 janvier 2022
C'est pourquoi nous disons que le plaisir est le commencement et la fin de la vie heureuse.
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issablagaissablaga   02 avril 2014
La vie périt par le délai, et chacun de nous meurt affairé.
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Vidéo de  Épicure
L'édition de "Le jardin perdu", annoncée comme étant de la main d'un supposé mais introuvable jardinier-philosophe anglais d'origine islandaise, Jorn de Précy [1837-1916], se referme sur la note de l'éditeur, laquelle révèle la mystification littéraire : « Depuis sa sortie en 1912, ce court et brillant essai circule presque clandestinement en Angleterre. Faut-il s'étonner que ce texte soit resté méconnu en France jusqu'à nos jours ? Sans doute. A moins que son “traducteur”, fin connaisseur de l'art des jardins anglais du XIXe siècle, n'en soit le véritable auteur… »
Ledit « traducteur », Marco Martella, malin mystificateur d'origine italienne, présente le fictif de Précy comme suit : « On sait peu de choses sur Jorn de Précy. […] Discret, isolés de ses contemporains, vivant presque comme un ermite, de Précy a influencé en profondeur l'art des jardins, notamment anglais. […] Né à Reykjavík […], Jorn de Précy quitte l'Islande en 1854. […] Il visite Rome et la Toscane. Il passe un an à Venise et deux à Paris. Là, il entame une carrière d'écrivain dont il ne reste malheureusement aucune trace. Les frères Goncourt font de lui un portrait teinté d'ironie dans leur Journal, où ils évoquent un “jeune Islandais au regard absent, perdu dans quelque rêve étrange, mais capable de s'émouvoir jusqu'aux larmes s'il se trouve nez à nez avec une rose à peine éclose ou un chêne séculaire au Jardin des plantes”. En 1861, il s'installe en Angleterre. […] en 1865 il achète le jardin de Greystone. […] de Précy était un jardinier-philosophe […]. Il se moquait volontiers des penseurs “professionnels” de son temps, se méfiait des théories et des systèmes philosophiques et se limitait, le plus souvent, à énoncer ses idées sans chercher à les approfondir ou à les étayer. […] il essayait avant tout d'incarner une vision du monde, une philosophie de l'homme, un idéal de vie. Ainsi, Greystone est, toute proportion gardée, l'héritier des grands jardins philosophiques du passé, comme ceux d'Epicure ou d'Erasme de Rotterdam. […] The Lost Garden est un traité singulier. […] Publié à deux mille exemplaires, à compte d'auteur, il ne fit l'objet d'aucune critique dans la presse spécialisée à sa sortie. Mais ces deux mille livres continuent à circuler. […] » Et le prétendu de Précy d'introduire plus loin son joli opuscule comme suit : « […] Un jour (quel âge avais-je ? quatorze, quinze ans ?), tandis que je marchais sans but sur les collines dépouillées, perdu dans je ne sais quelles pensées tourmentées, comme cela arrive souvent à l'adolescence, je me trouvai devant une poignée de bouleaux. Ils formaient un cercle. Un cercle parfait, comme dessiné au compas. L'écorce argentée, rayée de noir, attira mes yeux puis ma main. A l'intérieur du cercle, illuminées par un rayon de soleil, au milieu de l'herbe et de la mousse, apparurent les corolles mauves de cyclamens minuscules. Elles m'invitaient à rentrer dans cet enclos. Et une fois à l'intérieur, je ne sais quelle joie m'envahit […]. Etais-je dans la demeure d'un elfe ou d'une de ces nombreuses créatures innommées qui habitent notre île ? Assis sur ce tapis moelleux, appuyé contre un tronc, je fermai les yeux. Lorsque je les rouvris, il me sembla, sans que je sache pourquoi, que l'univers entier s'offrait à ma vue. Je pouvais voir plus loin que la vallée étalée devant moi, au-delà de la crête rougeâtre des volcans, jusqu'à la mer où un bateau de pêche naviguait paisiblement, et même au-delà, aussi étrange que cela puisse paraître, vers les côtes de l'Europe. La terre si vaste au-dehors et ce cercle heureux, comme un ventre maternel, un lieu protégé... “C'est donc cela, un jardin...”, me dis-je, la gorge serrée. […] Il m'arrive encore aujourd'hui, lorsque je me promène dans mon lieu, d'éprouver, comme cette toute première fois, la sensation que dans le jardin le monde peut trouver, comme par magie, un ordre heureux. Si j'étais philosophe, je dirais même : un sens. Mais quel est ce sens, en quoi consiste cette joie débordante, cette surabondance de vie ? Encore aujourd'hui, je ne saurais le dire.
[…] »
0:04 - Préface 2:10 - Genius Loci 6:22 - Conclusion
Référence bibliographique : Marco Martella, le jardin perdu, Éditions Actes Sud, 2011
Image d'illustration : http://europeangardens.eu/wp-content/uploads/2017/11/Photo-bio.jpg
Bande sonore originale : Carlos Viola - Rest in Peace
Site : http
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