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Note moyenne 3.73 /5 (sur 35 notes)

Nationalité : Pologne
Né(e) à : Varsovie , le 25/05/1957
Biographie :

Romancière, poète, biographe, universitaire, journaliste et femme de théâtre, Agata Tuszynska est l'une des personnalités les plus en vue de la jeune littérature polonaise.

Après ses études à l'École supérieure d'art dramatique de Varsovie, sa ville natale, elle soutient une thèse à l'Académie des sciences puis se lance dans le journalisme. Ses reportages lui ont valu nombre de récompenses, dont le prestigieux prix du PEN Club polonais, et la notoriété auprès du public et de la critique, qui voit en elle la digne héritière de la littérature documentaire dont son maître Ryszard Kapuscinski est le plus célèbre représentant.

Elle a publié Disciple de Schulz (2001), puis Singer, paysages de la mémoire (2002). Son premier livre chez Grasset, Une histoire familiale de la peur (2006), " un livre capital " selon Paul Auster, fut accueilli par une critique enthousiaste.
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Source : www.edition-grasset.fr
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Agata Tuszynska, le 3 novembre 2009, parle de son livre «Exercices de la perte» (Grasset), à propos du combat mené contre la tumeur au cerveau — glioblastome multiforme — découverte en mars 2005 chez son mari, Henryk Dasko; combat qui devait se solder par la mort de l'être aimé, le 16 septembre 2006, à la suite de souffrances insondables et de rémissions miraculeuses.


Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWO   23 avril 2016
Wiera Gran, l'accusée de Agata Tuszynska
Parmi les cris déchirants, les miliciens traînaient de force tout ce qui avait une tête sur les épaules. A la vue de cette femme rouée de coups de matraque, j'eus envie de crier. Cette besogne ignoble était l'oeuvre des mains...du pianiste ! Je l'ai vu, de mes propres yeux. Il a survécu à la guerre. Je veux qu'il sache que je l'ai vu.
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Sharon   31 décembre 2015
La fiancée de Bruno Schulz de Agata Tuszynska
Un drame débute en général de manière accidentelle. Comme ça... ou même "n'importe comment". Sans fanfare. Par exemple dans la rue. [...] Il lui demanda si elle accepterait de poser pour un portrait.

Aucune madame Bovary n'aurait refusé cela à un artiste, pensa-t-elle, agréablement surprise par l'audace de cette proposition. Elle accepta.
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SZRAMOWO   25 mars 2016
Une histoire familiale de la peur de Agata Tuszynska
Je suis née en Pologne, à Varsovie, quelques années après la guerre. J'avais les yeux bleus et des cheveux blonds, ce qui constituait un motif incompréhensible de fierté pour ma mère, aux yeux et aux cheveux noirs.

Aujourd'hui, je sais qu'elle voulait avoir un enfant polonais, de crainte que puisse lui échoir, à lui, un sort comparable à celui qui avait été le sien. Et bine que le guerre semblât appartenir au passé, dans la nouvelle Pologne socialiste où tous devraient être égaux, elle s'est résolue à dissimuler son origine.

Nous sommes une mémoire. Nous sommes ce dont nous nous souvenons. Et dont se souviennent les autres nous concernant.

(...)

Je ,e me rappelle pas quand ma mère m'a dit qu'elle était juive. Je ne me rappelle ni de ce jour, ni la saison, ni le lieu, à table ou devant la fenêtre, ni le ton de sa voix, ni la teneur de ses paroles. Je n'ai pas souvenir d'une telle conversation. Je ne me souviens de rien.

Peut-être a-t-elle dit que pendant la guerre, elle s'était cachée dans une cave. Cela ne signifiait rien de plus, beaucoup de Polonais se sont cachés dans des caves et des abris. Peut-être a-t-elle dit qu'elle avait du fuir les Allemands - comme beaucoup d'autres, encore une fois, des polonais pourchassés par les Allemands, pris dans des rafles, fusillés dans les rues ou dans les forêts, envoyés dans des camps.

Elle ne se rappelle plus comment elle s'y est prise, mais elle n'a certainement pas commencé par les persécutions et le mur, les marques, les signes distinctifs, l'étoile jaune. Elle a commencé par me raconter des histoires. De rideau, d'abord. Ensuite, de manchon et de fourrure de petit-gris. Ensuite de fiacre devant le mur du ghetto. Rien d'emblée/ Peu à peu. Pour que ce soit plus facile.
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SZRAMOWO   30 novembre 2014
Singer, paysages de la mémoire de Agata Tuszynska
A Radzymin, il y avait deux synagogues, une en dure, en face de l'arrêt d'autobus, l'autre en bois où il y a maintenant les immeubles.

...

J'ai soixante-seize ans, j'habite Radzymin, rue Wyszkowska, Je suis tonnelier, j'achetais des cercles chez les juifs.

...

Vous vous rappelez mademoiselle Openheimer ? C'était une bien jolie jeune fille, la petite Esther.

...

Fils de cette guerre, classe 41. Je ne me souviens pas de la guerre. Mais je suis souvent allé près du cimetière juif, chez les Rodzinski, chercher du lait. Un spectacle affligeant, toutes les pierres qui couvraient les tombes ont été détruites. Les voisins ont sans doute pris ces pierres pour faire des fondations. Personne n'a réagi.

...

On a tué quatre mille des cinq mille juifs de Bilgoraj.

....

La dernière personne de l'âge d'Isaac Bashevis Singer, sans doute, une petite fille juive de Bilgoraj, c'est à Miami Beach que je la rencontre. La vieille femme répète triomphalement : "je me souviens de lui, je me souviens de lui."

....





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Agata Tuszynska
armand7000   12 août 2019
Agata Tuszynska
C’est une photographie qu’il a prise. C’est moi, « Juna ». De longs cheveux noirs comme du charbon, tirés en arrière. Une robe de soie noire à bretelles. Un fin collier de perles. Et sur la brtelle droite, une grande rose sensuelle, entrouverte. Mais avant tout un large décolleté et les épaules nues. C’est lui qui m’a installée, qui m’a fait poser ainsi. Il m’a demandé de découvrir mes jambes. Un instant, pour la photo. Il m’a fait étirer les bras dans un geste ample. Je m’ouvre… Je montre plus que mes bas, je vais plus loin que d’habitude, plus loin que ce que ma mère m’a appris, plus loin qu’il ne sied.
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armand7000   12 août 2019
La fiancée de Bruno Schulz de Agata Tuszynska
«Grâce à elle, ma fiancée, je prends part à la vie, je suis un homme, pas seulement un lémurien ou un kobold. Elle m’aime davantage que je ne l’aime, mais j’ai davantage besoin d’elle pour vivre. Elle m’a acheté avec son amour, moi qui m’étais presque effacé et qui m’étais perdu dans des contrées inhumaines. Elle m’a fait revenir à la vie et au temps présent.»
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Sepo   08 juin 2020
Affaires personnelles de Agata Tuszynska
Quand on émigre, on ne quitte pas seulement son monde et ses amis, mais aussi sa langue. On émigre de sa langue. C'est peut être ce qu'il y a de plus douloureux.

p.269, témoignage de Rysiek Szulkin
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Nikoz   27 juillet 2016
Wiera Gran, l'accusée de Agata Tuszynska
- Je ne suis pas encore devenue folle, [ ...] ce n'est plus bien loin.
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armand7000   12 août 2019
Wiera Gran, l'accusée de Agata Tuszynska
"Il était en face, juste devant moi, je le voyais distinctement. Szpilman, avec sa casquette de policier. Szpilman en personne, le pianiste. Je ne peux pas oublier cela.Il traînait les femmes par les cheveux. Il se protégeait les mains. Ses mains de pianiste exigeaient un soin particulier. Je n'en ai jamais parlé, je ne voulais pas lui faire du tort."
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Agata Tuszynska
armand7000   12 août 2019
Agata Tuszynska
Dès sa fermeture, le ghetto s'est mis à puiser en lui des forces pour sa survie, il voulait vivre. C'était une ville fermée, mais une ville tout de même, un organisme vivant qui retirait, achetait, mangeait, s'habillait, urinait."
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