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3.67/5 (sur 7537 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Orange , le 26/12/1947
Biographie :

Jean Echenoz est un écrivain et romancier.

Fils d'un père médecin psychiatre et d'une mère pratiquant la gravure, il passe sa jeunesse dans l'Aveyron et dans les Alpes-de-Haute-Provence, poursuit des études universitaires de sociologie à Aix-en-Provence puis s'installe en 1970 à Paris où il suit les cours de l'École pratique des hautes études ainsi que des enseignements à la Sorbonne.
En 1979, il publie son premier ouvrage, "Le Méridien de Greenwich" (prix Fénéon 1980). Dès son premier roman, Jean Echenoz se distingue par les descriptions détaillées des décors de ses récits. Après l’île de Micronésie dans "Le Méridien de Greenwich", il nous embarque en Malaisie avec "L’Équipée malaise" (1987), puis en Inde dans "Les Grandes Blondes" (1995), avant d’explorer l’Arctique dans "Je m’en vais" (1999), et plus récemment la Corée du Nord dans "Envoyée spéciale" (2016).
Auteur éclectique, il s’est essayé à divers genres, comme le roman policier avec "Cherokee" (1983) ou le roman d’espionnage avec "Lac" (1989), mais toujours avec une grande liberté d’écriture, allant jusqu’à dérouter le lecteur.
À partir des années 2000, Jean Echenoz s’est aussi mis aux biographies fictives, notamment avec "Ravel" (2006). Il a aussi corédigé les scénarios de quelques films, dont "Le Rose et le Blanc" (1982) de Robert Pansard-Besson, ou l’adaptation cinématographique de son roman "Cherokee" (1991) par Pascal Ortega.
Jean Echenoz est un fin observateur du monde qui l'entoure, il déclare écrire des "romans géographiques". Chacune de ses œuvres donne à voir au lecteur le décor dans lequel évoluent les personnages avec une acuité peu commune. Echenoz n’hésite pas à dire lui-même qu’il n’est ni un historien ni un biographe, quand on lui demande pourquoi il utilise la mention roman lorsque son livre retrace une vie. Il répond en disant qu’il écrit de la fiction. Il garde ainsi une certaine liberté d’écriture.
Sa carrière littéraire est couronnée de succès, puisqu'il remporte une dizaine de prix, notamment le prix Médicis en 1983 pour "Cherokee", le prix Novembre 1995 pour "Les Grandes Blondes" et le prix Goncourt en 1999 pour "Je m'en vais".
Nommé ambassadeur interculturel de l’UNESCO en 2013, il commence à être honoré pour l’ensemble de son œuvre à partir de 2016. Il reçoit le prix de la BnF 2013, suivi par le prix Ulysse 2014. Jean Echenoz revient en 2020 avec un polar, "Vie de Gérard Fulmard".
Il est le père de musicien Jérôme Echenoz (1976) alias Tacteel.
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Mathieu Lindon Une archive - éditions P.O.L où Mathieu Lindon tente de dire de quoi et comment est composé son livre "Une archive", et où il est notamment question de son père Jérôme Lindon et des éditions de Minuit, des relations entre un père et un fils et entre un fils et un père, de Samuel Beckett, Alain Robbe-Grillet, Claude Simon, Marguerite Duras et de Robert Pinget, de vie familiale et de vie professionnelle, de l'engagement de Jérôme Lindon et de ses combats, de la Résistance, de la guerre d'Algérie et des Palestiniens, du Prix Unique du livre, des éditeurs et des libraires, d'être seul contre tous parfois, du Nouveau Roman et de Nathalie Sarraute, d'Hervé Guibert et d'Eugène Savitzkaya, de Jean Echenoz et de Jean-Phillipe Toussaint, de Pierre-Sébastien Heudaux et de la revue Minuit, d'Irène Lindon et de André Lindon, d'écrire et de publier, de Paul Otchakovsky-Laurens et des éditions P.O.L, à l'occasion de la parution de "Une archive", de Mathieu Lindon aux éditions P.O.L, à Paris le 12 janvier 2023. "Je voudrais raconter les éditions de Minuit telles que je les voyais enfant. Et aussi mon père, Jérôme Lindon, comme je le voyais et l'aimais. Y a-t-il des archives pour ça ? Et comment être une archive de l'enfant que j'ai été ?"

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Citations et extraits (754) Voir plus Ajouter une citation
Jean Echenoz
J’écris pour moi en tant que lecteur. J'écris ce que je souhaiterais lire.
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- L'amour, tu vois, lui a-t-il expliqué,c'est vraiment comme la neige à Paris. C'est bien joli quand ça vous tombe dessus mais ça ne tient pas. Et ensuite c'est foutu.soit que ça vire à la boue, soit que ça vire à la glace, très vite c'est plus d'ennuis que d'émois.
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Personne ne se repose jamais vraiment, on imagine qu’on se repose ou qu’on va se reposer mais c’est juste une petite espérance qu’on a, on sait bien que ça n’existe pas, ce n’est qu’une chose qu’on dit quand on est fatigué
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Tout cela ayant été décrit mille fois, peut-être n'est-il pas la peine de s'attarder encore sur cet opéra sordide et puant. Peut-être n'est-il d'ailleurs pas bien utile non plus, ni très pertinent, de comparer la guerre à un opéra, d'autant moins quand on n'aime pas l'opéra, même si, comme lui, c'est grandiose, emphatique, excessif, plein de longueurs pénibles, comme lui ça fait beaucoup de bruit et souvent, à la longue, c'est assez ennuyeux.
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... non contents d’essuyer les tirs venus de l’ennemi, ils ont commencé de recevoir aussi dans le dos des balles imprudemment tirées par leurs propres forces, après quoi le désordre s’est vite installé dans les rangs. C’est qu’on était sans expérience, les accrochages commençaient à peine : ce ne serait que plus tard, pour pallier de tels impairs et se faire mieux repérer par les officiers observateurs, qu’on recevrait l’ordre de coudre un grand rectangle blanc dans le dos de sa capote. 
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... Un casque censé protéger l'homme plus sérieusement, mais dont les modèles initiaux étaient peints en bleu brillant. Quand on les a coiffés, on s'est d'abord bien amusés de ne plus se reconnaître tant ils étaient couvrants. Quand ça n'a plus fait rire personne et qu'il est apparu que les reflets du soleil produisaient d'attrayantes cibles, on les a enduits de boue comme on l'avait fait l'an passé pour les gamelles.
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Au sommet de chacun des clochers, ensemble et d'un seul coup, un mouvement venait de se mettre en marche, mouvement minuscule mais régulier : l'alternance régulière d'un carré noir et d'un carré blanc, se succédant toutes les deux ou trois secondes, avait commencé de se déclencher comme une lumière alternative, un clignotement binaire rappelant le clapet automatique de certains appareils à l'usine : Anthime a considéré sans les comprendre ces impulsions mécaniques aux allures de déclics ou de clins d'œil, adressés au loin par autant d'inconnus.
Puis s'arrêtant aussi net qu'il avait surgi, le grondement enveloppant du vent a soudain laissé place au bruit qu'il avait jusqu'ici couvert : c'étaient en vérité les cloches qui, venant de se mettre en branle du haut de ces beffrois, sonnaient à l'unisson dans un désordre grave, menaçant, lourd et dans lequel, bien qu'il n'en eût que peu d'expérience car trop jeune pour avoir jusque-là suivi beaucoup d'enterrements, Anthime a reconnu d'instinct le timbre du tocsin - que l'on n'actionne que rarement et duquel seule l'image venait de lui parvenir avant le son.
Le tocsin, vu l'état présent du monde, signifiait à coup sûr la mobilisation.


pages 10/11
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On ne s'expose pas sans risque aux confidences comme à certaines radiations.
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Anthime avait commencé ... par tailler des lacets dans les courroies abandonnées. Puis, l’idée lui étant venue d’utiliser ces mêmes courroies comme bracelets qui, noués puis munis d’un fermoir, permettaient de fixer au poignet les montres à gousset par soudures d’anses à midi et six heures, il avait ainsi cru inventer le bracelet-montre. Il caressait ensuite le magnifique projet de faire breveter cette invention à son retour – avant d’apprendre alors que cette idée avait été conçue dix ans plus tôt par Louis Cartier pour aider son ami Santos-Dumont, cet aviateur s’étant plaint de ne pouvoir extraire sa montre de sa poche en pilotant.
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Rien n'est ennuyeux comme les récits de rêve. Même s'ils ont l'air à premiere vue drôles, inventifs ou prémonitoires, leur prétention de film à grand spectacle est illusoire, leurs scénarios ne tiennent pas debout.
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« C’est un scandale », dit Caine, « c’est la preuve que l’on n’est jamais arrivé à concilier le temps et l’espace.»

L'Américain de Greenwich
L'Amérindien de Greenwich
Le Maire indien de Greenwich
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