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Note moyenne 3.76 /5 (sur 56 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Soldatenthal , le 18/12/1826
Mort(e) à : Villemomble , le 03/09/1890
Biographie :

Alexandre Chatrian est un écrivain français.

Il est plus connu sous le pseudonyme commun d'Erckmann-Chatrian qu'il partageait avec son ami Émile Erckmann (1822-1899).

Alexandre Chatrian entra au collège de Phalsbourg vers 1842, en classe industrielle. Il arrêta ses études en 1844 et partit gagner sa vie en Belgique, comme comptable, pendant 2 ans.

En 1847, il était maître d’étude au collège de Phalsbourg lorsqu'il rencontra Émile Erckmann. Après la Révolution française de 1848, ils commencèrent à publier des feuilletons mais le succès escompté n'arriva pas aussi vite qu'ils l'avaient cru.

Après une période de rodage, ils commencèrent à être connus vers 1859 : la publication régulière de contes et de nouvelles fantastiques leur attire de nombreux lecteurs. Ils s'installèrent donc tous deux à Paris, près de la Gare de Paris-Est pour pouvoir revenir régulièrement en Lorraine.

Après 1872, Chatrian écrivit plutôt du théâtre tandis qu'Erckmann s'occupait des romans.

En 1885, après le succès mitigé de "Myrtille", Chatrian abandonna le théâtre et s’installa à Saint-Dié, 2 place Stanislas. Il tomba alors malade et sa santé mentale s'en ressentit.

Il négocia une nouvelle convention avec leur éditeur en 1886, qu'Erckmann refusa de signer. L'année suivante, il révèle à Erckmann qu'il rémunérait des "nègres" avec leurs fonds communs : c'est la fin de leur association et de leur amitié.

Une partie du musée historique et Erckmann-Chatrian de Phalsbourg lui est consacré.
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Video et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo

Erckmann et Chatrian : histoires d'Alsace et de Lorraine
Filmé dans les jardins du palais ROHAN à Strasbourg, Olivier BARROT présente le livre d'Emile ERCKMANN et Alexandre CHATRIAN "Histoires d'Alsace et de Lorraine".

Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
mariech   14 octobre 2019
L'ami Fritz de Alexandre Chatrian
Sans doute , sans doute ; mais ce sont de beaux hommes , ces officiers prussiens , avec leurs grandes moustaches, et plus d’une fille , en les voyant ....

- Ne croyez donc pas les filles si bêtes , interrompit Katel , qui tirait alors de l’armoire , plusieurs habits , et les étalait sur la commode , les filles savent aussi faire la différence entre un oiseau qui passe dans le ciel , et d’un autre qui tourne à la broche ; le plus grand nombre aiment à se tenir au coin du feu , et celles qui regardent les Prussiens , ne valent pas la peine qu’on s’en occupe .Mais , tenez , voilà vos habits , il n’en manque pas .
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Austral   21 mars 2013
L'ami Fritz de Alexandre Chatrian
Regarde, voilà l'argent des armées du roi ! En faut-il de ce gueux d'argent pour payer les armées de Sa Majesté, ses conseillers, et tout ce qui s'ensuit, ha ! ha ! ha ! Il faut que la terre sue de l'or et les gens aussi. Quand donc diminuera-t-on les gros bonnets, pour soulager le pauvre monde ? Ça ne m'a pas l'air d'être de sitôt, Kobus, car les gros bonnets sont ceux que Sa Majesté consulterait d'abord sur l'affaire.
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MurielT   23 août 2015
L'ami Fritz de Alexandre Chatrian
Mais, Kobus, Kobus ! s'écria David, vas-tu maintenant me faire passer pur un "épicaures" de ton espèce ? Sans doute, j'aime mieux un beau brochet qu'une queue de vache sur mon assiette, cela va sans dire; je ne serais pas un homme si j'avais d'autres idées ;
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Jcequejelis   31 octobre 2014
L'Invasion ou le fou Yégof de Alexandre Chatrian
(Phalsbourg 20 décembre 1813) - Devant l’église, sur la place d'armes, stationnaient quinze ou vingt charrettes de blessés, arrivant de Leipzig et de Hanau. Ces malheureux, pâles, hâves, l’œil sombre, les uns déjà amputés, les autres n'ayant pas même été pansés, attendaient tranquillement la mort. (…) On frissonnait à voir ces groupes d'hommes mornes, avec leurs grandes, capotes grises, entassés sur la paille sanglante, l'un portant son bras cassé sur ses genoux, l'autre la tête bandée d'un vieux mouchoir ; un troisième, déjà mort servant de siège aux vivants, les mains noires pendant entre les échelles. Hullin en face de ce lugubre spectacle, resta cloué au sol. Il ne pouvait en détacher ses yeux. Les grandes douleurs humaines ont ce pouvoir étrange de nous fasciner ; nous voulons voir comment les hommes périssent, comment ils regardent la mort : les meilleurs ne sont pas exempts de cette affreuse curiosité. Il semble que l’éternité va nous livrer son secret !



2129 - [Le Livre de poche n° 5075, p. 35/36]
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Jcequejelis   04 novembre 2014
L'Invasion ou le fou Yégof de Alexandre Chatrian
Le contrebandier, grâce à sa connaissance approfondie de tous les défilés de la montagne, et de tous les chemins de traverse de Dagsburg à Sarrbrück, de Raon-l'Etape à Bâle en Suisse, se trouvait toujours à quinze lieues de tous les endroits où l'on avait commis un mauvais coup.



2139 - [Le Livre de poche n° 5075, p. 61]
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cvd64   31 janvier 2018
L'ami Fritz de Alexandre Chatrian
« Et quand, à la cinquième ou sixième bouteille, les figures s’animent quand les uns éprouvent tout à coup le besoin de louer le Seigneur, qui nous comble de ses bénédictions, et les autres de célébrer la gloire de la vieille Allemagne, ses jambons, ses pâtés et ses nobles vins (…). »
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Jcequejelis   10 novembre 2014
L'Invasion ou le fou Yégof de Alexandre Chatrian
Hullin, devenu grave, monta sur une pile de « tronces » et, promenant sur la foule des regards profonds, il dit au milieu du plus grand silence :

« L'ennemi a passé le Rhin avant-hier soir ; il marche sur la montagne pour entrer en Lorraine : Strasbourg et Huningue sont bloqués. Il faut nous attendre à voir les Allemands et les Russes dans trois ou quatre jours. »

Il y eut un cri général de « Vive la France ! »

« Oui, vive la France, reprit Jean-Claude, car si les alliés arrivent à Paris, ils seront maîtres de tout ; ils peuvent rétablir les corvées, les dîmes, les couvents, les privilèges et les potences ! Si vous voulez ravoir tout ça, vous n'avez qu'à les laisser passer. »



2148 – [Le Livre de poche n° 5075, p. 92/93]
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Jcequejelis   29 octobre 2014
L'Invasion ou le fou Yégof de Alexandre Chatrian
... un de ces vieux maîtres d'école allemands, qui se farcisent la tête de vieilles histoires de ma tante l'Oie, et vous les débitent gravement. A force d'étudier, de rêvasser, de ruminer, de chercher midi à quatorze heures, leur cervelle se détraque ; ils ont des visions, des idées biscornues, et prennent leurs rêves pour des vérités. J'ai toujours regardé Yégol comme un de ces pauvres diables, il sait une foule de noms, il parle de la Bretagne et de l'Austrasie, de la Polynésie et du Nidexk, et puis de Gérolseck, du Turkestein, des bords du Rhin, enfin de tout, au hasard; ça finit pas avoir l'air de quelque chose et ça n'est rien.



2107 - [Le Livre de Poche n° 5075, p. 28]
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dourvach   28 septembre 2019
L'ami Fritz de Alexandre Chatrian
– Les modes peuvent changer tant qu'on voudra, répondit Katel [...], le bon sens ne change jamais. Nous allons d'abord vous chercher une chemise. C'est dommage qu'on ne porte plus de culotte car vous avez la jambe bien faite comme monsieur votre père ; et la perruque vous aurait aussi bien convenu, une belle perruque poudrée à la française ; c'était magnifique ! Mais aujourd'hui les gens comme il faut et les paysans sont tous pareils. Il faudra pourtant que les vieilles modes reviennent tôt ou tard, pour faire la différence ; on ne s'y reconnaît plus ! »



[ERCKMANN-CHATRIAN, "L'Ami Fritz", 1864, chapitre XV]
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SZRAMOWO   21 février 2017
L'ami Fritz de Alexandre Chatrian
« Les beignets sont excellents, Katel, excellents ! Il est facile de reconnaître que tu as suivi la recette aussi bien que possible. Et cependant, écoute bien ceci – ce n’est pas un reproche que je veux te faire –, mais ceux de la ferme étaient meilleurs ; ils avaient quelque chose de plus fin, de plus délicat, une espèce de parfum particulier – fit-il en levant le doigt –, je ne peux pas t’expliquer cela ; c’était moins fort, si tu veux, mais beaucoup plus agréable.

– J’ai peut-être mis trop de cannelle ?

– Non, non, c’est bien, c’est très bien ; mais cette petite Sûzel, vois-tu, a l’inspiration des beignets, comme toi l’inspiration de la dinde farcie aux châtaignes.

– C’est bien possible, monsieur.

– C’est positif. J’aurais tort de ne pas trouver ces beignets délicieux ; mais au-dessus des meilleures choses, il y a ce que le professeur Speck appelle “l’idéal” ; cela veut dire quelque chose de poétique, de...

– Oui, monsieur, je comprends, fit Katel : par exemple, comme les saucisses de la mère Hâfen, que personne ne pouvait réussir aussi bien qu’elle, à cause des trois clous de girofles qui manquaient.

– Non, ce n’est pas mon idée ; rien n’y manque, et malgré tout... »
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