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Citations de Alfred Jarry (309)


Alfred Jarry
Verdorie   13 novembre 2013
Alfred Jarry
Les antialcooliques sont des malades en proie à ce poison, l'eau, si dissolvant et corrosif qu'on l'a choisi entre autres substances pour les ablutions et lessives, et qu'une goutte versée dans un liquide pur, l'absinthe par exemple, le trouble.
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genou   25 avril 2019
Ubu roi de Alfred Jarry
[...] j'ai changé le gouvernement et j'ai fait mettre dans le journal qu'on paierait deux fois tous les impôts et trois fois ceux qui pourront être désignés ultérieurement. Avec ce système j'aurai vite fait fortune, alors...
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peloignon   29 mars 2013
Ubu : Ubu roi, Ubu cocu, Ubu enchaîné, Ubu sur la Butte de Alfred Jarry
PÈRE UBU
Et d'abord, qui êtes-vous pour donner des ordres? Ici ne commandent que les esclaves. Avez-vous quelque grade en esclavage?
PISSEDOUX
Un caporal, un militaire, esclave! Je ne suis qu'esclave d'amour. Éleuthère de Grandair, la belle cantinière des hommes libres, ma fiancée, est en effet ma maîtresse, si vous l'entendez ainsi.
PÈRE UBU
Cornegidouille, monsieur! Je n'y pensais pas. Je suis ici esclave à tout faire. Vous me rappelez mes devoirs. Ce service est de mon ressort; je vais m'en acquitter au plus vite à votre place...
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wellibus2   13 avril 2015
Siloques, superloques, soliloques et interloques de pataphysique de Alfred Jarry
Pour ménager diverses susceptibilités, nous avions cru nécessaire de ne point révéler le mystère des amours et de la reproduction de l'omnibus.
Disons seulement que ce phénomène suit le même processus que la reproduction de certaines plantes, dont le pollen est transporté de l'une à l'autre par les insectes qui ont pénétré dans l'intérieur.
Oui, dussions-nous forcer les "voyageurs" , ainsi nommés par euphémisme, à rougir du rôle peu honorable auxquels ils se prêtent :
les omnibus se reproduisent par correspondance.
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marina53   28 novembre 2013
Les Minutes de sable mémorial - César-Antechrist de Alfred Jarry
Mon père a fait faire un étang,
C’est le vent qui va frivolant,
Il est petit, il n’est pas grand,
C’est le vent qui vole, qui frivole,
C’est le vent qui va frivolant.

Il est petit, il n’est pas grand,
Trois canards blancs s’y vont baignant.

Trois canards blancs s’y vont baignant,
Le fils du roi les va chassant.

Le fils du roi les va chassant
Avec un p’tit fusil d’argent.

Avec un p’tit fusil d’argent
Tira sur celui de devant.

Tira sur celui de devant,
Visa le noir, tua le blanc.

Visa le noir, tua le blanc,
Ô fils du roi, qu’tu es méchant.

Ô fils du roi qu’tu es méchant,
D’avoir tué mon canard blanc,

D’avoir tué mon canard blanc,
Après la plume vint le sang,

Après la plume vint le sang,
Après le sang l’or et l’argent.

Après le sang l’or et l’argent,
C’est le vent qui va frivolant,
Après le sang, l’or et l’argent,
C’est le vent qui vole, qui frivole,
C’est le vent qui va frivolant.
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peloignon   19 mars 2013
Ubu : Ubu roi, Ubu cocu, Ubu enchaîné, Ubu sur la Butte de Alfred Jarry
Puisque nous sommes dans le pays où la liberté est égale à la fraternité, laquelle n'est comparable qu'à l'égalité de la légalité, et que je ne suis pas capable de faire comme tout le monde et que cela m'est égal d'être égal à tout le monde puisque c'est encore moi qui finirai par tuer tout le monde, je vais me mettre esclave, Mère Ubu!
(191)
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Nastasia-B   08 décembre 2012
Ubu roi de Alfred Jarry
PÈRE UBU : Je viens donc te dire, t'ordonner et te signifier que tu aies à produire et exhiber promptement ta finance, sinon tu seras massacré. Allons, messeigneurs les salopins de finance, voiturez ici le voiturin à phynances.
STANISLAS : Sire, nous ne sommes inscrits sur le registre que pour cent cinquante-deux rixdales que nous avons déjà payées, il y aura tantôt six semaines à la Saint Mathieu.
PÈRE UBU : C'est fort possible, mais j'ai changé le gouvernement et j'ai fait mettre dans le journal qu'on paierait deux fois tous les impôts et trois fois ceux qui pourront être désignés ultérieurement. Avec ce système, j'aurai vite fait fortune, alors je tuerai tout le monde et je m'en irai.
PAYSANS : Monsieur Ubu, de grâce, ayez pitié de nous. Nous sommes de pauvres citoyens.
PÈRE UBU : Je m'en fiche. Payez.
PAYSANS : Nous ne pouvons, nous avons payé.
PÈRE UBU : Payez ! ou ji vous mets dans ma poche avec supplice et décollation du cou et de la tête !
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genou   08 septembre 2016
Messaline de Alfred Jarry
Messaline - Extrait :
Cette nuit-là, comme beaucoup de nuits, elle descendit de son palais du Palatin à la recherche du Bonheur.
Est-ce véritablement l’impératrice Messaline qui vient de dérober son corps souple à la gloire de soie et de perles de la couche de Claude César, et qui rôde maintenant par la rue obscène du Suburre, à pas de louve ?
Il serait moins inouï que ce fût la Louve même de bronze, la basse et allongée statue étrusque au col tors, aïeule de la Ville, gardienne de la Ville, au pied du Palatin, en face du figuier ruminal où abordèrent Romulus et Rémus, qui ait secoué de sa tétine insensible la lèvre arrondie des jumeaux royaux, ainsi qu’on renonce à une couronne d’or, et qui, après un bond du haut de son piédestal, choisisse un chemin à ses griffes, bruissantes ainsi que la traîne d’une robe trop chamarrée, parmi les tas d’ordures
du faubourg.
Cette forme qui erre avec un froissis de traîne ou de griffes, c’est bien quelque chose comme une bête en chasse, mais que n’accompagne point l’odeur abominable de la louve. A-t-on jamais senti le rut d’une statue ?
Or c’est un monstre plus infâme et plus inassouvi et plus beau que la femelle de métal, qui retourne à sa tanière : la seule femme qui incarne absolument le mot que, bien avant la Ville fondée, dès la première parole latine, on jette à la face des prostituées dans un crachat ou dans un baiser : Lupa, et cette abstraction vivante est un pire prodige que l’âme subitement infuse à une effigie sur un socle. Le plus vieux mythe du Latium renaît dans cette chair de vingt-trois ans : la Louve, nourrice des jumeaux, n’est qu’une figure d’Acca Larentia, déesse tellurique, mère des Lares, la Terre qui enfante la vie, l’épouse de Pan qu’on adore sous l’espèce d’un loup, la prostitution qui a peuplé Rome...
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colimasson   19 mai 2014
Ubu roi de Alfred Jarry
PERE UBU : Corne physique, je suis à moitié mort! Mais c'est égal, je pars en guerre et je tuerai tout le monde. Gare à qui ne marchera pas droit. Ji lon mets dans ma poche avec torsion du nez et des dents et extraction de la langue.
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petitours   15 novembre 2009
Ubu roi de Alfred Jarry
Ah! Oh! Je suis blessé, je suis troué, je suis perforé, je suis administré, je suis enterré. Oh, mais tout de même!
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Alfred Jarry
genou   12 juillet 2015
Alfred Jarry
Les antialcooliques sont des malades en proie à ce poison, l'eau, si dissolvant et corrosif qu'on l'a choisi entre autres substances pour les ablutions et lessives, et qu'une goutte versée dans un liquide pur, l'absinthe par exemple, le trouble.”
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petitours   01 février 2008
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Alfred Jarry
coco4649   30 avril 2019
Alfred Jarry
Madrigal


Extrait 2

Tel le clapotis des carpes nourries
      À Fontainebleau
      À des voix meurtries
      De baisers dans l'eau.

Comment s'unit la double destinée ?
Tant que je n'eus point pris votre trottoir
Vous étiez vierge et vous n'étiez point née,
Comme un passé se noie en un miroir.

La boue à peine a baisé la chaussure
De votre pied infinitésimal,
Et c'est d'avoir mordu dans tout le mal
Qui vous a fait une bouche si pure.


//La Revue blanche, N° 233, 15 Février 1903
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wellibus2   07 mars 2016
Almanach illustré du Père Ubu (XXe Siècle) : Fac-similé de l'édition originale de 1901 de Alfred Jarry
Les bougres qui veulent changer l'orthographe ne savent pas et moi je sais. Ils bousculent toute la structure des mots et sous prétexte de simplification les estropient. Moi je les perfectionne et embellis à mon image et à ma ressemblance. J'écris phynance et oneille parce que je prononce phynance et oneille et surtout pour bien marquer qu'il s'agit de phynance et d'oneilles spéciales, personnelles, en quantité et qualité telles que personne n'en a, sinon moi ; et si l'on n'est pas content, je me mettrai à rédiger houneilles et pfuinance, et ceux qui réclameront encore ji lon fous à lon pôche !!!
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petitours   15 novembre 2009
Ubu roi de Alfred Jarry
La liberté, c'est de n'arriver jamais à l'heure
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Alfred Jarry
deuxquatredeux   06 janvier 2016
Alfred Jarry
Il est d'usage d'appeler MONSTRE l'accord inaccoutumé d'éléments dissonants. Le Centaure, la Chimère se définissent ainsi, pour qui ne comprend. J'appelle monstre toute originale inépuisable beauté.
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colimasson   02 juin 2014
Ubu roi de Alfred Jarry
Je fus pendant longtemps ouvrier ébéniste
Dans la ru’ du Champs d’ Mars, d’ la paroiss’ de Toussaints ;
Mon épouse exerçait la profession d’ modiste
Et nous n’avions jamais manqué de rien.
Quand le dimanch’ s’annonçait sans nuage,
Nous exhibions nos beaux accoutrements
Et nous allions voir le décervelage
Ru’ d’ l’Echaudé, passer un bon moment.
Voyez, voyez la machin’ tourner,
Voyez, voyez la cervell’ sauter,
Voyez, voyez les Rentiers trembler;
(Choeur) : Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu !
Nos deux marmots chéris, barbouillés d’ confitures,
Brandissant avec joi’ des poupins en papier
Avec nous s’installaient sur le haut d’ la voiture
Et nous roulions gaîment vers l’Echaudé.
On s’ précipite en foule à la barrière,
On s’ flanque des coups pour être au premier rang ;
Moi j’me mettais toujours sur un tas d’pierres
Pour pas salir mes godillots dans l’sang.
Voyez, voyez la machin’ tourner,
Voyez, voyez la cervell’ sauter,
Voyez, voyez les Rentiers trembler;
(Choeur) : Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu !
Bientôt ma femme et moi nous somm’s tout blancs d’ cervelle,
Les marmots en boulott’nt et tous nous trépignons
En voyant l’Palotin qui brandit sa lumelle,
Et les blessur’s et les numéros d’ plomb.
Soudain j’ perçois dans l’ coin, près d’ la machine,
La gueul’ d’un bonz’ qui n’ m’ revient qu’à moitié.
Mon vieux, que j’ dis, je r’connais ta bobine :
Tu m’as volé, c’est pas moi qui t’ plaindrai.
Voyez, voyez la machin’ tourner,
Voyez, voyez la cervell’ sauter,
Voyez, voyez les Rentiers trembler;
(Choeur) : Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu !
Soudain j’ me sens tirer la manche’par mon épouse ;
Espèc’ d’andouill’, qu’elle m’ dit, v’là l’ moment d’te montrer :
Flanque-lui par la gueule un bon gros paquet d’ bouse.
V’là l’ Palotin qu’a juste’ le dos tourné.
En entendant ce raisonn’ment superbe,
J’attrap’ sus l’ coup mon courage à deux mains :
J’ flanque au Rentier une gigantesque merdre
Qui s’aplatit sur l’ nez du Palotin.
Voyez, voyez la machin’ tourner,
Voyez, voyez la cervell’ sauter,
Voyez, voyez les Rentiers trembler;
(Choeur) : Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu !
Aussitôt j’ suis lancé par dessus la barrière,
Par la foule en fureur je me vois bousculé
Et j’ suis précipité la tête la première
Dans l’ grand trou noir d’ousse qu’on n’ revient jamais.
Voila c’ que c’est qu’d’aller s’ prome’ner l’ dimanche
Ru’ d’ l’Echaudé pour voir décerveler,
Marcher l’ Pinc’-Porc ou bien l’Démanch’- Comanche :
On part vivant et l’on revient tudé !
Voyez, voyez la machin’ tourner,
Voyez, voyez la cervell’ sauter,
Voyez, voyez les Rentiers trembler;
(Choeur) : Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu !
+ Lire la suite
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genou   24 septembre 2016
Les Minutes de Sable mémorial de Alfred Jarry
La simplicité n' a pas besoin d' être simple, mais du complexe resserré et synthétisé.
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Malaura   27 février 2012
Les Minutes de sable mémorial - César-Antechrist de Alfred Jarry
C’est le bal de l’abîme où l’amour est sans fin ;
Et la danse vous noie en sa houleuse alcôve.
La bouche de la tombe encore ouverte a faim ;
Mais ma main mince mord la mer de moire mauve…

Puis l’engourdissement délicieux des soirs
Vient poser sur mon cou son bras fort ; et m’effleurent
Les lents vols sur les murs lourds des longs voiles noirs…
Seules les lampes d’or ouvrent leurs yeux qui pleurent.
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colimasson   23 mars 2017
Le Surmâle de Alfred Jarry
Ce n’est que le désir de l’éternité impossible qui obsède et gâte les joies éphémères des amants.
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