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Note moyenne 3.48 /5 (sur 26 notes)

Nationalité : Allemagne
Né(e) à : Essen (Allemagne) , le 18/07/1949
Biographie :

Axel Honneth, né en 1949, est un philosophe et sociologue allemand. Il est depuis 2001 directeur de l'Institut de Recherche Sociale connu pour héberger l'École de Francfort à Francfort-sur-le-Main en Allemagne.

Originaire de Essen, il a étudié la philosophie, la sociologie et la germanistique à Bonn et à Bochum. Il a poursuivi sa carrière académique notamment à l'Université Libre de Berlin et à l'Institut Max Planck de Munich (comme boursier sous la direction de Jürgen Habermas), avant de rejoindre l'Université Goethe de Francfort, où il enseigne actuellement la philosophie sociale.

Dans le champ de la philosophie sociale et pratique, le nom d'Axel Honneth est aujourd’hui associé au projet de relancer la théorie critique amorcée par l’École de Francfort au moyen d’une théorie de la reconnaissance réciproque, dont il a formulé le programme dans La lutte pour la reconnaissance (1992 pour l’édition originale allemande, 2000 pour la traduction française).
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Source : Wikipedia
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Axel Honneth
Une partie des conflits sociaux se comprend mieux en faisant intervenir des attentes morales, c'est à dire en les expliquant par des sentiments d'honneur bafoué, de mépris ou de déni de reconnaissance.
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Les émotions négatives qui accompagnent l'expérience du mépris pourraient [...] constituer la motivation affective dans laquelle s'enracine la lutte pour la reconnaissance.
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(Préface de O. Voirol)
Habermas... dans la Théorie de l'agir communicationnel, montre que l'incursion de régulation systémique dans le domaine de la communication constitue une pathologie déterminante de notre temps. La "colonisation du monde vécu" par le "système" (du pouvoir et de l'économie) menace la sphère du social, dont le souci est l'entente au moyen de la communication. (p.15)
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7. « Au sein du capitalisme dans sa version démocratique et libérale, le socialisme représente la tendance historique à supprimer progressivement les dépendances et les exclusions sociales en faisant valoir toujours et partout qu'il n'est pas encore possible, dans les conditions données, d'associer comme promis la liberté, l'égalité et la solidarité. […] Un tel socialisme ne peut se contenter de la perspective d'éliminer toute hétéronomie et toute aliénation dans la sphère économique, ne serait-ce que parce qu'il sait que la société moderne ne sera pas devenue authentiquement sociale tant que la contrainte, la manipulation et la coercition ont encore cours dans les deux autres sphères des relations personnelles et de la formation démocratique de la volonté. Relativement au sens théorique que les Pères fondateurs donnaient à leur propre projet, ce socialisme radicalement transformé veut à la fois plus et moins : d'une part, il ne peut se limiter, dans ses visions d'un avenir meilleur, à la seule perspective de socialiser le domaine de l'agir économique par des mesures appropriées, parce qu'il a compris entre-temps qu'il faut d'abord créer des conditions de liberté sociale aussi dans les relations affectives et familiales, non moins que dans les procédures de formation publique de la volonté ; mais d'autre part, à la différence de ses prédécesseurs, il ne peut dans ce projet s'appuyer sur un savoir concernant de supposées lois de l'histoire, et doit donc constamment redécouvrir, par des explorations expérimentales et des connaissances réajustées à mesure, ce qu'il convient de mettre en place dans les différentes sphères.
[…]
[…] C'est seulement quand chaque membre de la société sera en mesure de satisfaire les besoins qu'il partage avec chacun des autres en termes d'intimité physique et émotionnelle, d'indépendance économique et d'autodétermination politique, de telle sorte qu'il pourra dans cette attente compter sur la sympathie et l'assistance de ses partenaires, c'est seulement alors que notre société sera devenue sociale au plein sens du terme. » (pp. 138-140)
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Axel Honneth
Dans un monde marchandisé où la performance est devenue une valeur absolue, nous risquons de perdre notre estime de nous-mêmes. L'aliénation nous transforme en chose inutile. Afin de la surmonter, il faut lutter pour obtenir la connaissance de notre être.
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l'expérience du mépris s'accompagne toujours de sentiments susceptibles de révéler à l'individu que certaines formes de reconnaissance sociale lui sont refusées.
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Le droit, pourrait-on dire, doit générer une forme de liberté individuelle dont il ne peut lui-même ni produire ni maintenir les conditions d'existence ; il vit d'un rapport purement négatif, à l'origine d'interruptions, à un contexte de pratique éthique qui pour sa part, s'appuie sur l'interaction sociale de sujets ne coopérant pas ensemble sur le mode juridique.
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Les sociétés dans lesquelles nous vivons sont marquées par une contradiction étonnante et difficile à expliquer. D’une part, le malaise dû à la situation socio-économique, aux conditions de vie et de travail, s’est considérablement accru dans les dernières décennies. On peut sans doute dire que jamais, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, autant de gens ne se sont accordés pour dénoncer les conséquences sociales et politiques générées par la mondialisation effrénée de l’économie capitaliste de marché. Mais d’autre part, cette indignation massive semble dépourvue de toute orientation normative, de toute sensibilité historique pour le but auquel tendrait la critique formulée, de sorte que celle-ci reste étrangement muette et repliée sur elle-même. C’est comme si ce malaise envahissant était incapable de dépasser l’état de choses existant, et d’imaginer un état social au-delà du capitalisme. Cette dissociation de l’indignation d’avec tout objectif d’avenir, de la protestation d’avec toute vision d’un monde meilleur, est en effet quelque chose de nouveau dans l’histoire des sociétés modernes. Depuis la Révolution française, les grands mouvements d’insurrection contre l’ordre capitaliste avaient toujours été inspirés par des utopies qui dépeignaient la société du futur et montraient comment celle-ci devrait être organisée – il n’est que de penser au luddisme, aux coopératives de Robert Owen, au mouvement des Conseils ou aux idéaux communistes d’une société sans classes. Le flux de ces courants de la pensée utopique, aurait dit Ernst Bloch, semble aujourd’hui tari : on sait assez précisément ce dont on ne veut pas et ce qui est inacceptable dans les conditions sociales présentes, mais on n’a plus la moindre idée de ce à quoi devrait aboutir une transformation ciblée de l’état de choses existant.
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9. « Il se peut qu'un tel renversement, transformant l'idéal de la réalisation de soi en une pure contrainte, signale le seuil historique où l'expérience de cette vacuité est désormais partagée par une partie croissante de la population : sommés de toutes parts de s'ouvrir aux impulsions psychiques d'une authentique découverte de soi, les sujets doivent choisir entre une authenticité feinte et la fuite dans la maladie, entre une originalité mise en scène pour des raisons stratégiques et un mutisme pathologique. Compte tenu de la clairvoyance avec laquelle Georg Simmel a observé les changements socioculturels de son temps, on ne s'étonne pas de trouver dans la Philosophie de l'argent le pressentiment de cette évolution […]. » (p. 323)
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L'esprit doit en effet être constitué de telle manière qu'il ne se réalise pleinement qu'en se sachant reconnu par d'autres ; or cette reconnaissance, l'individu ne peut s'en assurer que dans l'élément du conflit, en faisant l'expérience de la réaction pratique par laquelle l'autre répond à un défi délibéré, voire à une pure provocation.
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