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Note moyenne 3.82 /5 (sur 829 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saint-Piat , 1951
Biographie :

Bernard Friot est un enseignant et écrivain français.

Agrégé de lettres, il a d'abord enseigné en collège, lycée et école normale. Puis, à l’Institut français de Francfort, il a créé en 1995 le Bureau du Livre Jeunesse dont il a été responsable et directeur pendant quatre ans.
Ce centre de ressources est une plaque tournante pour tout ce qui concerne le livre de jeunesse de langue française et allemande.

Aujourd'hui, après avoir travaillé dans plusieurs villes de France, il s'est installé à Besançon, où il se consacre à l'écriture et à la traduction française de livres pour la jeunesse. Il a écrit plus d'une cinquantaine d'ouvrages destinés aux adolescents ou aux enfants et en a traduit tout autant de l'allemand et de l'italien.

Ses textes (principalement la série des "Histoires pressées") sont aussi souvent mis en scène par de nombreux artistes, troupes de théâtre professionnelles ou amateurs, voire adaptés pour des courts métrages.
Il écrit désormais directement pour des musiciens : textes pour un spectacle musical ("J'ai quelque chose à dire", création juin 2011 à Besançon), chansons, livrets d'opéra.

Bernard Friot anime aussi des ateliers où il fait explorer aux enfants différentes entrées dans l’écriture et les incite à réfléchir sur les pratiques instaurées. Il est également l'auteur de plusieurs recueils de poésie.

son site : https://www.bernardfriot-fabriqueahistoires.com/
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Source : eprofsdocs.crdp-aix-marseille.fr ; https://www.bernardfriot-fabriqueahistoires.com/
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Il y a les Histoires pressées, mais également les Nouvelles histoires pressées et pour ceux qui en redemandent, Encore des histoires pressées. Bref, Bernard Friot aime raconter des histoires. Mais c?est quoi, des histoires pressées ? Des histoires qui ont hâte de se terminer. Et ça parle de quoi ? de ce qui existe, de ce qui n'existe pas. C'est drôle, au moins ? Souvent, mais ça dépend de toi.
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Citations et extraits (165) Voir plus Ajouter une citation
Bernard Friot
sabine59   10 novembre 2019
Bernard Friot
Amour engourdi

amour oreiller mou

j'y pose ma tête endormie

et je rêve d'orage

et d'ouragan.



Réveille-moi

par un baiser enflammé

sur les lèvres ou dans le cou

Réveille-moi

et dis-moi

oh oui dis-moi

que la nuit est finie.
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Piatka   15 septembre 2013
L'agenda du (presque) poète de Bernard Friot
Dans la poésie chinoise ancienne, les mots sont agencés de façon à permettre plusieurs lectures. Le lecteur doit donc interpréter.

Voici, par exemple, la traduction littérale d'un poème de Wang WEI :



Accompagner voyageur / jusqu'à la Haute-Tour

Fleuve-plaine / obscur sans bornes

Soleil couchant / oiseaux entrant voler

Homme cherchant / s'en aller sans répit



François CHEN ( L'Ecriture poétique chinoise ) propose cette interprétation :



Sur le haut de la Tour, pour dire adieu :

Fleuve et plaine perdus au crépuscule.

Sous le couchant, reviennent les oiseaux ;

L'homme, lui, chemine, toujours plus loin.



Et voici celle de Claude ROY ( Le Voleur de poèmes ) :



Accompagner celui qui part jusqu'à la tour.

Le fleuve dans la plaine se perd dans le crépuscule.

Soleil couchant. Vols d'oiseaux qui rentrent.

Un homme s'éloigne vers le lointain.
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Dixie39   12 juillet 2015
Peut-être oui de Bernard Friot
j'apprendrai à me taire

je remplirai de blancs

la conversation

je traverserai des plages de silence

et je noierai les mots

dans une tasse de café



fermé le dictionnaire

il faut ouvrir les portes

et puisque vivre est une langue étrangère

j'apprendrais à me taire

définitivement
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Piatka   24 juin 2013
L'agenda du (presque) poète de Bernard Friot
La litanie est, au sens propre, une longue prière, faite de formules brèves, récitées sur le même ton uni et construites sur la même structure.



Tu vas écrire la litanie des mauvaises excuses, en utilisant la structure suivante :

" Désolé, ..., je...parce que..."

Exemple :

" Désolé, maman, j'ai pas pu ranger ma chambre parce que le premier étage s'est envolé. "
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Jumax   26 juillet 2013
Lilo de Bernard Friot
Lilo ne sait pas lire. Mais il aime les livres. [...] Quand il est seul, il retourne le livre et le regarde à l'envers. Il l'agite, le secoue, en espérant que les mots vont tomber. Comme ça il pourra les ramasser, et peut être les avaler. Mais non, ça ne va pas.

Il a une autre idée. Il colle le livre à son oreille. Et...oui... Il entend les mots écrits sur la page. les mots lui racontent une histoire. Une histoire à l'envers bien entendu.
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trust_me   16 septembre 2014
Rien dire de Bernard Friot
Dis rien s’il te plait, Brahim, dis rien, ça sert à rien. Te fais pas remarquer et tout ira bien.

C’est le refrain de ma mère, pauvre mama, je t’aime, alors je ne dis rien, je presse sur mon ventre pour que ça s’enfonce tout au fond, et que ça sorte pas, hein, que ça sorte pas. Lisse, toujours lisse… Bien lavé, bien peigné, bien habillé, clean, cool, poli, propre sur moi, bon élève, délégué de classe, club de judo, groupe de rock, et aide aux devoirs pour les minots, tout comme il faut. Comme notre pelouse, devant notre pavillon de banlieue, la plus belle pelouse du lotissement, taillée aux ciseaux, pas une mauvaise herbe. Et les jardinières de fleurs sur mes rebords de fenêtres, et les rideaux lavés tous les quinze jours. Mes pantalons bien repassés, même les jeans – non, maman, on ne repasse pas les jeans-, et les baskets nettoyées tous les samedis… Lisse, bien lisse… Même le vocabulaire, propre, bien astiqué – dis pas ça Brahim, parle correctement Brahim – Et j’obéis, oui, maman, oui, maman… Lisse, lisse, lisse… ça sert à quoi ? Je m’appelle Brahim, justement, et j’ai les yeux noirs. Et ça, ça ne s’efface pas, ça ne se lisse pas.



+ Lire la suite
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sabine59   13 novembre 2019
Je t'aime, je t'aime, je t'aime... : Poèmes pressés de Bernard Friot
J'aime aussi vague à l'âme

doucement mélancolique

tête dans les nuages

et le coeur en écharpe .

Sourire à moitié

léger goût d'amertume

comme un regret

de ne pas aimer assez.

J'aime aussi vague à l'âme

aux couleurs de l'automne

bientôt il fera froid

chez moi.

Mais j'irai vers toi

me réchauffer

tête sur ton épaule

le coeur sous l'édredon.
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Windvaan   16 mai 2013
Pressé ? Pas si pressé ! de Bernard Friot
J'ai ouvert la porte de la salle de bains. Je suis entré. Je me suis cogné le genou contre un tabouret qui traînait là. J'ai refermé la porte derrière moi. Je me suis déshabillé. Nu de la tête aux pieds. Et je me suis contemplé dans le miroir [...].

Je suis beau.

Mes yeux sont beaux. Bleus, tout bleus. Mon nez est beau, ma bouche aussi. Mon menton est beau. Mon torse est beau. Et mes biceps, super beaux. Tâtez, c'est de l'acier.

Mon nombril est beau. Et tout ce qu'il y a dessous. Oui, oui, c'est vrai. Mes genoux sont beaux. Mes mollets sont beaux. [...].

En résumé : je suis beau. Je trouve.

Et puis ma mère a ouvert la porte. Zut ! j'avais oublier de fermer à clé. Vite, j'ai pris une serviette, l'ai enroulée autour des hanches.

Elle a allumé la lumière.

- Qu'est-ce que tu fais là dans le noir ? a-t-elle demandé.
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orbe   30 mai 2014
Le cahier de mes vacances nulles... : Et de gribouillages de Bernard Friot
Samedi. Suis épuisé. C'est drôle, quand même : pendant l'année scolaire, le samedi, c'est repos ; ouf, on respire après la semaine agitée, on se détend, on prend son temps. En vacances, c'est le contraire : on s'ennuie du lundi au vendredi, et le samedi on tourne à 100 à l'heure.
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Juin   03 janvier 2016
J'aime/je déteste le français de Bernard Friot
J'ai dessiné une gorgone : c'est une femme qui a des serpents à la place des cheveux et dont le regard vous pétrifie. On pouvait trouver une certaine ressemblance entre ma gorgone et la prof de français, mais Mme Croazic n'y a vu que du feu.
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