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Note moyenne 3.91 /5 (sur 46 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lyon , le 25/04/1941
Mort(e) à : Sainte-Maxime , le 25/03/2021
Biographie :

Bertrand Tavernier est un réalisateur, scénariste, producteur français et président de l'Institut Lumière

Fils de l'écrivain et résistant René Tavernier, il découvre le cinéma lors d'un séjour en sanatorium. Monté à Paris après-guerre, il y a pour camarade de lycée Volker Schlöndorff, qui lui fait connaître la Cinémathèque de la rue d'ULM.

Il a fait ses débuts dans le cinéma comme assistant de Jean-Pierre Melville (Léon Morin, prêtre), expérience qu'il évoque dans le documentaire Sous le nom de Melville réalisé par Olivier Bohler.

C'est seulement en 1973 qu'il tourne, dans le Lyon de son enfance, son premier long-métrage, L' Horloger de Saint-Paul adapté de l'œuvre de Simenon. Ce polar aux accents sociaux, récompensé par le Prix Louis-Delluc et l'Ours d'argent à Berlin, marque aussi sa rencontre avec Philippe Noiret, qui deviendra son acteur-fétiche.

Comme critique cinématographique, il collabore dans les années 1960 à plusieurs revues : Les Cahiers du cinéma, Cinéma, Positif, Présence du cinéma, etc.

En 1970, il publie avec Jean-Pierre Coursodon 30 ans de cinéma américain (éd. Omnibus). Cet ouvrage, actualisé et réédité en 1995 sous le titre 50 ans de cinéma américain, est considéré par beaucoup de cinéphiles comme la bible française sur ce sujet.

Bertrand Tavernier est le père de Nils Tavernier, également réalisateur, mais aussi comédien, et de la romancière Tiffany Tavernier.

Il signe avec son fils un documentaire, Histoires de vies brisées : les double peine à Lyon (2001), puis en 2004, avec sa fille cette fois, il coécrit Holy Lola (2004), une exploration des conditions d'adoption au Cambodge avec Jacques Gamblin et Isabelle Carré.

C'est dans une Louisiane dévastée par l'ouragan Katrina qu'il part ensuite tourner Dans la brume électrique (2009), adaptation d'un polar de James Lee Burke avec Tommy Lee Jones. De retour de son escale américaine, il présente à la Compétition officielle de Cannes, sa Princesse de Montpensier, une plongée au cœur d'intrigues faites d'amour et de pouvoir dans la France du XVIe siècle, portée entre autres par Mélanie Thierry, Lambert Wilson et Gaspard Ulliel.
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Tribunes de la Presse - Rencontre avec Bertrand Tavernier

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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Bertrand Tavernier
JeffreyLeePierre   25 mars 2021
Bertrand Tavernier
Entre 1893 et 1898, le sergent Joseph Bouvier tua 12 enfants. Durant la même période, plus de 2 500 enfants de moins de 15 ans périrent dans les mines et les usines à soie, assassinés !



[Carton final du film Le juge et l'assassin.]
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Charybde2   15 août 2021
L'amour du cinéma m'a permis de trouver une place dans l'existence de Bertrand Tavernier
otre film Le Juge et l’Assassin est dédié à Abraham Polonsky...

J’ai eu envie de le saluer car j’avais adoré travailler avec lui quand j’étais attaché de presse. J’avais été impressionné par Tell Them Willie Boy Is Here (Willie Boy, 1969) et la manière dont il captait de manière synthétique l’essence d’une situation historique, politique et sociale au travers d’une œuvre qui était d’abord un film de poursuite et d’aventures. Voilà une qualité propre au cinéma américain mais qu’il aiguisait, allant sans pathos au cœur des émotions.

Même si ce goût pour l’Histoire, on le sent chez des gens comme Becker, Ophuls, Grémillon ou le Renoir du Crime de Monsieur Lange (1936) qui brasse des tas de personnages, j’ai été marqué par ce cinéma qui respire, qui évoque les pionniers, les classes populaires. J’admire chez Ford qu’on se souvienne de la moindre silhouette dans un plan large ou du forgeron de She Wore a Yellow Ribbon (La Charge héroïque, 1949) : un personnage qu’on découvre fugitivement et qu’on retrouve ensuite au bar en sachant parfaitement qui il est. Quand j’ai commencé à réaliser, j’avais envie de conjuguer ce que j’aimais de ce grand cinéma, cette emprise sur le monde, sur le décor, l’Ouest de Ford et de Daves mais aussi les rues de Losey ou Polonsky avec ce qui venait du cinéma français des années soixante, caméra légère, pellicule ultrasensible, décors naturels, des plans filmés à l’épaule, son direct.
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PGilly   16 avril 2021
L'amour du cinéma m'a permis de trouver une place dans l'existence de Bertrand Tavernier
Je préfère parler de ce que j'aime, pas de ce que je n'aime pas. Je parle surtout des films que je vois et que d'autres n'ont pas vus. D'avoir travaillé sur le cinéma américain et récemment sur le cinéma français me met dans un état de grande admiration vis-à-vis de ceux qui font des films. Ça me donne envie de continuer, de me tourner vers d'autres pays, d'aller chercher cette grande respiration qu'est la connaissance de l'Histoire.
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Charybde2   15 août 2021
L'amour du cinéma m'a permis de trouver une place dans l'existence de Bertrand Tavernier
La cinéphilie à la française n’a jamais été avare de généralités sur tel ou tel cinéaste…

On veut trop trouver de la cohérence tout le temps, on aime parfois la déceler dans des films qui se suivent alors que, parfois, un cinéaste peut revenir un jour à quelque chose présent au début de son oeuvre. Godard avait mis le doigt là-dessus quand il disait que découvrir Man of the West (L’Homme de l’Ouest, 1958) l’amenait à revoir The Tin Star (Du sang dans le désert, 1957) et des films antérieurs sous-estimés d’Anthony Mann. C’est un exercice auquel on devrait se livrer régulièrement. Cela demande une certaine humilité car il n’est pas facile d’avouer ses erreurs. Moi, je suis passé à côté de pas mal de films, de pas mal de réalisateurs…

… comme qui ?

William Wyler, par exemple. Il est l’un des grands absents de ce livre parce que je n’avais pas vu certains de ses films. Je l’ai rencontré deux fois mais je ne connaissais pas assez son travail. Il n’était pas à la mode, il n’était pas montré à la Cinémathèque. Alors ses films des années trente furent une grande découverte, hélas trop tardive.
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PGilly   21 février 2022
L'amour du cinéma m'a permis de trouver une place dans l'existence de Bertrand Tavernier
Je préfère parler de ce que j'aime, pas de ce que je n'aime pas. Je parle surtout des films que je vois et que d'autres n'ont pas vus.
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Carciofi   22 mai 2022
Philippe Noiret : la Vie et rien d'autre de Bertrand Tavernier
Je vous offre sans trop d’illusion cette royauté dérisoire.

Lettre à Irène
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YvPol   13 mai 2011
La Princesse de Montpensier suivi de Histoire de la Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier
C'est un homme qui n'est capable que d'ambition, mais puisqu'il a eu le bonheur de vous plaire, c'est assez ; je ne m'opposerai point à une fortune que je méritais sans doute mieux que lui, mais je m'en rendrais indigne si je m'opiniâtrais davantage à la conquête d'un coeur qu'un autre possède. C'est trop de n'avoir pu attirer que votre indifférence : je ne veux pas y faire succéder la haine en vous importunant plus longtemps de la plus fidèle passion qui fut jamais. (p.21)
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PGilly   16 avril 2021
L'amour du cinéma m'a permis de trouver une place dans l'existence de Bertrand Tavernier
Je ne suis pas une "bête à génériques". Les informations de ce type ne m'intéressent que si elles sont révélatrices, qu'elles donnent de la chair et du sang au processus de création des films. Ça n'est pas qu'une querelle technique. Il s'agit parfois de révéler le nom de gens ignorés par l'Histoire alors qu'ils ont pesé de manière fondamentale sur certains films.
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PGilly   21 février 2022
L'amour du cinéma m'a permis de trouver une place dans l'existence de Bertrand Tavernier
Les scénaristes étaient rarement interrogés et, d'ailleurs, ils ne le sont jamais assez. Or, c'est souvent grâce à eux qu'on approche la complexité de l'élaboration des œuvres. Étudier le processus d'écriture des films dit beaucoup du système des studios et parfois de l'importance du contexte politique.
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PGilly   16 avril 2021
L'amour du cinéma m'a permis de trouver une place dans l'existence de Bertrand Tavernier
On sait que certaines unanimités critiques ne traversent pas forcément les époques.
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