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Note moyenne 4.21 /5 (sur 80 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 26/05/1938
Biographie :

Michel Ciment, né en 1938 est un écrivain, universitaire, critique de cinéma, journaliste et producteur radio.

Il est maître de conférences en civilisation américaine à l'Université Paris VII.

Il est directeur de la publication et membre du comité de rédaction de la revue Positif.

En 1970, il se joint à l'équipe cinéma de l'émission radiophonique Le Masque et la Plume, dont il est membre encore aujourd'hui.

C'est en 1973 que Ciment publie son premier livre : Kazan par Kazan, dans lequel il s'entretient avec le controversé cinéaste. Sur le même modèle suivront des livres consacrés à Francesco Rosi, Joseph Losey et aussi Stanley Kubrick, dont Michel Ciment est sans doute un des principaux exégètes.


Source : Wikipedia
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
ileana   25 octobre 2020
Une vie de cinéma de Michel Ciment
[Le journaliste François Forestier] a publié une édition de ses 101 Nanars - Une anthologie du cinéma affligeante mais hilarante où l’on retrouve les médiocrités attendues mais aussi, de manière plus surprenante, quelques membres du canon [ ] : « Alain Resnais a fait roupiller trois générations de spectateurs avec des gourdins comme L’Année dernière à Marienbad, La vie est un roman et le cocufiage pâteux de Mélo ». « Joseph Losey, malgré quelques bons films, a été un maître ès nanars ». « Kazan a donné quelques nanars impeccables (revoir L’Arrangement et mourir de rire). James Dean, l’épileptique, n’a tourné que des conneries. A l’est d’Eden est donc une merveille dont la vedette est un fayot ». « Blow-Up n’est pas mieux traité que Le Charme discret de la bourgeoisie (images moches, dialogues plats, scènes mécaniques ») ou La Grande Bouffe (« nanar maousse, une date dans l’histoire du cinoche navrant ».) P501

[M Ciment se montre assez critique face à cette vision du nanar, mais le livre 101 nanars de François Forestier jouit d’une bonne presse sur babelio]
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Junie   14 avril 2013
Le Crime à l'écran, une histoire de l'Amérique de Michel Ciment
La femme dans le film noir est associée à la ville. Si l'ambition sociale de l'homme s'épanouit dans la cité, son désir sexuel rencontre la séductrice, fantasme misogyne où le mâle projette ses peurs et ses instincts agressifs. C'est pourtant l'homme qui est au centre du récit criminel - détective, policier ou gangster - la femme n'existant qu'en marge, alors que dans le mélodrame (surnommé à juste titre le "Woman's Picture") c'est elle qui, victime souffrante, domine la fiction. L'homme est faible et la femme peut se révéler forte, résistante et prête à tout. Il y a bien sûr, les femmes au foyer, épouses fidèles conformes au modèle dominant d'une société patriarcale. Mais il y a surtout les prédatrices, ces mantes religieuses qui attirent irrésistiblement l'homme car, dans l'univers du film noir, l'expression de la sexualité est incompatible avec l'institution du mariage.

Là encore les titres de films s'alignent pour signifier le rôle majeur joué par la femme: Un si doux visage, Adieu ma belle, Gilda, La Dame de Shangaï.

Toute une tradition judéo-chrétienne exerce ici son influence, qui remonte au symbolisme décadent, au romantisme noir, au thème de la Belle Dame sans Merci et, plus essentiellement encore, à la Bible, où Salomé et Dalila dansent avec leurs sept voiles et manient le couteau pour mieux castrer le mâle en lui coupant la tête ou les cheveux.
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Musardise   16 juin 2015
Fritz Lang : Le meurtre et la loi de Michel Ciment
D'autre part, son importance de cinéaste n'est pas reconnue à sa juste valeur. Ainsi, de tous ses films, seul "Furie" a reçu une nomination à l'Oscar pour le meilleur scénario original. Une certaine lassitude se manifeste chez le cinéaste, qui n'a plus la superbe qu'il affichait au temps de "J'ai le droit de vivre" et des "Bourreaux meurent aussi". Il cherche à rassurer, déclarant à la presse que le public a raison, que l'échec d'un film ne peut qu'être imputé à ses auteurs, que la mise en scène doit être invisible et que les producteurs cherchent, à juste titre, la réduction de leur budget.



Chapitre 4, "American director, 1940-1956"
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Musardise   13 juin 2015
Fritz Lang : Le meurtre et la loi de Michel Ciment
Lang a toujours été très discret sur sa vie privée, déclarant à plusieurs reprises n'avoir jamais donné d'entretien à ce sujet, ajoutant même : "Tout ce que j'ai eu à dire je l'ai dit dans mes films et ils parlent pour eux-mêmes." Il a volontiers relié son œuvre aux contextes politiques et sociaux qui l'ont vu naître pour mieux, sans doute, élucider des rapports plus personnels. Il est pourtant évident que les problèmes d'identité, la bâtardise, les rivalités entre frères ont joué un rôle notable dans ses fictions.

Au fil de ses déclarations publiques, le cinéaste a mis en scène sa vie et sa personnalité, rendant difficile de mesurer la part de légende et celle de vérité que contiennent ses rares propos autobiographiques.



Chapitre 1, "Une jeunesse viennoise, guerrière et cosmopolite"
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Musardise   23 juin 2015
Fritz Lang : Le meurtre et la loi de Michel Ciment
Après une scène apocalyptique, chère à Lang - la destruction est au cœur de son œuvre, comme la construction -, où périssent nombre de travailleurs et le robot, la vraie Maria propose un pacte où le cœur sert d'intermédiaire entre la main du prolétaire et le cerveau du patron.

Cette idéologie de l’alliance du capital et du travail, où les exploités sont montrés passifs et soumis, annonçait le fondement de l’État nazi et ne manquera pas d'être critiquée. L'amie de Fritz Lang et sa première biographe, Lotte Eisner, tentera de disculper le cinéaste et de faire porter la responsabilité exclusive du message par Thea von Harbou. En réponse, il lui écrira : "Tu ne peux m'acquitter de rien dans le film. C'est moi qui l'ai réalisé... et c'est moi qu'il faut critiquer en premier."



Chapitre 2, "L’œuvre muette" [A propos de "Metropolis"]
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Musardise   14 juin 2015
Fritz Lang : Le meurtre et la loi de Michel Ciment
Réalisé à l'aube du parlant - l'UFA essaie en vain de convaincre Lang d'ajouter des effets sonores -, "La femme sur la Lune" confirme l'ambition d'un artiste qui cherche à donner à penser tout en divertissant et qui refuse la tentation de l'élitisme tout comme celle de la facilité. Il partageait en cela les vues de son compatriote et contemporain l'historien d'art Erwin Panofsky, qui écrivait en 1934 : "Il est certain que l'art commercial court toujours le risque de finir putain mais il est tout aussi certain que l'art non commercial court celui de finir vieille fille."



Chapitre 2, "L’œuvre muette"
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Musardise   05 août 2015
Le Crime à l'écran, une histoire de l'Amérique de Michel Ciment
Le cinéma naît en 1895, au moment même où la frontière de l'Ouest se ferme, où les espaces vierges ont fini d'êtres explorés et conquis, où l'espoir d'un territoire en expansion continue s'évanouit. Même si pendant quelques années le western est contemporain de Hollywood (Los Angeles n'est pas loin de certains lieux mythiques de la saga de l'Ouest, tels l'Arizona ou le Nouveau Mexique), il devient très vite un genre lié au passé et teinté de nostalgie, représentant une Amérique aux valeurs élémentaires.

En revanche, le film criminel apparaît avec le développement de la vie urbaine, il s'identifie toujours au présent du pays dont il reflète les soubresauts. Il faut attendre Les Fantastiques Années vingt (1939) de Raoul Walsh pour que le cinéma criminel jette un premier regard rétrospectif sur l'époque des gangsters, et ne soit plus exclusivement synchrone avec les évènements qu'il relate.



Chapitre premier - Crimes en silence
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Musardise   23 juin 2015
Fritz Lang : Le meurtre et la loi de Michel Ciment
Depuis la disparition de Lang, son statut n'a fait que grandir. Son parcours artistique (1920-1960) se confond avec l'ère du cinéma classique. Il n'a cessé de pratiquer un cinéma populaire dont l'émergence coïncide avec l'arrivée d'une civilisation des loisirs et d'un public de masse. Ce XXème siècle, il l'a exprimé par des images fortes et des récits captivants, sans cesser de s'interroger sur la nature de cette représentation. Il a su aussi relier les problèmes de l'homme moderne aux mythes qui nourrissent son inconscient, ce qu'a compris Godard en le faisant incarner un artiste de culture classique donnant une nouvelle version de 'L'Odyssée". Il n'y a pourtant chez lui aucune nostalgie du passé mais une angoisse profonde devant le présent.



Chapitre 5, "Le dinosaure et les bébés"
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Bazart   24 septembre 2014
Jane Campion par Jane Campion de Michel Ciment
"Le point de vue d'une rebelle amoureuse.
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manU17   25 août 2018
Le Crime à l'écran, une histoire de l'Amérique de Michel Ciment
L'objet, si important dans le film criminel, prend chez Hitchcock une valeur symbolique, comme il sied à cet ancien élève des Jésuites : les cymbales de L'Homme qui en savait trop, le collier de Sueurs froides, le verre de lait de Soupçons, le briquet de L'Inconnu du Nord-Express. Mais la gravité qui domine en général le film criminel est chez lui toujours teinté d'humour.
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