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Note moyenne 3.38 /5 (sur 83 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1992
Biographie :

Alors âgé de 15 ans, Boris Bergmann-Grünebaum était le plus jeune auteur de la rentrée littéraire 2007.

Fan de rock, il a déjà écumé les salles parisiennes et fréquenté les groupes en vogue : Naast, The Plasticines...

"Viens là que je te tue ma belle" (Scali, 2007), son premier roman, remporte le prix de Flore des lycéens, récompense créée spécialement pour lui par Frédéric Beigbeder et le jury du Flore.

"1000 mensonges", son deuxième roman, paraît début 2010, tandis que Boris Bergmann se prépare à passer le bac.

En aout 2016, il sort son troisième roman, "Déserteur" et début 2018 paraît "Nage libre".

Il a également collaboré à de nombreuses revues littéraires (La Règle du Jeu)5, Edwarda6, L'écho d'Orphée) ainsi qu'à divers magazines et journaux.
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Bibliographie de Boris Bergmann   (6)Voir plus


Entretien avec Boris Bergmann à propos de son ouvrage Déserteur :



30/07/2016

Votre roman met en scène un hacker professionnel, qui rejoint les rangs de l’armée alors qu’une guerre se tient entre le Califat et ses terroristes et la France. L’arme principale qu’il gère : des drones pilotés à distance et toujours plus puissants. Quand le roman a-t-il été écrit ? Est-il né en réaction aux récents événements terroristes ?



Les attentats ne sont que le point de départ de mon récit — il faut imaginer un Paris conjugué au futur proche et touché par davantage de massacres à la kalachnikovs. Très vite, mes mots s’en éloignent. Ils sont d’ailleurs un cri de vie, malgré la noirceur de certaines considérations.
Les événements terribles du 7 janvier et du 13 novembre, qui se sont passés en plein milieu de ma phase intense d’écriture, m’ont fortement touché. Mais ils m’ont influencé à moindre mesure. Je crois qu’il faut mieux se situer dans la création et dans la réflexion plutôt que dans la réaction — posture trop bancale pour être vraiment utile et pure.
Cela fait cinq ans que je travaille sur le thème de la guerre. Né en 1992, je n’ai pas connu le service militaire. Pourtant, dans mes cours d’histoire de 3e, le prof un peu vieille-France ne cessait d’expliquer que la guerre était le meilleur moyen par le passé « d’engager les hommes », de « façonner leur honneur face à l’ennemi », « de mourir debout et de droit. » J’avais du mal à le croire.
Avec les drones en particulier, et la guerre moderne en général, il n’y a plus d’ennemi, plus de front, plus de résistance ou de tranchée. On supprime même les morts – du moins, d’un seul côté, celui des « Bons », des « Gentils ».
L’engagement est-il encore possible dans cette guerre « high-tech » ? L’honneur peut-il encore sauver notre âme derrière le bouclier de la technique ? Ce sont les questions que je soulève, en prenant volontairement un personnage – un jeune hacker talentueux mais totalement désengagé – qui se tient en exergue de la vie militaire, hors des conflits, mais qui va être forcé d’y prendre part.



Ce qui motive votre jeune héros, c’est sa désillusion face au monde politique qu’il considère comme complètement dépassé. C’est simple : il ne croit plus en rien ni personne, même plus en la rébellion. Est-ce votre état d’esprit que vous cherchez à dénoncer ou bien celui d’une génération entière ?



Je ne me permettrai jamais de parler au nom d’une « génération ». Ce terme me fatigue. Il y a des hommes et des femmes dont la date de naissance est très récente mais dont l’esprit semble déjà âgé, rabougri, conventionnel. Et vice versa : des aînés qui ont encore la tête légère et libre de l’enfance. C’est rassurant. Cela montre que l’âge n’est qu’une donnée arbitraire qu’il faut savoir oublier.
Néanmoins, on ne peut fermer les yeux face aux sentences de l’époque. Et l’époque est à la médiocrité politique, indéniablement. Les partis traditionnels ne proposent plus rien, le pouvoir gangrenés « d’affaires » se confond avec l’opposition, les syndicats sont en fin de vie, les extrêmes bombent le torse et profitent des échecs à répétition du système capitaliste dominant.
Face à cela, certains groupes ou personnes tentent de proposer « une alternative ». C’est essentiel. Par exemple, à Nuit Debout, on prônait la parole libre pour trouver des solutions. Dans les manifestations contre la loi Travail, le « black block », que la presse confond naïvement avec « les casseurs », voit dans la violence une échappatoire salvatrice.
Mon personnage, lui, propose un autre chemin : le sien, plus intime, moins ambitieux, plus restreint. Une révolte par les mots, la poésie de ses entrailles. Une désertion en lui même. Je ne crois pas en la révolution collective pour changer notre monde, je pense qu’à notre époque la lutte effective passe d’abord par l’expérience intérieure.
Il n’y a pas de morale à la fin de mon livre, pas de solution miracle, pas d’initiation ou de grande idéologie à ériger en contre-modèle. Mon héros échappe à sa désillusion passive en s’engageant en lui-même.
Etre soi-même. C’est déjà énorme.



Votre héros est un asocial : la relation aux autres n’est pas innée chez lui. Ce profil s’est-il imposé lorsque vous avez pris la plume ? De quoi vous êtes-vous inspiré pour donner vie à ce personnage ?



Mon héros regarde la vie à travers l’écran : chacun de ses sentiments passe par le prisme de ses programmes et du code informatique. Au début du livre, son regard est très clinique, tranchant, glacial. Il porte un jugement sans concession sur tout ce qui l’entoure, un verdict presque déshumanisé. D’autant plus qu’il s’extrait à peine d’une histoire d’amour qui a mal fini et qui l’a terrassé.
Il va accepter une mission pour mettre un trait sur ce passé douloureux. Envoyé dans un désert au Proche Orient, là où décolle les drones, mon jeune hacker va être confronté à la jalousie des soldats : les hommes sont figés dans l’inaction tandis que les drones tirent, tuent et « s’engagent » à leur place.
Mon narrateur, qui vient programmer les drones, est perçu de facto comme un allié des armes robotisées dans la lutte des classes entre l’homme et la machine. Ostracisé par les autres, il va connaître le rejet et la haine, ce qui va renforcer
son caractère asocial. Mais sa situation va évoluer au fur et à mesure que le climat de peur générale augmente et que le mystère autour des drones devient de plus en plus pesant. Son rapport aux autres et aux drones va évoluer.
Pour partager ce sentiment de solitude extrême avec mon personnage, je suis parti écrire pendant cinq mois dans la forêt, au cœur des ténèbres de l’Amérique profonde. Ce fût un exil fertile mais terrifiant. Je me suis mis en danger, loin de ma vie parisienne que je me forçais à suivre, comme mon narrateur, à travers l’écran et les réseaux sociaux — ce qui est loin d’être source de joie. J’ai connu à mon tour l’ennui qui écrase tout, la solitude qui allonge le temps et l’exil dans un désert d’écorces.



Vous avez choisi la forme du journal intime pour ce roman. S’est-elle imposée à l’écriture ? Pourquoi vous être orienté vers cette forme particulière ?



Le journal est la partie centrale de mon livre, la clef de voûte. Après une introduction brûlante dans un Paris meurtri, mon narrateur est envoyé sur une base militaire dans le désert. Surveillé en permanence, il va réapprendre à écrire à la main sur un carnet, lui, jeune homme élevé au clavier, pour garder intactes ses impressions et sa paroles intime.
Commencer son journal est une action décisive. En sauvegardant la possibilité d’écrire par ses mots, mon narrateur se protège des langages qu’on tente de lui imposer : les ordres militaires, les raccourcis médiatiques, les clichés généraux et même le code informatique.
Chaque langage soumet à sa vision du monde. Arpentant le dialecte de sa conscience, mon hacker entre en résistance par sa poésie personnelle. Et permet au lecteur de vivre avec lui, collé à son regard, l’arrivée dans le désert, la menace grandissante des drones et la vie abrupte au cœur d’un conflit moderne.



Votre roman traduit une vision très sombre du monde de l’armée, dont les recrues ne pensent plus et dont les missions sont complètement déconnectées du monde extérieur. Avez-vous une expérience particulière de cet univers ? Pourquoi un regard si noir ?



Mon roman décrit l’armée comme une entreprise, sorte de start-up de la guerre moderne, où les directives économiques ont remplacé les objectifs stratégiques, où les pilotes de drones signent pour un CDD de six mois de tueries. Cette vision sombre, nourrie par mes recherches documentaires, est malheureusement en train de se réaliser comme le montre l’augmentation du nombre de drones.
Ce constat sans éclat n’empêche pas une fin lumineuse, où l’espoir revient quand tout semble perdu. Sans pour autant imposer de conclusions toujours trop hâtives.



Les drones, figures phares de cette guerre technologique possèdent des caractéristiques animales, presque humaines. Ils peuvent faire penser aux Aliens de Ridley Scott . La technologie vous effraie-t-elle ?



La technologie n’est pas effrayante. C’est la manière dont les hommes l’utilisent qui m’effraie.
Mon narrateur est en prise avec des groupes de personnes qui se désengagent au nom d’une croyance ultime : pour l’armée, c’est la foi aveugle dans la technologie et les drones ; pour les terroristes, c’est le nom de dieu ; pour les résistants et autres « hacktivists », c’est la défense d’une « bonne cause ».
Mon narrateur est le seul à ne pas avoir d’excuse, de prothèse mentale pour échapper aux conséquences de ses actes. Lui, l’être le plus passif, le plus désengagé, devient paradoxalement le seul homme engagé en n’étant qu’au contact de lui même.
Quant aux drones, ils incarnent la peur latente qui sommeille à demi, prête à bondir, dans notre monde, à l’image de ces guerres présentées comme lointaines qui éclatent sans surprise au coin de nos rues.
J’ai aimé décrire cette faune de drones, lui donner des caractéristiques animales et des caractères humains. Il y a toujours eu dans la science fiction une obsession pour les armes automatisées, les robots qui combattent à notre place. Désormais, ce n’est plus de la SF, c’est notre présent, comme le révèlent les nombreux articles de presse sur la surutilisation des drones par l’armée américaine.
J’ai voulu montrer cette menace de face. Et il n’y a rien de mieux que le roman pour regarder les peurs en face.



Sans dévoiler la fin de votre récit, la guerre apparaît comme absurde dans votre roman, à la façon de celle présentée dans le Désert des tartares de Buzzati. Que cherchez-vous à dire par là ?



Les historiens trouvent toujours de bonnes raisons aux guerres. Les romanciers ont le devoir de prendre la tangente, de pointer les mascarades qui se cachent derrière toutes justifications. La littérature a un pouvoir urticant : elle dérange — ou alors ne mérite pas d’être. Avec mon livre, et sa fin poétique, pleine d’espoir mais aussi d’appel à la fuite, j’ai essayé de déranger.



Vos précédents romans semblaient moins ancrés dans notre présent que ce dernier. Est-ce une certaine urgence de l’actualité qui vous a décidé à quitter le monde de la pure fiction pour évoquer notre quotidien ?



Pour écrire sur l’actualité, il faut l’extraire de l’urgence — sinon on rabaisse la littérature à la vulgarité d’une chaine d’info en continu.
Si mon texte résonne avec notre quotidien, tant mieux. Mais je n’ai pas vraiment d’explication. Je l’avais en moi depuis longtemps. Il était mûr. Il était nécessaire qu’il m’échappe, je crois.



Boris Bergmann et ses lectures :



Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?



Je pense aux contes d’Oscar Wilde ou aux nouvelles de Roald Dahl que je lisais enfant et qui m’ont profondément donné envie d’inventer des histoires.



Quel est l’auteur qui vous a donné envie d’arrêter d’écrire (par ses qualités exceptionnelles...) ?



Charles Baudelaire ou Arthur Rimbaud. Faites votre choix. Quand on pense que François Rabelais se voyait déjà, au XVème siècle, comme un « nain sur l’épaule de géants ». Alors pour nous, c’est foutu.



Quelle est votre première grande découverte littéraire ?



Gustave Flaubert, son ironie si subtile, sa manière de plonger ses personnages dans l’illusion et de les laisser se noyer. Et puis, Déserteur est un anti-roman d’initiation, sans morale finale – je le répète — comme tous les romans de Flaubert…



Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?



Le Mont Analogue de René Daumal. Une vraie échappée belle que l’auteur a eu la délicatesse de laisser inachevée pour la garder infinie.



Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?



Vies Minuscules de Pierre Michon, auteur que j’aime profondément. Mais je n’ai pas encore lu celui-là.



Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?



Toute l’oeuvre d’André Hardellet — mais commencez par Lourdes, lentes



Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?



J’ai du mal avec Émile Zola



Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?




J’en ai beaucoup. Je dirais : « Il faut être dissident de tout, y compris, et surtout, de soi-même », par l’un des plus grands poètes français contemporains, Yves Adrien



Et en ce moment que lisez-vous ?



De nos frères blessés de Joseph Andras et Mes amis d’Emmanuel Bove




Entretien réalisé par Marie-Delphine

Découvrez Déserteur de Boris Bergmann aux éditions Calmann Levy :



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Boris Bergmann - Déserteur .
Boris Bergmann vous présente son ouvrage "Déserteur" aux éditions Calmann-Lévy. Rentrée littéraire 2016. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/12625/boris-bergmann-deserteur Notes de Musique : Un coin loin du monde by Komiku. Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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Citations et extraits (97) Voir plus Ajouter une citation
PiertyM   14 décembre 2014
1000 mensonges de Boris Bergmann
Être riche est un boulot à plein-temps. Un job que, dès ma naissance, on a commencé à m’enseigner. Marcher la tête haute, avoir le regard glacé, faire deviner la marque de sa chemise à celui à qui on parle, être aux bons endroits aux bons moments... Ce n’est pas facile !

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eckmuhl   23 juin 2016
Déserteur de Boris Bergmann
Il fallait un désert pour déserter : la rime est facile, mais correcte. C'est dans le vide de tout, quand il n'y a plus rien à contempler ou à suivre, qu'on s'oblige à se trouver. Enfin.
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rkhettaoui   12 juin 2013
1000 mensonges de Boris Bergmann
J’ai erré n’importe où. Je ne m’en souviens plus. Je m’en fous. J’ai eu honte. Honte de tout ce qui était derrière moi, honte de mes souvenirs, honte de mon passé, honte de qui j’étais. Alors j’ai menti. Menti comme on ne ment jamais. J’ai menti au monde entier et il y a cru... car lui aussi ment sur tout.
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rkhettaoui   12 juin 2013
1000 mensonges de Boris Bergmann
Les dernières pages de ce conte de fées étaient déchirées. La belle Cendrillon est partie dans le carrosse d’un plus riche, à défaut de ne pas avoir trouvé de taxi. Sa chaussure, elle la reprit. Pourquoi ? « Parce qu’on n’abandonne pas un escarpin... même s’il a été acheté en solde !
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rkhettaoui   12 juin 2013
1000 mensonges de Boris Bergmann
Il fallait dire toute la vérité. Rien que la vérité. Seule l’écriture serait assez forte. Il se jura d’écrire la vérité de sa vie contre les mensonges que la mort lui avait soufflé de dire.
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eckmuhl   22 juin 2016
Déserteur de Boris Bergmann
Un petit être surgit, professeur d'un jour. C'est un gradé de la réserve que l'inspection générale envoie de base en base faire l'officier instructeur, inculquer la bonne parole à la "nouvelle génération" - toujours détesté cette formule et son effet broyant. Appartenance obligatoire, comme une condamnation impersonnelle. Partager les mêmes références, les mêmes excuses, être heureux comme tout le monde - quelle idée dégueulasse !
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PiertyM   14 décembre 2014
1000 mensonges de Boris Bergmann
Tous les sentiments sont bons à prendre, toutes les réactions se valent. Seul l'ennui est à proscrire, il ne nous fait que disparaître plus vite.

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rkhettaoui   12 juin 2013
1000 mensonges de Boris Bergmann
Les souvenirs s’accrochent facilement à la peau et le meilleur des savons n’arrive pas à les faire partir.
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rkhettaoui   12 juin 2013
1000 mensonges de Boris Bergmann
Le présent avait stoppé net aux portes de son avenir. Comme un enfant apeuré, il attendait sagement qu’on lui dise quoi faire. Le futur reculait, effrayé par cette nouvelle venue. Le passé avait pris la tangente. Tout était concentré sur l’être qui venait d’entrer. Les mots tombaient en lettres qui s’éparpillaient tristement sur le sol.
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PiertyM   14 décembre 2014
1000 mensonges de Boris Bergmann
Les hommes ont construit les trains à leur image : violents dans leurs actes et stupides dans leur fonctionnement.

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