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Note moyenne 4.03 /5 (sur 277 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Texas
Biographie :

Bruce Machart est un écrivain américain.

Son père était agriculteur dans une contrée rurale proche du comté de Lavaca, où se déroule l'intrigue de son premier roman, "Le sillage de l'oubli", accueilli par une presse enthousiaste qui trouve dans son univers des accents de Faulkner.

Suivra en 2011, "Des hommes en devenir".

Bruce Machart vit et enseigne à Hamilton dans le Massachussetts.

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Vidéo de
Teaser Des hommes en devenir , adapté et mis en scène par Emmanuel Merieu
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Citations et extraits (129) Voir plus Ajouter une citation
marina53   13 juin 2018
Le sillage de l'oubli de Bruce Machart
Mon père dit que si on se cherche à travers les autres, on a toutes les chances de trouver l'image de quelqu'un qu'on ne reconnaît pas.
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marina53   11 juin 2018
Le sillage de l'oubli de Bruce Machart
Il y a des moments – maudits soient-ils – qui ne vous laissent pas plus libres de leur échapper qu'ils ne vous permettent de les saisir.
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marina53   12 juin 2018
Le sillage de l'oubli de Bruce Machart
Comme toujours depuis qu'il était en âge de porter une moustache, celle-ci était soigneusement gominée et semblait s'enrouler aux coins de sa bouche, comme un serpent qui aurait traversé une flaque d'huile figée avant de se retrouver sur le visage d'un simple quidam. Karel ne se donna même pas la peine de dissimuler son amusement. Un homme qui prend la peine d'accrocher un truc aussi imposant à ses lèvres ne doit pas avoir grand-chose de suspendu entre les jambes, pensa-t-il.
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marina53   13 juin 2018
Le sillage de l'oubli de Bruce Machart
- Je suppose que dans le malheur, on doit aimer être entouré.

- Je crois pas. Je crois que dans le malheur, on n'aime plus rien.
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marina53   11 juin 2018
Le sillage de l'oubli de Bruce Machart
Il comprend soudain, en l'espace de quelques secondes à la fois éphémères et éternelles, qu'un homme ne saurait oublier l'immense toile de fond de son passé, et que même l'éblouissante blancheur des champs de coton en été ne peut venir totalement à bout de la croute stérile et dure de la terre qui s'est formée au fil des hivers.
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marina53   12 juin 2018
Le sillage de l'oubli de Bruce Machart
Elle ne pouvait pas savoir que les choses se dérouleraient de cette manière, elle ignorait que ce bébé s'arracherait à elle aussi interminablement et inexorablement que les galets sont retournés, polis durant des années par l'eau vive qui déferle, aussi sûrement que les hommes perdent peu à peu leur bonté originelle à cause de la friction lente et sans fin de leurs désirs irréalisés.
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marina53   11 juin 2018
Le sillage de l'oubli de Bruce Machart
Il faisait déjà trop frais pour les rainettes et Karel ressentait leur absence. Il avait grandi avec la musique pressante de leur coassement guttural, et marcher dans ces fourrés, entouré seulement des bruits que faisaient les oiseaux dans leurs nids et les insectes, lui ramenait en mémoire toutes les petites déceptions qui poussent un homme à se rappeler les plus grandes.
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LiliGalipette   25 février 2012
Le sillage de l'oubli de Bruce Machart
« Quelle sorte de femme, se demande-t-il, se donnerait à un homme pour ensuite le renvoyer et épouser son frère le jour suivant après une bonne nuit de sommeil ? Quel genre de femme met un garçon au monde pour l’y abandonner sans la chaleur de sa poitrine, sans le doux tourbillon de ses jupes ni la caresse apaisante de ses mains et de ses lèvres, et surtout sans les mots qui pourraient dissiper les peurs qui le réveillent au milieu de la nuit et le laissent seul, les yeux écarquillés dans l’obscurité ? » (p. 249)
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mesrives   29 décembre 2015
Le sillage de l'oubli de Bruce Machart
Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas travaillé aux côtés d' un homme, tellement longtemps qu'il ressentait maintenant une espèce de nostalgie pour ces heures et ces jours passés harnaché à la charrue avec ses frères, leurs bottes dérapant et s'enfonçant dans la bonne terre noire, le soleil leur brûlant la nuque à l'endroit que ne pouvaient couvrir les bords trop étroits de leurs chapeaux. C'était un vrai bagne, un travail inutile qui les rendait fous de rage, mais au moins, liés par ces courroies de cuir, ils partageaient le même ressentiment au même instant à l'égard du même homme, une sorte de rancoeur que la peur les empêchait d'exprimer. A tout le moins, voilà ce que Karel regrettait de la compagnie de ses frères - leur dureté et leur mépris avaient renforcé le sien, l'avaient autorisé à ressentir la même haine. Mais il y avait autre chose: ses aînés avaient aussi admiré leur père - son opiniâtreté et sa langue de vipère, la façon dont il refusait de mendier l'aide de quiconque - et Karel également; et c'était précisément cette admiration qu'il ne pouvait pas comprendre, le respect qu'il éprouvait pour un homme haï, cette lourde couche de vénération qu'aucune colère ne parvenait à lui arracher du coeur. Cela aussi, il l'avait partagé avec ses frères, et la bile de l'indigestion commune que faisaient naître en eux deux courants de sentiments si opposés avait été plus facile à digérer lorsque se trouvaient autour de lui d'autres êtres qui avaient autant de mal que lui à l'avaler.
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mesrives   30 décembre 2015
Le sillage de l'oubli de Bruce Machart
Il hocha la tête et cracha une salve de jus de chique sur le carré de terre desséchée à côté du porche, puis, sans se laver les mains ni retirer ses bottes, il entra à son tour dans cette maison où pour tous, si ce n'est pour un bébé vagissant, dans les haies comme dans le pâturage, même la faim avait été réduite au silence par la peur.
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