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Note moyenne 3.64 /5 (sur 91 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Christiane Rancé est une romancière, essayiste et journaliste française.
Christiane Rancé descend du « chevalier de Rancé, qui servit Sa Majesté en qualité de capitaine du port de Marseille et de chef d'escadre », comme il est écrit dans la Vie de Rancé de Chateaubriand. Henri de Rancé, dont Saint-Simon affirmait : « Je dirai sans scandale que j'en devins amoureux, et qu'on riait de voir que je ne pouvais cesser de le regarder », était le frère cadet de l'abbé de Rancé, réformateur de La Trappe. Par sa mère, elle descend des Barthélémy, une vieille famille de Haute-Provence qu’évoque Giono dans Le Hussard sur le toit ainsi que des Saint-Val de Saint-Marc, famille créole des Antilles, corsaires du roi.

Elle passe sa petite enfance entre le Maroc où elle est née et Donaueschingen en Allemagne, puis son enfance en Normandie, entre Cabourg, Ouistreham, Caen et Bayeux. Après quelques passages à Bordeaux puis en Provence, terre de sa grand-mère maternelle, elle vit un temps à Saint-Papoul en pays Cathare, puis à Toulouse, avant de terminer ses études à Paris. Elle a gardé de ses migrations un goût prononcé pour le voyage.

Les bibliothèques de ses deux grands-pères lui étant très jeune ouvertes, elle découvre et se passionne rapidement pour la littérature.
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Christiane Rancé, romancière, essayiste et journaliste, publie "En pleine lumière" aux éditions Albin Michel. Dès les premières pages de son ouvrage, elle témoigne de la souffrance de la perte de deux êtres chers, sa soeur puis sa fille. La foi a été salvatrice dans la maladie selon elle. "Elle a été peut-être l'être le plus lumineux dans ces deux années de combat contre la maladie", raconte-t-elle au sujet de sa soeur.
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
nadejda   05 juillet 2015
La passion de Thérèse d'Avila de Christiane Rancé
... repliée sur son lit par sa paralysie, avec "une inaltérable patience", elle lit. Tous les livres qu'on lui prête. Elle lit beaucoup et de "bons livres". Quoique malade, elle se sent en paix. "Il me semblait qu'avec des livres et de la solitude, aucun péril ne pouvait me ravir le bien dont je jouissais." p 89
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nadejda   19 juillet 2015
La passion de Thérèse d'Avila de Christiane Rancé
Je vis sans vivre en moi

Et j'espère si haute vie

Que je meurs de ne pas mourir



Vivo sin vivir en mi,

Y tan alta vida espero

Que muero porque no muero



p 161
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nadejda   01 juillet 2015
La passion de Thérèse d'Avila de Christiane Rancé
Mais c'est surtout chez Emil Cioran, l'orfèvre du désespoir, que mes rendez-vous avec la sainte ont été les plus fréquents et les plus paradoxaux. Le philosophe roumain, qui s'était baptisé "disciple des saintes" dans son "Précis de décomposition", arguant pour cela qu'elles lui avaient "donné le goût sensuel d'un autre monde", se répétait les exclamations de Thérèse d'Avila, qu'il voyait s'écrier à six ans "Eternité, éternité" : "Je suivais l'évolution de ses délires, de ses embrasements, de ses sécheresses. Rien de plus captivant que les révélations "privées" qui déconcertent les dogmes et embarrassent l'Eglise." p 16
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nadejda   08 juillet 2015
La passion de Thérèse d'Avila de Christiane Rancé
Nietzsche, en août 1881, alors qu'il est au bord du lac de Silvaplana :

"Tout à coup un je-ne-sais-quoi qui nous ébranle, nous bouleverse jusqu'au plus intime de notre être, est la simple expression de l'exacte réalité. On entend, on ne cherche pas ; on prend, on ne se demande pas qui donne ; tel un éclair, la pensée jaillit soudain avec une nécessité absolue, sans hésitation dans la forme. C'est une extase dont la prodigieuse tension se soulage parfois par un torrent de larmes, où nos pas, sans que nous le voulions, tantôt se précipitent, tantôt se ralentissent ; c'est une extase imparfaite qui nous ravit à nous-mêmes, en nous laissant la perception très distincte de mille frissons délicats qui nous font vibrer tout entiers, jusqu'au bout des orteils ; c'est un abîme de bonheur où l'extrême souffrance et l'extrême horreur ne sont plus éprouvées comme une opposition, mais comme parties intégrantes et indispensables, comme une nuance nécessaire au sein de cet océan de lumière." p 108
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mcd30   05 avril 2021
Tolstoï : Le pas de l'ogre de Christiane Rancé
Il faut aborder Tolstoï le cœur compatissant : il a été doté du plus tragique des dons - porter en lui l'humanité, et le monde avec elle. Toutes les créatures l'habitaient. Il était la nature, mais aussi le cheval qui va mourir, le rossignol dans la nuit d'été, la jeune fille exaltée par l'amour, le bourgeois qui agonise, la feuille gorgée de sève, la femme adultère dans l'ivresse de sa chute, le mari abîmé par la jalousie, le lièvre dans les champs. Et un écrivain de surcroît. Et quel écrivain !
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manU17   01 août 2017
On ne fait que passer de Christiane Rancé
Les personnes qui sont invitées le week-end

sont priées de ne pas dépasser le mercredi.



Sacha Guitry
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ivredelivres   07 octobre 2015
Tolstoï : Le pas de l'ogre de Christiane Rancé
Tout est énorme chez lui, le nez, les oreilles, les mains, les pieds, et l'ivresse de lui-même.
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PatriceG   20 janvier 2021
Tolstoï : Le pas de l'ogre de Christiane Rancé
Anna Karénine (genèse)



Tolstoï avait parlé à Sonia trois ans avant du thème d'Anna Karénine. Il s'en était ouvert auprès d'elle avec suffisamment de foi pour qu'elle la communique, à son tour, à sa soeur, dans une lettre datée du 24 février 1870 : "Hier soir, il m'a dit qu'il avait entrevu un type de femme mariée, du grand monde, et qui se serait perdue. Il m'a expliqué que sa tâche consistait à la peindre uniquement digne de pitié et non coupable." Tolstoï a le sujet, il a aussi le modèle depuis le tragique fait divers survenu l'année précédente, en janvier 1872; dans la gare toute neuve d'Iassenki -on vient de prolonger la ligne de chemin de fer de Moscou à Toula - anna Stepanovna Pirogava s'était jetée sous le train par désespoir d'amour. Tolstoï s'était rendu à la gare où il avait eu le loisir de voir le corps charnu, les formes généreuses déchiquetées par la locomotive , et le visage étrange de cette "russe aux yeux gris". Quelle pulsion l'avait conduite à cet acte désespéré ? Etait-ce la honte ? Le regard insupportable que la société portait sur elle depuis qu'elle s'était délibérément livrée à l'adultère ? Pourquoi les femmes étaient-elles mises au ban , quand leurs amants continuaient à tenir leur rang, sans grand désaveu de la part de leurs contemporains ? Tolstoï avait longuement débattu de ce sujet avec Strakhov. Son ami venait de rédiger un article sur la question du féminisme. Le débat était à la mode dans les salons de Pétersbourg ..



Tolstoï a les trois : le sujet, le modèle, le débat. D'un seul coup son livre tout entier lui apparaît, avec une évidence qui le plonge dans un vertige heureux (..) Tolstoï sort de la glaise le corps encore vague de sa nouvelle créature, Anna Karénine
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nadejda   01 juillet 2015
La passion de Thérèse d'Avila de Christiane Rancé
Epigraphe

Quand sera brisé l'infini servage de la femme, quand elle vivra pour elle et par elle, l'homme, jusqu'ici abominable, lui ayant donné son renvoi, elle sera poète, elle-aussi. La femme trouvera l'inconnu. Arthur Rimbaud



Ce qui nous paraît digne d'être aimé est toujours ce qui nous renverse, c'est l'inespéré. Georges Bataille
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Khat   10 janvier 2015
Tolstoï : Le pas de l'ogre de Christiane Rancé
Il faut aborder Tolstoï le cœur compatissant: il a été doté du plus tragique des dons - porter en lui l'humanité, et le monde avec elle. Toutes les créatures l'habitaient. Il était la nature, mais aussi le cheval qui va mourir, le rossignol dans la nuit d'été, la jeune fille exaltée par l'amour, le bourgeois qui agonise, la feuille gorgée de sève, la femme adultère dans l'ivresse de sa chute, le mari abîmé par la jalousie, le lièvre dans le champs. Et un écrivain de surcroît. Et quel écrivain!
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