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Note moyenne 3.56 /5 (sur 3301 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 18/12/1932
Biographie :

Janine Boissard est une femme de lettres française.

Née dans une famille bourgeoise, elle est la petite-fille de l'homme politique Adéodat Boissard (1870-1938). Très jeune, elle a choisi de se consacrer à l'écriture. En 1959, elle publie chez René Julliard son premier roman, "Driss", qui connaît le succès. Ce livre est signé, comme les trois suivants (en 1960, 1962 et 1969) chez le même éditeur, de son nom d'épouse: Janine Oriano.

Toujours sous le nom d'Oriano, elle se lance dans le roman noir. Elle est ainsi la première femme à entrer dans la fameuse "Série Noire" avec "B comme Baptiste" (1971). C'est avec son troisième roman policier que Janine Oriano connaît son premier grand succès d'écrivain, "O.K , Léon ! " publié en 1972, adapté au cinéma sous le titre "O.K Patron !" En 1975, on lui demande d'écrire une série policière pour la télévision, "Miss" (jouée par Danielle Darrieux), série tournée en 1977 et dont un roman du même titre est publié en 1978 chez Fayard.
Elle signe 9 romans sous son nom d'épouse, période pendant laquelle elle fait tout de même quatre enfants. Et elle reprend son nom de jeune fille pour signer son œuvre littéraire à venir.

C'est donc Janine Boissard qui signe le premier tome d'une saga qui va être son premier grand, énorme succès de romancière, vaste succès populaire qui touche toutes les tranches d'âge : "L'esprit de famille", (6 volumes entre 1977 et 1984). L'évolution de la société, les chambardements dans la famille, les problèmes de couple, ceux de l'adolescence, ceux de la femme moderne face au monde du travail sont ses thèmes favoris.
Janine Boissard se voit confier l'adaptation ainsi que les dialogues de la saga pour la télévision qui rencontre un énorme succès.

En 1996, elle publie "Une femme en blanc" (Robert Laffont), un formidable succès en librairie, lauréat du prix Jackie Bouquin 1996, traduit en Allemagne et en Italie ; sans oublier la série télévisée en six épisodes, diffusée en 1997 sur France 2, avec Sandrine Bonnaire.

Également scénariste, adaptatrice, dialoguiste pour la télévision, Janine Boissard signe plusieurs scénarios, adaptations de ses romans dont l'autre série célèbre "Belle grand-mère", "Recherche grand-mère, désespérément", "Marie-Tempête" etc.
Elle a publié plus de quarante livres dont une autobiographie "Vous verrez... vous m’aimerez" (Plon, 1987).

Janine Boissard a été décorée des Palmes Académiques pour son action auprès de la jeunesse.
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Janine Boissard était présente au salon le Livre sur la Place de Nancy. A cette occasion, l'auteur de "Dis, t'en souviendras-tu ?" nous parle de ses références littéraires, du rôle de l'écrivain et de ses lecteurs. En savoir plus sur le livre : https://bit.ly/2qG6Qih
Citations et extraits (730) Voir plus Ajouter une citation
babounette   02 juin 2015
Chuuut ! de Janine Boissard
Pge 338

De tous ces gens qui courent sans s'arrêter, se croisent sans se voir, se frôlent sans se toucher, alors qu'il suffirait de si peu, un instant, un arrêt, une parole, un sourire, pour que leur existence soit transformée.
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Endea54   15 février 2010
L'Esprit de famille, tome 2 : L'Avenir de Bernadette de Janine Boissard
Moi, je crois qu'on garde toute sa vie, en soi, l'enfant qu'on a été. On a beau l'habiller de sérieux, de principes, de responsabilités ou d'insouciance, il est là, et vous regarde de son regard d'avant. Vous ouvrez la fenêtre, il passe ; il sommeille dans cette odeur, danse derrière les yeux fermés, rit entre les larmes et quand on l'attend le moins, un vent le porte jusqu'au coeur.
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Ladybirdy   19 novembre 2018
Rendez-vous avec mon fils de Janine Boissard
Aucune couleur n’égale en profondeur celle d’un ciel, aucune chaleur ne conforte autant qu’un rayon de soleil, aucun chant ne vaut celui d’un oiseau et aucune odeur celles de la nature ; rien n’est plus fort que ce sentiment fugitif qu’elle vous offre de vous désignez votre place dans l’univers ; ainsi seulement on peut, parfois, accepter de mourir.
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Chrisdu26   17 avril 2012
L'Esprit de famille, tome 4 : Moi, Pauline de Janine Boissard
Lettre à ceux qui n’ont plus confiance

VOUS, les parents, qui avez peur ! Qui regardez, impuissants, monter la violence et derrière les portes fermées de la crainte et de la tendresse retenez vos enfants et leur dites "Attendez" au lieu de leur crier "Allez !"

Vous qui redoutez notre échec et voudriez choisir nos directions; qui tremblez à l'avance des luttes que nous aurons à livrer et saignez des blessures dont nous souffrirons.

Vous qui, pour parler de votre jeunesse, employez des mots étrangers à la nôtre et réduisez le monde à la crainte que vous en avez.

Vous qui nous avez lu de si fantastiques histoires d'aventure et d'espérance et répondez "sécurité, sagesse, prudence" à notre fringale de vivre.

Vous, les parents, qui ne faites pas confiance à notre jeunesse.

Vous, les adultes à qui notre jeunesse fait peur ! Vous qui ne savez plus respirer, entendre, aimer. Vous qui amassez et ne savez pour quoi, courez et ne savez vers quoi. Vous qui nous montrez le passé au lieu de nous ouvrir l'avenir.

Vous, les modèles dont l'enfant s'efforce d'imiter les gestes; dont il a appris par cœur les exploits fantastiques, qui avez conquis l'univers, fait reculer la mort et su parfois choisir celle-ci plutôt que de trahir ce à quoi vous croyiez; vous qui préférez aujourd'hui sécurité à liberté, ignorance à risque, silence à échange.

Vous qui blindez vos portes, piégez vos jardins et vous préparez à l'apocalypse.

Toi, l'écrivain, à qui les mots font peur : ceux qu'on vit et qu'on pleure, les mots-chanson repris par tous, le mot "bonheur", le mot "amour". Toi qui prétends parler des êtres et méprises ce qui emplit leur cœur.

Toi qui te ris des mots-tambour, des mots-drapeau, pureté, constance ou idéal, et nous offres en échange des mots savants sans espoir ni musique, que tu t'ingénies à changer quand nous les répétons.

Toi qui te gardes des passions, interromps ton élan et prétends ainsi survoler la souffrance. Toi, jadis baladin ou poète, chantant démons et merveilles, acceptant de risquer ta vie pour faire éclater au visage de tous beauté et vérité. Toi, le jongleur de mots, témoin aux yeux bandés, éloigné de la source. Toi qui peux tant et ne veux rien.

Toi, l'écrivain qui refuses ta confiance à la vie.

Vous tous !

Puisque la lutte est inévitable, la violence à nos portes et celles-ci destinées à être forcées, laissez nous préparer nos armes : de l'attente et de la peur ne peuvent naître que la fuite ou la paralysie. La lutte nous stimulera; les coups nous feront progresser.

Acceptez que nous choisissions notre avenir; que dans un monde qui ne sait plus vers quoi il va et craint sa destruction, nos buts soient différents des vôtres. Et si ce qui pour vous s'appelle "réussir" était "rater" pour nous ? Le seul danger que nous courrions serait, entre quatre murs à toute épreuve, à épreuve de souffrance, de plaisir, de poésie et de folie, de nous endormir pour nous réveiller vaincus sans avoir lutté. Ce serait, par peur du risque, de ne rien risquer et nous laisser aller au fil d'une eau sans vie où bientôt nous nous ne distinguerions plus le reflet de notre visage, où ne passeraient plus le rêve, ni l'espoir, ni la nécessaire utopie.

Laissez-nous trouver nos bonheurs, et si, à la grand-route que vous voudriez nous tracer, nous préférons les chemins hasardeux, pleins d'embûches mais aussi de soleil : ce sont sans doute ceux de demain.

Relisez les livres que vous aimiez, enfants. Ils vous parlaient de vous et emplissaient vos poitrines d'univers possibles. Les histoires qu'ils racontaient vous faisaient accepter de jouer la partie de la vie, parce que, derrière le visage qui pleure, il y a le visage qui rit et tout ce qui fleurit superbement avant de disparaître pour resurgir plus loin, fort du visage de l'éternité.

Parlez-nous de ce qui ne finira pas : de Dieu, si vous pouvez, de la beauté, du don de soi, de l'amour, de ce que l'on éprouve lorsqu'on a progressé ne serait-ce que d'un pas, ne fût-ce que dans l'obscurité.

Dites à ma naïveté "tu peux". Dites à ma faiblesse "Vas-y" et à notre jeunesse que la lutte n'est pas perdue et la paix toujours à reconquérir. Donnez-nous des raisons d'espérer, de nous réjouir et d'aimer. Redevenez exemples. Permettez-nous de devenir à notre tour modèle et adulte en nous ouvrant l'espoir.

Et toi, Confiance, mot marée qui balaie les doutes et la peur, j'ai la tête levée, j'ai les yeux ouverts, je cherche autour de moi, prête à te recevoir.



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Milena19   01 juin 2008
L'Esprit de famille, tome 1 de Janine Boissard
" Il y a une chose à laquelle il ne faut pas céder, dit elle, le regret ! Le regret, c'est marcher à reculons. Qu'on ait eu raison ou non, il faut toujours regarder devant"
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manU17   16 mai 2013
L'amour, Béatrice de Janine Boissard
La fidélité n'est pas l'absence de désir mais le refus de le concrétiser.
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Ladybirdy   23 mars 2019
Les quatre filles du docteur Moreau de Janine Boissard
Toi, moi, lui, nous. Du plus grand au plus petit, du plus fier au plus modeste, un arbre, un animal, une personne, tous ont droit au respect et à la vie.
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NathalC   28 janvier 2017
Voulez-vous partager ma maison ? de Janine Boissard
On ne prête pas suffisamment attention aux détails alors que ce sont eux qui impriment dans notre mémoire les moments cruciaux de notre vie.

Cette fabuleuse rencontre qui va en chambarder le cours, trois paroles d'une chanson, un air de guitare, le sanglot d'un violon, nous la rappelleront à jamais. La douleur de ce deuil ou de cette rupture reviendra nous frapper au coeur dans le sillage d'une odeur quelconque surgissant au coin d'une rue ou au cours d'une promenade. Sans compter les moments magiques d'enfance qu'éveillent, avec une douceur inouïe, un tapis d'aiguilles de pin tiédies par le soleil sous non pieds, ou quelques grains de sable d'une plage sur une tartine.
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Ladybirdy   12 octobre 2018
Dis, t'en souviendras-tu ? de Janine Boissard
–Vous savez certainement que toutes les fleurs ont une signification, a relevé le médecin. « Belle comme la rose », « Humble comme la violette ». « Orgueilleux comme le glaïeul», dont le nom vient de « glaive». Et, bien sûr, « pure comme un lys ». La légende voudrait que cette fleur soit le moyen, pour quelqu’un en deuil, d’obtenir son pardon et d’accéder au paradis.
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NathalC   27 janvier 2017
Voulez-vous partager ma maison ? de Janine Boissard
Le vintage (vin-âge) nous contait autrefois le millésime d'un vin, plus particulièrement celui de Porto. Aujourd'hui, il désigne la fripe, l'objet, le meuble, dénichés au fond d'une brocante, un vide-grenier, voire contre une poubelle sur le trottoir. Toute pièce de préférence mangée aux vers, ce qui en garantit l'authenticité. A l'ère du numérique, se lover dans le passé est furieusement tendance, un peu comme déguster un petit Lu, en commençant par les coins, dans une fusée spatiale.
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