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Note moyenne 3.33 /5 (sur 1324 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Budapest, Hongrie , le 20/11/1930
Mort(e) le : 06/10/2015
Biographie :

Christine Arnothy, de son vrai nom, Irène Kovach de Szendrö, est une femme de lettres et journaliste française.

Née d'un père austro-hongrois, propriétaire terrien et professeur de latin et d'une mère germano-polonaise, elle est dès son enfance confrontée à trois langues : l'allemand, le français et le hongrois.

Après son départ clandestin de Hongrie en compagnie de ses parents, Christine Arnothy se réfugie en Belgique. Elle vient s'installer en France en passant la frontière à pied avec ses parents. Les seuls biens qu'elle emmène avec elle sont cousus dans son manteau. Il s'agit des feuilles sur lesquelles elle a écrit ce qu'elle vivait durant la guerre à Budapest.

En 1954, elle gagne avec son journal de guerre le "Grand Prix Vérité" parrainé par "Le Parisien libéré" et rencontre le directeur général du quotidien, Claude Bellanger (1909-1978).

Le récit est publié à Paris en 1955 sous le titre "J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir" et, en quelques mois, connaît un succès retentissant dans le monde entier.


Un second texte autobiographique, "Il n’est pas si facile de vivre" (Fayard), paraîtra en 1957.

Tout en poursuivant une carrière internationale, elle épouse en 1964 Claude Bellanger. Ils sont les parents de Pierre Bellanger (1958), le fondateur de la radio Skyrock.

Auteur de nombreux romans, Christine Arnothy a également écrit pour le théâtre, la radio et la télévision. De 1966 à 2004, elle est journaliste littéraire au Parisien. De 1982 à 1994, pour le journal La Suisse, Christine Arnothy écrit des billets hebdomadaires.

Elle était proche du président François Mitterrand, qui fut l'un des compagnons de Claude Bellanger dans la Résistance.

Christine Arnothy publie également, durant les années 1980, trois romans noirs sous le nom de plume de William Dickinson.

site : http://www.arnothy.ch/
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Interview avec Christine Arnothy sur France Culture


Citations et extraits (216) Voir plus Ajouter une citation
araucaria   23 février 2015
J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir / Il n'est pas si facile de vivre de Christine Arnothy
Les montres continuaient, cependant, de marquer l'heure avec sérénité, les aiguilles couraient sans hâte autour du cadran : y avait-il deux semaines ou deux ans que nous vivions comme des taupes?

Y aurait-il un "aujourd'hui", un "demain", ou bien une éternité de caves obscures et enfumées?
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Christine Arnothy
ladesiderienne   03 août 2014
Christine Arnothy
J'aime la vie, profondément, elle se mérite, la vie. Nous devons tous, êtres humains ou animaux, nous libérer des cages.
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ladesiderienne   30 août 2014
La Piste africaine de Christine Arnothy
- Vous êtes kikuyu ? demandai-je.

- Non. Masaï.

J'aurais dû le deviner ; cette haute taille, cette dignité sévère empreinte d'humanité, appartenaient aux anciens nomades, jadis maîtres de la savane.

- Avez-vous des enfants ?

- Beaucoup.

Comme c'était simple. L'homme ensemençait la femme, celle-ci accouchait les enfants grandissaient, il en restait toujours un pour aider les vieux parents.
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ladesiderienne   02 août 2014
Vent africain de Christine Arnothy
Selon le petit livre distribué par Plaisir-Safari, les Masaïs étaient fiers, beaux, grands et vivaient dans une liberté physique totale en communauté de sexes et de biens divers..

Nous en avons aperçu quelques-uns, de ces Masaïs. Leurs capes rouges artistiquement drapées sur leurs corps élégants, leurs oreilles alourdies de boucles qui frôlaient presque leurs épaules étaient recherchées par les photomaniaques, eux-mêmes déguisés en explorateurs. Les voyageurs qui venaient ici pour la première fois s'imaginaient souvent - pas tous - se retrouver dans l'Afrique en noir et blanc de Tarzan ; ils portaient des casques coloniaux ou des couvre-chefs de trappeurs, de grandes bottes, des chemises kaki, des vestes kaki, des pantalons kaki. Dans ce confort inouï créé à leur usage, ils arrivaient, échappés d'une cinémathèque.
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ladesiderienne   23 août 2014
La Piste africaine de Christine Arnothy
- Elle est morte, ma femme. Morte en Afrique.

Aussitôt, dans le regard de la fille aux yeux cernés, se réveilla une lueur d'intérêt. L'homme, qu'il soit meurtrier, veuf inconsolable, coureur invétéré ou semi-clochard sans fric, mais également libre était digne d'attention. Les femmes qui n’avaient ni chien, ni chat étaient tentées de prendre un homme à la dérive, de le loger, le nourrir, le remettre en état de fonctionnement. Elles adoraient réparer, consoler, rapiécer.
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ladesiderienne   24 août 2014
La Piste africaine de Christine Arnothy
- Vous avez un charme certain...

Je devais le consoler, sinon j'étais venu inutilement. Il se fit confidentiel :

- Je suis doué d'une séduction folle lorsque je tends un écrin à une femme. Quel regard elles ont ! Les diamants éveillent une profonde sensualité.

- Je parle de votre personnalité.

- Mon professeur de mathématiques au collège était aussi laid que moi. Il m'a donné un conseil précieux. dès qu'on sent une hésitation, il faut s'exclamer : " Je ne plais qu'aux femmes intelligentes." Si elle vous refuse, elle se délivre un certificat de stupidité.
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ladesiderienne   22 août 2014
La Piste africaine de Christine Arnothy
Ça m'amusait quand on me déclarait que j'inspirais confiance. Je soignais mes apparitions. Des pas rapides et une attitude sportive signifiaient que j'étais sûr de moi, et lorsque je portais - comme aujourd'hui - de gros dossiers sous le bras - ceux de la Fondation Fergusson -, j'avais l'air respectable et presque sympathique. A vrai dire, je n'étais ni une crapule, ni un type malhonnête, juste un meurtrier.
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ladesiderienne   13 septembre 2019
J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir / Il n'est pas si facile de vivre de Christine Arnothy
Trahir un chien est encore plus cruel que de trahir un homme, car il ne sait pas de quoi il s'agit et ne peut juger que d'après les intonations et les physionomies. Si on lui dit les choses les plus méchantes en souriant et d'une voix douce, il vient vous lécher la main avec reconnaissance. Je ne veux pas trahir notre pauvre chien.
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ladesiderienne   03 août 2014
Vent africain de Christine Arnothy
Annie me tenait par la main et ne me lâchait que pour se moucher.

- Tu es enrhumée ?

- Non émue. Nous sommes au paradis.

Une vingtaine de minutes plus tard, arrivés sur un plateau dont l'extrémité basculait dans l'infini, retenu de justesse par les fantomatiques silhouettes des montagnes bleues, une vision sublime me fit marmonner, d'une émotion que je voulais réprimer :

- Nous sommes dans le jardin du bon Dieu.

D'où avait surgi cette phrase, de quelle source souterraine avait-elle jailli, de quelle nappe phréatique de la conscience enfouie sous les couches de tristesse et de cynisme ?...

C'était ma voix, mais je me sentais marionnette, dans les mains d'un ventriloque : avais-je pu dire, moi, le criminel mécréant "le jardin du bon Dieu" ? Annie retenait sa respiration, et Mahmoud, les mains posées sur le volant, écoutait le silence ; autour de nous, dans un monde bordé par une chaîne de nuages froufroutants, blancs et roses, des centaines d’animaux de toutes sortes se promenaient, broutaient, se regardaient, chaque race ignorait l'autre, ils se déplaçaient dans une profonde quiétude. (...)

Annie chuchota :

- Je vous le dis, dorénavant, n'importe quoi peut m'arriver. Notre vie est marquée par ce moment.

Nous contemplions cette arche de Noé gigantesque ; on était bleu ciel, rose pâle, jaune paille, on était savane, ciel, on était Kenyans et privilégiés, on était les animaux en quiétude, libres. Peu à peu, nous nous hissions au niveau des humains, dans le vrai sens du mot.
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Ambages   07 septembre 2019
Le Jardin noir de Christine Arnothy
- Vous êtes marié depuis combien de temps ?

- Oh ! je ne sais pas… dix-huit ou vingt ans... une éternité.

- Et elle s'imagine que, après une demi-journée, elle vous manque ?

- Il n'est pas sûr qu'elle le croie. Mais elle aime l'entendre. Depuis des années, nous nous répétons des mots que chacun pense agréables à l'autre. Nous avons maintenant un vocabulaire de politesses et d'habitudes.
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