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Note moyenne 3.23 /5 (sur 132 notes)

Nationalité : Islande
Né(e) à : Reykjavík , le 01/07/78
Biographie :

Eiríkur Örn Norđdahl est né à Reykjavik en 1978 et a grandi à Isafjordur. Il a commencé à écrire vers 2000, mais la nécessité l’a amené à faire d’autres choses pour gagner sa vie. Il a vécu à Berlin en 2002-2004 puis dans plusieurs pays d’Europe du Nord, en particulier à Helsinki (2006-2009) et en Finlande (2009-2011) et dernièrement au Viêtnam.


En 2004 il a été un des membres fondateurs du collectif poétique d’avant-garde Nyhil, en Islande.

En 2008, il a reçu le Icelandic Translators Award pour sa traduction du roman de Jonathan Lethem, Les Orphelins de Brooklyn. Il a obtenu une mention Honorable au Zebra Poetry Film Festival de Berlin en 2010 pour son animation poétique, Höpöhöpö Böks.

En 2012, Norddahl a reçu le Icelandic Literary Prize, catégorie fiction et poésie, le Book Merchants' Prize et Prix Transfuge du meilleur roman scandinave pour son roman "Illska".

En 2017, il publie "Heimska. La stupidité" chez Metailié, un roman plus ramassé qu’"Illska" mais tout aussi frappant où l’auteur décortique notre rapport à l’image dans un futur proche où le monde est constamment sous "surVeillance" et où l’intimité n’existe plus. "Heimska" a remporté le prix Transfuge du meilleur roman scandinave 2017.


L'auteur est marié et est devenu père en 2009.
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Source : Wikipedia anglais
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Eirikur Orn Norddahl - Illska .
Eirikur Orn Norddahl vous présente son ouvrage "Illska". Parution le 20 août 2015 aux éditions Métailié. Rentrée littéraire Automne 2015. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/eir%C3%ADkur-orn-norodahl-illska-mal-9791022601658.html Notes de Musique : ?King Island Alaska? (by Utopia, Ohio). Free Music Archive. Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
lyoko   14 juin 2017
Heimska : La stupidité de Eirikur Orn Norddahl
Le présent est le futur du passé. Le futur est, de manière générale, le futur du présent. Mais il contient également un futur, de même qu'il contient un passé.
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bilodoh   08 mars 2018
Illska de Eirikur Orn Norddahl
L’ »altérisation » est l’art de s’arranger pour que le monde semble composé d’individus fondamentalement différents de soi. Les autres sont dangereux, fous, méchants, stupides, il défendent des intérêts qui menacent notre conception du monde — et ainsi de suite. Étrangement (mais on pourrait ajouter : de manière compréhensible), les populistes (lire : les nazis) se retrouvent eux-mêmes régulièrement « altérisés » (du reste, ils sont à la fois dangereux, fous, méchants et stupides).



(Métailié, p. 66)

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Annette55   10 novembre 2015
Illska de Eirikur Orn Norddahl
"Alors que les gamines de son âge passaient leur temps dans les discothèques à boire des alcools forts, tripotant les garçons et crapotant des clopes, Agnès se plongea jusqu'au cou dans les charniers que ses ancêtres avaient creusé et au fond desquels ils étaient enterrés."
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Aifelle   28 août 2015
Illska de Eirikur Orn Norddahl
"Nous ne savions pas, proclamaient les pancartes sorties par les Allemands dans les rues et sur les places les journées qui suivirent la fin de la guerre. C'était clair et net : Nous ne savions pas. La formule ne précisait pas la nature de ce qui avait échappé à leur attention. Le monde, la guerre, le nazisme. La phrase était dénuée de complément d'objet. Les Allemands ne clamaient pas leur innocence, du reste ça n'aurait pas servi à grand-chose, ils étaient vaincus. Ils déclaraient une ignorance qui n'avait aucune limite : Nous ne savions pas. Suite et fin. Nous ne savions pas l'heure qu'il était, à quel moment le jour se levait, à quel moment il finissait, à quel moment les fleurs fleurissaient, comment la musique naissait, pourquoi le ciel était bleu ou encore ce qu'étaient devenus tous ces gens. Simplement, nous ne savions pas."
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Kirsikka   25 décembre 2015
Illska de Eirikur Orn Norddahl
Longtemps après l'époque où les Islandais s'étaient offusqués d'être relégués au rang de sauvages groenlandais et de négresses des Caraïbes, ils se mirent à cultiver une image semblable à celle qu'ils avaient autrefois rejetée : ils se présentaient maintenant comme des autochtones qui entretenaient un lien exceptionnel avec la nature, des gens qui mangeaient des choses dégoûtantes, avaient d'étranges coutumes et n'appartenaient absolument pas à la prétendue "civilisation" occidentale. Non, les Islandais croyaient aux elfes vivant dans les collines et conversaient avec les morts. Les Islandais croyaient au pouvoir magique des montagnes et des glaces. Ils consommaient de la nourriture avariée et se soûlaient abondamment. Les Islandais étaient des sauvages. Parce que c'était vendeur. Parce que c'était cool. Parce que ça n'a plus rien de cool d'être danois. Tout le monde est danois. La Scandinavie, c'est comme la béarnaise et le glutamate de sodium. Elle n'a plus rien de mystérieux. L'Islande, c'est le tamarin allié à la citronnelle. Sauf que c'est de l'esbroufe. En fait, l'Islande n'est rien d'autre que le Danemark. Rien de plus que la béarnaise. Fabriquée industriellement et vendue dans des pots en plastique. On la trouve dans les supermarchés Bonus. Parce ce qu'on en consomme. Parce que c'est pratique. Et elle est accompagnée d'une foule de chaînes de télé. Sans parler d'Internet. Nous voulons être sur Facebook. Or, on ne peut être sur Facebook à moins d'être aussi de la sauce béarnaise.
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Charybde2   14 août 2015
Illska de Eirikur Orn Norddahl
Et ça, alors ? Cette histoire sur la tendresse d’Hitler à l’égard des Islandais ne nous apprend évidemment rien sur l’intérêt véritable du Führer, elle n’est que la copie conforme de l’image que les Islandais ont d’eux-mêmes. Elle est le regard du grand Autre, qui voit son intérêt dans ce cri de guerre empreint de fierté. D’ailleurs, l’idée que le Führer ait envisagé d’ériger une petite colonie danoise de paysans pauvres au fin fond de l’Atlantique nord en exemple de la race aryenne est tout bonnement idiote. L’Islande avait évidemment une valeur stratégique pendant la Seconde Guerre mondiale, mais les Islandais n’en avaient aucune. Le pays était un aéroport au milieu de l’Atlantique, et cela n’avait rien à voir avec la poésie de haut vol ou le courage – rien à voir avec la pureté du sang et les grands idéaux.
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Kirsikka   01 janvier 2016
Illska de Eirikur Orn Norddahl
Tout violence nous prive d’humanité. Que nous soyons celui qui frappe ou celui qui encaisse les coups.
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Charybde2   14 août 2015
Illska de Eirikur Orn Norddahl
Agnes se réveilla au milieu d’une conférence sur les bombardements de Dresde. Elle s’était endormie, cernée par le vacarme. Elle aurait eu envie de lever le doigt pour demander au professeur ce qui était arrivé à la ville. Si elle existait toujours… Si c’étaient les mêmes bâtiments ou de la reconstruction. Des reproductions exactes des maisons en ruine ou simplement des façades toutes neuves, comme à Dantzig. Pardonnez-moi, je voulais dire Gdansk.

Le grabuge, l’indécence : trois mille neuf cents tonnes d’explosifs. Trente-neuf kilomètres carrés saccagés. Trente-neuf millions de mètres carrés (ce qui correspond à la superficie d’un demi-million d’appartements de bonne taille). Trois millions neuf cent mille kilos de bombes, ce qui représente presque dix grammes d’explosifs par mètre carré.

Dix grammes ! Ce n’est rien du tout !

Pourtant, ils ont suffi à rayer de la carte cette partie de la ville. Il ne devrait plus y avoir qu’un trou béant à l’emplacement de Dresde, mais ce n’est pas le cas, un surprenant entêtement du sort en a voulu autrement. À l’emplacement de Dresde, on devrait voir une croix sur la carte mais il n’y en a aucune. Dresde est une ville fantôme, comme Disneyland, sauf que là-bas, les gens n’ont pas la tête aussi grosse et l’entrée est gratuite.

Le professeur conclut sa conférence en rappelant aux étudiants qu’il fallait se garder de comparer les bombardements de Dresde à l’Holocauste, puis les envoya en pause.
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Charybde2   14 août 2015
Illska de Eirikur Orn Norddahl
Elle voulait écrire sur les nazis en chair et en os. Des hommes et des femmes jeunes et énergiques, capables de façonner l’avenir. Elle voulait écrire sur l’extrême droite et les populistes dans les partis politiques. Certes, elle ne manquerait pas d’être confrontée aux problèmes de définition – rien ne disait qu’on lui permettrait d’estampiller comme nazis l’ensemble des racistes populistes. Elle entendait toutefois démontrer les parentés idéologiques. Même si les racistes empruntaient depuis quelques années des voies plus « convenables » pour atteindre leurs objectifs, les objectifs en question demeuraient inchangés et leur mise en application tout aussi délétère. Elle souhaitait prouver que les racistes islandais s’inscrivaient dans un univers culturel européen qui soutenait l’assassinat et la malfaisance même si on avait remis ces prérogatives aux mains des polices des frontières, des bureaucrates chargés de la gestion des réfugiés et des gouvernements extérieurs à l’Europe qui se voyaient forcés de commettre de graves crimes contre ceux de leurs ressortissants qui voulaient quitter leur patrie d’origine.
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Charybde2   14 août 2015
Illska de Eirikur Orn Norddahl
Après avoir échangé des baisers à leur premier rendez-vous, puis au cinéma à leur deuxième entrevue (je ne considère pas leur rencontre dans la file d’attente du taxi comme un « rendez-vous »), Omar et Agnes décidèrent de s’offrir une balade en voiture la troisième fois qu’ils se virent. Agnes alla le chercher aux aurores chez lui, dans le quartier de Thingolt, et ils prirent la direction de la lointaine province de Fljotsdalherad, dans l’est du pays. Ils ne s’accordèrent aucune halte en chemin, la route était assez longue comme ça. Pendant le voyage, ils discutèrent de l’Holocauste, comme le font généralement les amoureux.
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