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Note moyenne 2.93 /5 (sur 761 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 28/06/1979
Biographie :

Florian Zeller a grandi en Bretagne. Son père travaillait dans l'industrie automobile en France et en Allemagne.

Il a été élève de Sciences Po Paris, où il écrit son premier roman "Neiges Artificielles", reconnu par le monde de la critique. Il enseignera ensuite la littérature à Sciences-Po pendant plusieurs années.

Sa réputation d'auteur se fait avec la publication de "La Fascination du Pire", Prix Interallié en 2004 et qui explore la relation entre l'Occident et l'Islam, à travers le voyage en Égypte du narrateur.

Il est en outre metteur en scène, convaincu par Françoise Sagan de se mettre à l'écriture théâtrale, il écrit d'abord, "L'Autre", puis "Elle t'attend". Il a enfin été critique littéraire pour l'émission télévisée Vol de Nuit, diffusée jusqu'en 2008 sur TF1.
En septembre 2012, Robert Hirsch crée sa septième pièce," Le Père", qui rencontre un très grand succès et obtient plusieurs Molières en 2014.

Florian Zeller reçoit le prix de la Rentrée 2012 pour "La jouissance" dans le cadre des Prix Les Lauriers Verts de La Forêt des Livres organisée par Gonzague Saint-Bris.

Il est le compagnon de la comédienne Marine Delterme. Ils se sont mariés le 5 juin 2010 et ont un fils, Roman, né en décembre 2008.

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Source : Babelio
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Bande Annonce du film AMOUREUX DE MA FEMME (2018), adaptation de L'envers du décor de Florian Zeller
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Citations et extraits (143) Voir plus Ajouter une citation
carre   16 mai 2012
Julien Parme de Florian Zeller
Moi, j’ai toujours eu l’impression que c’était vachement dangereux de trop rêver. Ca donne de faux espoirs. Et l’espoir, c’est ça qui tue. Même si la plupart des gens vous font croire que c’est ce qui les fait vivre.
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carre   12 juin 2012
La fascination du pire de Florian Zeller
Ce livre est une fiction : la plupart de ce qui y est dit est faux ; le reste, par définition, ne l'est pas non plus.
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karinafleur   21 septembre 2012
La Jouissance de Florian Zeller
A trente ans, il y a théoriquement autant de choses à vivre que de choses vécues, autant devant que derrière soi- c'est-à-dire: autant d'espérances que de souvenirs. C'est un équilibre précaire qui ne durera pas. Peu à peu, la masse des souvenirs l'emportera sur celle de l'espérance. De ce point de vue, veillir, ce serait le transvasement invisible entre ces deux masses. Plus on avance, plus l'espérance se fait rare, tandis que la poche contenant les souvenirs devient extrèmement lourde. Si lourde, en vérité, qu'elle finit par se déchirer. La mémoire fuit alors de toutes parts. Elle fuit jusqu'à disparaître complètement.
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Biname   15 juillet 2012
La Jouissance de Florian Zeller
Le professeur leur montre alors ses propres paumes: " Vous voyez, ces lignes, celles dont on dit qu'elles révèlent l'avenir d'un individu...Vous savez d'où elles viennent? Ce sont les cicatrices des premières pulsations. Au moment où le coeur se met à battre, les mains du foetus se contractent, et les lignes se dessinent pour toujours.
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mademoisellechristelle   05 novembre 2012
La Jouissance de Florian Zeller
- Ça se passe bien entre vous ?

- Pourquoi ?

- Non je te pose la question.

- Ça va.

- Parce que j’ai remarqué que la plupart des gens qui font un enfant se séparent dans l’année qui suit…

- Tu dis ça pour me remonter le moral ?

- Non, non, je te dis ça sérieusement. Tu n’as pas remarqué ? Moi, en tous cas, autour de moi, c’est flagrant. […] C’est quelque chose qui me frappe. Pas toi ? Il me semble qu’avant, le fait d’avoir un enfant avait plutôt tendance à consolider les liens entre les parents... Non ?

- Je ne sais pas. Moi, mes parents se sont séparés quand j’avais quinze ans. Les tiens aussi.

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araucaria   13 juillet 2019
Les Amants du n'importe quoi de Florian Zeller
Soudain, au loin sur la plage, elle crut reconnaître le couple de tout à l'heure, et elle fut prise d'un vertige. Elle avança dans leur direction, et plus la distance qui la séparait d'eux se réduisait, plus son trouble augmentait. Elle avait l'étrange impression de les connaître sinon depuis toujours - du moins depuis très longtemps, tout en sachant très bien qu'elle ne les connaissait pas.

Ils se tenaient face à la mer. La mer montra du doigt l'horizon. Ils étaient, à cet instant, tous les amants du monde, ils étaient le bonheur d'être deux, l'espoir fiévreux et magnifiquement puéril de ne faire qu'un. En les regardant, Amélie fut envahie par une violente mélancolie. Elle n'osa pas s'approcher. Qui étaient-ils? Lui avait une silhouette élancée et portait un costume noir. Pourquoi était-il si élégant sur la plage? Et elle? Elle avait une robe courte et de longs cheveux blonds. Ils sont vraiment beaux ensemble, se dit Amélie. Ils ont l'air heureux. C'est alors que la ligne bleutée de l'horizon lui apparut comme une de ces lignes dont on ne revient pas.

Elle les dépassa. Pourquoi se sentait-elle aussi triste? Elle attendit de s'être suffisamment éloignée pour se retourner une dernière fois. Ils s'embrassaient, là-bas.

Elle était triste parce qu'il lui semblait que tout était destiné à disparaître, à faner, à pourrir. Un jour, il faudra bien se rendre, pensa-t-elle. Un jour, ils se détesteront. Les débuts ne veulent rien dire. Oui, les débuts mentent, et tout disparaît.
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Biname   15 juillet 2012
La Jouissance de Florian Zeller
Des murs chutent, des tours s'effondrent, mais dans quelle mesure ces événements changent-ils nos vies? En revanche, à travers le rétrécissement des trottoirs, c'est notre relation à la rêverie qui est bouleversée en profondeur. Si nous ne flânons plus, nous ne pouvons plus contempler le monde de la même façon.
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araucaria   12 juillet 2019
Les Amants du n'importe quoi de Florian Zeller
Comment cela s'est-t-il produit? Il a croisé O. pour la première fois il y a une semaine. Ils se sont croisés comme des milliers de gens se croisent, dans une soirée ordinaire. Sur le coup, il ne l'a trouvée ni belle, ni laide; il ne l'a même pas trouvée quelconque.

Plus tard, il a remarqué sa voix. Elle ressemblait d'une façon troublante à celle d'une fille qu'il avait aimée. On devinait, derrière l'assurance de la trentaine, le timbre hésitant d'une petite fille, une sensualité interdite. Il a commencé à plaisanter, et elle à rire. Mais tout ceci n'a été qu'un prétexte vulgaire : O. n'est pas une raison suffisante.

Il savait depuis le début qu'il tromperait un jour Amélie. Toutes les lettres de l'alphabet auraient pu convenir; O., ce soir-là, se trouvait sur son chemin, voilà tout.
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araucaria   13 juillet 2019
Les Amants du n'importe quoi de Florian Zeller
(D'ailleurs), elle n'avait aucune idée de son véritable prénom. Elle avait décidé qu'il s'appellerait Pierre parce qu'il fallait bien lui donner un nom. Elle lui inventa aussi une histoire, un passé, des regrets. Après un certain temps, elle oublia les traits de son visage, la façon dont il s'habillait, la couleur de ses yeux. Elle douta même de l'avoir jamais vu. Pierre était devenu une image floue représentant l'amour qu'elle aurait voulu connaître. Elle se disait qu'il devait exister quelque part, cet être fait pour elle. Et qu'avec un peu de chance, cette fois, ils ne se manqueraient pas. Elle attendait.

Entendons-nous bien : elle n'était pas tombée amoureuse d'un inconnu. Elle avait simplement découvert la possibilité de l'amour. Pendant toute son adolescence, on ne l'avait pas regardée. Et, dans son imaginaire, l'homme était l'être par lequel venait la détresse. Mais subitement, à travers le regard d'un inconnu, elle comprit qu'elle pouvait intéresser les hommes. Elle comprit aussi qu'elle aimait cela. Au même moment, elle devint belle.
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Marsup   23 octobre 2010
Neiges artificielles de Florian Zeller
« A l’absurdité du monde, je voudrais répondre par sa beauté. A sa beauté correspond l’émerveillement permanent. »
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