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Note moyenne 3.52 /5 (sur 42 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Fort-de-France , le 29/12/1977
Biographie :

Gaël Octavia, née le 29 décembre 1977 à Fort-de-France, est une écrivaine et dramaturge française. Elle est aussi réalisatrice et artiste peintre.

Source : Wikipédia
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Vidéo de

Gaël Octavia La plus belle conquête de l'homme.


Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Gaël Octavia

Quand on fait un enfant pour emmerder quelqu'un, cet enfant vous emmerde toute votre vie.

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Les thérapies sont passées par là. Je n'ignore rien de cette honte indissociable de ma condition de fille sans père, de notre quartier de pauvres, de Betty, ma malheureuse mère inculte et bagarreuse. Je sais aussi à quel point le tout s'amplifiait quand je me comparais non seulement à Madeleine mais à mes autres amies. (...)Ce que je découvre cette semaine, moi qui prétends assumer les échecs de ma vie de femme, c'est que j'ai honte de ma honte, de cette honte ancienne. (p. 94)

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Sans doute aurait-elle fait une remarquable écrivaine si seulement elle avait été portée sur la chose littéraire. Pendant une dizaine d'années, Nina s'est gorgée de cette Martinique d'antan, de cette enfance de cailloux et de bâtons, sans téléviseur ni téléphone fixe, cette enfance à la Patrick Chamoiseau que lui servait Betty et que je relayais à domicile pour qu'elle ne cesse de l'habiter, elle, la petite parisienne qui s'y projetait avec tant de délice. Mais à partir de l'adolescence , Nina jugea plus sûr d'aller chercher la Martinique dans les livres. Les romans de Chamoiseau, bien sûr. Ceux de Raphaël Confiant ou des grandes romancières guadeloupéennes, Maryse Condé, Simone Schwartz-Bart, Gisèle Pineau. Ils lui sont devenus des vecteurs à la fois plus riches et plus fiables de cette Caraïbe lointaine qui, pourtant, lui appartenait. (p. 160)

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Autrefois, penser au docteur Démétrius m'apaisait toujours, car c'était un homme sans colère, sans excès, et qu'en le voyant agir on ne demandait qu'à l'imiter. Le médecin dévoué à ses patients se changeait en apiculteur pour s'évader du quotidien. Ce miel cultivé le week-end était une jolie métaphore de ce qu'il était. (p. 66)

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Je l'avais croisée autrefois, en effet. Une sèche bourgeoise (...), dans un chignon perché très haut sur son crâne, qui semblait marquer sa domination sur ses interlocuteurs. (p. 32)

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Nous; cinq jeunes martiniquaises ordinaires, insouciantes. Nous avions à peu près l'âge de ma fille aînée aujourd'hui, mais n'étions frappées par aucun des tourments qui semblent la tirailler. Nous aimions dire que nous formions une bande, un gang, un tout indivisible.

L'étions-nous vraiment, indivisibles . Le temps n'avait-il pas fini par nous diviser ? (...)

Je vois bien, sur les réseaux sociaux, que, sans avoir cessé de se fréquenter, elles ont été happées par des cercles différents. Des cercles déterminés par leur statut professionnel, marital (...)

Je n'ai été que le premier caillou à se détacher du rocher qui n'est cependant pas plus solide sans moi, qui s'effritera, inexorablement, jusqu'à être réduit à rien. (p. 16)

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que Madeleine pût accorder tant d'importance à la couleur de la peau ne m'avait pas effleuré l'esprit jusqu'ici. Qu'en était-il du reste du tout indivisible ? c'était un sujet dont nous n'avions jamais parlé- dont personne ne parlait, d'ailleurs. Avais-je été sans le savoir la petite Négresse du groupe ? (...)

Je repense à mon bannissement. Et s'il ne fallait pas y chercher d'autre explication ? Avait-on exclu la Négresse, tout simplement.

-Bannir la Négresse. J'efface aussi cette phrase écrite avec amertume. (p. 123)

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Mes filles se disent au revoir. Je les scrute en catimini, ma boudeuse et ma rêveuse. Elles sont face à face. Elles se sourient avec adoration.

La sororité n'a que faire des couleurs, me dis-je en repensant au tout indivisible. [***Les filles de la narratrice sont demi-soeurs, et n'ont pas la même couleur ]

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Moi qui avais appréhendé ces retrouvailles avec la ville qui m'avait vue grandir, j'ai goûté l'expérience d'y être une étrangère. Il m'a semblé que c'était la meilleure manière d'être de retour.

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Le pire de tous les crimes, c'était l'exogamie, hier comme aujourd'hui.

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