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EAN : 9782373050288
Éditeur : Aux forges de Vulcain (24/08/2017)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 188 notes)
Résumé :
C'est l'histoire de Stradi qui naît avec un violon dans le crâne. A l'école, il va souffrir à cause de la maladresse ou de l'ignorance des adultes et des enfants. A ces souffrances, il va opposer son optimisme invincible, héritage de ses parents. Et son violon s'avère être un atout qui lui permet de rêver et d'espérer. Roman de l'éducation, révérant la différence et le pouvoir de l'imagination.
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Critiques, Analyses et Avis (105) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  16 décembre 2019
Depuis qu'à l'école, les autres se moquent de lui, il s'appelle Stradi. Comme stradivarius, comme le plus grand des violons. Parce qu'il est né avec un violon dans la tête.
Quelle idée étrange et fantasque me direz-vous pourtant ce n'est pas ce violon qui est une énormité mais la différence. Celle qui classe, étiquette, exclue, juge.
Gille Marchand avec tendresse, humour et beaucoup de poésie nous conte l'histoire d'un enfant différent jusqu'à l'âge adulte.
Un enfant qui parlait aux oiseaux, un homme qui faisait rire ou pleurer son violon au rythme de ses journées.
« J'ai avancé dans la vie comme un funambule sur le sable, avec un don que je ne pouvais pas utiliser, empêtré et maladroit. »
La musique est omniprésente dans ce roman. Elle grince, elle pleure, elle vibre. Tout un art pour Stradi de le faire taire en classe, comme on cache finalement les défauts que nous placardent sur le front les uns et les autres.
Il y a certainement un air de la mécanique du coeur ou encore de Novicento ici mais il y a surtout un hymne à la tolérance et à l'amour.
Mes bémols ici seraient une fantaisie qui ne m'a pas toujours convaincue, une fantaisie peut-être un peu trop légère au détriment d'une poésie qui aurait mérité un peu plus de place et puis, l'absence regrettable d'une relecture assidue car il y a une panoplie de fautes de frappe dans ce roman que cela en parasite la lecture.
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Commenter  J’apprécie          800
marina53
  18 décembre 2017
Il va bien, mais... Une phrase à, certes, ne pas dire à un tout nouveau papa... La maman va très bien mais le bébé, lui, a une particularité singulière : il a un violon dans la tête. Un cas encore isolé sur lequel bon nombre de médecins se pencheront. Le bébé et le violon grandissent en parfaite harmonie. Le gamin ne prendra réellement conscience de sa différence que plus tard. Car, hormis ses parents qui le surprotègent, l'empêchent de jouer avec son frère aîné et de fréquenter les bancs de l'école, personne n'est au courant de cette différence. Les médecins, eux, malgré les nombreux examens en tout genre, ne comprennent pas ce qui se passe et ne peuvent prévoir, à long terme, les réactions du violon. Et pourtant, ils donnent aux parents l'aval pour que l'enfant, alors âgé de 6 ans, puisse aller à l'école. Là encore, les élèves ne remarquent rien jusqu'au jour où une douce musique remplit la salle de classe. Une fois le secret révélé, celui qui est surnommé Stradi, suscite alors un mélange de curiosité, de moqueries, d'exclusion ou d'indifférence. C'est en Max, lui aussi différent avec une jambe boiteuse, que Stradi trouvera un véritable ami...
Quoi de plus naturel que de se faire appeler Stradi quand on a un violon dans la tête. Qui plus est, un violon qui joue harmonieusement. Mais, cette différence invisible fait de Stradi un personnage à part. Curiosité, jalousie, incompréhension, exclusion... Autant de sentiments ressentis par l'entourage éloigné du jeune garçon. Gilles Marchand traite avec pudeur, fantaisie et sensibilité du handicap, soit-il visible (en la personne de Max) ou invisible (en la personne de Stradi). Ce dernier, de par les regards qu'on lui porte, se sent différent même si au fond de lui, il ne le ressent pas ainsi. C'est dans un monde complexe, où le langage des hommes est parfois incompréhensible, que le garçon puis l'homme tentera de s'adapter sans renoncer à ce qu'il est, de trouver sa place. Une place non pas inconfortable mais en harmonie avec les autres et avec soi... Autour de Stradi, personnage très attachant et sensible, l'auteur dresse une galerie de personnages tout aussi loufoque ou charmante, que ce soit le papa du jeune garçon, chercheur-inventeur de son état, ou encore Max, passionné de musique, ami véritable et sincère avec qui Stradi partagera de nombreux moments. Entre onirisme et réalité, Gilles Marchand nous livre un roman fantaisiste, poétique et délicat.
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Annette55
  30 juillet 2019
«  J'étais «  bizarre » .
Mes camarades ne savaient pas sur quel pied danser avec moi.
Je suscitais un mélange de curiosité , d'indifférence et de moquerie . »
C'est l'histoire de Stradi qui naît avec un violon dans la tête .
Trimballé d'hôpital en hôpital , au centre de questions sans réponses , l'école réussit par lui apprendre ce qu'était la norme , ses camarades pouvaient jouer au foot et à tout ce qu'ils voulaient ..ils étaient presque tous aussi forts que son frère ..
L'invisibilité de son handicap lui donne un statut à part , teinté de suspicion....
Je ne ferai pas un long commentaire , je suis restée un peu en dehors de ce conte moderne , une fable imagée, optimiste , originale, décalée à propos du handicap .
L'écriture est fluide , bien adaptée à cet univers particulier ., de la difficulté à ne pas être comme les autres: l'intégration, l'adaptation , l'incompréhension, mais aussi la fantaisie , l'ignorance et la souffrance , la légèreté , un contexte surréaliste , onirique, absurde , une espèce de roman d'apprentissage et d'acceptation de soi .
C'est un livre original, pétri de tendresse, mais la rencontre avec un demi- chien , un plombier loufoque, un musée papier cadeau, un lord n'apportent rien au contexte .
Vrai, faux, droit à la différence, drame , fantastique , humour qui fait réfléchir , sourire ou agace.
« Celui qui n'était pas comme les autres »où « il y avait pire que nous »: Stradi et Max.
Un livre qui fait du bien mais j’ai un peu de mal avec ce genre .
C'est une histoire qui ne ressemble à aucune autre.
Je ne connais pas l'auteur .
Les oiseaux sur la première de couverture et le titre ont participé à mon choix .
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tynn
  19 octobre 2017
"J'étais bizarre"!
Voici Stradi, celui qui a un violon dans la tête.
Fable moderne, vivante et décalée, conte sur la différence, joliment troussé, littérature onirique, poétique, roman d'apprentissage, d'approche du handicap et de l'acceptation de soi... tout ceci raconté sur le ton de la fantaisie et de l'absurde.
Je vais être la petite note discordante dans un concert d'enthousiasmes, tout simplement parce que je suis hermétique à ce genre de littérature, entre réel et imaginaire. Rien n'y fait, je m'y ennuie ferme.
Cet avis n'est donc pas une critique, mais un ressenti tout personnel. J'ai voulu faire du zèle en sortant de ma zone de confort de lectrice et l'expérience n'a pas fonctionné. J'ai simplement dégusté l'écriture fluide et imagée, parfaitement adaptée à cet univers très particulier.
Un livre délibérément optimiste. Je vous engage à essayer, vous aurez sans doute/peut être le plaisir d'aimer.
(Bon! Moi aussi, je me sens bizarre à bloquer sur ces livres qui font du bien à l'âme)
Remerciements #MRL17
Rentrée littéraire 2017
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isabelleisapure
  04 février 2018
Je ne ressors pas totalement conquise de ce deuxième roman de Gilles Marchand, bien que lui reconnaissant beaucoup d'atouts, j'ai senti venir peu à peu une légère pointe d'ennui.
L'histoire ne manque pourtant pas d'originalité. L'auteur nous présente un jeune garçon qui naît avec un handicap pour le moins inattendu, il a un violon dans la tête.
L'instrument qui grandit en même temps que l'enfant lui permet de communiquer avec les oiseaux et met en musique les moindres de ses émotions.
Mais vivre avec un handicap, quel qu'il soit, n'est pas chose facile, aussi doit-il suivre des soins. Une fois par mois, l'enfant subit des injections très douloureuses dans l'oreille dans le but d'éviter que le violon se casse et entraîne la mort.
L'écriture de Gilles Marchand est à la fois poétique et pleine de tendresse pour son héros.
Le handicap est traité avec pudeur. J'ai trouvé très intéressant le parallèle que fait l'auteur entre le handicap invisible de Stradi et celui bien visible de Max, son ami qui a une jambe plus courte que l'autre.
Si j'adhère très volontiers à cette histoire improbable et pénètre avec plaisir dans l'univers onirique de l'auteur, j'ai plus de mal lorsqu'il y rajoute entre-autres, un demi-chien, un plombier loufoque en recherche de lavabos bouchés, un lord et son musée du papier cadeau.
Je ne comprends pas l'utilité de ces diversions qui n'apportent rien à l'histoire.
Beaucoup y ont vu un clin d'oeil à Boris Vian, pour ma part cela m'a agacée.
J'ai eu le même ressenti lors de la lecture du premier opus de Gilles Marchand « Une bouche sans personne ».

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Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   22 décembre 2017
Il y avait les vagues, il y avait le sable. Il y avait le vent aussi. Il y avait les pins, leurs pignes et leurs épines. Il y avait les écureuils. Il y avait les dunes ou plutôt une grande dune qui s'étirait à perte de vue. Il y avait les chemins qui cheminaient, les marcheurs qui marchaient, les vendeurs qui vendaient, les bronzeurs qui bronzaient, les pêcheurs qui pêchaient, le sable qui sablait et les mouettes qui mouettaient. Tout était en ordre.
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LadybirdyLadybirdy   16 décembre 2019
Le violon a pleuré, des touristes ont pleuré, l’épicière a rendu la monnaie en s’essuyant les joues avec son tablier, un chien a hurlé à la mort, l’église a sonné le glas, un rideau métallique c’est abaissé, un verre s’est brisé. L’arc-en-ciel s’est senti indécent de nous imposer ses couleurs naïves et s’est déplacé vers un rivage où il dérangerait moins.
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marina53marina53   18 décembre 2017
Je me suis toujours senti comme un funambule. J'ai avancé dans cette société en prenant mille précautions. Légèrement au-dessus, un peu en-dessous ou complètement à côté, je ne sais trop où, mais jamais en son sein. Je me suis maintenu en équilibre tant bien que mal, sachant que je pouvais chuter à tout instant.
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LadybirdyLadybirdy   16 décembre 2019
Il y a eu ce « ça me fait plaisir de te revoir ». Je n’avais pas envie de ce plaisir, j’avais envie d’amour, de son amour. J’avais envie qu’elle me dise qu’elle n’avait jamais cessé de penser à moi pendant toutes ces années. J’avais envie qu’elle se mette face à moi et qu’elle me prenne la bouche, qu’elle m’enlace et qu’elle me propose de rentrer chez moi pour faire cet amour que nous n’avions jamais fait.
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Annette55Annette55   29 juillet 2019
« Ma mère ne s’était jamais enorgueillie de ses lectures. Pour elle il s’agissait d’un plaisir et d’une manière de s’enrichir.Certains couraient, d’autres allaient au casino, jouaient aux cartes ou allaient dans les bars . Ma mère lisait.
Tout le temps ou presque.
Compulsivement.
Je ne manquais pas d'approvisionnement.
Bien sûr , je ne comprenais pas tout , et avais quelques doutes sur le sens du romanesque de Paul Claudel que je trouvais moins abouti que celui d’Alexandre Dumas ou Victor Hugo.... »
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