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Note moyenne 3.99 /5 (sur 157 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : El Biar (Algérie) , le 15/07/1930
Mort(e) à : Paris , le 09/10/2004
Biographie :

Jacques Derrida, né Jackie Derrida, est un philosophe français, professeur à l'Ecole normale supérieure puis directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales.

Originaire d'une famille juive d'Algérie, Jacques Derrida fait ses études secondaires à Louis-le-Grand où il rencontre de nombreux intellectuels comme Pierre Bourdieu ou Michel Serres. Il entre en 1952 à l'École Normale Supérieure et suit les cours de Jean Hyppolite et de Maurice de Gandillac : après sa rencontre avec Louis Althusser, Derrida rédige sa thèse sur Le problème de la genèse dans la philosophie de Husserl. Après qu'il s'est lié d'amitié avec Michel Foucault, il est reçu à l'Agrégation et part enseigner à Harvard.

Derrida a initié puis développé la déconstruction. À la suite de Heidegger, Derrida cherche à dépasser la métaphysique traditionnelle et ses résonances dans les autres disciplines (motif de la déconstruction).

Toute son œuvre consiste à interroger et « déconstruire » inlassablement les couples d'oppositions telles que parole/écriture dans la linguistique, raison/folie dans la psychanalyse, sens propre/sens figuré dans la littérature, masculin/féminin dans la théorie des genres ; oppositions qui correspondent à l'opposition ontologique première sensible/intelligible, et ses multiples déclinaisons : intérieur/extérieur, rationnel/irrationnel, sens/non-sens, fondateur/fondé.

Ses premiers grands livres sont publiés en 1967, notamment 'De la grammatologie', 'L'Ecriture et la différence' et 'La Voix ou le Phénomène', suivis en 1972 de 'La dissémination'. Jacques Derrida est l'auteur de plus de quatre-vingts livres.
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Source : Wikipédia
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Jacques Derrida couche « Circonfession » sur le papier de janvier 1989 à avril 1990 : sa mère se meurt d'une longue agonie. Le philosophe a alors 59 ans. Ce tissu verbal se compose de même de 59 bandes d'écriture, chacune constituée d'une seule phrase, pour une année de vie. « Circonfession » – hybridation de « confession » et « circoncision » – se nourrit d'éléments biographiques. Mais la confession est impossible, dit l'auteur, qui ne sait qui parle, qui prie dans ce texte, ni ce qui se dit en secret. Pour fêter les 40 ans de La Bibliothèque des voix, les éditions des femmes-Antoinette Fouque ont choisi de rééditer cet enregistrement exclusif paru en 1993 d'un texte rare, intime, écrit et lu par l'un des plus grands penseurs français du XXe siècle. Cette archive sonore de la voix de Jacques Derrida fait de ce livre audio un objet de collection et un document unique. Musique : • « The Sacred Bridge », exécution par The Boston Camerata, direction par Joel Cohen, production Erato. • « La Musique de la Bible révélée », composition par Suzanne Haïk Vantoura, production Harmonia Mundi. Le texte imprimé, extrait de « Jacques Derrida » de Geoffrey Bennington paru en 1991 au Seuil, n'est plus disponible à la vente. Ce livre audio est donc aujourd'hui la seule version accessible en librairie. Mise en espace sonore : Marie-Louise Mallet.

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Citations et extraits (200) Voir plus Ajouter une citation
Jacques Derrida
de   25 septembre 2013
Jacques Derrida
Ce qu’on ne peut pas dire,

il ne faut surtout pas le taire, mais l’écrire
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peloignon   16 janvier 2013
Foi et savoir de Jacques Derrida
[L]a religion ne suit pas plus nécessairement le mouvement de la foi que celle-ci se précipite vers la foi en Dieu. Car si le concept de « religion » implique une institutions séparable, identifiable, circonscriptible, lié dans sa lettre au jus romain, son rapport essentiel à la foi et à Dieu ne vont pas de soi.
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charlottelit   12 mars 2013
L'écriture et la différence de Jacques Derrida
Ce qu'on ne peut pas dire,

il ne faut surtout pas le taire

mais l'écrire.
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Jacques Derrida
sabine59   19 juillet 2018
Jacques Derrida
Ce qu'on ne peut pas dire, il ne faut surtout pas le taire , mais l'écrire.
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Jacques Derrida
colimasson   13 janvier 2013
Jacques Derrida
Le fascisme commence quand on insulte un animal, voire l'animal dans l'homme. L'idéalisme authentique consister à insulter l'animal dans l'homme ou à traiter un homme d'animal.
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Jacques Derrida
de   13 juillet 2013
Jacques Derrida
Ce qu’on ne peut pas dire,

il ne faut surtout pas le taire, mais l’écrire
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peloignon   03 janvier 2013
Eperons : Les styles de Nietzsche de Jacques Derrida
Supposez que la totalité, en quelque sorte, de ce que je, si l’on peut dire, viens de dire, soit une greffe erratique, peut-être parodique, du type, éventuellement d’un « j’ai oublié mon parapluie ».

S’il ne l’est pas en totalité, du moins ce texte-ci, que vous commencez déjà à oublier, peut-il être tel en certains de ses mouvements les plus dérapants, de sorte que l’indéchiffrabilité s’en propage sans mesure.

[...]

Supposez qu’il soit crypté ... pour des raisons dont je sois le seul à connaître l’histoire et le code. Voire selon des raisons, une histoire et un code qui pour moi-même n’ont aucune transparence. À la limite, pourriez-vous dire aussi, il n’y a pas de code pour un seul. Mais il pourrait y avoir une clé de ce texte entre moi et moi...

[...]

Supposez alors que je ne sois pas seul à prétendre connaître le code idiomatique...

Les complices mourront ... et ce texte peut rester, s’il est cryptique et parodique (or je vous dis qu’il l’est, de bout en bout, et je peux vous le dire parce que cela ne vous avance à rien, et je peux mentir en l’avouant puisqu’on ne peut dissimuler qu’en disant la vérité, en disant qu’on dit la vérité), indéfiniment ouvert, cryptique et parodique, c’est-à-dire fermé, ouvert et fermé à la fois ou tour à tour.

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Jacques Derrida
blanchenoir   23 juillet 2020
Jacques Derrida
Ce traumatisme a provoqué en moi deux mouvements quant aux communautés diverses. D’un côté, le désir de me faire, de nouveau, accepter par les copains, les familles et le milieu non juif, qui était mon milieu. Et, par conséquent, de rompre aussi avec le mouvement juif de grégarité qui s’était, de façon légitime, constitué pour répondre à l’agression et au traumatisme. Je ne voulais pas appartenir à ce qui était la communauté juive […] je ne supportais pas l’enfermement dans cette communauté. En même temps, j’étais plus que sensibilisé, extrêmement vulnérable à l’antisémitisme. Les injures et insultes fusaient à chaque instant. Insultes […] pas seulement verbales, qui m’ont marqué à jamais et m’ont rendu vulnérable et hypersensible à toute manifestation d’antisémitisme et de racisme. Mais, simultanément, une rupture affective, profonde, avec le milieu de la communauté juive et tout ce qui pouvait rappeler d’une manière ou d’une autre ma propre famille ou communauté. Et cela, je dois dire, est resté. A la fois le sentiment, le désir de solitude, de retrait par rapport à toute communauté d’une certaine manière... je dirais presque, "nationalité". J’ai senti qu’au fond, j’appartenais à cette solitude [..] Dès que je vois se constituer même le mot de "communauté"[…], dès que je vois se constituer une appartenance un peu trop naturelle, protectrice, fusionnelle, je disparais.
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Jacques Derrida
Jean-Daniel   15 septembre 2020
Jacques Derrida
L’héritage n’est pas un bien, une richesse qu’on reçoit et qu’on met en banque, l’héritage c’est une affirmation active, sélective, qui parfois peut être plus réanimée et réaffirmée par des héritiers illégitimes que par des héritiers légitimes ; autrement dit, l’engagement politique aujourd’hui passe par la question de savoir ce qu’on va faire de cet héritage, comment on va le mettre en œuvre.

(à propos de Marx)
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Jacques Derrida
blanchenoir   07 septembre 2016
Jacques Derrida
Pour parler de la « déconstruction en Amérique », il faudrait prétendre savoir de quoi on parle — et d'abord ce qu'on entend ou délimite sous le mot « Amérique ». Or qu'est-ce que l'Amérique, dans ce contexte? Si j'étais moins souvent associé à cette aventure de la déconstruction, je risquerais en souriant modestement cette hypothèse : l'Amérique, mais c'est la déconstruction. Ce serait, dans cette hypothèse, le nom propre de la déconstruction en cours, son nom de famille, sa toponymie, sa langue et son lieu, sa résidence principale. Comment définir les États-Unis aujourd'hui sans intégrer ceci dans la description : l'espace historique qui, aujourd'hui, dans toutes ses dimensions et à travers tous ses jeux de force, se montre incontestablement le plus sensible, le plus réceptif ou le plus réactif devant les thèmes et les effets de la déconstruction? Comme un tel espace représente et met en scène à cet égard la plus grande concentration au monde, on ne saurait le définir sans que la définition n'intègre au moins ce symptôme, si du moins on pouvait parler de symptôme. Dans la guerre qui fait rage au sujet de la déconstruction, il n'y a pas un front, il n'y a pas de fronts, mais s'il y en avait, ils passeraient tous par les États-Unis, ils définiraient le lot et en vérité le partage américain. Mais nous avons appris, de « la » déconstruction, à suspendre ces attributions, toujours hâtives, de nom propre. Il nous faut donc abandonner l’hypothèse. Non, « déconstruction » n'est pas un nom propre, et Amérique n'est pas le sien.
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