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Note moyenne 4.33 /5 (sur 76 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Knoxville, Tennessee , le 27/11/1909
Mort(e) à : New-York , le 16/05/1955
Biographie :

James Rufus Agee est un romancier, poète, scénariste et critique américain. Il a gagné le Prix Pulitzer en 1958 pour son livre autobiographique A Death in the Family (Une mort dans la famille).

Son père meurt dans un accident de voiture, alors qu'il n'a que six ans. A partir de ce moment, il est envoyé dans des écoles loin de chez lui où il se sent isolé et abandonné par sa mère. Il achèvera ses études à l'Université de Harvard.

Au cours de l'été 1936, le groupe de presse Time-Life charge James Agee, accompagné du photographe Walker Evans, d'effectuer un reportage sur les Blancs pauvres de l'Alabama. Pendant six semaines, Agee et Evans côtoient trois familles de métayers misérables.

Le texte que propose Agee à son commanditaire, dès son retour à New-York, est refusé. Il deviendra finalement un livre parfaitement inclassable, cri d'indignation et de colère en faveur de ces victimes de la Grande dépression, publié en 1940 sous le titre : Louons maintenant les grands hommes (Let Us Now Praise Famous Men).

En 1942, il devient critique de film pour le Time et écrit parfois aussi quelques critiques de livres. En 1948, il quitte ce métier pour devenir écrivain indépendant.

Il meurt à New-York, dans un taxi qui l'amenait chez le médecin. Il était âgé de 45 ans. Étrangement, son père est mort aussi le 16 mai.
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Source : Wikipedia.fr
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Patrice Rollet Descentes aux limbes éditions P.O.L collection TRAFIC : où Patrice Rollet tente de dire de quoi et comment est composé son nouveau livre "Descentes aux limbes", sous-titré "confins du cinéma" et où il est question notamment de cinéma et de peinture, de poésie det de prose, de Manny Farber et de Walter Benjamin, de Samuel Fuller et d'érotisme, de Stan Brakhage et de Jacques Tourneur, de Jack Kerouac et de Robert Frank, d'André Breton et James Agee, de Helen Levitt et de Mizoguchi, de Leo McCarey et de Jean-Marie Straub, de Kafka, d'éléphants blancs et de termites à l'occasion de la parution aux éditions P.O.L de "Descentes aux limbes" aux éditions P.O.L, dans la collection TRAFIC à Paris le 24 octobre 2019 "Nul besoin aujourd?hui de jouer au Christ pour descendre aux limbes, il suffit d?aller au cinéma, de payer son obole à la caisse d?une salle obscure, d?emprunter l?escalier tortueux qui conduit au sous-sol et de franchir la porte coupe-feu qui débouche sur l?enfer, le purgatoire ou le paradis des images où s?accomplissent nos désirs inavouables. L?inconscient visuel que la caméra révèle à Benjamin, le cinéma permanent où Breton se laisse détrousser comme dans un bois ou l?espace négatif que creuse souterrainement l?art termite cher à Farber ne sont que d?autres noms de ces limbes, dévoyés autant que sécularisés, de notre temps. Pour s?y rendre, il n?est point de meilleurs guides que les films eux-mêmes, qu?il relèvent ici du registre de la prose comme plusieurs productions hollywoodiennes de Sjöström, de McCarey, de Tourneur et de Fuller, de celui de la poésie comme quelques oeuvres underground plus libres de Levitt, Loeb et Agee, de Brakhage, de Frank et Leslie, ou de celui, plus inclassable encore, de l?écriture de Biette ou de Straub et Huillet. Ces Descentes aux limbes forment un diptyque avec Passages à vide dont elles constituent à la fois un prolongement et un cas limite. Là où ceux-ci s?efforçaient de décrire le vide central de l?essieu qui fait tourner la roue des films, celles-là tentent plutôt d?explorer son rayonnement vers la périphérie, aux confins du cinéma, aux abords de la peinture, de la littérature et de la photographie, tels qu?aperçus depuis cette autre rive."

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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
michfred   05 novembre 2019
Louons maintenant les grands hommes de James Agee
L'être âgé vint à ma hauteur pour me couiner quelque chose, tenant à la main un magazine agricole enroulé. Dans l'effort de lui prêter attention de la façon qui lui agréerait le mieux, je me retrouvai stupide. Supposant qu'il voulait me faire lire quelque chose, je le regardai, à moitié interrogatif, et pourtant ne m'emparant pas de ce qu'il m'offrait. La femme, d'une voix qui, quoique méprisante (elle laissait entendre, Vous êtes le plus stupide des deux) pour la première fois m'abandonnait son amitié et celle de son mari, de sorte que je me sentis envahi de bonheur, fit, Il veut vous le donner. Je pris le magazine et l'en remerciai chaudement, regardant dans ses yeux empressés et leur souriant, et il demeura à mes côtés comme un enfant, m'observant avec affection en train de leur parler.
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blandine5674   21 juillet 2019
Louons maintenant les grands hommes de James Agee
La plus grande partie de la terre qui s’étend autour de nous a été prise en charge par des êtres humains, qui s’abusaient, et peut-être s’abuseront toujours, à s’en croire les propriétaires.
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michfred   12 novembre 2019
Louons maintenant les grands hommes de James Agee
Un chien, s'il encombre le passage, ou n'obéit pas assez vite à un ordre, reçoit un coup de pied à lui fracasser les côtes, et de cette façon qui fait que l'homme l'appelle son meilleur ami, avec pour seule rivale sa mère, le chien présente ses excuses sur-le-champ. La maladie ou la souffrance causée par la maladie, ou la mort, de tout animal qui n'a pas de fonction à remplir, soit qu'il donne sa chair à manger ou la force de ses muscles, passent à peu près inaperçues, bien que sans malveillance.
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blandine5674   20 juillet 2019
Louons maintenant les grands hommes de James Agee
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous et luttez. Vous n’avez rien à perdre que vos chaînes, et un monde à gagner.
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blandine5674   21 juillet 2019
Louons maintenant les grands hommes de James Agee
Les gens suffisamment simples sont profondément courtois et attentionnés, sans se récrier de surprise et sans étalage d’embarras, et s’en tiennent à un respect qui ne pose guère de questions.
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GabySensei   29 août 2014
Une saison de coton : Trois familles de métayers de James Agee
Nous sommes les premiers à admettre qu'à considérer l'Amérique de long en large, les loisirs de son peuple semblent encore plus sinistres que son travail.



(P146)
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James Agee
OttoDidakt   19 avril 2020
James Agee
L'aptitude à essayer de comprendre l'existence, à essayer de reconnaître l'émerveillement et la responsabilité devant sa propre existence, l'aptitude à appréhender la part presque paralysante de beauté, de ténèbres et d'horreur qui submerge presque chaque moment de conscience.
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Alice_   06 août 2015
Une mort dans la famille de James Agee
En lui et autour de lui, hormis son père lui-même, tout était aride, léger, irréel, avec aussi quelque chose de chaleureux et d'impulsif, et aussi une sorte de douceur, comme un cœur de bat. Mais à l'intérieur de cette bizarre et irréelle douceur, à son centre et néanmoins étranger à la nature de tout cela, et présent comme une l'était rien d'autre, son père reposait, grave, et dont, dans sa timidité, il aurait voulu toucher la noble main.
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Caliban   31 janvier 2018
Louons maintenant les grands hommes de James Agee
...si lachose peut présenter pour vous un interet quelconque, il est important pour vous d'oublier que ceci est un livre , et cela autant que vous le pourrez . Que vous sachiez, autrement dit, qu'il n'a pas sa place au domaine où la suspension de l'incrédulité est habituelle . C'est bien plus simple que ça . Il s'agit simplement d'un effort en vue de se servir des mots de telle façon qu'ils vous en disent autant que j'en ai le désir, et qu'ils vous rapportent une certaine chose qui arriva, et que bien entendu vous n'avez pas d'autre moyen de connaître. Il vaut bien dans une certaine mesure que ce que vous en pouvez savoir soit porté à votre connaissance, non parce que vous éprouvez pour moi un interet quelconque, mais simplement parce qu'il s'agit d'une partie minime de l'expérience humaine en général .

C'est une des façons de dire la vérité : la seule façon possible de dire le type de vérité qu'ici j'éprouve le plus d'intérêt à dire .
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GabySensei   29 août 2014
Une saison de coton : Trois familles de métayers de James Agee
Mais pour revenir à la super-normalité des Burroughs, faisons un dernier point sur l'alimentation.

En dehors de l'occasionnel poulet, dont le régime est surtout constitué d'excréments humains, ils ne mangent jamais d'autre viande que du porc, et jamais de porc si ce n'est salé, et jamais plus d'un petit morceau à la fois, et assez souvent même pas un petit morceau.

Il n'y a jamais de lait frais même pour les enfants, car ce serait gaspiller de quoi faire du bon beurre.

Il n'y a que très rarement du poisson. Toujours en boîte.

Des légumes qui ont commencé leur vie en étant verts, il y en a peu. Ils sont cuisinés avec du porc quand il en reste suffisamment pour ça ; sinon, ils sont cuits avec du saindoux ; ils sont systématiquement cuits au-delà de toute couleur verte et prennent celle de la mort, olive foncé.

En fait, tous les aliments, qu'ils aient été frits, bouilli ou rôtis, sont puissamment assaisonnés de saindoux, et suintent le saindoux par chacun de leurs pores. Comme vous, après un repas ou deux.

Trente à quarante pour cent de toute la nourriture qui entre dans la bouche est du maïs. Si l'on aborde ce sujet ne serait-ce que sous l'angle, évidemment trivial, de l'esthétique, deux semaine de ce régime noircissent des dents jamais brossées et recouvrent chacune d'elles d'une chaussette épaisse et malodorante de tartre.

Vingt pour cent du reste de la nourriture est très vraisemblablement composé de pois des champs.

Les aliments sont également toujours assaisonnés de sorgho, qui masque leur monotonie derrière une monotonie plus grande encore, et excite les boyaux.

Pendant les cinq mois qui vont de l'automne au printemps, cette pitance se limite à des aliments en conserve ou séchés que viennent égayer quelques pauvres légumes d'hiver, cuits comme toujours jusqu'à prendre une texture de languette de chaussure.

Il n'est que justice de remarquer qu'ils "aiment" cette nourriture, tout autant que leur manière de vivre, voire qu'ils les préfèrent en effet par un étrange bonheur à des choses dont ils n'ont jamais fait l'expérience : et cela s'explique moins par leur présente situation de métayers du coton que par l'ignorance, la négligence et une tradition paysanne locale. Et il n'est que justice, certainement, de remarquer que l'ignorance et la négligence et jusqu'à cette tradition sont les résultantes inévitables d'une seule et unique chose : la pauvreté. La musique peut résonner en tous lieux, mais c'est de là qu'elle vient.

Et maintenant comprenez enfin, avec la limite d'une expérience vécue par procuration, que cette féroce et régulière bastonnade des tripes et de la tête se produit à intervalles de quelques heures trois fois par jour (quand il y a de quoi manger, à l'évidence) et dure exactement toute une vie. Réfléchissez sérieusement aux bienfaits de cette alimentation pour un enfant à naître ou pour un nourrisson ; pour un enfant ; pour un adolescent ; pour un adulte ; et demandez-vous sérieusement s'il n'est pas remarquable, au risque d'en avoir la nausée, qu'une plante nourrie dans un tel terreau puisse y vivre non pas en bonne santé ni dans un quelconque épanouissement de sa forme, mais puisse y vivre tout simplement.

Cependant l'organisme humain a la vie tenace et il s'adapte de façon miraculeuse. Au cours de ce processus d'adaptation, il est parfois contraint de sacrifier plusieurs fonctions secondaires, comme la capacité de réfléchir, de ressentir des émotions, ou de percevoir quelque joie ou vertu dans le fait de vivre ; cependant, il vit.

A une altitude de huit mille mètre dans les hauts cols de l'Everest, bien au-delà de l'altitude que peuvent supporter les plantes, de pâles araignées ont été identifiées, qui se nourrissent de rien de plus décelable que l'air. Apparemment elles se reproduisent aussi. Ce qu'elles font de leur temps, et, par là même, à quelle fin, personne ne le sait.



(P91)
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