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Walker Evans (Autre)
ISBN : 2259001696
Éditeur : Plon (01/10/1993)

Note moyenne : 4.45/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Un reportage de six semaines chez trois familles de métayers de l'Alabama, écrit dans la fièvre en 1936 par un journaliste et cinéaste de 27 ans. Un texte magnifique illustré par des photographies historiques Walker Evans.
C'est en 1936, à vingt-sept ans, que James Agee a écrit ce livre exceptionnel sur la misère au Sud des Etats-Unis. Louons maintenant les grands hommes est un de ces grands textes qui marquent une génération. Au premier rang des lettres amér... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  16 avril 2019
James Agee: son nom reste encore méconnu parmi les grands noms de la littérature américaine du 20e siècle pourtant il est auteur un classique de la littérature américaine Louons maintenant les grands hommes.
Ce cri de colère devant la pauvreté des fermiers du sud de l'Amérique profonde pendant la Grande Dépression, illustré par les célèbres photos de Walker Evans, un photographe avec qui sa collaboration sera particulièrement fructueuse, est sans conteste un livre important dans l'histoire de la littérature mondiale.
Ce grand livre sera un témoignage précieux sur la condition des classes populaires des USA des années 50 à ranger avec les oeuvres de Dorothée Lange.ou de John Steibneck.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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blandine5674
  22 juillet 2019
Jamais je n'aurais pensé qu'un tel livre existe ! Juin 2019 : numéro 1 du top 100 des meilleurs romans du journal le monde selon ses journalistes. Ici aussi, il s'agit d'un journaliste et d'un photographe qui vont partager la vie de trois familles de fermiers de l'Alabama dans les années 1930. Descriptions au peigne fin de l'habitat, des vêtements, de l'alimentation, de l'éducation, du travail dans les champs de coton que traversent des chemins de glaise, de l'école qui passe après les labeurs de la ferme. La pauvreté se voit bien aussi dans la soixantaine de photos fascinantes de par son réalisme et sa beauté. Et surtout une construction dont je ne trouve pas les mots. Un entracte qui coupe l'essai où il y est question de 'Quelques questions qui se posent aujourd'hui aux écrivains américains' où l'auteur avait répondu et qu'ils ont refusé de publier. Dans la troisième partie, où il y parle de leurs premières rencontres, contient une grande force de sensibilité face aux familles et à la nature, pour moi inégalée. Un index où les mots renvoient à chaque page. Lecture pas facile qu'il aurait été dommage que je passe à côté pour son côté atypique et la liberté que se donne James Agee dans une prose faite d'intelligence, de colère et d'émotions face à une constatation sociale.
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Drych
  25 janvier 2014
J'hésite un peu à commenter un livre, dont je n'ai lu qu'une centaine de pages, mais ce que j'ai lu m'a enthousiasmé par l'humanité qui s'en dégage, et je comprends la recommandation de lecture de Depardon qui m'a incité à le lire. Je ne l'ai pas lu en entier parce que la description minutieuse que fait Agee de ces paysans pauvres de l'Alabama des années 30, bien que constituant un témoignage sociologique très intéressant, s'avère très fastidieuse à lire, justement du fait de ce caractère très minutieux et de cette volonté de tout décrire dans les moindres détails. Les photos de Walker Evans qui accompagnent le récit sont de la même veine humaniste. Je l'avais emprunté à la médiathèque et l'achèterai sans doute pour pouvoir y revenir en plusieurs fois.
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Elinore
  03 février 2008
Un incontournable de la "non-fiction". James Agee et le photographe Walke Evans étaient partis faire un reportage sur les conditions de vie des paysans du Sud des Etats-Unis, et ils ont produit cet objet littéraire hors du commun. Une somme, illisible et grandiose, qui tente de dire non seulement comment vivent ces hommes-là, mais qui il sont. Agee cherche à mettre l'humanité en mots, il s'en approche parfois. Vertigineux.
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lehibook
  26 mai 2019
Comment ais-je pu si longtemps passer à côté de ce bouquin ,l'un des plus impressionnants qu'il m'est été donné de lire ? Oh ,il n'est pas d'abord facile ,ni de lecture aisée ! D'abord les photos d' Evans ,dans l'énigmatique aridité de leur noir et blanc ,sans commentaire , puis le texte d'Agee :une préface hargneuse et rechignée comme un pitbull paranoïaque , des descriptions , des listes , des récits ,un désordre apparent qui évoque peu à peu , comme Ulysse évoquait aux Enfers les ombres de ses compagnons, ces pauvres blancs du Sud des Etats-Unis qui peuplent les romans de Caldwell ou de Steinbeck ..Et quelle expression , comme une enquête sociologique écrite par René Char , où partout transparaît l'amour de ces « petites » gens ,la haine de la société qui les a fabriqués . « Ce qu'on fait de vous homme,femmes/Ô pierre tendre tôt usée /Et vos apparence brisées /Vous regarder m'arrache l'âme » Aragon
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
michfredmichfred   12 novembre 2019
Un chien, s'il encombre le passage, ou n'obéit pas assez vite à un ordre, reçoit un coup de pied à lui fracasser les côtes, et de cette façon qui fait que l'homme l'appelle son meilleur ami, avec pour seule rivale sa mère, le chien présente ses excuses sur-le-champ. La maladie ou la souffrance causée par la maladie, ou la mort, de tout animal qui n'a pas de fonction à remplir, soit qu'il donne sa chair à manger ou la force de ses muscles, passent à peu près inaperçues, bien que sans malveillance.
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michfredmichfred   12 novembre 2019
Chez les Gudger , comme j'en ai fait la remarque (les odeurs) sont plus légères, plus propres à l'odorat. Là aussi, il y a une autre odeur, spéciale, une odeur sèche et tranchante: entre celle du papier imprimé très vieux et celle d'une chambre à coucher victorienne où, au terme d'une longue maladie, après le séjour de bien des médicaments, quelqu'un est mort, et que l'on a désinfecté, et pourtant l'odeur de fioles marron foncé, du patient alité qui se dessèche, et de la mort aux yeux fixes, subsiste, forte, dans le papier mural décati et dans le matelas.
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michfredmichfred   12 novembre 2019
et les petits déjeuners prenaient fin, et voici les maisons qui s'ouvrent comme des écosses au soleil, et eux-mêmes dispersés aux vents d'un jour de travail.

( Mais comment a-t-on fait pour se laisser prendre?)
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michfredmichfred   05 novembre 2019
L'être âgé vint à ma hauteur pour me couiner quelque chose, tenant à la main un magazine agricole enroulé. Dans l'effort de lui prêter attention de la façon qui lui agréerait le mieux, je me retrouvai stupide. Supposant qu'il voulait me faire lire quelque chose, je le regardai, à moitié interrogatif, et pourtant ne m'emparant pas de ce qu'il m'offrait. La femme, d'une voix qui, quoique méprisante (elle laissait entendre, Vous êtes le plus stupide des deux) pour la première fois m'abandonnait son amitié et celle de son mari, de sorte que je me sentis envahi de bonheur, fit, Il veut vous le donner. Je pris le magazine et l'en remerciai chaudement, regardant dans ses yeux empressés et leur souriant, et il demeura à mes côtés comme un enfant, m'observant avec affection en train de leur parler.
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michfredmichfred   05 novembre 2019
Le propriétaire se récria contre tous ces hurlements, et toute cette religion à n'en plus finir, si on avait maintenant quelque chose d'un peu plus vivant, ils savaient ce qu'il entendait par là, après ils pourraient s'en aller.
Ils savaient ce qu'il entendait par là, mais pour eux c'était très dur de s'y mettre juste à ce moment-là. Ils raidirent leurs corps et hesitèrent pendant plusieurs secondes, se consultant du regard, tourmentés ; puis la basse eut une inclinaison de tête, abrupte comme un coup, et le regard vide ils attaquèrent un air rapide à gaudrioles, avec des métaphores sexuelles presque intraduisibles. Une chanson à refrains qui tournait à la façon d'une roue, avec des couplets à inventer pour faire avancer l'histoire. Ils chantèrent trois refrains sur trois douzaines peut-être qu'ils connaissaient, et ça y fut, tout net ils coupèrent court, et pour la première fois rompirent leur ligne de formation, comme s'ils avaient su qu'après ça ils avaient acquis le droit de se retirer.
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Videos de James Agee (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de James Agee
Patrice Rollet Descentes aux limbes éditions P.O.L collection TRAFIC : où Patrice Rollet tente de dire de quoi et comment est composé son nouveau livre "Descentes aux limbes", sous-titré "confins du cinéma" et où il est question notamment de cinéma et de peinture, de poésie det de prose, de Manny Farber et de Walter Benjamin, de Samuel Fuller et d'érotisme, de Stan Brakhage et de Jacques Tourneur, de Jack Kerouac et de Robert Frank, d'André Breton et James Agee, de Helen Levitt et de Mizoguchi, de Leo McCarey et de Jean-Marie Straub, de Kafka, d'éléphants blancs et de termites à l'occasion de la parution aux éditions P.O.L de "Descentes aux limbes" aux éditions P.O.L, dans la collection TRAFIC à Paris le 24 octobre 2019 "Nul besoin aujourd?hui de jouer au Christ pour descendre aux limbes, il suffit d?aller au cinéma, de payer son obole à la caisse d?une salle obscure, d?emprunter l?escalier tortueux qui conduit au sous-sol et de franchir la porte coupe-feu qui débouche sur l?enfer, le purgatoire ou le paradis des images où s?accomplissent nos désirs inavouables. L?inconscient visuel que la caméra révèle à Benjamin, le cinéma permanent où Breton se laisse détrousser comme dans un bois ou l?espace négatif que creuse souterrainement l?art termite cher à Farber ne sont que d?autres noms de ces limbes, dévoyés autant que sécularisés, de notre temps. Pour s?y rendre, il n?est point de meilleurs guides que les films eux-mêmes, qu?il relèvent ici du registre de la prose comme plusieurs productions hollywoodiennes de Sjöström, de McCarey, de Tourneur et de Fuller, de celui de la poésie comme quelques oeuvres underground plus libres de Levitt, Loeb et Agee, de Brakhage, de Frank et Leslie, ou de celui, plus inclassable encore, de l?écriture de Biette ou de Straub et Huillet. Ces Descentes aux limbes forment un diptyque avec Passages à vide dont elles constituent à la fois un prolongement et un cas limite. Là où ceux-ci s?efforçaient de décrire le vide central de l?essieu qui fait tourner la roue des films, celles-là tentent plutôt d?explorer son rayonnement vers la périphérie, aux confins du cinéma, aux abords de la peinture, de la littérature et de la photographie, tels qu?aperçus depuis cette autre rive."
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